Exemple gratuit de business plan pour un kinésithérapeute

Dernière mise à jour: 14 Septembre 2026

Pour un kinésithérapeute, combien de clients avant d'en vivre ?

Un business plan de 35 pages, déjà rédigé et mis en forme pour cette activité : marché, concurrence, stratégie et tableaux financiers.

C'est parti

Vous cherchez un exemple de business plan pour un kinésithérapeute que vous puissiez réellement utiliser comme point de départ pour construire votre propre dossier ? Nous allons suivre ici un projet fictif mais concret : l’ouverture à Rennes d’un cabinet de kinésithérapie orienté vers la rééducation fonctionnelle, les troubles musculo-squelettiques et la reprise d’activité, avec une montée en puissance progressive vers deux praticiens.

Notre cabinet sera conçu autour d’un principe simple : disposer dès le départ d’un espace suffisamment fonctionnel pour recevoir les patients en soin individuel, proposer du travail actif sur plateau et accueillir ensuite un second kinésithérapeute sans devoir déménager ou engager de nouveaux travaux importants.

Les chiffres utilisés dans cet exemple sont fictifs. Ils ne constituent ni des moyennes professionnelles ni des tarifs à recopier tels quels. Ils servent à montrer comment relier le nombre de journées cliniques, le revenu par journée, la capacité du cabinet, les charges fixes et le financement.

Si vous souhaitez partir d’un dossier déjà structuré pour cette activité, vous pouvez également consulter notre business plan pour un kinésithérapeute.

Les chiffres clés de notre cabinet

Nous prévoyons de nous installer dans un local d’environ 120 m² situé dans un quartier résidentiel dense de Rennes, à proximité de plusieurs pôles médicaux, de commerces et de transports. Le cabinet comprendra deux salles de soins fermées, un plateau de rééducation active d’environ 55 m², un accueil et une zone de rangement.

Élément Hypothèse retenue Rôle dans notre projet
Surface du cabinet Environ 120 m² Combine soins individuels et rééducation active
Salles de soins 2 Prépare l’exercice simultané de deux praticiens
Plateau de rééducation Environ 55 m² Accueille le travail actif et fonctionnel
Praticiens au lancement 1 Limite les charges pendant la montée en patientèle
Journées praticien en année 1 Environ 225 Base de notre capacité clinique
CA moyen par journée praticien Environ 630 € Transforme le temps clinique en revenus
Chiffre d’affaires année 1 Environ 150 000 € Première année de constitution de patientèle
Chiffre d’affaires année 3 Environ 300 000 € Intègre l’activité de deux praticiens
Investissement initial Environ 135 000 € Travaux, équipement et trésorerie

Le point central de notre modèle n’est pas de supposer qu’un seul kinésithérapeute doublera sa production en trois ans. La progression repose principalement sur l’ajout d’un second professionnel lorsque la demande est installée, tandis que le chiffre d’affaires moyen par journée reste relativement stable.

Pourquoi commencer par ces chiffres ?

Dans un cabinet de kinésithérapie, le nombre de salles et surtout le nombre de journées réellement assurées par les praticiens sont plus parlants qu’un objectif annuel isolé. Un financeur doit comprendre immédiatement quelle capacité clinique existe, comment elle sera utilisée et à quel moment une seconde capacité deviendra nécessaire.

Les évolutions du métier que nous intégrons dans notre concept

Notre projet repose sur une activité de soin classique, mais nous voulons organiser le cabinet autour d’évolutions qui influencent les attentes des patients et la manière de travailler des praticiens.

Une place importante accordée au mouvement et à l’autonomie

Le cabinet disposera volontairement d’un plateau de rééducation important par rapport à sa surface totale. Nous souhaitons faire progresser les patients depuis une phase de soin individualisée vers des exercices actifs, reproductibles et adaptés à leur quotidien.

Le matériel sera choisi pour sa polyvalence : tables de soin, petits équipements de renforcement, poulies, charges modulables, matériel d’équilibre, vélos et outils de mobilité. Nous éviterons les appareils coûteux qui occupent beaucoup d’espace mais ne seraient utilisés que pour une faible part des prises en charge.

