Exemple gratuit de présentation de projet d'école

Dernière mise à jour: 14 Septembre 2026

Lancez une école sans sous-estimer le taux de remplissage nécessaire

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C'est parti

Vous cherchez un exemple de présentation de projet pour une école que vous puissiez réellement utiliser comme point de départ pour construire votre propre dossier ? Nous allons suivre ici un projet fictif mais concret : la création à Rennes d’une école privée indépendante accueillant des enfants de la maternelle au CM2, avec un positionnement centré sur de petits effectifs, un enseignement renforcé en anglais et une relation régulière avec les familles.

Notre établissement ouvrira progressivement huit classes pour une capacité maximale d’environ 180 élèves. Nous voulons éviter un modèle qui dépendrait d’un remplissage complet dès la première rentrée. Le projet sera donc construit autour d’une montée en charge sur trois années, avec une équipe ajustée à l’effectif réel et une trésorerie suffisante pour absorber les premiers mois.

Les chiffres utilisés dans cet exemple sont fictifs. Ils ne constituent ni des moyennes officielles du secteur ni des recommandations de frais de scolarité. Ils ont été construits pour montrer comment relier le nombre d’élèves, les capacités de classe, les frais de scolarité, les services complémentaires, la masse salariale, le coût des locaux et le financement de départ.

Si vous souhaitez partir d’un dossier déjà structuré pour cette activité, vous pouvez également consulter notre pack complet pour une école.

Notre marché : des familles qui arbitrent entre projet pédagogique, proximité et budget

Notre école s’implantera dans la métropole rennaise, sur une zone où nous pouvons toucher à la fois des familles résidant en ville et des ménages installés dans les communes proches. Nous ne chercherons pas à convaincre toutes les familles. Notre projet s’adresse à des parents prêts à payer des frais de scolarité pour obtenir une proposition éducative clairement différente de l’offre qu’ils utilisent déjà.

Le choix d’une école repose rarement sur un seul critère. Les parents regardent le projet pédagogique, la taille des classes, la stabilité de l’équipe, la distance depuis le domicile ou le travail, les horaires, la restauration, les activités et la manière dont l’établissement communique avec les familles. Notre marché potentiel doit donc être évalué à partir de cette combinaison plutôt qu’à partir du seul nombre d’enfants présents dans l’agglomération.

Indicateur Hypothèse retenue Rôle dans notre projet
Zone de recrutement principale Rennes et première couronne Permet de limiter les temps de trajet quotidiens
Capacité maximale Environ 180 élèves Fixe le plafond économique des locaux actuels
Effectif visé à la première rentrée 118 élèves Évite de supposer un remplissage immédiat
Frais de scolarité moyens Environ 7 300 € par an Constituent la principale source de revenu
Taux de réinscription visé Au moins 90 % Réduit l’effort commercial nécessaire chaque année
Effectif cible en année 3 172 élèves Correspond à un taux d’occupation proche de 96 %

Nous devons être choisis pour une proposition identifiable

Notre positionnement reposera sur trois éléments simples à comprendre : des classes limitées en taille, une pratique quotidienne de l’anglais et un suivi régulier des apprentissages présenté clairement aux familles. Nous ne voulons pas multiplier les promesses pédagogiques au point de rendre notre projet illisible.

Les petits effectifs ont cependant un coût. Une classe de 16 élèves mobilise presque les mêmes locaux et une grande partie du même temps enseignant qu’une classe de 22 élèves. Notre modèle devra donc préserver une taille de groupe compatible avec notre promesse tout en maintenant suffisamment d’élèves par classe pour financer l’équipe.

Pourquoi commencer notre présentation de projet de cette façon ?

Pour une école, annoncer qu’il existe beaucoup de familles dans une ville ne suffit pas. Le dossier devient plus crédible lorsqu’il montre qui est réellement susceptible de choisir l’établissement, pourquoi ces parents accepteraient des frais de scolarité et combien d’élèves les locaux peuvent accueillir. La capacité physique doit apparaître dès le début car elle limite directement le chiffre d’affaires possible.

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Notre projet : une école de huit classes conçue pour grandir sans désorganiser l’équipe

Notre établissement accueillera des enfants de la petite section au CM2. À terme, nous disposerons de huit classes, certaines pouvant regrouper deux niveaux lorsque cela reste cohérent avec l’effectif et le projet pédagogique.

