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C'est partiEN RÉSUMÉ
Les chiffres du marché de l'événementiel en France montrent un secteur toujours très attractif pour créer un business, mais nettement plus favorable aux offres B2B spécialisées qu'aux agences généralistes.
Il n'existe pas un chiffre unique du marché. Les organisateurs d'événements professionnels réalisent environ 4,6 milliards d'euros de chiffre d'affaires, les dépenses de communication liées à l'événementiel approchent 5 milliards et l'ensemble du tourisme d'affaires et de l'événementiel génère autour de 32 milliards d'euros de retombées.
Le présentiel n'est pas en train de disparaître. Les salons et foires continuent de gagner des visiteurs et des exposants, alors que les surfaces louées progressent beaucoup moins vite. Les entreprises veulent encore rencontrer du monde, mais elles serrent davantage leurs mètres carrés et leurs dépenses.
Le segment le plus dynamique est clairement le B2B. Les visites des salons professionnels ont progressé de 12,2 %, contre seulement 1,5 % pour les événements grand public. Pour un nouveau prestataire, c'est probablement l'écart le plus important de tout le marché.
La baisse récente des budgets doit être relativisée. Les investissements événementiels ont reculé après une année gonflée par les Jeux de Paris et un calendrier sportif exceptionnel ; le niveau reste supérieur à celui observé avant ce pic.
Les entreprises sont déjà des acheteurs réguliers d'événementiel. Près de neuf entreprises interrogées sur dix avaient organisé une opération au cours des deux années étudiées, avec 7,6 événements en moyenne. Le problème n'est donc pas de créer un besoin qui n'existe pas, mais de prendre une part d'un budget déjà installé.
Paris reste une machine à congrès internationaux, mais l'activité ne se résume pas à la capitale. Les exposants ont récemment progressé plus vite en régions qu'en Île-de-France, ce qui laisse de la place à des prestataires locaux dans des villes comme Lyon, Lille, Bordeaux, Toulouse, Nantes ou Strasbourg.
Les congrès sont particulièrement intéressants parce qu'ils créent beaucoup de dépenses autour de l'événement lui-même. Un congressiste dépense autour de 268 € par jour pendant son séjour, ce qui ouvre des marchés dans l'hébergement, les transferts, la restauration, l'accueil, les visites et les services aux délégations étrangères.
Le secteur reste facile à pénétrer mais difficile à différencier : 97 % des entreprises d'organisation ont moins de dix salariés. On peut démarrer léger en sous-traitant les lieux, la technique ou le mobilier, mais une petite agence généraliste se retrouve immédiatement face à une foule de concurrents semblables.
Les opportunités les plus solides sont donc assez concrètes : génération de leads sur salons, staffing spécialisé, services aux congressistes étrangers, production d'événements récurrents, technique externalisée, scénographie réutilisable, mesure carbone ou outils qui relient les contacts pris pendant l'événement aux ventes réalisées ensuite.
Les chiffres du marché de l’événementiel en France
Combien pèse vraiment le marché de l’événementiel en France ?
Le marché de l’événementiel en France pèse au moins plusieurs milliards d’euros par an, mais aucun chiffre unique ne décrit correctement toute la filière.
Le chiffre le plus propre pour mesurer les organisateurs vient de la nomenclature Insee utilisée dans le contrat de filière signé par l’État : 10 762 entreprises spécialisées dans l’organisation de foires, salons, congrès, conférences et autres événements professionnels réalisaient 4,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Ce périmètre laisse pourtant de côté une partie des lieux événementiels, des constructeurs de stands, de la technique et de nombreux prestataires.
France Pub mesure un autre marché : les dépenses de communication des annonceurs consacrées au parrainage, mécénat, foires, salons et relations publiques. Elles ont atteint 4,989 milliards d’euros sur la dernière année complète disponible.
Enfin, le ministère de l’Économie estime à 32 milliards d’euros les retombées économiques du tourisme d’affaires et de l’événementiel. Cette dernière somme inclut beaucoup d’argent qui n’entre jamais dans les comptes d’une agence : hôtels, restaurants, transports ou dépenses des participants.