Des patients qui veulent comprendre leur progression

Pour un patient suivi après une opération, une blessure sportive ou une douleur persistante, nous définirons des repères simples : récupération d’amplitude, reprise de charge, amélioration d’un mouvement, retour à la marche prolongée ou reprise d’un sport.

Le dossier patient intégrera, lorsque cela est pertinent, des éléments permettant de suivre l’évolution fonctionnelle. Cette méthode doit améliorer la continuité des soins et rendre le patient plus autonome entre deux rendez-vous.

Une organisation numérique plus fluide

Nous mettrons en place une prise de rendez-vous numérique, des rappels automatiques et des procédures claires pour les annulations. Les documents utiles et certaines informations pratiques pourront être transmis avant ou après la séance afin de préserver le temps clinique.

Nous envisageons enfin quelques interventions complémentaires auprès d’entreprises ou de clubs : prévention des troubles musculo-squelettiques, reprise d’activité ou ateliers de mobilité. Ces prestations resteront secondaires et ne deviendront pas artificiellement indispensables au prévisionnel.

Ce que nous avons voulu démontrer dans cette partie

Une tendance n’a d’intérêt que si elle débouche sur une décision. Ici, le travail actif justifie la taille du plateau, le suivi des progrès influence notre organisation clinique, le numérique réduit les tâches administratives et la prévention reste un complément limité plutôt qu’une source de chiffre d’affaires surestimée.

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Le business plan est déjà rédigé pour un kinésithérapeute

35 pages écrites et mises en forme par notre équipe : marché, projet, concurrence, stratégie et tableaux financiers. Vous ajoutez vos chiffres, vous présentez le dossier.

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Les facteurs qui feront réellement la réussite du cabinet

Notre rentabilité dépendra moins d’une campagne de communication spectaculaire que de plusieurs variables opérationnelles répétées chaque semaine : remplissage des agendas, organisation des créneaux, continuité des soins et maîtrise du temps non clinique.

Remplir les agendas sans les rendre rigides

Nous ne viserons pas un taux d’occupation théorique de 100 %. Un agenda totalement saturé complique l’intégration de nouveaux patients, les reprises rapides après une opération et les rendez-vous déplacés. Nous conserverons donc quelques possibilités d’ajustement chaque semaine.

Nous suivrons le nombre de créneaux disponibles à sept, quatorze et trente jours. Cet indicateur permettra de détecter rapidement un déséquilibre entre demande et capacité et d’anticiper l’arrivée du deuxième praticien.

Limiter les rendez-vous non honorés

Un rendez-vous non honoré représente du temps de praticien définitivement perdu alors que le loyer et les autres charges continuent à courir. Les rappels automatiques, les confirmations et une politique d’annulation claire feront donc partie du fonctionnement dès l’ouverture.

Protéger le temps clinique du kinésithérapeute

Le fondateur ne doit pas passer une part excessive de sa journée à répondre au téléphone, rechercher des documents ou reprogrammer des rendez-vous. Nous standardiserons rapidement ces tâches et ajouterons un appui de secrétariat à temps partiel lorsque le volume le justifiera.

Faire travailler correctement deux praticiens dans le même espace

L’arrivée d’un deuxième kinésithérapeute ne doit pas créer de conflits d’usage sur les salles, le plateau ou le matériel. Nous définirons des règles simples de réservation, rangement et utilisation des équipements communs.

Nous suivrons le chiffre d’affaires par journée, le nombre moyen de rendez-vous, le taux d’annulation et le délai d’obtention d’un premier créneau. En revanche, nous ne chercherons pas à augmenter le revenu en réduisant systématiquement la durée des prises en charge.

Ce qu’un financeur regardera derrière le nombre de patients

Il faut savoir combien de journées sont réellement disponibles, quelle part peut être remplie, combien de temps administratif consomme le praticien et si l’espace permet à deux professionnels de travailler en parallèle. C’est cette capacité réelle, et non la capacité théorique, qui rend le chiffre d’affaires crédible.