Les locaux représenteront environ 1 050 m², avec des salles de classe, un espace polyvalent, une salle dédiée aux langues et activités, des bureaux, une zone de restauration et une cour. Nous voulons disposer de suffisamment d’espace pour accueillir 180 élèves sans être obligés de déménager après deux années de croissance.

L’école sera portée par une directrice fondatrice ayant une expérience d’enseignement et de coordination pédagogique. Elle sera accompagnée dès l’ouverture par six enseignants à temps plein, deux assistants éducatifs, une responsable administrative à 80 % et des intervenants à temps partiel pour certaines activités.

Notre capacité sera organisée par cycle

Ensemble pédagogique Capacité cible Effectif année 1 Organisation
Maternelle 54 élèves 36 élèves 2 classes avec assistant partagé
CP - CE1 46 élèves 31 élèves 2 classes
CE2 - CM1 46 élèves 30 élèves 2 classes
CM2 et classe multi-niveaux 34 élèves 21 élèves 1 à 2 groupes selon effectif
Total 180 élèves 118 élèves Ouverture progressive de la capacité

Nous n’ouvrirons pas artificiellement huit classes sous-remplies dès la première rentrée. L’organisation pédagogique sera ajustée à l’effectif confirmé, tout en conservant les groupes nécessaires pour éviter des écarts d’âge ou de niveau trop importants.

Les services complémentaires faciliteront la vie des familles

L’école proposera une garderie le matin, un accueil après la classe, une restauration le midi et plusieurs ateliers facultatifs en fin de journée. Ces services ne doivent pas détourner l’établissement de sa mission principale, mais ils peuvent fortement influencer la décision de parents qui travaillent à temps plein.

Nous sous-traiterons la préparation des repas tout en conservant l’organisation du service sur place. Cette solution limite les investissements nécessaires en cuisine et transforme une partie importante du coût de restauration en charge variable liée au nombre de repas.

Le point à rendre clair dans notre présentation

Le projet pédagogique doit être traduit en besoins concrets : nombre de classes, surface, enseignants, assistants et services. Une promesse de petits effectifs ou d’enseignement renforcé en langues n’est crédible que si les moyens humains correspondants apparaissent dans le budget. À l’inverse, ouvrir trop de classes trop tôt peut créer une masse salariale impossible à absorber.

Notre équilibre économique dépend d’abord du remplissage et de la réinscription

Une école supporte une grande partie de ses coûts avant même le premier jour de classe : loyers, salaires, assurances, outils pédagogiques et entretien. Lorsque dix places restent vacantes, une grande partie de ces charges ne disparaît pas. Le taux de remplissage est donc notre principale variable économique.

Nous suivrons également la réinscription d’une année sur l’autre. Un établissement qui doit remplacer une part trop importante de ses familles à chaque rentrée consomme beaucoup d’énergie commerciale et peut rencontrer des difficultés de trésorerie plusieurs mois avant septembre.

Nous suivrons le point d’équilibre en nombre d’élèves

Hypothèse de remplissage Nombre moyen d’élèves Lecture économique
Moins de 105 élèves < 58 % de capacité Niveau insuffisant pour absorber durablement la structure prévue
Autour de 115 à 120 élèves 64 à 67 % Zone proche de l’équilibre en année de lancement
Autour de 145 élèves 81 % Structure plus confortable et capacité d’investissement
Autour de 170 élèves 94 % Niveau mature proche de la capacité des locaux

Notre prévision retient 118 élèves en moyenne sur la première année scolaire. Ce niveau laisse peu de place à une mauvaise campagne d’inscription, ce qui justifie une réserve de trésorerie importante au démarrage.

La réinscription sera suivie dès le milieu de l’année

Nous ne voulons pas découvrir en juin qu’un nombre important de familles ne reviendra pas en septembre. À partir du deuxième trimestre, nous suivrons les intentions de réinscription, les demandes de rendez-vous et les éventuels motifs d’insatisfaction.

Notre objectif est de dépasser 90 % de réinscription hors départs naturels liés à un déménagement ou à la fin du cycle. Chaque point perdu augmente le nombre de nouvelles inscriptions qu’il faut obtenir simplement pour maintenir l’effectif.

Ce qu’un financeur regardera derrière le nombre d’élèves

Un effectif n’a de valeur que s’il est rapproché du prix moyen réellement encaissé, de la capacité des classes et des coûts qui restent fixes lorsqu’une place est vide. Pour une école, le taux de réinscription est également crucial : il montre si l’établissement construit un portefeuille de familles stable ou s’il doit recommencer sa conquête presque à zéro chaque année.

