Entreprise de recyclage : exemple gratuit de business plan

Lancez une entreprise de recyclage avec des chiffres solides dès le départ
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C'est partiVous cherchez un exemple de business plan pour une entreprise de recyclage que vous puissiez réellement utiliser comme point de départ pour construire votre propre dossier ? Nous allons suivre ici un projet fictif mais concret : la création, dans la métropole lilloise, d’une société spécialisée dans la collecte, le tri et la valorisation de déchets professionnels non dangereux.
Notre entreprise travaillera principalement avec des PME, commerces, entrepôts, ateliers et sites tertiaires qui produisent régulièrement du carton, du papier, des films plastiques, certains plastiques rigides, des palettes et des métaux. Nous proposerons à la fois des tournées récurrentes, des enlèvements ponctuels et une valorisation des matières triées.
Les chiffres utilisés dans cet exemple sont fictifs. Ils ne constituent ni des moyennes officielles ni des montants à recopier tels quels. Ils ont été construits pour montrer comment relier le nombre de clients, les tonnages collectés, les prix de reprise des matières, la capacité du dépôt, les véhicules, l’équipe, les charges et le financement.
Si vous souhaitez partir d’un dossier déjà structuré pour cette activité, vous pouvez également consulter notre pack complet pour une entreprise de recyclage.
Les chiffres clés de notre projet
Notre site sera installé dans un local d’environ 1 050 m² comprenant une zone de réception, un espace de tri, une zone de compactage, un stockage temporaire des matières, un atelier léger et des bureaux.
Nous démarrerons avec deux véhicules de collecte, une presse à balles, du matériel de manutention et un parc de contenants mis à disposition chez certains clients. L’objectif n’est pas de traiter tous les types de déchets, mais de construire un flux régulier de matières non dangereuses dont nous maîtrisons la collecte et les débouchés.
| Élément | Hypothèse retenue | Rôle dans notre projet |
|---|---|---|
| Surface du dépôt | Environ 1 050 m² | Tri, compactage et stockage temporaire |
| Véhicules au démarrage | 2 | Assurer les tournées et les enlèvements ponctuels |
| Clients récurrents visés fin année 1 | Environ 95 | Créer une base de chiffre d’affaires régulière |
| Tonnage valorisé en année 1 | Environ 1 600 tonnes | Base du revenu lié à la revente des matières |
| Tonnage valorisé en année 3 | Environ 3 150 tonnes | Mesure la montée en capacité |
| Chiffre d’affaires année 1 | Environ 650 000 € | Première année de montée en charge |
| Chiffre d’affaires année 3 | Environ 1 200 000 € | Résulte surtout de l’augmentation des volumes |
| Besoin de lancement | Environ 600 000 € | Dépôt, équipements, véhicules et trésorerie |
Notre chiffre d’affaires proviendra de trois sources. La première sera constituée des prestations de collecte facturées aux entreprises. La deuxième correspondra à la vente des matières triées et compactées à des repreneurs spécialisés. La troisième viendra du réemploi et de la revente d’une partie des palettes récupérées.
Cette combinaison est importante : nous ne voulons pas dépendre uniquement du prix de vente des matières recyclables. Une partie du chiffre d’affaires doit rémunérer le service logistique que nous rendons, même lorsque les cours de certaines matières baissent.
Pourquoi commencer par ces chiffres ?
Dans une entreprise de recyclage, le chiffre d’affaires doit pouvoir être relié à des unités concrètes : clients collectés, tournées, tonnes triées et matières revendues. Présenter immédiatement ces données permet de voir si la taille du dépôt, les véhicules et l’objectif commercial racontent bien le même projet.
Tous les documents pour lancer une entreprise de recyclage
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Les évolutions du secteur que nous intégrerons à notre modèle
Notre projet repose sur une évolution simple : de plus en plus d’entreprises cherchent à mieux séparer leurs flux de déchets et à disposer d’un interlocuteur capable d’organiser cette gestion de façon régulière, traçable et lisible.
Le tri à la source devient une contrainte opérationnelle pour les entreprises
Pour un commerce, un atelier ou un entrepôt, la difficulté n’est pas seulement de disposer de bacs. Il faut savoir quels flux séparer, où stocker les matières avant enlèvement et à quelle fréquence organiser la collecte.
