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Ouvrir une Dark Kitchen : le guide complet

Le guide complet pour ouvrir une dark kitchen

Pour faire face aux conséquences de la crise sanitaire, les restaurateurs ont dû redoubler d’inventivité.

En effet, le confinement et les différentes restrictions sanitaires durant la covid-19 ont engendré une forte baisse des fréquentations, tant pour la clientèle étrangère que locale, la fermeture temporaire des restaurants, etc.

Ainsi, dans ce contexte inédit, si la plupart des restaurants ont été contraints de suspendre leur activité, d’autres ont su s’adapter et ont pivoté vers le concept appelé : « dark kitchen ».

Il s’agit d’un restaurant avec un modèle d'exploitation exclusivement en ligne, et fait essentiellement de la livraison à domicile de plats commandés par le biais de plateformes spécialisées.

On vous en dit plus dans la suite de l’article.

Qu’est-ce qu’une dark kitchen ?

Appelée aussi cuisine virtuelle, la dark kitchen signifie simplement « restaurant fantôme ».

Une dark kitchen, parfois aussi appelée sous les noms « Ghost Kitchen », « restaurant virtuel », ou encore « Cloud Kitchen » est un modèle de restauration qui ne dispose pas d’une « salle » de restaurant à proprement parler.

Pour « servir » ses clients, une dark kitchen mise exclusivement sur la livraison. Généralement, elle s’associe avec des plateformes dédiées à la livraison de repas, telles que Uber Eats, Deliveroo, Just Eat.

Quels sont les différents business models d’une dark kitchen ?

S’il existe plusieurs types de restaurants en mode dark kitchen, ils reposent tous sur les mêmes principes de base. À savoir, la réception des commandes par le biais d’une plateforme spécialisée, la préparation des plats et enfin la livraison.

Cependant, le mode opératoire peut varier d’un établissement à l’autre. Or, c’est surtout cet élément qui définit le modèle économique du restaurant virtuel.

D’une manière générale, il est possible de classer les dark kitchens en 5 catégories, en fonction de leur business model.

La dark kitchen traditionnelle

Premièrement, la dark kitchen traditionnelle. Elle est qualifiée comme étant le modèle standard de la cuisine fantôme. Elle ne propose qu’une seule marque de produit (mono produit) et exploite une cuisine seule, sans aucune salle à manger.

Les restaurants de ce type s’appuient généralement sur des plateformes de livraison tierces pour servir leurs clients.

La dark kitchen multi-marques

Ensuite, la dark kitchen multi-marques, qui n’est pas très différente du modèle traditionnel. La différence réside dans le fait qu’un restaurant fantôme multi-marques propose à ses clients plusieurs types de produits, et chaque produit est commercialisé sous une identité marketing différente.

Par exemple, une marque dédiée à la cuisine chinoise du restaurant, et une autre bien distincte pour la vente de kebab.

La dark kitchen à emporter

La dark kitchen à emporter est quasi similaire à la dark kitchen traditionnelle, à une différence près. En effet, elle accueille des clients dans ses locaux, non pas pour manger en salle, mais pour récupérer leurs commandes.

Bien que ce modèle hybride permette de fidéliser les clients et de réduire les frais de communication, il requiert un grand espace.

La dark kitchen appartenant à des plateformes

La dark kitchen appartenant à des plateformes de livraison. Avec ce modèle, ce sont des entreprises spécialisées dans la livraison de repas qui sont propriétaires de cuisines et équipements.

Cependant, les plateformes, elles, ne préparent aucun plat. Leur rôle se limite juste à mettre à disposition des restaurateurs des cuisines équipées, des livreurs et une plateforme de prise de commandes. De cette façon, les restaurateurs peuvent ainsi se concentrer uniquement sur la préparation des plats.

La dark kitchen externalisée

Enfin, la dark kitchen externalisée, qui est sans doute l’évolution la plus récente du modèle économique des restaurants fantômes, consiste à sous-traiter la quasi-totalité du processus de production à une autre entreprise, sauf la touche finale et le packaging.

Quel business model de dark kitchen choisir ?

La sélection du meilleur business model pour une dark kitchen va dépendre de plusieurs facteurs tels que les ressources à la disposition de l’entreprise, le dynamisme du marché cible, et aussi de la pression concurrentielle, etc.