Notre cabinet : un espace de soins individuels et de rééducation active

Notre cabinet sera positionné comme une structure de proximité capable de suivre des patients sur plusieurs semaines tout en conservant une forte dimension fonctionnelle.

Nous traiterons principalement des pathologies musculo-squelettiques, des suites opératoires, des blessures liées à l’activité physique, des problématiques de mobilité et des prises en charge de rééducation prescrites. Le projet ne repose pas sur une spécialisation étroite qui réduirait fortement le nombre de patients potentiels.

Zone Configuration Rôle dans le cabinet
Salles de soins 2 salles fermées Bilans, soins individuels et confidentialité
Plateau actif Environ 55 m² Renforcement, mobilité, équilibre et reprise fonctionnelle
Accueil Espace compact Orientation sans surdimensionner une zone non productive
Rangement Zone dédiée Réduit l’encombrement et le temps perdu
Sanitaires Accessibles Adaptés à une patientèle ayant parfois une mobilité réduite

Une proposition de valeur centrée sur la continuité

Nous voulons associer quatre éléments : une prise de rendez-vous relativement rapide, un bilan initial structuré, une progression de traitement lisible et un environnement adapté au travail actif.

Un patient doit savoir qui le suit, quel objectif est recherché et comment sa prise en charge évolue. Le deuxième praticien sera choisi non seulement pour sa capacité à ajouter du volume, mais aussi pour la compatibilité de ses méthodes avec cette organisation.

Des équipements sélectionnés selon leur utilité

Nous prévoyons environ 38 000 € pour les tables, appareils et petits équipements de rééducation. Nous privilégierons le matériel utilisé quotidiennement plutôt que des dispositifs spécialisés difficiles à rentabiliser. Dans cette activité, le principal actif reste le temps des praticiens.

Pourquoi détailler l’espace et le matériel ?

La configuration du local traduit directement notre modèle économique. Deux salles et un plateau commun permettent d’accueillir deux praticiens, tandis que les équipements polyvalents limitent le capital immobilisé. Cette cohérence est également au cœur de notre business plan pour un kinésithérapeute.

Le kinésithérapeute qui porte le projet

Le projet est porté par un masseur-kinésithérapeute exerçant depuis sept ans. Il a travaillé dans deux cabinets libéraux différents, dont l’un avec un plateau de rééducation partagé entre plusieurs praticiens.

Son activité actuelle comprend principalement de la rééducation orthopédique, des suites opératoires, des douleurs musculo-squelettiques et l’accompagnement de patients souhaitant reprendre une activité physique après une blessure.

Cette expérience lui a permis d’observer plusieurs organisations : gestion individuelle des agendas, secrétariat mutualisé, partage de matériel, coordination entre praticiens et gestion des périodes de forte demande. Le projet d’installation ne repose donc pas uniquement sur une compétence clinique.

Expérience ou compétence Utilité pour notre projet
7 années d’exercice Permettent de démarrer avec une pratique clinique déjà structurée
Travail en cabinet partagé Facilite l’organisation future avec un deuxième praticien
Rééducation orthopédique Correspond à une part importante de notre activité prévue
Reprise d’activité Soutient le positionnement autour du mouvement
Gestion d’agenda et de patientèle Réduit le risque d’une première installation totalement découverte

Pendant les premiers mois, le porteur assurera une grande partie des tâches non cliniques : commandes, suivi des dépenses, coordination des prestataires et organisation du planning. Nous avons toutefois prévu de transférer progressivement les tâches répétitives à un appui administratif afin qu’il conserve du temps pour les soins et le pilotage.

Lorsque le deuxième praticien rejoindra la structure, les règles de fonctionnement seront déjà documentées. L’augmentation de capacité ne doit pas créer autant de complexité que de chiffre d’affaires supplémentaire.