Nous proposerons donc une visite initiale du site client afin de dimensionner les contenants, définir les flux acceptés et établir un calendrier d’enlèvement. Cette étape doit réduire les erreurs de tri et éviter de multiplier les passages inutiles.
Les clients veulent davantage de visibilité sur ce qui est réellement valorisé
Nous enregistrerons les principaux tonnages collectés par client et par matière. Les entreprises sous contrat régulier recevront un relevé synthétique leur permettant de suivre les volumes de carton, papier, plastiques, bois ou métaux confiés à notre société.
Nous ne voulons pas vendre une promesse vague de « recyclage ». Notre organisation doit permettre de dire ce qui a été collecté, ce qui a été préparé pour la valorisation et ce qui a dû être écarté ou orienté vers une autre filière.
La qualité du tri influence directement la valeur économique des matières
Un flux homogène de carton compacté possède une valeur beaucoup plus prévisible qu’un mélange de carton, film plastique, bois et déchets résiduels.
Nous investirons donc dans le tri en amont chez le client et dans un contrôle à la réception. Les matières seront regroupées par catégorie avant compactage afin d’améliorer leur valeur de reprise et de réduire les refus des exutoires.
Le réemploi peut créer davantage de valeur que le simple recyclage matière
Certaines palettes récupérées seront contrôlées, triées et revendues lorsqu’elles peuvent être réutilisées. Les palettes trop dégradées seront orientées vers une filière adaptée.
Cette logique sera appliquée dès qu’un flux le permet : lorsqu’un produit peut être réemployé dans de bonnes conditions, nous chercherons d’abord à préserver sa valeur avant de l’envoyer vers une valorisation matière.
Ce que nous avons voulu démontrer
Une tendance sectorielle n’est utile que si elle se transforme en décision opérationnelle. Ici, le tri à la source entraîne une visite de diagnostic, la demande de traçabilité entraîne un suivi des tonnages, et la recherche de valeur entraîne un contrôle plus strict de la qualité des flux.
Les facteurs qui détermineront réellement notre rentabilité
Notre activité ne sera pas rentable simplement parce que les entreprises produisent beaucoup de déchets. La marge dépendra surtout de la densité des tournées, de la qualité du tri, du taux d’utilisation du dépôt et du prix auquel les matières pourront être revendues.
Construire des tournées suffisamment denses
Un véhicule qui traverse l’agglomération pour enlever un faible volume chez un seul client peut rapidement coûter plus cher que la prestation ne rapporte.
Nous organiserons donc les contrats réguliers par zones géographiques et par jours de passage. L’objectif sera de concentrer plusieurs enlèvements sur une même boucle afin d’augmenter le tonnage collecté par heure de conduite.
Les enlèvements très éloignés ou trop petits seront soit regroupés, soit facturés à un tarif spécifique, soit confiés à un partenaire si cela est plus rationnel.
Réduire le taux de refus et de matières mal triées
Une benne contenant trop de déchets non conformes peut perdre une partie importante de sa valeur et générer des coûts supplémentaires.
Nous suivrons donc le taux de non-conformité par client. Lorsqu’un problème devient récurrent, nous reverrons avec l’entreprise l’emplacement des contenants, la signalétique et les consignes données aux équipes.
Ne pas immobiliser trop longtemps les matières
Le dépôt doit disposer d’un stock suffisant pour regrouper les volumes et expédier des lots économiquement intéressants, mais il ne doit pas devenir une zone d’accumulation.
Nous définirons des seuils d’expédition pour chaque matière. Lorsque le volume disponible atteint le niveau prévu, une sortie sera organisée vers le repreneur afin de libérer de la place et de transformer plus rapidement le stock en trésorerie.
Suivre la marge par flux plutôt que le tonnage total
Une tonne de carton, une tonne de film plastique et une tonne de métal ne génèrent ni le même chiffre d’affaires ni les mêmes coûts de traitement.
Nous suivrons donc séparément les volumes, le prix de reprise, le temps de tri et les coûts logistiques de chaque flux. Notre objectif n’est pas de maximiser le tonnage pour lui-même, mais de développer les flux sur lesquels nous pouvons conserver une marge satisfaisante.
Ce qu’un financeur regardera derrière les tonnes collectées
Le tonnage est un indicateur de volume, pas un indicateur de rentabilité. Il faut montrer combien coûte une tournée, quelle valeur peut être récupérée par matière et à quelle vitesse le dépôt transforme les flux entrants en ventes. C’est cette mécanique qui donne du sens au chiffre d’affaires.