Ainsi, avant de choisir le modèle économique approprié pour du Cloud Kitchen, il convient de procéder à une étude de marché approfondie.

Néanmoins, quelques facteurs clés doivent être pris en considération afin de mettre toutes les chances de réussite de son côté.

Ces facteurs sont notamment : la demande du marché. En effet, évaluer la ou les demandes du marché cible : vaut-il mieux se pencher sur une seule marque ou proposer différents produits ?

Par exemple, pour une implémentation dans une zone géographique cosmopolite (Paris), le choix de se positionner en tant que dark kitchen multimarques semble plus pertinent.

À l’opposé, un quartier peuplé de jeunes étudiants, une seule marque qui propose une seule variété de cuisine, à prix abordable peut représenter une bonne stratégie.

Ensuite, il faudra aussi prendre en compte d’autres facteurs tels que l’emplacement.

Par exemple, pour une dark kitchen classique, l’emplacement ne représente pas un quelconque enjeu. Par contre, pour le modèle hybride, qui accueille des clients, le local doit être choisi judicieusement.

Cependant, là où l’emplacement représente un enjeu crucial, c’est surtout dans le délai de livraison. Plus le laboratoire est éloigné du lieu où sont concentrés les clients potentiels, plus les livraisons risquent de prendre du temps. Or, des retards de livraison à répétition représentent des sources de mécontentement chez les clients.

Peut-être dans un lieu proche du centre-ville, avec un loyer modéré, facile d’accès, mais aussi présentable.

Le business model d'une dark kitchen

Dark kitchen: une seule marque ou plusieurs marques ?

Pour un restaurant virtuel, les deux stratégies de positionnement sont toutes envisageables.

Cependant, dans la majorité des cas, les restaurateurs virtuels privilégient la stratégie mono produit : un seul produit, qui par la suite sera décliné en plusieurs versions.

En effet, cela offre plus de crédibilité au restaurant. Par exemple, lorsqu’un client veut déguster du Kebab, il se tourne naturellement vers un spécialiste en la matière, et non vers un fast-food généraliste.

Aussi, se spécialiser dans un seul produit permet d’être plus efficace en matière de ciblage marketing. En sus, un fast-food virtuel généraliste demande beaucoup de travail, mais surtout beaucoup de place, que ce soit en cuisine qu’en espace de stockage.

Ainsi, pour ceux qui débutent dans cette aventure, la meilleure option demeure un restaurant mono produit.

À l’inverse, pour un restaurant bien établi et qui souhaite attaquer un nouveau segment de marché, ou encore tester de nouveaux produits, adopter une stratégie multi produit semble être un choix plus judicieux.

Pourquoi ouvrir une ghost kitchen ?

Bien qu’il soit peu probable que les restaurants traditionnels disparaissent complètement, il est clair que les consommateurs apprécient de plus en plus les services proposés par les dark kitchens.

Cette préférence croissante a été favorisée, premièrement, par les changements des habitudes de consommation en raison de la pandémie. La deuxième raison est que le parfait mélange de commodité et de qualité (services et repas) qu'offrent les dark kitchens séduisent actuellement beaucoup de clients. Cette tendance se révèle être vraie chez les milléniaux surtout.

En effet, selon une étude récente, les milléniaux, par rapport aux générations plus jeunes et plus âgées, allouent une part plus importante de leur budget aux aliments préparés.

En outre, ce sont les milléniaux qui disposent du plus grand pouvoir d’achat parmi les différentes générations. En effet, contrairement à leurs homologues plus âgés, les milléniaux dépensent plus pour les restaurants.

En plus, ils ont une nette préférence pour le service à la demande, et de ce fait, ils utilisent davantage les applications de livraison proposées par les dark kitchens.

Quelle que soit la motivation, forcément, les restaurants virtuels répondent à la demande croissante de livraison de repas.

Quels sont des exemples de dark kitchen en France ?

En France, il y a la Rainbow Kitchen, qui propose 6 concepts culinaires pour les végans et les végétariens. Elle privilégie notamment l’usage de produits de saison et la préparation de cuisine fraiche.

Pour les amoureux des plats asiatiques dans le 17è arrondissement de Paris, le chef Julien Burbaud a mis en place Les Débridés. Une dark kitchen qui fusionne la cuisine française aux saveurs asiatiques.

