Exemple gratuit de business plan pour une savonnerie

Dernière mise à jour: 14 Septembre 2026

Lancez une savonnerie sans sous-estimer le coût de production, le stock et les volumes à vendre

Un business plan de 35 pages, déjà rédigé et mis en forme pour cette activité : marché, concurrence, stratégie et tableaux financiers.

C'est parti

Vous cherchez un exemple de business plan pour une savonnerie que vous puissiez réellement utiliser comme point de départ pour construire votre propre dossier ? Nous allons suivre ici un projet fictif mais concret : la création à Angers d’une savonnerie artisanale spécialisée dans les savons saponifiés à froid, les shampoings solides et quelques produits complémentaires pour le bain.

Notre projet reposera sur trois canaux complémentaires : une boutique-atelier ouverte au public, un site e-commerce et un portefeuille de revendeurs professionnels. Nous voulons ainsi éviter qu’une seule source de ventes conditionne l’équilibre de l’entreprise et utiliser le même outil de production pour servir plusieurs clientèles.

Les chiffres utilisés dans cet exemple sont fictifs. Ils ne constituent ni des moyennes officielles ni des montants à recopier tels quels. Ils servent à montrer comment relier la capacité de fabrication, le nombre de lots produits, les prix de vente, les coûts des matières premières, le mix de distribution, la masse salariale et le financement initial.

Si vous souhaitez partir d’un dossier déjà structuré pour cette activité, vous pouvez également consulter notre business plan pour une savonnerie.

Les chiffres clés de notre projet

Notre savonnerie sera installée dans un local d’environ 115 m² comprenant un laboratoire de fabrication, une zone de cure et de stockage, un espace de préparation des commandes ainsi qu’une boutique de 28 m² ouverte sur rue.

Nous démarrerons avec deux associés opérationnels. Le premier sera principalement responsable de la production, de la formulation et du contrôle qualité. Le second prendra en charge la boutique, le site e-commerce, le développement commercial et la gestion des revendeurs. Un renfort à temps partiel sera prévu à partir de la deuxième année lorsque le volume de préparation des commandes et d’accueil en boutique le justifiera.

Élément Hypothèse retenue Rôle dans notre projet
Surface totale Environ 115 m² Réunit production, cure, stockage, expédition et boutique
Capacité de production cible Environ 7 500 unités / mois Fixe le plafond avant nouvel investissement important
Prix moyen direct TTC Environ 8,50 € Base des ventes boutique et e-commerce
Prix moyen professionnel HT Environ 4,20 € Base des ventes aux revendeurs
Chiffre d'affaires année 1 Environ 295 000 € Première année de montée en charge
Chiffre d'affaires année 3 Environ 525 000 € Repose sur un meilleur remplissage de la capacité existante
Marge brute moyenne visée Environ 68 % Doit absorber les salaires, le local et les frais commerciaux
Investissement initial Environ 185 000 € Travaux, matériel, stock initial et trésorerie

Ces chiffres résument la mécanique du projet. Le chiffre d’affaires ne repose pas seulement sur un objectif de ventes : il dépend du nombre d’unités que nous pouvons réellement fabriquer, conditionner et écouler à travers nos trois canaux.

Nous avons volontairement retenu une capacité supérieure aux besoins de la première année. Cela nous permettra d’absorber la croissance sans devoir immédiatement déménager ou remplacer tout l’équipement de production.

Pourquoi commencer par la capacité et le mix de vente ?

Dans une savonnerie, le chiffre d’affaires est directement contraint par le nombre de lots fabriqués, le temps de cure, le conditionnement et les canaux de distribution. Un financeur doit pouvoir comprendre très vite combien d’unités peuvent sortir de l’atelier, à quel prix elles seront vendues et pourquoi la marge diffère entre vente directe et revente professionnelle.

Les évolutions du marché que nous voulons transformer en avantage

Notre projet s’inscrit dans un marché où les consommateurs accordent davantage d’attention à la composition des produits, à leur origine et à la quantité d’emballage utilisée. Nous ne construirons cependant pas la savonnerie sur une simple promesse de naturalité. Nous voulons traduire ces attentes en décisions concrètes concernant les formules, le conditionnement et la manière de vendre.