Notre entreprise : une plateforme locale de collecte, tri et valorisation
Notre société sera positionnée comme un opérateur de proximité pour les déchets professionnels non dangereux. Nous ne chercherons pas à devenir un centre de traitement généraliste ni à accepter des flux que notre installation n’est pas conçue pour gérer.
Notre force reposera sur une offre simple : installer une solution de tri adaptée chez le client, collecter les matières selon une fréquence définie, les regrouper sur notre dépôt, les préparer et les orienter vers des filières de valorisation déjà identifiées.
| Flux principal | Traitement prévu | Débouché recherché |
|---|---|---|
| Carton et papier | Tri puis compactage en balles | Repreneurs et papetiers partenaires |
| Films plastiques | Tri par qualité puis compactage | Régénérateurs de plastiques |
| Plastiques rigides | Tri et regroupement par catégorie | Repreneurs spécialisés |
| Palettes bois | Contrôle, tri et préparation | Réemploi prioritaire puis valorisation |
| Métaux courants | Tri et regroupement | Négociants et recycleurs spécialisés |
| Refus de tri | Isolement | Filières externes adaptées |
Une offre pensée pour les entreprises qui n’ont pas besoin d’un grand opérateur national
Notre clientèle cible produit des volumes trop importants pour être gérés comme de simples déchets assimilés aux ordures classiques, mais pas toujours assez importants pour bénéficier d’une solution réellement personnalisée chez les grands opérateurs.
Nous voulons être capables d’adapter le nombre de contenants, la fréquence de collecte et le reporting sans transformer chaque demande en projet complexe.
Une proposition de valeur fondée sur la simplicité et la régularité
Le client disposera d’un contrat clair précisant les flux acceptés, les fréquences de passage, les contenants mis à disposition et le mode de facturation.
Nous proposerons des forfaits mensuels pour les tournées régulières, complétés par des prestations ponctuelles lorsque le client connaît un pic d’activité, un déménagement, un renouvellement de stock ou une opération exceptionnelle.
Notre ambition est que le responsable d’un site puisse savoir rapidement quoi trier, dans quel contenant et quand le prochain enlèvement aura lieu.
Pourquoi limiter volontairement le périmètre ?
Un projet de recyclage devient vite peu crédible lorsqu’il prétend traiter tous les déchets. Nous préférons définir quelques flux compatibles avec notre dépôt, nos équipements et nos débouchés. Cette spécialisation rend les investissements plus lisibles et réduit le risque d’acheter du matériel sous-utilisé.
Le porteur de projet et l’organisation de l’équipe
Le projet est porté par un dirigeant ayant travaillé pendant neuf ans dans la logistique et la gestion de sites industriels. Il a notamment piloté des équipes de quai, organisé des tournées de transport et suivi des contrats de sous-traitance.
Cette expérience ne remplace pas la maîtrise technique des filières de recyclage, mais elle correspond à une grande partie des enjeux quotidiens du projet : planifier les enlèvements, éviter les kilomètres inutiles, gérer les flux entrants et sortants, suivre la productivité et maintenir les équipements disponibles.
Avant l’ouverture, il constituera également un réseau de repreneurs pour les principales matières et s’appuiera sur des prestataires spécialisés pour les flux que notre site ne prendra pas directement en charge.
Une équipe compacte au démarrage
| Fonction | Effectif année 1 | Responsabilités principales |
|---|---|---|
| Dirigeant | 1 | Commerce, achats, partenaires, pilotage et appui exploitation |
| Chauffeur-collecteur | 1 | Tournées régulières et enlèvements ponctuels |
| Opérateurs de tri et manutention | 2 | Réception, tri, compactage, préparation des sorties |
| Administration | 0,5 ETP | Facturation, documents clients et suivi courant |
Le dirigeant restera impliqué dans l’exploitation pendant la première année. L’arrivée d’un deuxième chauffeur sera prévue lorsque la densité des tournées ne permettra plus d’absorber correctement les nouveaux contrats avec les deux véhicules existants.
Un troisième opérateur sera ajouté lorsque le volume du dépôt approchera régulièrement des seuils qui imposent davantage de tri et de manutention.