Concentrée sur la revisite de la street food américaine, Green & Wild propose quant à lui, des hamburgers, des hot dogs et des wraps accompagnés de sauces végétariennes.

Pour les restaurants fantômes tricolores, presque la majorité des commandes sont réalisées auprès de sites spécialisés tels qu’Uber Eats ou Deliveroo.

Quels sont les avantages d’une dark kitchen ?

Si la dark kitchen attire autant les restaurateurs, c’est que ce concept de restauration offre de nombreux avantages.

Voici certains de ces avantages.

La réduction des coûts

Sans aucun doute, réduction des coûts de démarrage et des coûts opérationnels. Il est possible d’affirmer sans contour que la réduction des coûts de démarrage et des coûts d’exploitation constitue l’avantage le plus évident d’une cuisine fantôme par rapport à d’autres activités de restauration.

Par exemple, le loyer à payer pour l’exploitation d’une dark kitchen est bien inférieur à celui d’un restaurant classique. Pour expliquer cela, il existe deux raisons.

Premièrement, une cuisine fantôme n’a pas besoin de grand espace pour accueillir les clients.

Deuxièmement, l’emplacement du laboratoire de cuisine ne représente pas toujours un enjeu commercial. Il est possible de louer des locaux dans des zones résidentielles, ou encore dans les banlieues. Les loyers dans ces zones sont bien plus modérés que dans les rues commerciales.

De nombreuses possibilités dans la commercialisation

En exploitant plusieurs marques, il est possible de cibler plusieurs segments de marché, et ce avec une précision laser.

Grâce à leur mode de fonctionnement en « full digital », les cuisines fantômes disposent d’énormes quantités de données clients.

Ces données guident ces restaurants, ils visent donc continuellement à optimiser tout ce qu’ils peuvent pour être plus efficaces dans ce qu’ils proposent. Il peut s’agir d’adapter les besoins de vos clients ou de planifier votre prochain déménagement si un concurrent prévoit une nouvelle ouverture.

De plus, une cuisine sombre peut utiliser de nombreuses marques différentes. À partir d’un emplacement de cuisine en nuage, vous pourriez avoir un magasin de sushis, un restaurant de hamburgers et un lieu désert, par exemple.

Cela vous permet de cibler différentes données démographiques tout en bénéficiant d’économies d’échelle.

Moins de ressources

Comme vous n’avez pas à gérer une salle, le nombre de personnes nécessaires pour faire fonctionner votre cuisine virtuelle est nettement inférieur à celui d’un restaurant classique. Tout ce dont vous avez besoin, ce sont des chefs qui cuisinent de délicieux repas pour les clients.

Flexibilité et agilité

Comme mentionné dans les points précédents, vous avez la possibilité de créer plusieurs marques. Cela signifie que vous êtes flexible face à différentes demandes tout au long de la journée ou de l’année.

Comme vous disposez de beaucoup de données, vous pouvez voir ce qui marche et ce qui ne fonctionne pas pour votre dark kitchen.

Ainsi, il est facile de voir où vous pouvez apporter des modifications pour optimiser vos revenus.

Tout au long de la pandémie, nous avons vu l’importance d’être flexible sur ce marché. Les cuisines fantômes sont conçues pour être adaptables.

Voici d’autres points forts d’un restaurant virtuel :
- gestion optimisée et abordable des commandes ainsi que des approvisionnements
- suivi commercial et marketing plus aisé grâce au principe de collecte des données
- gain de temps maximal (aucune préparation nécessaire pour le démarrage du projet)
- facilité d’organisation des équipes
- croissance des marges bénéficiaires

Quels sont les inconvénients d’une dark kitchen ?

Bien que la dark kitchen offre de nombreux avantages, cette activité a aussi quelques inconvénients.

En voici quelques-uns.

Absence de vitrine physique

Ne pas disposer d’un emplacement physique peut rendre votre moins visible pour les clients potentiels, surtout ceux de passage dans votre zone.

Cependant, en travaillant votre stratégie digitale, ce manque de visibilité peut être pallié par une présence active sur internet.

Dépendance aux plateformes de livraison

Bien qu’il soit tout à fait possible de développer votre propre plateforme de livraison, les plateformes tierces sont d’une importance capitale dans la réussite de votre établissement (une question de visibilité).