Nos familles prioritaires et notre stratégie d’inscription

Nous ne voulons pas communiquer de la même manière auprès de toutes les familles. Certaines recherchent surtout de petits effectifs, d’autres un enseignement renforcé en anglais, d’autres encore une organisation compatible avec des journées de travail longues.

Notre communication présentera la même école, mais les portes d’entrée commerciales seront adaptées aux attentes les plus fréquentes.

Profil de famille Attente principale Approche prévue
Parents recherchant de petits groupes Suivi plus individualisé Visite de classe et présentation concrète de l’organisation pédagogique
Familles internationales ou bilingues Continuité linguistique Mise en avant de l’exposition quotidienne à l’anglais
Cadres avec horaires étendus Amplitude d’accueil Présentation des services matin, soir et restauration
Familles insatisfaites de leur solution actuelle Changement d’environnement Entretien individuel avant inscription
Fratries Stabilité pour plusieurs enfants Parcours pluriannuel et politique tarifaire lisible

Nous commencerons la campagne d’inscription plusieurs mois avant la rentrée

Les inscriptions scolaires se préparent tôt. Notre premier cycle commercial commencera avant l’ouverture physique de l’établissement avec un site détaillé, des réunions d’information, des visites du futur site lorsque les travaux le permettent et des entretiens individuels.

Nous voulons transformer progressivement l’intérêt en dossiers complets, puis en inscriptions confirmées avec acompte. Le suivi ne portera donc pas seulement sur le nombre de formulaires reçus mais sur le passage d’une étape à l’autre.

Entonnoir visé avant la première rentrée Volume Objectif
Familles ayant laissé un contact qualifié Environ 320 Constituer une base suffisante de prospects
Visites ou réunions d’information Environ 210 Faire comprendre le projet et les contraintes
Dossiers d’inscription complets Environ 150 Vérifier l’adéquation avant engagement
Inscriptions confirmées Environ 118 Atteindre l’effectif économique de départ

Pourquoi chiffrer la campagne d’inscription ?

Écrire que l’école utilisera les réseaux sociaux, des portes ouvertes et le bouche-à-oreille ne permet pas de savoir si 118 inscriptions sont réalistes. Un entonnoir simple oblige à montrer combien de familles doivent être touchées, rencontrées et convaincues. Il permet aussi d’identifier rapidement un problème : manque de contacts, peu de visites ou faible transformation après visite.

Notre organisation quotidienne doit protéger la qualité pédagogique sans surdimensionner les coûts

Une école ne peut pas augmenter son activité uniquement en ajoutant des élèves. Chaque groupe supplémentaire peut nécessiter un enseignant, des heures d’assistance, davantage de restauration, plus d’entretien et une organisation administrative plus importante.

Nous prévoyons donc des seuils précis de recrutement liés à l’effectif réel et à l’ouverture des classes.

Notre équipe de départ restera concentrée sur les fonctions essentielles

Fonction en année 1 Volume Rôle principal
Direction fondatrice 1 ETP Pilotage, pédagogie, familles et développement
Enseignants 6 ETP Classes principales et coordination pédagogique
Assistants éducatifs 2 ETP Maternelle, transitions et temps périscolaires
Administration 0,8 ETP Inscriptions, facturation et suivi quotidien
Intervenants spécialisés Environ 0,6 ETP Langues, sport, arts et remplacements ciblés
Entretien et restauration Prestataires Services variables selon l’effectif

En année 2, le passage au-delà d’environ 140 élèves nécessitera l’ouverture plus complète de la huitième classe et le renforcement du temps enseignant. En année 3, nous ajouterons un poste d’assistant ou de coordination selon la répartition des élèves entre maternelle et élémentaire.

Les classes ne seront pas remplies uniformément

Un établissement scolaire peut avoir 90 % d’occupation globale tout en disposant d’un niveau complet et d’un autre sous-rempli. Nous suivrons donc les effectifs par classe et pas seulement le total.

Lorsqu’un niveau approche sa capacité, nous mettrons en place une liste d’attente plutôt que d’ajouter quelques places qui dégraderaient le fonctionnement de la classe entière. Inversement, un niveau moins rempli fera l’objet d’une campagne de recrutement plus ciblée.

Pourquoi montrer les seuils d’organisation ?