Des produits plus lisibles et des gammes moins complexes

Nous lancerons une gamme volontairement resserrée autour de huit savons permanents, deux shampoings solides et quelques références saisonnières. Chaque produit devra avoir une fonction et une identité faciles à comprendre.

Cette limitation nous permettra de mieux acheter les matières premières, de réduire le nombre de petits stocks dispersés et de concentrer les ventes sur des références suffisamment connues pour être réassorties régulièrement.

Nous préférons vendre davantage de volumes sur quinze références bien maîtrisées plutôt que maintenir cinquante références qui immobilisent du stock et compliquent la fabrication.

La recherche d’emballages simples et de produits faciles à offrir

Les savons seront proposés principalement dans des étuis en carton et certains produits pourront être vendus sans suremballage lorsque les conditions de présentation le permettent.

Nous développerons également des coffrets composés de trois à six produits. Ils augmenteront le panier moyen en boutique et sur le site tout en créant une offre adaptée aux cadeaux, aux périodes de fêtes et aux achats professionnels.

Une attente de transparence sur la fabrication

Le laboratoire sera visible depuis une partie de la boutique et nous organiserons ponctuellement des ateliers de découverte. L’objectif n’est pas de transformer chaque journée en animation, mais de rendre concrète l’origine artisanale des produits.

Les fiches produits expliqueront la méthode de fabrication, les ingrédients utilisés et les précautions nécessaires sans multiplier les promesses marketing difficiles à vérifier.

Ce que cette partie doit démontrer

Les tendances de consommation ne suffisent pas à prouver qu’un projet sera rentable. Nous les avons donc reliées à des choix opérationnels précis : gamme courte, emballages simples, coffrets, atelier visible et articulation entre boutique et e-commerce. C’est cette traduction concrète qui rend l’analyse utile dans un dossier de financement.

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Le business plan est déjà rédigé pour une savonnerie

35 pages écrites et mises en forme par notre équipe : marché, projet, concurrence, stratégie et tableaux financiers. Vous ajoutez vos chiffres, vous présentez le dossier.

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Les facteurs qui feront réellement la réussite de notre savonnerie

La qualité des produits restera indispensable, mais elle ne suffira pas. Notre rentabilité dépendra surtout de notre capacité à produire régulièrement, à limiter les pertes, à vendre au bon prix et à maintenir un rythme de réassort adapté aux différents canaux.

Maîtriser le coût complet de chaque référence

Nous suivrons le coût de chaque savon en intégrant les huiles, beurres, parfums ou huiles essentielles, emballages, étiquettes, pertes de fabrication et temps de conditionnement.

Une différence de quelques dizaines de centimes par unité peut devenir importante lorsque plusieurs milliers de produits sont fabriqués chaque mois. Nous ne piloterons donc pas les marges uniquement à partir du coût des matières premières.

Planifier la production suffisamment en avance

La saponification à froid impose un temps de cure avant la vente. Une forte commande reçue aujourd’hui ne peut donc pas toujours être produite et expédiée immédiatement.

Nous établirons un plan de fabrication glissant afin de conserver un niveau de stock suffisant sur les références principales sans immobiliser trop de trésorerie dans des produits finis qui se vendent lentement.

Les coffrets saisonniers seront préparés plusieurs semaines en avance pour éviter que la période la plus commerciale de l’année soit aussi celle où l’équipe se trouve saturée.

Équilibrer vente directe et distribution professionnelle

La vente directe offre une marge unitaire plus élevée mais nécessite davantage de temps commercial, d’accueil, de préparation de commandes et d’acquisition en ligne.

La vente aux revendeurs réduit la marge unitaire mais permet d’écouler des volumes plus importants par commande. Notre objectif sera de conserver un équilibre dans lequel le B2B contribue au remplissage de l’atelier sans prendre une place telle que la rentabilité moyenne se dégrade.