Or, ces entreprises spécialisées dans la livraison de repas prélèvent des commissions pouvant atteindre 30 % de la valeur de chaque commande sur leur site. Des commissions qui grèvent fortement vos bénéfices.

Une gestion des menus compliquée

Pour maximiser votre potentiel de vente, vous devez vous inscrire sur plusieurs plateformes de livraison. Toutefois, cela nécessite une charge de travail considérable en plus d’être chronophage.

En effet, vous devez rédiger la description de chaque repas que vous proposez, mettre à jour le menu manuellement, gérer les prix, uploader les images correspondant à chaque plat, etc.

Au final, sans avoir à disposition un logiciel d’automatisation, vous devez embaucher une personne qui aura pour mission d’effectuer exclusivement ces tâches.

Voici d’autres points faibles des restaurants virtuels :
- fidélisation de la clientèle compliquée à cause de l’absence d’interactions
- complexité au niveau de la personnalisation des échanges avec les clients
- investissement important pour la publicité en ligne et le développement de son propre site internet

Quels sont les meilleurs emplacements pour une dark kitchen ?

Les meilleurs emplacements d’une dark kitchen sont les suivants :
- à proximité de la demande, pour des livraisons rapides
- dans un local qui permet d’accueillir tous les équipements de cuisine dont vous avez besoin
- à proximité d’un parking, pour les flottes de livreurs qui distribueront les commandes
- près des axes routiers et autoroutiers, pour pouvoir délivrer plus rapidement les commandes

Quel est l’investissement de départ pour une dark kitchen ?

Le montant du dark kitchen se situera, généralement, entre 65 000 euros et 145 000 euros.

Le budget exact dépendra, notamment de l’emplacement de la cuisine, du nombre de personnes à embaucher, de la qualité des équipements utilisés et de la taille de ce dernier.

Ouvrir une dark kitchen sans argent : comment faire ?

Oui, il est possible de démarrer un restaurant virtuel « sans argent ». Cependant, cela ne rend pas la tâche plus facile.

En effet, rassembler un apport et investir ses propres fonds constitue souvent une preuve de fiabilité face à des partenaires financiers. On considère souvent que, parmi tout l’argent investi, l’apport personnel doit compter à hauteur de 20-25 %.

Il existe des façons de constituer cet apport, comme solliciter des fonds auprès des proches, le démarchage auprès de business angels ou des campagnes de crowdfunding.

Une fois cet argent obtenu, il est possible de solliciter des banques afin de financer les équipements de sa dark kitchen ainsi que l’acquisition du local qui accueillera votre activité.

Toutefois, ces institutions doivent voir un potentiel de rentabilité dans votre projet. C’est dark kitchen qui permettra de prouver sa viabilité.

Ouvrir une dark kitchen

Peut-on ouvrir une dark kitchen chez soi ?

Oui, c’est possible. À condition de respecter toutes les normes en vigueur.

Par rapport aux restaurants classiques, la dark kitchen ne requiert pas un investissement de départ élevé.

Étant donné qu’il n’y a pas de salle réservée à l’accueil des clients, un petit local fera parfaitement l’affaire pour démarrer une cuisine fantôme, du moins au début de l’activité.

Par ailleurs, le local doit également disposer de suffisamment d’espace extérieur pour accueillir les fournisseurs et les livreurs.

Cependant, lancer un tel concept depuis chez soi n’est pas encore très courant, contrairement à l’extension de la cuisine au sein de son propre restaurant.

Quel type de cuisine pour une dark kitchen ?

La dark kitchen représente une belle opportunité pour les marques de se distinguer de la concurrence.

Pour le concept de ghost kitchen multimarque, par exemple, les restaurateurs suggèrent une multitude de spécialités à leurs clients : cuisine thaïe, spécialité italienne, cuisine américaine ou japonaise, etc.

Bien évidemment, la diversification des menus est entièrement faisable selon la spécialité des marques : un menu festif, un menu végan, un menu de desserts, un menu des vins ou des brasseries, etc. De quoi offrir un large choix de plats à ses clients !

Quel concept choisir pour sa dark kitchen ?