Une masse salariale cohérente ne se justifie pas seulement par un pourcentage du chiffre d’affaires. Elle doit être reliée au nombre de classes et aux fonctions réellement nécessaires. Pour une école, un financeur voudra comprendre à quel moment une nouvelle classe ou un nouvel assistant devient indispensable et si ce recrutement est couvert par les élèves supplémentaires.

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Notre chiffre d’affaires sera reconstruit à partir des élèves réellement inscrits

Les frais de scolarité constitueront la majeure partie de notre chiffre d’affaires. Nous ajouterons des frais d’inscription, l’accueil périscolaire et quelques activités facultatives, mais nous ne voulons pas donner l’impression que la rentabilité dépend de nombreux revenus annexes incertains.

Le prix catalogue sera légèrement supérieur au montant moyen retenu dans nos calculs. Le revenu moyen de 7 300 € par élève intègre les réductions de fratrie, quelques aides accordées et les entrées ou sorties exceptionnelles en cours d’année.

Source de chiffre d’affaires année 1 Hypothèse CA indicatif
Frais de scolarité 118 élèves x 7 300 € Environ 861 000 €
Frais d’inscription et de dossier Environ 118 inscriptions Environ 35 000 €
Garderie et accueil du soir Utilisation partielle des familles Environ 42 000 €
Ateliers et activités facultatives Participation variable Environ 24 000 €
Contribution liée à la restauration Service facturé sans forte marge Environ 50 000 €
Total Environ 1 012 000 €

Nous suivrons le revenu moyen réellement encaissé par élève

Diviser simplement le chiffre d’affaires par l’effectif ne suffit pas, car certains services sont optionnels. Nous distinguerons le revenu de scolarité, qui finance la structure pédagogique, des revenus liés aux services complémentaires.

Notre objectif est que le cœur de l’école puisse rester viable même si les familles utilisent moins que prévu les ateliers ou la garderie. Ces services doivent améliorer l’expérience et contribuer aux coûts, mais pas masquer un niveau de frais de scolarité insuffisant.

Le remplissage crée un fort effet de levier

Une fois les classes et l’équipe en place, les élèves supplémentaires génèrent davantage de revenu qu’ils n’ajoutent de charges variables, jusqu’au moment où un nouveau groupe devient nécessaire.

Passer de 118 à 145 élèves ne signifie donc pas une hausse proportionnelle de toutes les dépenses. En revanche, le franchissement d’un seuil peut déclencher un recrutement et faire progresser les coûts par palier. Notre prévision sur trois ans tient compte de cette logique.

Le calcul que nous voulons pouvoir refaire facilement

Le chiffre d’affaires doit pouvoir être reconstruit à partir de l’effectif moyen et du revenu par élève. Les revenus annexes doivent rester identifiables et prudents. Cette logique est plus solide qu’un simple taux de croissance appliqué d’une année à l’autre, et c’est aussi ce type de construction que nous développons dans notre pack complet pour une école.

Nos charges et nos investissements sont dominés par l’équipe et les locaux

Notre premier poste de dépense sera la masse salariale, devant le loyer, la restauration, l’entretien et les outils pédagogiques.

Charge d’exploitation année 1 Montant indicatif Nature
Rémunérations et charges sociales 560 000 € Principal coût fixe
Loyer, charges locatives et taxes liées aux locaux 132 000 € Fixe
Restauration sous-traitée 58 000 € Principalement variable
Entretien, nettoyage et maintenance 42 000 € Fonctionnement
Matériel et fournitures pédagogiques 34 000 € Lié aux classes et aux projets
Logiciels, téléphonie et outils administratifs 16 000 € Fonctionnement
Assurances, comptabilité et frais juridiques 21 000 € Fonctionnement
Communication et admissions 24 000 € Plus élevé au lancement
Énergie et petits équipements 28 000 € Semi-variable
Formation, remplacements et autres charges 25 000 € Marge de sécurité
Total 940 000 € Hors amortissements, dette et fiscalité

Avec environ 1,012 million d’euros de chiffre d’affaires, notre première année laisse donc environ 72 000 € avant amortissements, dette et fiscalité. Cette marge reste nettement inférieure à celle attendue une fois l’école davantage remplie, ce qui justifie de conserver une réserve de trésorerie importante au démarrage.