Pour quelqu’un qui monte une entreprise, nous retiendrions donc un marché directement facturable de plusieurs milliards d’euros, au sein d’un écosystème économique qui en génère plusieurs dizaines.
| Mesure | Ordre de grandeur | Ce que le chiffre couvre |
|---|---|---|
| CA des organisateurs d’événements professionnels | 4,6 Md€ | Organisation, promotion et gestion |
| Investissements de communication « événementiel » | 4,989 Md€ | Parrainage, mécénat, foires, salons, RP |
| Retombées du tourisme d’affaires et événementiel | 32 Md€ | Effets directs et indirects |
| Entreprises d’organisation recensées | 10 762 | Classe NAF 82.30 |
| Salariés de ces entreprises | 16 133 | Emplois salariés |
| Valeur ajoutée des organisateurs | ≈ 1,4 Md€ | Valeur créée par l'activité |
| CA réalisé à l’export | ≈ 650 M€ | Activité internationale |
| Part des entreprises de moins de 10 salariés | 97 % | Structure du secteur |
Combien d’événements ont lieu chaque année en France ?
La France accueille des centaines de milliers d’événements professionnels chaque année, et les petits événements d’entreprise sont de très loin les plus nombreux.
Le contrat de filière retient environ 1 200 foires et salons par an ainsi que plus de 2 300 congrès. Les salons et foires représentent environ 23 millions d’entrées et 230 000 exposants, tandis que les congrès réunissent près de 2 millions de congressistes.
Les événements d’entreprise sont beaucoup plus difficiles à comptabiliser car beaucoup ne passent par aucun système centralisé. La dernière grande estimation nationale retenue par l’État évaluait leur nombre à environ 380 000 par an.
Le marché visible sur LinkedIn ou dans la presse est rempli de grands salons, festivals de marques et congrès internationaux. Dans la vraie vie, le gros du volume vient plutôt des conventions internes, séminaires, soirées clients, lancements, réunions commerciales et événements RH.
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Le marché de l’événementiel français est-il encore en croissance aujourd’hui ?
Oui, l’activité physique de l’événementiel français continue de progresser, même si les budgets ne montent plus aussi facilement qu’après la reprise post-Covid.
L’Observatoire UNIMEV a mesuré sur la dernière année consolidée une hausse de 3,8 % du nombre d’exposants et de 3,7 % des visites dans les salons et foires français. Les surfaces louées n’ont augmenté que de 1,3 %.
Le contraste est assez parlant. Les événements attirent davantage de monde, mais les mètres carrés augmentent beaucoup moins vite. On voit des stands plus compacts, des déplacements mieux sélectionnés et des entreprises qui cherchent à obtenir plus de contacts sans faire grossir la facture au même rythme.
Cette évolution prolonge celle observée l’année précédente : les salons étaient revenus à 97 % de leur niveau pré-Covid en nombre d’exposants, mais seulement à 89 % en surfaces. Le retour du présentiel est donc bien installé, avec des formats plus serrés qu’avant.
Pourquoi les budgets événementiels ont-ils baissé alors que la fréquentation monte ?
Les budgets événementiels ont reculé après une année exceptionnellement forte, mais les données ne montrent pas une fuite des entreprises hors du présentiel.
France Pub a mesuré 4,989 milliards d’euros d’investissements de communication événementielle sur la dernière année complète, soit -9,3 % en un an. L’année précédente avait atteint 5,5 milliards, avec une envolée de 17,6 % portée entre autres par les Jeux de Paris et un calendrier sportif hors norme.
Si nous remontons d’un an supplémentaire, le tableau change : les dépenses restent environ 7 % plus élevées qu’avant cette flambée. La chute apparente vient donc largement d’un effet de comparaison exceptionnel.
Le dernier bilan semestriel de France Pub apporte une information plus fraîche. Le document public ne sépare plus précisément l’événementiel des autres « autres médias », mais cet ensemble — marketing direct, annuaires, promotions, PLV et événementiel — ne recule que de 1,4 % au premier semestre 2026. France Pub prévoit -1,1 % sur l’ensemble de l’année pour cette catégorie.
On est revenu à un marché plus normal : les clients continuent d’acheter, simplement ils regardent davantage ce que chaque euro leur rapporte.
Les salons professionnels vont-ils mieux que les événements grand public ?
Oui, les salons professionnels sont actuellement beaucoup plus dynamiques que les événements grand public en France.
UNIMEV mesure +12,2 % de visites sur les salons professionnels, avec +4,9 % d’exposants et +3,7 % de surfaces. Du côté des foires et événements grand public, les visites n’augmentent que de 1,5 %, les exposants de 1,8 % et les surfaces reculent de 1,5 %.