Ce qu’un financeur regardera derrière la marge brute

Une marge théorique élevée peut être trompeuse si la production est mal planifiée, si les pertes sont importantes ou si trop de ventes passent par des intermédiaires. Pour une savonnerie, la solidité du modèle tient autant à la discipline de fabrication et de stock qu’au prix affiché en boutique.

Notre projet : une savonnerie artisanale avec trois canaux de vente

Nous créerons une marque locale identifiable, centrée sur des produits solides fabriqués en petites séries mais avec une organisation suffisamment structurée pour dépasser le stade d’une activité occasionnelle.

Le laboratoire sera dimensionné pour fabriquer plusieurs lots par semaine avec un espace distinct pour les matières premières, la production, le séchage, le stockage des produits finis et la préparation des commandes.

La boutique ne sera pas conçue comme un simple showroom. Elle devra représenter un véritable canal de chiffre d’affaires grâce au passage local, aux cadeaux et aux achats récurrents.

Une gamme courte au lancement

Famille Nombre de références Prix public indicatif Rôle dans l’offre
Savons permanents 8 6,90 à 8,90 € Cœur des volumes
Savons saisonniers 2 à 3 7,90 à 9,50 € Renouvellement de l’intérêt
Shampoings solides 2 10,90 à 12,90 € Panier moyen plus élevé
Coffrets 4 formats 19 à 49 € Cadeaux et ventes saisonnières
Accessoires Quelques références 4 à 15 € Complément de panier

Nous n’introduirons une nouvelle référence permanente que si elle répond à un besoin différent ou si elle permet d’augmenter réellement les ventes. La rotation de la gamme saisonnière suffira à créer de la nouveauté sans multiplier les stocks toute l’année.

Une proposition de valeur fondée sur la cohérence du produit

Nous voulons associer quatre éléments : fabrication artisanale visible, formules lisibles, présentation soignée et disponibilité régulière.

Le client doit comprendre rapidement ce qui différencie les références, pouvoir choisir sans lire une fiche technique interminable et retrouver facilement le produit qu’il a apprécié lors d’un achat précédent.

Cette régularité est particulièrement importante pour les revendeurs. Une boutique partenaire doit pouvoir recommander une référence sans découvrir qu’elle a disparu de la gamme ou qu’elle est indisponible pendant plusieurs semaines.

Un atelier dimensionné pour accompagner la croissance

Nous retiendrons un matériel capable de produire des lots plus importants que nos besoins de lancement afin d’éviter que la hausse des ventes impose immédiatement un nouvel investissement lourd.

En revanche, nous n’achèterons pas dès le départ une ligne semi-industrielle complète. Le conditionnement restera largement manuel pendant les premières années, car notre volume ne justifierait pas encore l’immobilisation nécessaire.

Pourquoi détailler la gamme et l’atelier ensemble ?

Le concept commercial et l’outil de production doivent raconter le même projet. Une gamme resserrée facilite les achats, les fabrications par lots et le réassort. Elle est donc cohérente avec une petite équipe. Le dossier devient plus crédible lorsque l’offre n’exige pas une complexité que l’organisation ne pourrait pas absorber.

Les deux associés qui porteront le développement

Le projet est porté par deux associés aux compétences complémentaires.

Le premier a travaillé pendant sept ans dans la formulation cosmétique et le contrôle qualité pour une PME du secteur. Il a ensuite suivi une formation spécifique à la saponification à froid et développé plusieurs dizaines de prototypes avant la sélection de la gamme de lancement.

Il prendra en charge la fabrication, la traçabilité des lots, les achats de matières premières, la gestion du laboratoire et le suivi réglementaire des produits.

Le second associé possède six années d’expérience dans le commerce de détail et le e-commerce. Il sera responsable de la boutique, du site, du contenu de marque, du service client, des revendeurs et du suivi commercial.

Cette répartition est importante car le projet demande deux types de rigueur très différents. La production doit être standardisée et documentée, tandis que la partie commerciale doit générer un flux régulier de ventes sur plusieurs canaux.

Nous voulons éviter qu’un seul associé devienne indispensable à toutes les opérations

Les recettes de fabrication, les procédures de nettoyage, les contrôles, les plans de production, les commandes fournisseurs et les procédures d’expédition seront documentés.