Le besoin initial est surtout constitué des travaux et de la trésorerie

Besoin initial Budget retenu Rôle
Travaux d’aménagement et adaptation des locaux 285 000 € Préparer le site à l’accueil scolaire
Mobilier des classes et espaces communs 78 000 € Équiper les premiers groupes
Équipements numériques et pédagogiques 42 000 € Installer les outils de départ
Dépôt de garantie et frais d’installation 36 000 € Prendre possession des locaux
Communication de lancement et admissions 24 000 € Préparer la première rentrée
Honoraires, assurances et frais de création 15 000 € Structurer le démarrage
Trésorerie de départ 180 000 € Absorber la montée en charge
Total 660 000 € Besoin initial

Notre plan de financement

Ressource Montant Part du besoin
Apports des fondateurs 210 000 € Environ 32 %
Emprunt bancaire 330 000 € 50 %
Prêt complémentaire et financement du matériel 120 000 € Environ 18 %
Total 660 000 € 100 %

La réserve de 180 000 € servira à absorber les écarts d’inscription, les délais d’encaissement et les dépenses exceptionnelles pendant la montée en charge.

Dans ce projet, la trésorerie est une partie de l’investissement

Une école peut avoir terminé ses travaux et acheté tout son mobilier tout en restant financièrement fragile. Les salaires et le loyer commencent alors que l’effectif n’est pas encore stabilisé. Présenter une réserve de trésorerie clairement dimensionnée montre que le financement couvre aussi la montée en charge, et pas seulement les dépenses visibles avant l’ouverture.

Notre montée en charge sur trois ans repose sur l’occupation progressive des classes

Nous ne prévoyons pas d’ouvrir avec 180 élèves puis d’appliquer un simple pourcentage de croissance. L’année 1 doit démontrer la qualité du projet et stabiliser l’équipe. L’année 2 bénéficie des réinscriptions et d’une deuxième campagne d’admissions. L’année 3 approche la capacité maximale des locaux.

Indicateur Année 1 Année 2 Année 3
Effectif moyen 118 élèves 146 élèves 172 élèves
Taux d’occupation 66 % 81 % 96 %
Chiffre d’affaires 1 012 000 € 1 245 000 € 1 462 000 €
Charges d’exploitation décaissables 940 000 € 1 055 000 € 1 188 000 €
Excédent avant amortissements, dette et fiscalité 72 000 € 190 000 € 274 000 €
Effectif permanent et assimilé Environ 10,4 ETP Environ 11,7 ETP Environ 12,8 ETP

La croissance des effectifs doit venir en grande partie des réinscriptions

Mouvement des élèves Année 1 Année 2 Année 3
Élèves présents en début de période 118 118 146
Élèves conservés après départs - 104 124
Nouvelles inscriptions 118 42 48
Départs naturels ou autres sorties - 14 22
Effectif moyen retenu 118 146 172

Ces mouvements restent simplifiés car les départs en fin de CM2 et les entrées en petite section ne se comportent pas comme les autres niveaux. L’idée économique reste néanmoins la même : notre croissance doit venir d’un socle de familles conservées auquel s’ajoutent de nouvelles inscriptions.

Le site actuel atteint sa limite autour de 180 élèves

Au-delà, notre priorité ne sera pas de pousser artificiellement la densité. Une extension, un deuxième site ou l’ouverture d’un autre cycle constituerait un nouveau projet avec son propre financement.

Cette limite est importante dans notre prévision : l’année 3 n’est pas présentée comme le début d’une croissance automatique à deux chiffres. Elle correspond plutôt à l’approche de la maturité du premier établissement.

Pourquoi notre prévision ne peut pas croître indéfiniment

Une école possède une capacité physique mesurable. Dès que les classes approchent leur maximum, le chiffre d’affaires ne peut plus continuer à progresser au même rythme sans investissement supplémentaire. Faire apparaître cette limite évite une prévision artificielle et montre à quel moment un nouveau projet immobilier ou un deuxième site deviendrait nécessaire.

Les principaux risques concernent les inscriptions, la qualité de l’équipe et les coûts fixes

Notre projet peut devenir rentable avec un effectif inférieur à la capacité maximale, mais il reste sensible à plusieurs événements : une rentrée moins remplie que prévu, un taux de réinscription insuffisant, des recrutements difficiles ou une hausse durable du coût des locaux et de l’équipe.

Une rentrée avec 15 élèves de moins que prévu

Quinze élèves représentent environ 109 500 € de frais de scolarité annuels sur la base de notre revenu moyen. Une partie des coûts variables baisse également, mais la plupart des enseignants et le loyer restent nécessaires.