L’écart est assez grand pour orienter une décision entrepreneuriale. Une entreprise peut justifier un salon professionnel par des leads, des rendez-vous, des distributeurs rencontrés ou des commandes. Sur un événement grand public, il faut souvent combiner billetterie, sponsoring, ventes sur place et communication de marque.
Pour une agence ou un prestataire qui démarre, le B2B offre aujourd’hui une demande plus facile à rattacher à un résultat commercial concret. Si nous devions choisir entre les deux marchés pour partir de zéro, nous regarderions d’abord le professionnel.
| Indicateur récent | Salons professionnels | Événements grand public |
|---|---|---|
| Évolution des visites | +12,2 % | +1,5 % |
| Évolution des exposants | +4,9 % | +1,8 % |
| Évolution des surfaces | +3,7 % | -1,5 % |
| Client dominant | Entreprises | Entreprises + particuliers |
| ROI facilement mesurable | Plutôt oui | Plus variable |
| Dépendance à la billetterie | Faible à moyenne | Souvent plus forte |
| Dynamique actuelle | Forte | Modeste |
| Attrait pour une nouvelle offre B2B | Élevé | Plus sélectif |
Les entreprises françaises dépensent-elles encore beaucoup dans l’événementiel ?
Oui, l’événementiel reste aujourd’hui une ligne de budget très importante pour une grande partie des entreprises françaises.
Une étude OpinionWay réalisée pour UNIMEV auprès de 414 décideurs d’entreprises réalisant plus d’un million d’euros de chiffre d’affaires montre que près de neuf entreprises sur dix avaient organisé au moins une opération événementielle au cours des deux années étudiées. Elles en avaient organisé 7,6 en moyenne.
Près d’une entreprise sur deux consacrait plus de 20 % de son budget communication, marketing et commercial à l’événementiel. Pour leurs budgets à venir, 51 % des décideurs interrogés prévoyaient une hausse et 36 % un maintien.
Le point intéressant est là : l’événementiel est déjà un achat habituel pour la clientèle B2B solvable. Une nouvelle agence doit surtout prendre du budget à des concurrents, élargir le budget d’un client existant ou montrer qu’elle produit un meilleur résultat.
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Paris écrase-t-il le reste de la France dans l’événementiel ?
Paris domine les grands congrès internationaux, mais les régions participent pleinement à la croissance des salons français.
Sur la dernière année complète mesurée par UNIMEV, les exposants ont progressé de 3,2 % en Île-de-France et de 4,2 % en régions. La fréquentation a gagné respectivement 3,8 % et 3,7 %. Les surfaces ont augmenté de 1,1 % autour de Paris et de 1,4 % ailleurs.
Paris garde cependant une puissance internationale rare. Le dernier classement ICCA place la capitale au deuxième rang mondial avec 174 congrès associatifs internationaux répondant aux critères de l’organisation.
Paris je t’aime recense, sur un périmètre plus large, 1 200 congrès organisés dans la capitale sur la dernière année mesurée, contre 589 l’année précédente. Le bond est spectaculaire car l’année de comparaison avait été perturbée par la mobilisation des sites pendant les Jeux.
Pour un nouveau prestataire, Lyon, Marseille, Lille, Bordeaux, Toulouse, Nantes, Strasbourg ou Montpellier peuvent donc être beaucoup plus intéressantes qu’elles n’en ont l’air : moins de concurrence nationale permanente, tout en conservant une base régulière de salons, congrès et événements corporate.
Les clients étrangers comptent-ils vraiment dans l’événementiel français ?
Oui, l’international représente une part majeure des salons professionnels et des congrès en France.
Dans les salons réservés aux professionnels, 42 % des exposants et 28 % des visiteurs viennent de l’étranger selon les données UNIMEV reprises par l’État. Les délégués internationaux représentent aussi 21 % des congressistes en France.
Cette clientèle crée des besoins très concrets qui dépassent l’organisation de l’événement lui-même : accueil multilingue, transferts, restauration, traduction, hospitalité, visites privées, conciergerie, gestion de groupes et activités après les conférences.
Paris donne une idée de l’échelle possible. Ses congrès ont généré 942 millions d’euros de retombées économiques sur la dernière année mesurée par Paris je t’aime, malgré une évolution vers des congrès parfois plus petits et spécialisés.
Une petite entreprise n’a donc pas besoin de devenir organisateur de congrès pour profiter de ce marché. À notre avis, vendre un morceau très précis de l’expérience aux organisateurs ou aux participants étrangers est même une piste bien plus réaliste pour démarrer.