À partir de l’année 2, une personne à temps partiel pourra être formée à la préparation des commandes, au conditionnement et à l’accueil en boutique. Cela permettra aux associés de conserver du temps pour la production, le développement des revendeurs et le pilotage financier.

Ce que nous avons voulu démontrer avec les profils des associés

Une savonnerie ne repose pas uniquement sur le savoir-faire de fabrication. Elle exige aussi du commerce, de la gestion de stock, du marketing et une forte discipline opérationnelle. Nous avons donc relié l’expérience de chaque associé à un bloc précis du modèle plutôt que présenter deux CV sans lien direct avec l’activité.

Notre étude de marché et le positionnement retenu

Notre zone de chalandise directe couvrira Angers et sa première couronne pour la boutique. Le site e-commerce élargira naturellement la clientèle à toute la France, tandis que les revendeurs seront recherchés en priorité dans l’Ouest afin de faciliter les premières relations commerciales et les livraisons.

Nous ne considérerons pas tous les acheteurs de cosmétiques comme notre marché. Nous ciblerons surtout les personnes déjà sensibles aux produits artisanaux, aux cadeaux locaux, aux formats solides et aux marques dont la fabrication peut être expliquée clairement.

Segment Besoin principal Intérêt pour notre modèle
Clients locaux réguliers Produits du quotidien et conseils Récurrence et marge directe élevée
Acheteurs de cadeaux Coffrets prêts à offrir Panier moyen supérieur
Clients e-commerce Réassort et découverte de la gamme Marché géographique plus large
Concept stores et boutiques cadeaux Produits locaux différenciants Volumes plus importants par commande
Hébergements et entreprises Cadeaux ou petites séries personnalisées Commandes ponctuelles à forte valeur

Une concurrence très différente selon le canal

En boutique, nous serons en concurrence avec les savonneries artisanales locales, les magasins de cosmétiques naturels, les concept stores et certaines enseignes spécialisées.

Sur internet, la concurrence sera beaucoup plus large. Le prix seul ne pourra donc pas devenir notre principal argument, car de nombreuses marques disposent de moyens publicitaires et logistiques plus importants.

Chez les revendeurs, la comparaison portera davantage sur la marge laissée au magasin, la fiabilité des réassorts, la présentation des produits et la capacité à fournir des supports simples pour faciliter la vente.

Type de concurrent Atout fréquent Limite possible Notre réponse
Artisan local indépendant Authenticité et proximité Capacité parfois limitée Production plus structurée
Marque nationale naturelle Notoriété et gamme large Fabrication moins locale Atelier visible et ancrage régional
Grande enseigne cosmétique Choix et puissance marketing Expérience plus standardisée Conseil et gamme courte
Marketplace artisanale Très grande diversité Relation client fragmentée Marque propre et réachat direct

Notre positionnement : artisanal mais suffisamment fiable pour être distribué

Nous ne voulons pas être perçus comme une production confidentielle disponible uniquement quelques jours par mois, ni comme une marque cherchant à imiter les grands acteurs de la cosmétique.

Notre positionnement sera celui d’une savonnerie artisanale capable d’assurer une fabrication régulière, un conditionnement soigné et un service fiable pour les particuliers comme pour les revendeurs.

Le prix se situera dans un niveau cohérent avec cette promesse : plus élevé qu’un savon industriel, mais suffisamment accessible pour permettre un usage régulier et des achats multiples.

Pourquoi notre étude de marché ne s’arrête pas à une liste de concurrents

Le même savon n’est pas comparé de la même manière en boutique, sur internet ou chez un revendeur. Nous avons donc étudié les critères de choix propres à chaque canal. Cette approche permet de justifier un positionnement plus précis et d’expliquer pourquoi notre offre peut rester cohérente malgré des concurrents très différents.

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Le business plan que votre banque attend pour une savonnerie

Un banquier lit des dizaines de dossiers par mois. Celui-ci répond à ses questions dans l’ordre où il se les pose, avec le marché, la stratégie et les chiffres réunis dans le même document.