Ce que nous voulons montrer avec l’équipe
Le personnel doit être relié au volume d’activité. Nous n’ajoutons pas des postes simplement parce qu’ils existent dans le secteur : chaque recrutement correspond à une limite identifiable, comme le nombre de tournées possibles par chauffeur ou le tonnage que les opérateurs peuvent préparer sur le dépôt.
Combien facturer pour rentabiliser une entreprise de recyclage ?
Le prévisionnel du pack calcule votre seuil de rentabilité, votre besoin en fonds de roulement et votre trésorerie à partir de vos propres hypothèses. Vous changez un chiffre, tout se recalcule.
Voir le pack completAucune connaissance financière requise
Notre marché local, nos clients et notre positionnement concurrentiel
Notre zone commerciale couvrira principalement la métropole lilloise et plusieurs communes industrielles situées à proximité. Nous privilégierons les clients accessibles dans un rayon permettant d’organiser des tournées denses plutôt que d’accepter des contrats dispersés sur une zone trop large.
Nous ciblerons en priorité les entreprises qui produisent plusieurs flux secs valorisables et qui ont besoin d’enlèvements réguliers sans disposer d’une équipe interne dédiée à la gestion de ces déchets.
| Segment | Besoins principaux | Intérêt pour notre entreprise |
|---|---|---|
| Commerces et réseaux de magasins | Carton, films plastiques, enlèvements réguliers | Flux prévisibles et faciles à intégrer aux tournées |
| Entrepôts et logisticiens | Carton, film, palettes | Tonnages plus élevés et plusieurs matières |
| PME industrielles | Plastiques, métaux, emballages | Contrats récurrents et tri plus technique |
| Artisans et ateliers | Enlèvements ponctuels ou planifiés | Complément de volume sur certaines zones |
| Bureaux et sites tertiaires | Papier, carton et collecte organisée | Flux moins lourds mais réguliers |
Des concurrents de tailles très différentes
Nous serons en concurrence avec de grands groupes de gestion des déchets, des collecteurs indépendants, des entreprises spécialisées sur une matière et certains négociants qui peuvent proposer un enlèvement lorsque le volume est suffisant.
| Type de concurrent | Atout fréquent | Limite possible | Notre réponse |
|---|---|---|---|
| Grand opérateur national | Large couverture et nombreux services | Offre parfois moins souple pour petits sites | Proximité et adaptation des tournées |
| Collecteur local | Réactivité et connaissance du terrain | Capacité parfois limitée | Dépôt dimensionné pour la croissance |
| Spécialiste d’une matière | Très bon débouché sur son flux | Ne traite pas les autres matières | Regroupement de plusieurs flux secs |
| Négociant / repreneur | Prix de reprise compétitif | Collecte moins adaptée aux petits volumes | Service logistique facturé séparément |
Notre positionnement entre souplesse locale et organisation industrielle
Nous ne chercherons pas à être systématiquement les moins chers. Notre positionnement reposera sur une collecte régulière, des interlocuteurs identifiés, des consignes de tri simples et une capacité à regrouper plusieurs flux dans un même contrat.
Pour les clients générant des volumes suffisants, nous pourrons ajuster le tarif de collecte en tenant compte de la valeur des matières. Pour les plus petits producteurs, le prix reposera davantage sur le service rendu et le coût logistique.
Cette distinction doit nous éviter de promettre une collecte gratuite lorsque le volume ou la qualité des matières ne permet pas de la financer.
Pourquoi notre étude de marché reste locale
Le marché national du recyclage peut être très important sans garantir la rentabilité d’une tournée locale. Nous avons donc construit le positionnement autour de la densité des entreprises accessibles, des types de flux produits et des alternatives réellement disponibles pour ces clients.
Notre stratégie commerciale et notre trajectoire sur trois ans
Notre croissance suivra une logique progressive : sécuriser d’abord un noyau de contrats récurrents, densifier les tournées, augmenter les tonnages passant par le dépôt puis ajouter des ressources uniquement lorsque les volumes le justifient.
| Période | Priorités |
|---|---|
| Année 1 | Atteindre environ 95 clients récurrents, valoriser 1 600 tonnes et réaliser environ 650 000 € de chiffre d’affaires |
| Année 2 | Densifier les tournées, ajouter un deuxième chauffeur lorsque nécessaire, atteindre environ 2 350 tonnes et 920 000 € de chiffre d’affaires |
| Année 3 | Augmenter le taux d’utilisation du dépôt, renforcer l’équipe et atteindre environ 3 150 tonnes pour 1,2 M€ de chiffre d’affaires |
Signer les premiers clients autour de zones de tournée précises
La prospection commencera par des zones d’activités où plusieurs entreprises peuvent être intégrées à une même boucle logistique. Nous constituerons des listes de commerces, entrepôts, ateliers et PME situés à proximité les uns des autres.