Les foires françaises font-elles encore vraiment vendre ?
Oui, les grandes foires françaises continuent à générer plusieurs centaines de millions d’euros de dépenses commerciales.
Foires de France indique que ses événements ont attiré environ 3,2 millions de visiteurs et près de 12 000 exposants sur la dernière année complète, pour 523 millions d’euros générés.
Cela représente environ 163 € pour chaque visite enregistrée si nous divisons simplement le volume économique par la fréquentation. Rapporté aux exposants, nous arrivons à presque 44 000 € par exposant. Il ne s’agit évidemment pas du panier individuel exact ni du chiffre d’affaires moyen garanti d’un stand ; ces calculs donnent seulement une idée de l’échelle.
Les foires restent particulièrement adaptées aux achats où voir, toucher, tester ou discuter change la décision : habitat, rénovation, gastronomie, automobile, équipement de la maison ou artisanat.
Nous serions beaucoup plus prudents sur les catégories faciles à comparer et commander directement en ligne. Leur présence physique doit apporter autre chose qu’un simple catalogue posé sur un stand.
Est-ce facile de lancer une petite agence événementielle en France ?
Créer une petite agence événementielle reste assez facile ; construire une agence qui ne ressemble pas aux milliers d’autres est beaucoup plus difficile.
Le secteur de l’organisation compte 10 762 entreprises dans les données reprises par le gouvernement, et 97 % emploient moins de dix salariés. À l’autre bout du marché, les entreprises de plus de 250 salariés ne représentent que 0,05 % du total.
Cette structure montre qu’un entrepreneur n’a pas besoin de centaines de milliers d’euros de matériel ni d’une équipe permanente importante pour entrer. Beaucoup d’agences fonctionnent avec quelques salariés et un réseau de lieux, traiteurs, techniciens, décorateurs et freelances.
La contrepartie, c’est une concurrence énorme sur les prestations généralistes. « Organisation de séminaires et soirées d’entreprise » décrit déjà des centaines d’offres pratiquement interchangeables.
Nous chercherions donc une niche assez claire pour qu’un prospect comprenne en quelques secondes pourquoi appeler cette agence plutôt qu’une autre : événements médicaux, lancements SaaS, expériences luxe, conventions commerciales, événements de recrutement, opérations internationales ou événements bas carbone mesurés.
Une agence qui démarre sans angle particulier peut fonctionner, bien sûr. Mais elle choisit franchement la partie la plus encombrée du marché.
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Où gagnent réellement leur argent les lieux événementiels ?
Les lieux événementiels gagnent beaucoup d’argent en accueillant ou en organisant eux-mêmes des événements, et les données les plus récentes montrent que certains sites vont bien au-delà de la simple location de mètres carrés.
La dernière enquête UNIMEV auprès de 43 gestionnaires représentant 67 sites couvre plus de 60 % des surfaces événementielles régionales et 70 % des sites franciliens. Dans les parcs des expositions en régions, 44 % du chiffre d’affaires provient désormais de l’activité d’organisation.
L’étude révèle aussi qu’environ un événement accueilli sur trois appartient à des catégories souvent moins visibles : spectacles et manifestations culturelles, formations, examens, concours ou événements sportifs.
Les chiffres de l’édition précédente sur les centres de congrès donnent un autre aperçu du modèle économique : 75 % de leur chiffre d’affaires régional venait de l’accueil de congrès, événements d’entreprise, spectacles et formats voisins, 13 % de l’organisation d’événements, 5 % des foires et salons accueillis et 7 % d’autres ressources.
Pour un entrepreneur, les clients potentiels ne se limitent donc pas aux agences et aux marques. Les parcs expo et centres de congrès achètent eux-mêmes de la technique, du staffing, de la sécurité, du mobilier, de la restauration, des outils numériques et de la production.
Combien rapporte un congressiste à une ville française ?
Un congressiste vaut économiquement beaucoup plus qu’un simple visiteur à la journée, ce qui explique pourquoi les villes se battent pour attirer les congrès.
L’étude nationale menée par Atout France, Coésio et UNIMEV a chiffré à près de 2 milliards d’euros les retombées des 2 300 congrès organisés en France sur l’année étudiée.
Dans ce total, 1,24 milliard d’euros venait directement des dépenses de séjour des participants, 556 millions des coûts d’organisation et 187 millions du transport jusqu’à la destination.