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Comme 35 000 entrepreneurs avant vous

Notre stratégie commerciale et notre trajectoire sur trois ans

Notre croissance suivra une logique progressive. La première année devra surtout valider la fréquentation de la boutique, créer une base de clients récurrents et constituer le premier réseau de revendeurs. La deuxième année visera à augmenter le volume moyen par client professionnel et à développer le e-commerce. La troisième année utilisera davantage la capacité déjà installée.

Période Priorités
Année 1 Ouverture, premiers clients locaux, lancement du site, 20 revendeurs actifs et environ 295 000 € de CA
Année 2 Développement du e-commerce, 35 revendeurs actifs, premiers contrats cadeaux et environ 405 000 € de CA
Année 3 50 revendeurs actifs, hausse du réachat direct, meilleur taux d’utilisation de l’atelier et environ 525 000 € de CA

Créer une base locale avant d’accélérer l’acquisition en ligne

La boutique nous permettra d’obtenir des retours rapides sur les produits, les parfums, les coffrets et les prix. Les premiers mois serviront donc autant à vendre qu’à observer les comportements d’achat.

Nous utiliserons les coordonnées collectées avec l’accord des clients pour annoncer les nouveautés, les ateliers et les réassorts. L’objectif sera de faire revenir les clients existants avant d’augmenter fortement les dépenses d’acquisition digitale.

Développer un réseau de revendeurs sélectionnés

Nous établirons une liste d’environ 120 boutiques susceptibles de correspondre à notre univers : concept stores, boutiques cadeaux, commerces de produits locaux, hôtels et épiceries premium.

Notre objectif n’est pas d’obtenir un très grand nombre de points de vente peu actifs. Nous préférons atteindre 50 revendeurs capables de commander régulièrement plutôt que 150 comptes passant une seule petite commande.

Les minimums de commande, délais de préparation et conditions de réassort seront définis clairement dès le départ afin de préserver la marge et de ne pas désorganiser l’atelier.

Faire du réachat le principal moteur du e-commerce

Les campagnes en ligne peuvent devenir coûteuses si chaque commande dépend d’une nouvelle publicité. Nous suivrons donc attentivement la proportion de clients qui repassent commande dans les six à neuf mois.

Les formats de lots, les coffrets et les rappels de réassort doivent augmenter la valeur d’un client dans le temps plutôt que concentrer toute la rentabilité sur sa première commande.

Pourquoi relier la stratégie commerciale au calendrier de production ?

Dans une savonnerie, obtenir une grosse commande n’est utile que si elle peut être produite à temps sans provoquer de rupture sur les autres canaux. Le plan commercial doit donc être compatible avec les délais de fabrication et de cure. C’est aussi pour cette raison que notre business plan pour une savonnerie relie étroitement volumes vendus, stock et capacité.

Les principaux risques que nous avons intégrés

Notre scénario central suppose une croissance régulière, mais plusieurs événements peuvent réduire la marge ou ralentir les ventes. Nous avons donc prévu des réponses qui portent principalement sur le stock, la gamme, les canaux de vente et la structure de coûts.

Une boutique qui attire moins de passage que prévu

Si la fréquentation locale reste inférieure à nos hypothèses, nous renforcerons le développement des revendeurs et les partenariats locaux avant d’augmenter fortement les dépenses publicitaires.

La boutique conservera sa fonction de vente et de vitrine, mais le modèle ne doit pas dépendre entièrement du passage spontané.

Une hausse importante du coût des huiles et des emballages

Nous suivrons le coût matière par référence chaque trimestre. Une hausse durable pourra conduire à renégocier certains achats, modifier le format d’un coffret ou ajuster le prix de vente.

Nous éviterons de maintenir une référence attractive commercialement si sa marge devient insuffisante pour financer le reste de l’entreprise.

Des ventes professionnelles trop importantes dans le mix

Une forte croissance du B2B peut sembler positive tout en réduisant la marge moyenne si les ventes directes progressent moins vite.

Nous suivrons donc séparément le chiffre d’affaires, la marge et les coûts commerciaux de chaque canal. Un nouveau revendeur sera intéressant s’il contribue réellement à la couverture des frais fixes et au remplissage de l’atelier.