Nous utiliserions alors la réserve de trésorerie et gèlerions les dépenses non indispensables tout en renforçant la campagne d’inscription sur les niveaux où des places restent disponibles.

Une réinscription inférieure à notre objectif

Si seulement 82 % des familles reviennent au lieu d’environ 90 %, nous devons obtenir beaucoup plus de nouvelles inscriptions pour atteindre le même effectif. Le risque commercial se déplace alors vers chaque rentrée.

Nous analyserons donc les départs par motif : déménagement, passage naturel, coût, insatisfaction pédagogique, organisation ou autre raison. Une baisse de réinscription ne sera pas traitée uniquement comme un problème de communication.

Scénario testé Effet estimé Réponse prévue
Scénario central année 2 146 élèves et 1,245 M€ de CA Poursuite de la montée en charge prévue
15 élèves de moins Environ 110 000 € de scolarité en moins Gel des dépenses non essentielles et campagne ciblée
Réinscription limitée à 82 % Besoin de 10 à 15 nouveaux élèves supplémentaires Plan de fidélisation et admissions anticipées
Masse salariale supérieure de 8 % Environ 45 000 € de charges supplémentaires Révision des recrutements et des temps externalisés
Travaux initiaux supérieurs de 15 % Environ 43 000 € de besoin supplémentaire Réserve de contingence et arbitrage des équipements

Le scénario le plus dangereux serait une combinaison de faible remplissage et de coûts fixes déjà engagés pour une école presque pleine. C’est pourquoi nous voulons déclencher les recrutements et certaines dépenses par étapes, en fonction des inscriptions réellement confirmées.

Le bon stress test dépend de l’économie réelle de l’école

Les variables sensibles ne sont pas nombreuses : nombre d’élèves, revenu moyen par élève, réinscription, masse salariale et coût des locaux. Tester précisément ces éléments est plus utile que multiplier des scénarios abstraits. Le financeur peut alors voir combien d’élèves de moins suffiraient à absorber la marge et quelles dépenses pourraient réellement être ajustées.

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Pourquoi nous estimons que notre école peut atteindre un modèle durable

Notre projet ne suppose pas que 180 élèves s’inscriront dès l’ouverture. Nous construisons la première année autour de 118 élèves, soit environ deux tiers de la capacité du site, puis nous faisons progresser les effectifs grâce aux réinscriptions et à des campagnes d’admission successives.

À mesure que l’école se remplit, une part importante des dépenses progresse moins vite que les frais de scolarité. La rentabilité s’améliore donc fortement entre 118 et 172 élèves, jusqu’à l’approche de la capacité maximale du site.

Élément clé Hypothèse de notre projet
Localisation Rennes
Type de projet Création d’une école privée indépendante
Niveaux accueillis De la maternelle au CM2
Capacité maximale Environ 180 élèves
Effectif moyen année 1 118 élèves
Effectif cible année 3 172 élèves
Frais de scolarité moyens retenus Environ 7 300 € par élève et par an
CA prévu en année 1 1 012 000 €
CA prévu en année 2 1 245 000 €
CA prévu en année 3 1 462 000 €
Besoin initial 660 000 €
Apports des fondateurs 210 000 €
Financements externes 450 000 €
Trésorerie de départ 180 000 €
Taux de réinscription visé Au moins 90 %

Notre priorité sera d’abord de réussir la première rentrée avec un effectif compatible avec la structure engagée. Nous chercherons ensuite à conserver les familles, remplir progressivement les niveaux encore disponibles et renforcer l’équipe uniquement lorsque la croissance le justifie.

Si nous atteignons environ 172 élèves en année 3, l’école générera dans notre scénario près de 1,46 million d’euros de chiffre d’affaires et un excédent d’environ 274 000 € avant amortissements, dette et fiscalité. Ce niveau laisse davantage de marge pour financer le renouvellement du matériel, les remplacements, la formation et les imprévus.

La cohérence finale de notre présentation de projet

Les chiffres essentiels doivent former une chaîne logique : les classes déterminent la capacité, l’effectif et les frais de scolarité génèrent le revenu, l’équipe doit correspondre au nombre réel de groupes, les coûts fixes exigent une montée en charge suffisamment rapide et la trésorerie protège la phase de lancement. C’est cette cohérence que vous pouvez également travailler à partir de notre pack complet pour une école.