Notre argumentaire ne reposera pas uniquement sur le recyclage. Nous chercherons à comprendre le coût actuel du client : temps passé à gérer les déchets, saturation des zones de stockage, nombre de prestataires, irrégularité des enlèvements et manque de visibilité sur les volumes.
Nous proposerons ensuite une organisation simple avec un nombre limité de flux, un calendrier et un prix lisible.
Transformer les enlèvements ponctuels en contrats récurrents
Une première collecte peut permettre de mesurer le volume réel produit par un site. Lorsque ce volume se répète, nous proposerons une fréquence adaptée plutôt que de continuer à fonctionner uniquement sur demande.
Cette transformation est importante pour notre prévisionnel : une tournée planifiée à l’avance coûte moins cher à organiser qu’une succession d’interventions urgentes dispersées.
Développer le chiffre d’affaires sans dépendre d’une hausse permanente des prix
Notre progression viendra d’abord de trois leviers : davantage de clients récurrents, davantage de tonnage par tournée et une meilleure valorisation des matières triées.
Nous ne basons pas l’année 3 sur l’hypothèse que le prix des matières recyclables augmentera fortement. Dans notre scénario central, le revenu moyen de revente par tonne reste relativement stable. La croissance provient principalement des volumes.
Construire plusieurs débouchés pour chaque matière importante
Nous chercherons au moins deux repreneurs possibles pour les principaux flux. Cette diversification nous donnera davantage de sécurité si un acheteur réduit temporairement ses volumes, modifie ses spécifications ou devient moins compétitif.
Le dirigeant suivra régulièrement les prix de reprise, mais aussi les conditions de chargement, les volumes minimums et les délais de paiement, car le meilleur prix théorique n’est pas toujours le débouché le plus rentable une fois la logistique intégrée.
Pourquoi notre croissance est construite autour des tournées
Dans ce métier, vendre plus sans densifier les collectes peut dégrader la marge. Nous relions donc la stratégie commerciale à la géographie des clients, aux capacités des véhicules et au tonnage traité. La même logique est développée dans notre pack complet pour une entreprise de recyclage.
Les principaux risques intégrés à notre scénario
Notre projet reste exposé à plusieurs variables que nous ne maîtrisons pas entièrement. Nous avons donc identifié les risques qui peuvent réellement affecter le résultat et les réponses que nous prévoyons.
Une baisse du prix de certaines matières
La valeur de revente du carton, des plastiques ou des métaux peut varier.
Pour limiter cette exposition, nous voulons conserver une part importante de chiffre d’affaires liée aux prestations de collecte. Nous éviterons aussi d’acheter des matières à un prix fixe élevé lorsque leur prix de revente est trop incertain.
Des tournées trop peu denses
Si la prospection apporte des clients trop éloignés les uns des autres, le chiffre d’affaires peut progresser sans que la rentabilité suive.
Nous calculerons donc le coût d’une nouvelle tournée avant d’accepter certains contrats. Un prospect situé hors de nos zones principales pourra être servi à un tarif différent ou regroupé avec d’autres clients avant de devenir un passage régulier.
Une qualité de tri insuffisante
Des matières trop mélangées réduiraient les prix de reprise et augmenteraient le travail sur le dépôt.
Nous suivrons les non-conformités et nous pourrons réviser les conditions de collecte lorsqu’un client génère trop de refus. Les contenants et la signalétique seront adaptés en priorité avant d’envisager une hausse tarifaire.
Une panne d’équipement ou de véhicule
La presse à balles et les véhicules constituent des points critiques. Une indisponibilité prolongée peut ralentir les sorties ou empêcher certaines tournées.