Le contrat de filière estime également qu’un congressiste dépense environ 268 € par jour pendant son séjour. À titre de comparaison, la référence utilisée pour un touriste d’agrément est d’environ 70 € par jour.
Un congrès de 1 000 personnes restant trois jours représente donc potentiellement plus de 800 000 € de dépenses de séjour si nous appliquons simplement cet ordre de grandeur. On comprend vite pourquoi les hôtels, restaurants, transporteurs et villes veulent ce type d’événement.
Les événements virtuels vont-ils finir par remplacer les salons et congrès ?
Non, les événements virtuels n’ont pas remplacé le présentiel, et les dernières fréquentations rendent cette hypothèse de moins en moins crédible.
Après plusieurs années de Zoom, Teams, webinaires et plateformes hybrides, les salons professionnels français viennent encore d’enregistrer une hausse à deux chiffres de leurs visites. Dans le même temps, l’étude OpinionWay citée plus haut montre que les entreprises continuent d’organiser plusieurs événements par an.
Le numérique s’installe surtout à l’intérieur de l’événement : inscriptions, contrôle d’accès, applications, networking, scan de contacts, analyse des flux, contenus en replay et relances commerciales.
C’est probablement là qu’il y a le meilleur business. Un logiciel qui aide un exposant à transformer 300 conversations en 50 leads exploitables est plus facile à défendre qu’une énième plateforme proposant simplement de « digitaliser l’événement ».
Le présentiel garde son avantage lorsqu’une rencontre, une démonstration ou une relation de confiance compte vraiment. Le digital sert désormais surtout à mieux mesurer et exploiter cette rencontre.
L’événementiel durable est-il devenu un vrai business ?
Oui, le durable devient progressivement une dépense opérationnelle dans l’événementiel, surtout lorsque le prestataire peut chiffrer précisément ce qu’il réduit.
Le nouveau contrat de filière 2025-2030 consacre plusieurs actions à l’adaptation climatique, à la rénovation des infrastructures, au calcul carbone et au management responsable. UNIMEV a aussi développé Cléo Carbone pour aider la profession à mesurer l’empreinte des événements.
Les Jeux de Paris ont accéléré ce mouvement avec la révision de la norme ISO 20121 consacrée au management responsable de l’activité événementielle.
Mais vendre un événement simplement comme « écoresponsable » devient trop vague. Les clients peuvent beaucoup mieux arbitrer une solution qui annonce, par exemple, moins de transport de matériel, davantage de décors réutilisés, une baisse mesurée des déchets ou un calcul carbone par participant.
Les opportunités les plus solides se trouvent donc dans l’exécution : scénographie modulaire, location et réemploi, restauration anti-gaspillage, logistique mutualisée, mobilité des participants et outils de mesure.
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Quels business semblent aujourd’hui les plus intéressants dans l’événementiel en France ?
Les meilleures opportunités se trouvent actuellement autour des événements B2B, des congrès et des services très spécialisés plutôt que dans une nouvelle agence généraliste.
Les salons professionnels ont la dynamique de fréquentation la plus forte. Les entreprises utilisent déjà massivement l’événementiel. Les congrès génèrent des dépenses importantes autour du participant. Les lieux développent eux-mêmes leurs activités d’organisation. Et les clients veulent mieux suivre leurs coûts et leurs résultats.
Nous regarderions en priorité les prestations qui peuvent promettre quelque chose de concret : davantage de rendez-vous commerciaux sur un salon, du staffing spécialisé, une production légère pour événements récurrents, des services aux délégations internationales, de la technique externalisée, une scénographie réutilisable ou des outils reliant l’événement aux ventes réalisées ensuite.
Un entrepreneur disposant de peu de capital peut commencer par vendre du service et sous-traiter les actifs. Acheter immédiatement un lieu, beaucoup de matériel ou une grosse flotte de mobilier augmente énormément le seuil de rentabilité avant même d’avoir prouvé la demande.
L’agence généraliste reste possible. Simplement, dans un marché où 97 % des structures sont déjà petites, être petit ne constitue aucune différenciation.
Alors, le marché de l’événementiel en France est-il encore attractif pour créer un business ?
Oui, le marché français de l’événementiel reste attractif aujourd’hui, mais les chiffres favorisent clairement les offres spécialisées et mesurables.