Un stock de produits finis mal équilibré

Une rupture répétée sur les meilleures ventes peut faire perdre des commandes, tandis qu’un excès de références lentes immobilise de la trésorerie.

Nous classerons les produits par vitesse de rotation et ajusterons les fréquences de fabrication. Les références saisonnières seront limitées afin de ne pas rester plusieurs mois avec des stocks difficilement écoulables.

Scénario défavorable Conséquence Réponse prévue
CA année 1 inférieur de 15 % Environ 44 000 € de ventes en moins Report du renfort et réduction des dépenses marketing non rentables
Coût matière +10 % Baisse de plusieurs points de marge Révision des achats, des formats et de certains prix
Part du B2B supérieure à 45 % Marge moyenne plus faible Renforcement des ventes directes et du réachat
Rotation trop lente de 3 références Trésorerie immobilisée Arrêt ou passage en gamme saisonnière
Retard d’une grosse commande professionnelle Décalage d’encaissement Acompte et seuils de commande adaptés

Ce que cette analyse de risques apporte au dossier

Nous ne cherchons pas à dresser une liste abstraite de problèmes possibles. Les risques retenus touchent directement les variables qui peuvent dégrader notre modèle : fréquentation, coût matière, mix de canaux, stock et disponibilité des fondateurs. Un financeur peut ainsi voir quelles décisions seront prises avant que la trésorerie ne devienne critique.

Pourquoi nous estimons que le projet est solide

Notre projet repose sur un outil de production dimensionné pour dépasser le niveau d’activité de la première année sans nécessiter immédiatement un second investissement important.

Les deux associés couvrent les deux compétences essentielles du modèle : fabriquer de manière rigoureuse et vendre de façon régulière. Cette complémentarité limite le risque de créer une marque techniquement intéressante mais commercialement insuffisante, ou l’inverse.

Nous avons également retenu une gamme courte, ce qui facilite les achats, la planification des lots, le contrôle des marges et la rotation des stocks.

La diversification des canaux constitue un autre élément de solidité. La boutique apporte de la visibilité et de la marge, le e-commerce permet le réachat à distance et les revendeurs apportent des volumes plus concentrés.

Enfin, le financement initial inclut une réserve de trésorerie suffisante pour supporter le lancement. Nous ne voulons pas utiliser la totalité des ressources pour les travaux et le matériel puis dépendre des premières ventes dès le premier mois.

La conclusion doit rassembler les mécanismes qui rendent le projet finançable

Le projet paraît cohérent parce que la capacité, la gamme, les canaux, l’équipe et le financement vont dans la même direction. Le lecteur n’a pas besoin d’une nouvelle promesse générale : il doit retrouver les quelques éléments concrets qui expliquent pourquoi la savonnerie peut produire, vendre, préserver sa marge et absorber sa montée en charge.

Nos hypothèses financières et notre plan de financement

Notre prévisionnel reprend directement la logique opérationnelle du projet. Nous estimons d’abord les volumes vendus par canal, puis nous appliquons des prix moyens et des niveaux de marge différents selon qu’il s’agit de vente directe ou de vente professionnelle.

Hypothèse Année 1 Année 2 Année 3
Unités vendues Environ 39 000 Environ 54 000 Environ 70 000
Part des ventes directes Environ 72 % Environ 68 % Environ 65 %
Panier moyen boutique 24 € 25 € 26 €
Panier moyen e-commerce 34 € 36 € 38 €
Revendeurs actifs 20 35 50
Chiffre d'affaires 295 000 € 405 000 € 525 000 €
Marge brute moyenne Environ 68 % Environ 67 % Environ 66 %

La marge brute diminue légèrement à mesure que le réseau professionnel prend davantage de poids. Cette évolution est volontairement intégrée au prévisionnel : nous ne supposons pas que tous les volumes supplémentaires seront vendus au prix public.

