Cet article a été écrit par un expert qui a étudié l'industrie et a confectionné le pack complet pour un bar

Nos experts ont réalisé un pack complet pour un bar, modifiable.
Calculer le coût de revient d'un bar nécessite d'analyser précisément tous les coûts fixes et variables pour déterminer la marge réelle sur chaque produit vendu.
Cette analyse financière permet de fixer les prix de vente optimaux, contrôler la rentabilité et identifier les leviers d'amélioration des marges. Un calcul rigoureux évite les mauvaises surprises et garantit la viabilité économique de votre établissement.
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Le coût de revient d'un bar se calcule en additionnant les coûts fixes mensuels (environ 10 000 €) et les coûts variables par produit vendu.
Les marges brutes varient de 65% à 85% selon les produits, mais la marge nette finale représente généralement 35% à 40% du chiffre d'affaires après déduction de tous les coûts.
Élément de calcul | Montant mensuel | Impact sur marge |
---|---|---|
Coûts fixes totaux | 8 000 - 15 000 € | Dilués par le volume |
Coût matières (bières, cocktails) | 15-30% du prix de vente | Impact direct sur marge brute |
Charges sociales | 30% des salaires | 0,36 € par produit vendu |
Seuil de rentabilité | 2 564 ventes/mois | Point d'équilibre financier |
Marge brute bière pression | 85% (4,50 € sur 5 €) | Produit le plus rentable |
Marge nette globale | 35-40% du CA | Bénéfice final après tous coûts |
Prime cost optimal | ≤ 65% du CA | Indicateur clé de performance |

Quelle est la méthode concrète, étape par étape, pour calculer le coût de revient d'un bar avec des exemples chiffrés ?
Le calcul du coût de revient d'un bar suit une formule simple : (Coûts fixes + Coûts variables) divisés par le nombre d'unités vendues.
La première étape consiste à identifier tous vos coûts fixes mensuels. Pour un bar standard en France, comptez environ 10 000 € par mois incluant le loyer (1 200 à 3 000 €), les salaires fixes (6 000 € pour un gérant et deux serveurs), les assurances (200 à 500 €), les licences (300 à 800 €) et les amortissements d'équipements (400 €).
Ensuite, calculez vos coûts variables par produit. Une bière pression coûte 0,50 € en matières premières pour un prix de vente de 5 €, soit 10% du prix de vente. Un cocktail revient à 2 € pour un prix de vente de 10 €, soit 20% du prix de vente.
Pour les exemples chiffrés sur la base de 5 000 ventes mensuelles : le coût quotidien s'élève à 516 € (333 € de coûts fixes + 183 € de coûts variables), le coût hebdomadaire à 4 893 €, le coût mensuel à 15 500 € et le coût annuel à 186 000 €.
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Quels sont tous les types de coûts fixes à prendre en compte et quels sont les montants typiques ?
Type de coût fixe | Fourchette mensuelle (€) | Détails |
---|---|---|
Loyer commercial | 1 200 - 3 000 | Varie selon localisation et surface |
Salaires équipe de base | 4 000 - 8 000 | Gérant + 2 serveurs minimum |
Charges sociales | 1 200 - 2 400 | 30% des salaires bruts |
Assurances | 200 - 500 | Responsabilité civile, multirisque |
Licences | 150 - 800 | Débit boissons, SACEM, diffusion TV |
Amortissements équipements | 300 - 600 | Machine à café, tireuses, mobilier |
Autres charges fixes | 500 - 1 000 | Électricité, gaz, télécommunications |
Quels sont les coûts variables par type de produit, exprimés en coût unitaire et en pourcentage du prix de vente ?
Produit | Coût unitaire (€) | Prix vente moyen (€) | % coût/vente |
---|---|---|---|
Bière pression (25cl) | 0,50 | 5,00 | 10% |
Bière bouteille (33cl) | 0,80 | 6,00 | 13% |
Cocktail standard | 2,00 | 10,00 | 20% |
Vin au verre (12cl) | 1,20 | 7,00 | 17% |
Café expresso | 0,30 | 2,00 | 15% |
Soft/soda (25cl) | 0,40 | 3,50 | 11% |
Snack/tapas | 1,50 | 8,00 | 19% |
Comment répartir les charges sociales et fiscales sur chaque produit pour avoir une estimation par unité vendue ?
La répartition des charges sociales et fiscales par unité vendue se calcule en divisant le montant total mensuel de ces charges par le nombre total de ventes mensuelles.
Pour un bar avec 1 800 € de charges sociales mensuelles et 5 000 ventes par mois, chaque produit vendu supporte 0,36 € de charges sociales (1 800 € ÷ 5 000 = 0,36 €). Cette méthode de répartition proportionnelle permet d'intégrer équitablement ces coûts dans le prix de revient de chaque produit.
Les charges fiscales (TVA, taxes locales) représentent généralement 2 à 4% du chiffre d'affaires. Pour un bar réalisant 25 000 € de CA mensuel, cela représente 500 à 1 000 € de charges fiscales, soit 0,10 à 0,20 € par unité vendue selon le même calcul de répartition.
Au total, l'impact des charges sociales et fiscales par produit vendu s'élève donc à environ 0,46 à 0,56 € par unité, montant à intégrer dans vos calculs de rentabilité pour obtenir le coût de revient complet.
Quelle est la marge brute moyenne par type de produit, en pourcentage et en valeur absolue ?
Produit | Marge brute (%) | Valeur absolue (€) | Rentabilité |
---|---|---|---|
Bière pression | 85% | 4,50 | Très élevée |
Café expresso | 80% | 1,60 | Très élevée |
Vin au verre | 75% | 5,80 | Élevée |
Cocktail standard | 70% | 7,00 | Élevée |
Bière bouteille | 68% | 5,20 | Bonne |
Snack/tapas | 65% | 6,50 | Correcte |
Soft/soda | 62% | 3,10 | Correcte |
Comment calculer la marge nette mensuelle et annuelle selon le volume de ventes ?