Ce qu’il faut démontrer lorsqu’on présente le porteur

Un CV n’est utile que s’il explique pourquoi cette personne peut exécuter le projet. Ici, l’expérience en cabinet partagé soutient la capacité à organiser deux praticiens, tandis que le parcours clinique correspond directement au positionnement retenu. Le financeur peut ainsi relier les compétences du porteur aux principaux risques du cabinet.

Notre marché local, nos patients et notre positionnement

Notre zone de chalandise principale sera constituée des quartiers résidentiels situés à proximité immédiate du cabinet, complétés par des patients adressés par des professionnels de santé ou attirés par notre orientation vers la rééducation active.

Nous ne considérerons pas la population locale comme un seul ensemble homogène. Les besoins, la fréquence des rendez-vous et les attentes diffèrent selon les profils.

Segment Besoins principaux Intérêt pour notre cabinet
Actifs avec troubles musculo-squelettiques Disponibilité, reprise du travail et exercices adaptés Patientèle régulière et proche géographiquement
Patients en post-opératoire Suivi structuré sur plusieurs semaines Besoin de créneaux rapprochés et de continuité
Sportifs amateurs Retour à l’activité, renforcement et prévention de récidive Correspond à notre orientation clinique
Personnes plus âgées Mobilité, équilibre et maintien de l’autonomie Besoin régulier de proximité et d’accessibilité
Patients adressés par des professionnels de santé Prise en charge cohérente et disponibilité Source de patientèle régulière si la confiance s’installe

Une concurrence composée de plusieurs modèles

La concurrence ne se limite pas aux cabinets situés dans la même rue. Le patient peut choisir un kinésithérapeute exerçant seul, un cabinet de plusieurs praticiens, une structure plus spécialisée ou un cabinet situé plus loin mais offrant des délais plus courts.

Type de concurrent Atout fréquent Limite possible Notre réponse
Cabinet individuel Relation très personnalisée Capacité limitée Deuxième praticien prévu
Grand cabinet généraliste Nombreux créneaux Parcours parfois moins homogène Suivi structuré et équipe réduite
Cabinet orienté sport Image spécialisée Peut sembler moins adapté à certains patients Orientation active sans exclure les soins courants
Structure proche d’un pôle médical Flux d’adressage naturel Disponibilité variable Relations locales et suivi des délais

Notre positionnement : proximité, progression et capacité à grandir

Nous ne chercherons pas à devenir le cabinet le plus spécialisé de la ville ni la structure avec le plus grand nombre de praticiens. Notre positionnement consiste à offrir une prise en charge lisible dans un espace adapté au travail actif, avec un délai de rendez-vous que nous chercherons à maintenir raisonnable.

Nous développerons également des relations avec les médecins généralistes, chirurgiens, clubs et professionnels du mouvement situés dans la zone. L’objectif n’est pas de promettre un volume d’adressage automatique, mais de faire connaître précisément les types de prises en charge que nous pouvons assurer.

Pourquoi notre étude de marché ne se résume pas à compter les cabinets voisins

La question utile n’est pas seulement « combien y a-t-il de concurrents ? ». Il faut comprendre quelles alternatives existent pour le patient, ce qui peut déclencher son choix et quel espace le projet souhaite occuper. Ici, notre avantage repose sur l’association entre proximité, plateau actif, suivi structuré et capacité à intégrer un deuxième praticien.

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Le business plan que votre banque attend pour un kinésithérapeute

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Notre stratégie de développement sur trois ans

Notre croissance sera construite en trois étapes. La première consiste à remplir correctement l’agenda du fondateur, la deuxième à ajouter un second praticien sans dégrader l’organisation et la troisième à optimiser l’utilisation du cabinet avec deux agendas plus matures.

Période CA visé Priorités
Année 1 Environ 150 000 € Constitution de patientèle, stabilisation du planning et mise en place des procédures
Année 2 Environ 240 000 € Arrivée progressive d’un deuxième praticien et augmentation des journées cliniques
Année 3 Environ 300 000 € Deux agendas mieux remplis et exploitation complète des espaces communs

Acquérir les premiers patients sans dépendre d’une publicité permanente

À l’ouverture, nous travaillerons d’abord la visibilité locale du cabinet : informations complètes en ligne, prise de rendez-vous simple, signalétique lisible et présentation claire de l’accès.