Trouver le bon créneau

Ses faibles coûts d’exploitation ainsi que ses coûts de démarrage abordables donnent à une cuisine fantôme un avantage sur son concurrent plus traditionnel.

Cependant, cela ne signifie pas que vous pouvez vous reposer sur vos lauriers puisque le marché est très concurrentiel. Le marché des dark kitchen atteigne plus de 4 milliards d’euros actuellement, et on compte près de 2 000 établissements de ce type dans l’Hexagone.

Il est crucial de distinguer votre marque si vous voulez gagner des parts de marché et vous imposer dans ce secteur.

Pour cette raison, la première étape pour ouvrir une cuisine fantôme consiste à trouver un créneau à combler sur le marché.

Que vous partiez de zéro ou que vous développiez votre entreprise existante, posez-vous ces questions :
- en quoi êtes-vous bon ?
- que pouvez-vous offrir que les autres ne peuvent pas ?
- y-a-t-il déjà un établissement qui exploite le même créneau que vous et, si oui, comment pouvez-vous l’exploiter en mieux ou différemment ?

Développer un produit

Après avoir imaginé un produit à vendre, il est temps d’en faire une réalité. Vous devrez peut-être passer du temps dans la cuisine pour élaborer votre menu, et faire appel à vos connaissances dans l’industrie pour tester le goût et développer des recettes.
Réfléchissez bien à la façon dont vous pouvez développer un produit qui :
- est délicieux et recherché
- est facile à cuisiner à gros volumes
- supporte bien le transport pour que l’aliment ne soit pas abîmé lors de la livraison
- peut être vendu à un prix que les consommateurs peuvent se permettre tout en apportant des bénéfices

Construire une marque

Vous avez donc un créneau à combler et un produit délicieux à vendre, il vous faut maintenant une marque.

Il peut s’agir de la même marque que votre restaurant traditionnel existant ou d’une toute nouvelle (si vous vendez des produits différents). Votre marque est étroitement liée à votre produit, alors il est important de bien réfléchir à la façon dont votre produit attire les clients.

Pour ce faire, pensez à un nom, un logo et une identité de marque qui correspondent à votre offre unique.

Également, créez des pages sur les réseaux sociaux pour votre cuisine virtuelle, et commencez à faire connaître votre marque afin que les clients potentiels sachent que vous existez.

Quel est l’équipement nécessaire pour ouvrir une dark kitchen ?

Même s’il s’agit d’un restaurant virtuel, il est indispensable que la cuisine soit équipée de matériel professionnel, afin de pouvoir servir des plats de qualité aux clients.

Les équipements nécessaires pour ouvrir un restaurant virtuel sont les mêmes que ceux utilisés dans les cuisines des restaurants classiques, à savoir :
- hotte professionnelle : la meilleure alliée pour favoriser le renouvellement de l’air dans la cuisine. Il faut bien l’entretenir après chaque utilisation pour prolonger sa durée de vie.
- plancha professionnelle : idéal pour la préparation des brochettes ou des grillades. Polyvalente, elle prend en charge les kebabs, les viandes, les légumes, etc.
- fourneaux professionnels : du matériel pratique et simple d’utilisation.
- four à pizza à gaz, au bois ou électrique
- table en inox professionnelle : un dispositif résistant, hygiénique et facile d’entretien
- frigo professionnel : pour conserver efficacement les produits
- conteneur isotherme
- bac gastronorme

Quel type de packaging pour les plats d’une dark kitchen ?

Hormis le service, le choix de l’emballage joue un rôle primordial dans le succès d’une dark kitchen.

En effet, il doit conserver la chaleur ou la fraîcheur des plats. Pour les burgers, les frites ou les pizzas, par exemple, le restaurateur peut opter pour un packaging en papier kraft écoresponsable.

Les sacs de transport en différents formats doivent également faire preuve de résistance à la chaleur et au trajet.

Pour offrir une expérience culinaire de qualité à ses clients, il est indispensable d’investir dans des gobelets, des rince-doigts et des serviettes.

Enfin, étant donné que la visibilité est importante pour une dark kitchen, rien ne vaut des emballages personnalisés.

Comment démarrer une dark kitchen ?

Commencer quelque chose de nouveau peut sembler difficile au début. Toutefois, avec une bonne préparation, les bons outils, des stratégies réfléchies et beaucoup d’organisation, rien n’est impossible.