Nous intégrerons des contrats d’entretien, une réserve de trésorerie et des solutions de location ponctuelle. Le dépôt sera également organisé pour pouvoir stocker temporairement un volume supplémentaire en cas d’arrêt court de la presse.
| Scénario défavorable | Conséquence | Réponse prévue |
|---|---|---|
| Prix moyen de revente des matières -15 % | Baisse du revenu matière | Maintien des frais de collecte et renégociation des débouchés |
| Tonnage année 1 inférieur de 20 % | CA et productivité du dépôt plus faibles | Report des recrutements et prospection concentrée sur les zones existantes |
| Hausse du carburant | Coût de tournée supérieur | Densification des boucles et révision des contrats les moins rentables |
| Panne d’un véhicule | Risque de retards de collecte | Location courte durée et replanification priorisée |
| Taux de refus trop élevé | Baisse de marge | Contrôle qualité, accompagnement client et tarification adaptée |
Un risque doit être relié à une action
Écrire que les prix des matières peuvent baisser n’apporte presque rien si le dossier ne montre pas comment l’entreprise résistera. Ici, les réponses sont intégrées au modèle : part de revenus de service, diversification des repreneurs, coûts variables, réserve de trésorerie et recrutement progressif.
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Pourquoi nous estimons que le projet est solide et finançable
Notre projet repose sur un périmètre volontairement maîtrisé. Nous ne cherchons pas à traiter tous les déchets ni à investir dans des équipements complexes avant d’avoir sécurisé les volumes correspondants.
Le modèle combine des revenus de service relativement prévisibles avec la revente de matières, ce qui réduit la dépendance à une seule source de chiffre d’affaires.
Le dépôt est dimensionné pour permettre une montée en puissance sans déménagement immédiat. Les recrutements supplémentaires seront déclenchés en fonction de la densité réelle des tournées et du tonnage traité, plutôt que sur une anticipation trop optimiste.
Le porteur possède une expérience directement utile en logistique et en gestion d’exploitation. Cette compétence est essentielle car une part importante de la rentabilité dépendra de la qualité du planning, de l’utilisation des véhicules et du rythme de rotation des stocks.
| Élément clé | Hypothèse de notre projet |
|---|---|
| Implantation | Métropole lilloise |
| Surface du dépôt | Environ 1 050 m² |
| Véhicules au lancement | 2 |
| Clients récurrents fin année 1 | Environ 95 |
| Tonnage année 1 | Environ 1 600 tonnes |
| Tonnage année 3 | Environ 3 150 tonnes |
| CA année 1 | Environ 650 000 € |
| CA année 2 | Environ 920 000 € |
| CA année 3 | Environ 1 200 000 € |
| Besoin initial | Environ 600 000 € |
| Apport du porteur | 140 000 € |
| Financement bancaire | 360 000 € |
| Financement d’équipements | 100 000 € |
La cohérence du projet repose donc sur une chaîne simple : les contrats créent des tournées, les tournées apportent des matières, le dépôt prépare ces matières, les repreneurs les achètent et la marge générée doit financer l’équipe, les véhicules, le site et la dette.
Ce que la conclusion doit permettre de vérifier
Le projet n’est pas solide parce que le recyclage est un secteur porteur. Il devient finançable lorsque les volumes, les moyens logistiques, les charges et les débouchés sont cohérents entre eux. Cette articulation est plus importante qu’une accumulation de statistiques générales.
Nos hypothèses financières, notre trésorerie et notre plan de financement
Notre prévisionnel part du nombre de clients, du volume collecté et du revenu généré par chaque grande source d’activité. Nous évitons ainsi de fixer un chiffre d’affaires annuel sans expliquer comment il sera produit.
La construction de notre chiffre d’affaires
| Source de revenus | Année 1 | Année 2 | Année 3 |
|---|---|---|---|
| Prestations de collecte et contrats récurrents | 300 000 € | 410 000 € | 545 000 € |
| Revente de matières valorisées | 280 000 € | 411 000 € | 554 000 € |
| Réemploi et vente de palettes | 70 000 € | 99 000 € | 101 000 € |
| Chiffre d’affaires total | 650 000 € | 920 000 € | 1 200 000 € |
En année 1, la partie récurrente correspond notamment à environ 95 clients réguliers arrivant progressivement dans le portefeuille et à des enlèvements ponctuels. La revente de matières repose sur environ 1 600 tonnes valorisées pour une recette moyenne proche de 175 € par tonne.
En année 3, le revenu moyen par tonne reste proche du même ordre de grandeur. La progression provient principalement du passage à environ 3 150 tonnes, de davantage de clients sous contrat et de tournées mieux remplies.