Nous prendrons également contact avec les professionnels de santé de proximité afin qu’ils connaissent l’ouverture du cabinet, les horaires et les types de prises en charge que nous pouvons recevoir. Notre communication restera informative et le principal moteur de croissance doit devenir progressivement la continuité des soins, la recommandation et le réseau local.

Transformer la demande en un planning stable

Nous suivrons chaque mois le nombre de nouveaux patients, le délai avant le premier rendez-vous, le taux d’annulation et la part de créneaux disponibles à deux semaines. Ces indicateurs détermineront le moment d’ajouter de la capacité.

Si le délai augmente durablement et que l’agenda du fondateur est correctement rempli, nous lancerons l’intégration du second praticien. À l’inverse, nous ne recruterons pas simplement parce qu’une salle supplémentaire est vide.

Développer le chiffre d’affaires en ajoutant des journées praticien

En année 1, nous prévoyons environ 225 journées praticien. En année 2, avec l’arrivée progressive du deuxième professionnel, nous visons environ 350 journées. En année 3, la structure atteindrait environ 430 journées.

Le chiffre d’affaires moyen par journée progresserait seulement de manière modérée, grâce à un meilleur remplissage. Cette hypothèse évite de faire dépendre la croissance d’une forte hausse du revenu généré par chaque heure de soin.

Fidéliser sans créer un abonnement artificiel

La kinésithérapie n’est pas une activité où fidéliser signifie conserver indéfiniment un patient. Une prise en charge réussie doit conduire à l’autonomie lorsque l’objectif est atteint.

Notre enjeu est d’être identifié comme un cabinet fiable auquel le patient reviendra si un nouveau besoin apparaît, qu’il recommandera et auquel les professionnels de santé pourront adresser d’autres personnes.

Pourquoi notre stratégie est directement reliée au nombre de journées cliniques

Une stratégie qui promettrait une forte croissance sans expliquer l’augmentation de capacité serait incohérente. Nous faisons donc dépendre l’arrivée du deuxième praticien d’indicateurs de demande concrets. C’est cette articulation entre acquisition, délai de rendez-vous, remplissage et capacité qui rend la trajectoire défendable.

Les principaux risques que nous avons intégrés

Notre scénario central suppose une montée en charge régulière, mais plusieurs événements peuvent ralentir le projet ou réduire sa rentabilité. Nous avons retenu les risques qui touchent directement notre capacité clinique et notre trésorerie.

Une patientèle qui se constitue plus lentement

Si l’agenda du fondateur se remplit moins vite que prévu, nous maintiendrons une structure légère, reporterons l’arrivée du deuxième praticien et réduirons les dépenses non indispensables. Nous éviterons de créer trop tôt de nouveaux coûts fixes.

Un délai plus long pour intégrer le deuxième praticien

Notre chiffre d’affaires de deuxième et troisième année dépend de l’augmentation du nombre de journées praticien. Nous commencerons donc la recherche en amont, tout en conservant un scénario où le fondateur peut assurer seul le fonctionnement plus longtemps.

Des annulations qui réduisent la production réelle

Un taux d’annulation plus élevé que prévu peut dégrader le chiffre d’affaires sans réduire le loyer. Nous suivrons cet indicateur chaque mois et renforcerons les rappels, la confirmation des rendez-vous et l’organisation des créneaux libérés si nécessaire.

Une indisponibilité temporaire du porteur

Pendant la phase où l’activité repose surtout sur le fondateur, une incapacité de travail aurait un effet immédiat sur les recettes. Nous intégrerons donc une protection professionnelle adaptée et conserverons une réserve de trésorerie.