Élaborer un business plan

Comme dans toute entreprise, un plan clair est essentiel. Décrivez formellement votre concept de restaurant virtuel ainsi que les autres tenants et aboutissants de votre projet. Identifiez vos segments de marché et déterminez également votre proposition de valeur.

En plus de vous aider à commercialiser votre produit, ces démarches vous aideront à attirer des investisseurs potentiels. En effet, tous ces éléments sont contenus dans notre modèle de business plan pour une dark kitchen.

Or, c’est le document demandé principalement par les investisseurs lorsqu’ils veulent prendre une participation au capital social d’une entreprise.

Choisir le bon emplacement

Comme indiqué précédemment, un emplacement coûteux à proximité du centre-ville n’est pas aussi important pour une cuisine virtuelle que pour un restaurant traditionnel. Cependant, il est crucial que vos fournisseurs et partenaires de livraison accèdent facilement à vos locaux.

Achetez le bon équipement

Avant d’investir dans des équipements, faites-vous une bonne idée de l’aménagement fonctionnel des locaux que vous avez choisi. L’espace de travail dont vous avez besoin, le nombre de prises électriques que vous pourriez utiliser, les arrivées d’eau, etc.

Considérez également le type de cuisine dans lequel vous souhaitez vous spécialiser. En effet, cela dicte vos besoins en équipement.

Existe-t-il des appareils spéciaux pour cuisiner vos plats ? Vous souhaitez réduire votre dépendance à des sources d’énergie spécifiques telles que le gaz naturel ?

Toutes ces questions sont des éléments à considérer avant d’acheter de l’équipement pour votre cuisine fantôme.

Développer un plan marketing

Une stratégie marketing bien conçue est le meilleur atout d’un restaurant virtuel.

Presque tous les contacts que vous aurez avec les clients se feront en ligne, ce qui rend les approches du marketing digital indispensables pour cette activité.

Assurez une forte présence sur les réseaux sociaux et essayez de générer régulièrement du buzz autour de votre marque.

Publiez des images professionnelles et appétissantes de vos aliments, car les clients se fient presque entièrement aux images pour prendre leurs décisions d’achat dans ce secteur.

En plus de votre présence en ligne, investir dans des canaux marketing hors ligne peut également stimuler les ventes.

Par exemple, la restauration lors d’événements culturels peut attirer de nouveaux clients. Surtout si vous parvenez à leur offrir une superbe expérience culinaire dès le premier contact.

Combien coûte la création d’une dark kitchen ?

L’investissement de départ pour une dark kitchen se situe entre 50 000 euros et 75 000 euros.

De nombreux facteurs peuvent faire varier ce budget. Tout d’abord, cela dépend de l’endroit où vous cherchez à louer/acheter un restaurant virtuel. Par exemple, un établissement en plein centre de Paris coûtera beaucoup plus cher qu’en banlieue en raison du potentiel commercial du lieu ainsi que de la valeur du terrain.

Cependant, une fois que vous avez couvert le loyer, les coûts d’exploitation et d’entretien sont faibles. Comme dans d’autres industries, les revenus de la première année ont tendance à être inférieurs à ceux des années suivantes.

Quelles sont les règles à respecter quand on ouvre une dark kitchen ?

Étant donné qu’on peut catégoriser une dark kitchen comme une entreprise, il est indispensable de lui choisir une forme sociale.

La dark kitchen requiert également le code NAF 5610C ou 5610A. Avant de commencer son activité, le restaurateur sera contraint de faire une déclaration auprès de la Direction Départementale de la Protection des Populations.

Enfin, une formation en hygiène alimentaire est devenue une obligation pour le chef de l’établissement.

Quelles sont les meilleures plateformes de livraison pour une dark kitchen en France ?

L’inscription sur une multitude de plateformes de livraison permet à une dark kitchen de se développer rapidement. En France, Deliveroo, Just Eat et Uber Eats figurent parmi les meilleures plateformes dans le domaine.

Collaborer avec ces enseignes puissantes et professionnelles permet aux restaurateurs de bénéficier d’un service de qualité. En effet, une fois que les plats sont prêts, un livreur assigné les récupère, les installe efficacement dans le véhicule et commence la distribution.

Comment optimiser le temps de préparation des commandes d’une dark kitchen ?