Notre compte de résultat prévisionnel
| Indicateur | Année 1 | Année 2 | Année 3 |
|---|---|---|---|
| Chiffre d’affaires | 650 000 € | 920 000 € | 1 200 000 € |
| Coûts directs, exutoires, carburant et achats liés aux flux | 190 000 € | 280 000 € | 360 000 € |
| Rémunérations et charges sociales | 175 000 € | 240 000 € | 305 000 € |
| Loyer, énergie et charges du site | 72 000 € | 76 000 € | 80 000 € |
| Maintenance, assurances, logiciels et frais généraux | 76 000 € | 94 000 € | 110 000 € |
| Excédent avant amortissements, dette et fiscalité | 137 000 € | 230 000 € | 345 000 € |
La progression de l’excédent vient surtout de l’utilisation croissante d’un dépôt et d’équipements déjà en place. Le loyer et une partie des frais de structure augmentent beaucoup moins vite que les tonnages.
Nous resterons cependant prudents sur la marge matière. Une hausse du volume n’est intéressante que si le prix de reprise, le coût de collecte et le temps de tri restent compatibles.
La trésorerie et le besoin en fonds de roulement
Nos clients professionnels pourront payer à plusieurs semaines, alors que les salaires, le carburant, le loyer et certains exutoires devront être réglés plus rapidement. Nous devons donc financer ce décalage.
Nous retenons une trésorerie de départ de 80 000 €. Elle servira à absorber la montée en charge, le besoin en fonds de roulement et les incidents d’exploitation mineurs sans fragiliser immédiatement la société.
| Période année 1 | CA indicatif | Situation attendue |
|---|---|---|
| Premier trimestre | 115 000 € | Début des tournées et portefeuille encore limité |
| Deuxième trimestre | 145 000 € | Montée des contrats récurrents |
| Troisième trimestre | 175 000 € | Meilleure densité des tournées |
| Quatrième trimestre | 215 000 € | Dépôt plus proche de son rythme cible |
| Total | 650 000 € | Première année complète |
Nous chercherons à facturer rapidement les prestations de collecte et à limiter les stocks de matières au niveau nécessaire pour constituer des lots intéressants. Un stock trop important immobiliserait de la trésorerie et occuperait inutilement le dépôt.
Notre investissement initial
| Besoin | Budget retenu | Rôle |
|---|---|---|
| Travaux et adaptation du dépôt | 65 000 € | Organiser réception, stockage, sécurité et circulation |
| Presse à balles et ligne de tri légère | 170 000 € | Préparer les matières pour la revente |
| Deux véhicules de collecte | 170 000 € | Assurer les tournées |
| Contenants et bacs clients | 45 000 € | Installer le tri chez les clients récurrents |
| Chariot, transpalettes et manutention | 35 000 € | Déplacer et charger les matières |
| Pesée, informatique et logiciels | 15 000 € | Suivre les flux et la facturation |
| Dépôts, honoraires et frais de lancement | 20 000 € | Couvrir les dépenses initiales |
| Trésorerie de départ | 80 000 € | Financer la montée en charge et le BFR |
| Total | 600 000 € | Besoin initial |
Le financement retenu
| Ressource | Montant | Part du besoin |
|---|---|---|
| Apport personnel | 140 000 € | Environ 23 % |
| Emprunt bancaire | 360 000 € | 60 % |
| Financement dédié aux équipements | 100 000 € | Environ 17 % |
| Total | 600 000 € | 100 % |
Nous avons choisi de conserver une réserve de trésorerie significative plutôt que d’utiliser la totalité de l’apport pour réduire la dette. Une entreprise de recyclage peut être rentable sur l’année tout en connaissant des tensions temporaires si plusieurs clients paient tard ou si une sortie de matière est décalée.
Notre objectif est que l’excédent généré dès la première année permette de couvrir le service de la dette avec une marge de sécurité, puis de financer progressivement le renouvellement des véhicules et des équipements.
Le contrôle final du prévisionnel
Les 600 000 € de besoin initial doivent pouvoir être reliés à des capacités concrètes : deux véhicules, un dépôt, une presse, des contenants et de la trésorerie. De la même manière, les 1,2 M€ de chiffre d’affaires visés en année 3 doivent pouvoir être reconstruits à partir des contrats, des tonnages et des prix de reprise. C’est cette cohérence que doit conserver un dossier construit à partir de notre pack complet pour une entreprise de recyclage.