Notre compte de résultat prévisionnel

Indicateur Année 1 Année 2 Année 3
Chiffre d'affaires 295 000 € 405 000 € 525 000 €
Matières, emballages et achats directs 94 000 € 134 000 € 178 000 €
Marge brute 201 000 € 271 000 € 347 000 €
Rémunérations et charges sociales 91 000 € 119 000 € 149 000 €
Loyer et charges immobilières 26 000 € 27 000 € 28 000 €
Marketing, livraison et commissions 24 000 € 34 000 € 44 000 €
Assurances, logiciels, énergie et frais généraux 29 000 € 34 000 € 39 000 €
Excédent avant amortissements, dette et fiscalité 31 000 € 57 000 € 87 000 €

La première année reste volontairement prudente. L’atelier et la boutique sont déjà financés, mais leur capacité n’est pas totalement utilisée.

La progression des années 2 et 3 vient donc moins d’une hausse spectaculaire des prix que d’un meilleur remplissage de l’outil existant, d’une hausse du réachat et de davantage de commandes professionnelles.

La trésorerie de lancement et le besoin en stock

La savonnerie doit acheter ses matières premières et emballages avant de vendre, puis conserver les savons pendant leur temps de cure. Le besoin en fonds de roulement n’est donc pas négligeable.

Nous prévoyons environ 42 000 € de trésorerie au démarrage. Cette réserve doit couvrir les premiers mois de charges, le stock en cours de fabrication, les décalages d’encaissement de certains clients professionnels et les dépenses commerciales du lancement.

Période CA envisagé Situation attendue
Premier trimestre 52 000 € Ouverture, trafic encore irrégulier et premiers revendeurs
Deuxième trimestre 67 000 € Premiers réachats et progression du site
Troisième trimestre 73 000 € Réseau B2B plus actif et préparation des fêtes
Quatrième trimestre 103 000 € Coffrets, cadeaux et forte saisonnalité
Total 295 000 € Première année complète

Le dernier trimestre représente une part importante des ventes, mais nous n’attendrons pas octobre pour financer les stocks nécessaires. Une partie des fabrications destinées aux fêtes sera lancée plusieurs semaines en avance.

Notre investissement initial

Besoin Budget retenu Rôle
Travaux et adaptation du local 38 000 € Créer laboratoire, réserve et espace boutique
Cuves, mélange, découpe et matériel de production 34 000 € Constituer la capacité de fabrication
Étagères de cure et stockage 10 000 € Organiser les produits en attente de vente
Conditionnement, pesée et petit matériel 12 000 € Préparer et contrôler les références
Aménagement de la boutique 15 000 € Créer l’espace de vente
Site e-commerce, caisse et informatique 9 000 € Gérer les ventes et les commandes
Stock initial de matières et emballages 15 000 € Lancer les premières fabrications
Dépôt, honoraires et frais de lancement 10 000 € Couvrir les dépenses périphériques
Trésorerie initiale 42 000 € Absorber la montée en charge et le BFR
Total 185 000 € Besoin initial

Le financement retenu

Ressource Montant Part du besoin
Apport des associés 70 000 € Environ 38 %
Emprunt bancaire 90 000 € Environ 49 %
Financement dédié à certains équipements 25 000 € Environ 13 %
Total 185 000 € 100 %

Nous avons volontairement conservé une part importante du financement sous forme de trésorerie. Réduire l’emprunt de 20 000 ou 30 000 € tout en démarrant avec une réserve trop faible aurait rendu le projet plus fragile pendant la phase où les stocks et les dépenses précèdent encore une partie des ventes.

Le bilan fera apparaître un niveau d’immobilisations raisonnable par rapport au besoin total. Le poids principal ne viendra pas d’un équipement très lourd, mais de l’ensemble formé par le laboratoire, le local, le stock et la trésorerie nécessaire au cycle de fabrication.

Le contrôle final qu’un financeur doit pouvoir faire

Les chiffres doivent pouvoir être reconstruits sans rupture : volumes produits, unités vendues, prix, marge par canal, masse salariale, stock, besoin de trésorerie et financement initial. C’est cette cohérence qui transforme des hypothèses fictives en un dossier crédible. Pour bâtir cette logique avec vos propres données, vous pouvez également utiliser notre business plan pour une savonnerie.

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Trois semaines de travail pour une savonnerie, déjà faites

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