Nous avons un secteur qui compte plus de 10 000 organisateurs professionnels, plusieurs milliards d’euros de chiffre d’affaires directement facturé et des dizaines de milliards de retombées autour des événements. Les salons et foires continuent de gagner des visiteurs. Les salons professionnels progressent particulièrement vite. Les entreprises restent de gros acheteurs et Paris vient de retrouver la deuxième place mondiale pour les congrès internationaux.
La partie moins confortable apparaît du côté des dépenses. Après le pic lié aux grands événements, les budgets de communication ont été resserrés et les surfaces de salons progressent beaucoup moins vite que les visiteurs. Les clients cherchent donc davantage à faire travailler chaque euro.
Pour un porteur de projet, ça peut plutôt être une bonne nouvelle. Les prestations événementielles très génériques deviennent moins intéressantes, alors qu’une entreprise capable de résoudre un problème précis peut beaucoup mieux défendre son prix.
Notre verdict est assez clair : il reste beaucoup de demande dans l’événementiel français, mais ouvrir « une agence événementielle » sans spécialité est aujourd’hui l’une des façons les moins intéressantes d’attaquer ce marché. Une offre qui aide à vendre, à accueillir une clientèle particulière, à réduire un coût ou à produire un événement mieux mesuré part avec une proposition beaucoup plus solide.
SOURCES ET MÉTHODOLOGIE
Cette analyse cherche à déterminer si le marché français de l’événementiel reste réellement attractif pour créer un business aujourd’hui. Nous confrontons la taille économique de la filière avec son activité récente, l’évolution des budgets, le comportement des entreprises clientes, les différences entre segments et les possibilités concrètes de monétisation pour un nouvel entrant.
Nous séparons volontairement trois chiffres souvent mélangés : le chiffre d’affaires des entreprises spécialisées dans l’organisation, les investissements de communication consacrés à l’événementiel et les retombées économiques générées autour des événements. Ils mesurent trois réalités différentes et ne doivent pas être additionnés pour fabriquer une taille de marché artificielle.
Lorsque plusieurs années de données étaient disponibles, nous avons regardé la trajectoire plutôt qu’une seule variation annuelle. C’est particulièrement important pour les budgets : l’année 2024 avait été exceptionnellement soutenue par les Jeux de Paris et un calendrier sportif hors norme, ce qui rend la baisse suivante beaucoup moins inquiétante qu’elle ne paraît au premier regard.
Pour suivre l’activité des salons, nous privilégions les données à champ comparable publiées par UNIMEV. Elles permettent de comparer fréquentation, exposants et surfaces avec les sessions précédentes des mêmes événements et d’éviter qu’un simple changement de calendrier soit interprété comme une croissance ou une baisse du marché.
Nous accordons davantage de poids aux indicateurs utiles pour quelqu’un qui veut réellement vendre quelque chose : existence de budgets récurrents, présence d’acheteurs identifiables, progression de la fréquentation, capacité à mesurer le résultat commercial et possibilité de démarrer sans immobiliser énormément de capital.
Les calculs par visiteur, par exposant ou pour un congrès hypothétique servent uniquement à rendre les ordres de grandeur plus concrets. Ils ne constituent pas des prévisions de chiffre d’affaires pour une agence, un stand ou un prestataire particulier.
Côté sources, nous avons privilégié les producteurs directs des données et les organismes de référence : la Direction générale des Entreprises et l’Insee pour le périmètre économique, UNIMEV pour l’activité de la filière, France Pub pour les investissements de communication, Atout France pour l’économie des congrès, ICCA et Paris je t’aime pour les congrès internationaux, ainsi qu’ISO pour le management responsable des événements.
Les principales sources utilisées sont : le Contrat de filière tourisme d’affaires et événementiel 2025-2030 de la Direction générale des Entreprises, le Comité interministériel du tourisme 2025, la définition Insee de la NAF 82.30Z, le BUMP annuel 2025 de France Pub, le BUMP annuel 2024 de France Pub, le bilan du premier semestre 2026 de France Pub, l’Observatoire UNIMEV des événements 2025, l’Event Data Book d’UNIMEV, l’étude Atout France sur les retombées économiques des congrès, les données Foires de France publiées par UNIMEV, les données de Paris je t’aime sur les congrès, le classement ICCA 2025 et la norme ISO 20121:2024.
Le verdict final vient donc de la convergence de plusieurs indicateurs indépendants plutôt que d’un seul chiffre spectaculaire. Nous cherchons surtout les endroits où activité, budgets, demande B2B, capacité à payer et possibilités de spécialisation racontent la même histoire.
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