Scénario défavorable Conséquence Réponse prévue
CA année 1 inférieur de 15 % Environ 22 500 € de recettes en moins Report des dépenses pilotables
Deuxième praticien retardé de 6 mois CA année 2 réduit Décalage des coûts liés à son arrivée
Taux d’annulation supérieur de 5 points Baisse du revenu par journée Rappels renforcés et gestion active des créneaux
Indisponibilité temporaire du fondateur Perte rapide de chiffre d’affaires Prévoyance et réserve de trésorerie
Charges immobilières +10 % Environ 2 800 € de coût annuel en plus Limitation d’autres dépenses fixes

Pourquoi ces risques renforcent plutôt qu’ils n’affaiblissent le dossier

Un financeur sait qu’un cabinet peut connaître des annulations, une montée en charge plus lente ou un recrutement retardé. Le dossier devient plus solide lorsque ces situations sont chiffrées et qu’une réponse est prévue. Ici, les principaux leviers sont le report des coûts, la protection du porteur et la conservation d’une trésorerie suffisante.

Pourquoi nous estimons que le projet est solide

Notre projet ne repose pas sur une transformation radicale du métier. Il repose sur une exécution rigoureuse d’un modèle simple : un cabinet bien situé, un espace adapté au travail actif, un praticien expérimenté au lancement et une deuxième capacité ajoutée uniquement lorsque la demande est réellement présente.

Le local est dimensionné pour deux professionnels, mais les charges humaines augmenteront progressivement. Nous acceptons donc un investissement initial légèrement plus élevé pour éviter un déménagement précoce, sans payer dès la première année une équipe prévue pour le niveau d’activité de la troisième.

Le chiffre d’affaires est construit à partir d’un nombre de journées praticien et d’un revenu moyen par journée relativement stable. La croissance ne dépend pas d’une hypothèse où chaque séance deviendrait fortement plus rentable avec le temps.

Le porteur possède plusieurs années d’expérience clinique et connaît déjà le fonctionnement d’un cabinet partagé. Enfin, le financement inclut une réserve de trésorerie significative : nous ne voulons pas utiliser toutes les ressources pour les travaux et l’équipement puis ouvrir avec un compte presque vide.

Ce que cette conclusion doit permettre de retenir

La solidité ne vient pas d’un argument unique. Elle vient de la cohérence entre l’expérience du porteur, la capacité du local, la montée à deux praticiens, la prudence sur les revenus par journée et une trésorerie conservée au démarrage. Ce sont ces liens entre les parties qui rendent le dossier finançable.

Nos hypothèses financières et notre plan de financement

La partie financière reprend directement la logique opérationnelle du cabinet. Nous partons du nombre de journées assurées par les praticiens, puis nous appliquons un chiffre d’affaires moyen par journée cohérent avec notre niveau de remplissage et notre organisation.

Les hypothèses qui permettent de reconstruire le chiffre d’affaires

Hypothèse Année 1 Année 2 Année 3
Journées praticien 225 350 430
Praticiens moyens en activité 1,0 Environ 1,55 Environ 1,9
CA clinique moyen par journée Environ 630 € Environ 650 € Environ 665 €
CA clinique Environ 142 000 € Environ 228 000 € Environ 286 000 €
Prévention et autres prestations Environ 8 000 € Environ 12 000 € Environ 14 000 €
Chiffre d’affaires total 150 000 € 240 000 € 300 000 €

Le revenu par journée n’augmente que légèrement. Nous supposons surtout que le cabinet remplit mieux ses agendas et ajoute des journées de second praticien. Cette construction évite de faire croire que la croissance viendra d’une forte hausse du revenu généré par le fondateur.

Notre compte de résultat prévisionnel

Indicateur Année 1 Année 2 Année 3
Chiffre d’affaires 150 000 € 240 000 € 300 000 €
Consommables et achats cliniques 8 000 € 12 000 € 15 000 €
Rémunérations, secrétariat et charges sociales 61 000 € 105 000 € 133 000 €
Loyer et charges immobilières 28 000 € 29 000 € 30 000 €
Logiciels, assurances, entretien et frais généraux 25 000 € 31 000 € 35 000 €
Marketing, déplacements et autres charges 8 000 € 9 000 € 10 000 €
Excédent avant amortissements, dette et fiscalité 20 000 € 54 000 € 77 000 €

La première année laisse volontairement une marge limitée. Le cabinet supporte déjà l’intégralité de son loyer et de ses frais de structure alors qu’un seul praticien utilise la capacité disponible.