La rapidité de la livraison est d’une importance capitale pour un restaurant virtuel.

En effet, afin de permettre aux clients de recevoir des plats à une température convenable, une commande doit être prête en 5 min et livrée après 10 à 20 minutes. Ainsi, sortir des plats dans des délais aussi courts implique une très bonne organisation.

Pour ce faire, l’astuce réside dans la préparation à l’avance des plats. Ensuite, après une commande, il ne vous reste plus qu’à assembler les différents ingrédients, chauffer et emballer.

Cette technique vous offre un gain de temps inestimable en cuisine et vous permet également d’enchaîner les livraisons, tout en garantissant un faible temps d’attente pour les clients.

Comment optimiser le menu de sa dark kitchen sur les plateformes de livraison ?

Voici quelques astuces pour booster le menu de votre restaurant virtuel sur les plateformes de livraison :
- proposez des menus simples (pour ne pas s’y perdre)
- proposez assez d’options pour satisfaire tous les goûts possibles
- rédigez des descriptions précises, et qui donnent envie de commander
- inscrivez la liste des ingrédients dans chaque menu
- donnez des indications aux gens qui souffrent de potentielles allergies
- donnez des possibilités de personnalisation (épicé, avec de la sauce, bien cuit, etc.)
- investissez dans du matériel de photographie professionnel

Une dark kitchen est-elle rentable ?

Oui, une cuisine virtuelle est rentable. Comme expliqué dans les précédentes sections, un tel n’accueille pas de clients en salle. Il se concentre uniquement sur la livraison des plats. Par conséquent, vous êtes en mesure de réduire les coûts de main-d’œuvre en salle, les charges d’exploitation.

Par ailleurs, par rapport à un restaurant traditionnel, une dark kitchen bénéficie d’une réglementation plus souple. Une situation qui favorise l’optimisation des coûts d’exploitation ainsi que sa marge nette.

En règle générale, la marge nette d’une cuisine virtuelle se situe entre 10 % et 20 % de son chiffre d’affaires.

Comment calculer la rentabilité d’une dark kitchen ?

Votre dark kitchen génère des profits si le chiffre d’affaires total est supérieur aux dépenses récurrentes. En règle générale, la marge nette se situe entre 10 % et 20 % du chiffre d’affaires de la dark kitchen.

En simplifiant volontairement beaucoup de paramètres (par souci de compréhension), cela signifie que, lorsque votre restaurant virtuel génère 300 000 euros de chiffre d’affaires, alors le profit total est d’environ 15.

Quel taux de TVA appliquer pour un restaurant virtuel ?

Tous les plats livrés, comme les pizzas, les sushis, les sandwichs et les salades, sont destinés à une consommation immédiate aux yeux de la loi. De ce fait, pour les restaurants virtuels, le taux de TVA appliqué aux plats est de 10 %.

Pour ce qui est des boissons, le taux de TVA diffère selon le type de boisson. Pour les boissons non alcoolisées, comme les canettes de soda, le taux de TVA appliqué est de 5,5 %. Quant aux boissons alcoolisées, le taux de TVA est de 20 %.

Combien de temps faut-il pour rentabiliser une dark kitchen ?

La rentabilité de votre restaurant virtuel repose sur 3 critères : les coûts de départ, l’argent généré par votre dark kitchen et enfin la marge bénéficiaire nette.

Considérons, pour l’exemple, une dark kitchen avec un budget de démarrage de 99 000 euros. Pour les autres paramètres, nous prenons 221 000 euros de chiffre d’affaires annuel et 14 % de taux de marge nette.

Dans ce cas-là, votre dark kitchen va générer environ 14 % x 221 000 = 30 940 euros de profit annuel.

Si nous obtenons environ 31 000 euros par an de bénéfices, alors il faudra 99 000 / 31 000 = 3,2 années pour couvrir le budget de démarrage. Ainsi, le restaurant virtuel pourra être considéré comme étant « rentable » après 38 mois d’activité.

CONCLUSION

Vous pourrez calculer précisément le chiffre d’affaires de votre dark kitchen, essayer plusieurs hypothèses, voir comment les différentes charges influencent le seuil de rentabilité et estimer les bénéfices générés par votre dark kitchen grâce au plan financier d’un restaurant virtuel.

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