L’amélioration des années suivantes vient du fait que le deuxième praticien utilise un local, un plateau et une partie des outils déjà financés. Les charges immobilières augmentent peu alors que le nombre de journées cliniques progresse fortement.

La trésorerie pendant la première année

Nous ne prévoyons pas un démarrage uniforme. Les premiers mois seront consacrés à la constitution de la patientèle et à la stabilisation de l’agenda.

Période CA indicatif Situation du cabinet
Premier trimestre Environ 27 000 € Ouverture, acquisition des premiers patients et nombreux créneaux disponibles
Deuxième trimestre Environ 35 000 € Agenda plus régulier et premières recommandations
Troisième trimestre Environ 41 000 € Taux d’occupation plus élevé et patientèle mieux installée
Quatrième trimestre Environ 47 000 € Rythme proche de la capacité visée pour le fondateur
Total 150 000 € Première année complète

Nous prévoyons 25 000 € de trésorerie initiale afin d’absorber cette montée en charge, les premières échéances liées au financement et les dépenses qui apparaissent avant que le cabinet ait atteint son rythme normal.

Le besoin en fonds de roulement restera relativement contenu car l’activité ne nécessite pas de stock important. Nous devons néanmoins disposer d’une réserve pour les décalages d’encaissement, les remplacements de matériel, les périodes d’absence et les dépenses exceptionnelles.

Notre investissement initial

Besoin Budget retenu Rôle
Travaux et adaptation du local 45 000 € Créer les salles, le plateau et les aménagements nécessaires
Tables et équipements de rééducation 38 000 € Constituer le matériel clinique principal
Mobilier et accueil 10 000 € Aménager les espaces patients et administratifs
Informatique et logiciels 7 000 € Planning, dossiers, facturation et postes de travail
Dépôt de garantie et premiers frais immobiliers 5 000 € Sécuriser le local
Création, assurances et lancement 5 000 € Couvrir les frais avant ouverture
Trésorerie initiale 25 000 € Financer la montée en charge
Total 135 000 € Besoin initial

Le financement retenu

Ressource Montant Part du besoin
Apport personnel 45 000 € Environ 33 %
Emprunt bancaire 70 000 € Environ 52 %
Financement dédié à certains équipements 20 000 € Environ 15 %
Total 135 000 € 100 %

Nous avons volontairement conservé une trésorerie de 25 000 € au lieu d’utiliser la totalité de l’apport pour réduire la dette bancaire. Notre priorité est de disposer d’un cabinet correctement équipé mais aussi capable d’absorber un démarrage plus lent que prévu.

Si le nombre de journées, le revenu par journée ou le délai de rendez-vous s’écartent fortement du scénario, nous ajusterons les recrutements et les dépenses plutôt que de maintenir mécaniquement un plan devenu irréaliste.

Le projet tient parce que les différentes hypothèses racontent la même histoire : un premier praticien remplit progressivement son agenda, un deuxième rejoint la structure lorsque la demande l’exige, les charges communes sont mieux absorbées et l’investissement initial reste proportionné à la capacité créée.

Le contrôle final de cohérence financière

Un bon prévisionnel doit permettre de passer sans rupture du nombre de praticiens au nombre de journées, puis au chiffre d’affaires, aux charges et enfin au financement. Ici, les 300 000 € de l’année 3 découlent d’environ 430 journées praticien et d’un revenu moyen par journée proche de celui de la première année. Pour construire cette même logique à partir de vos propres hypothèses, vous pouvez également utiliser notre business plan pour un kinésithérapeute.

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Trois semaines de travail pour un kinésithérapeute, déjà faites

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