La marge nette se calcule en soustrayant tous les coûts (fixes et variables) du chiffre d'affaires total.
Pour un bar réalisant 5 000 ventes mensuelles à 5 € de ticket moyen, le chiffre d'affaires mensuel s'élève à 25 000 €. En déduisant les coûts fixes (10 000 €) et les coûts variables (5 500 €), la marge nette mensuelle atteint 9 500 €, soit 38% du chiffre d'affaires.
Sur une base annuelle, avec 60 000 ventes (5 000 × 12 mois), le calcul donne : chiffre d'affaires de 300 000 €, coûts fixes de 120 000 €, coûts variables de 66 000 €, pour une marge nette annuelle de 114 000 €, soit 38% du chiffre d'affaires.
L'effet de volume est déterminant : avec 8 000 ventes mensuelles, les coûts fixes restent identiques (10 000 €) mais se diluent, passant de 2 € par vente à 1,25 € par vente. La marge nette passe alors à 46% du chiffre d'affaires, démontrant l'importance du volume pour la rentabilité.
Comment les marges évoluent-elles avec le volume et à partir de quel seuil le modèle devient rentable ?
Les marges évoluent favorablement avec l'augmentation du volume grâce à la dilution des coûts fixes sur un plus grand nombre de ventes.
Le seuil de rentabilité se calcule par la formule : Coûts fixes ÷ (Prix de vente moyen - Coût variable unitaire). Avec des coûts fixes de 10 000 € mensuels, un prix de vente moyen de 5 € et un coût variable de 1,10 €, le seuil s'établit à 2 564 ventes par mois (10 000 ÷ 3,90 = 2 564).
En dessous de ce seuil, le bar génère des pertes. Au-dessus, chaque vente supplémentaire contribue directement à la marge nette à hauteur de 3,90 € (5 € - 1,10 €). À 3 000 ventes mensuelles, la marge nette représente 17% du chiffre d'affaires. À 5 000 ventes, elle atteint 38%. À 8 000 ventes, elle monte à 46%.
L'économie d'échelle devient réellement intéressante au-delà de 4 000 ventes mensuelles, seuil à partir duquel la marge nette dépasse 30% et permet de dégager un bénéfice substantiel pour l'investissement et la rémunération du gérant.
Quels sont les ratios clés de performance à surveiller et quelles sont les valeurs de référence ?
- Prime cost (coût matière + masse salariale) : Ne doit pas dépasser 65% du chiffre d'affaires. C'est l'indicateur le plus important pour mesurer l'efficacité opérationnelle.
- Coût matière / Chiffre d'affaires : Objectif entre 20% et 30%. Un ratio supérieur à 30% indique des problèmes de gestion des stocks ou de tarification.
- Masse salariale / Chiffre d'affaires : Doit représenter 30% à 40% maximum. Au-delà, l'équipe est surdimensionnée par rapport au volume d'activité.
- Taux de coulage : Les pertes ne doivent pas excéder 2% du chiffre d'affaires. Un taux supérieur révèle des problèmes de contrôle ou de formation du personnel.
- Coefficient multiplicateur moyen : Vise un coefficient de 4 à 5 entre le coût d'achat et le prix de vente pour maintenir une marge suffisante après tous les coûts.
Quels sont les leviers pour améliorer les marges ?
- Optimisation des prix de vente : Augmenter de 5% à 10% les prix des produits à faible marge comme les softs et snacks peut améliorer la marge globale de 2 à 3 points.
- Négociation fournisseurs : Obtenir 5% de remise sur les achats d'alcools grâce aux volumes ou aux achats groupés peut économiser 500 à 800 € mensuels.
- Upselling et cross-selling : Promouvoir les cocktails premium (+15% de marge) et les accompagnements peut augmenter le ticket moyen de 20% à 30%.
- Gestion électronique des stocks : Réduire le coulage et optimiser les commandes permet d'économiser jusqu'à 15% sur les coûts matières, soit 1 000 à 1 500 € mensuels.
- Cartes adaptatives : Proposer des menus "happy hour" pendant les heures creuses avec des prix réduits mais des volumes augmentés de 30% améliore la rentabilité globale.
Comment estimer précisément les ventes selon le nombre de clients moyens ?
L'estimation des ventes se base sur trois variables : le nombre de clients, la fréquence de visite et le ticket moyen par client.
Un bar standard accueille 40 à 60 clients par jour en semaine et 80 à 120 clients le week-end. Avec un ticket moyen de 12 à 15 € par client (2 à 3 consommations), le chiffre d'affaires journalier varie de 600 € en semaine à 1 200 € le week-end.
Pour les projections mensuelles, multipliez par 22 jours de semaine (600 € × 22 = 13 200 €) et 8 jours de week-end (1 200 € × 8 = 9 600 €), soit un total de 22 800 € mensuels. Sur une année, en intégrant les variations saisonnières (+20% en été, -10% en hiver), le chiffre d'affaires annuel s'établit autour de 280 000 €.
Les indicateurs de performance à surveiller incluent le taux de fréquentation (nombre de clients par heure d'ouverture), le ticket moyen et le taux de rotation des tables pour optimiser la capacité d'accueil.
Quelle est l'incidence des heures creuses et événements spéciaux sur la rentabilité ?
Les heures creuses (14h-18h en semaine) génèrent typically 20% à 30% du chiffre d'affaires quotidien avec des marges réduites à cause des happy hours, mais permettent de couvrir une partie des coûts fixes.
Les événements spéciaux (matchs, soirées privées) peuvent doubler ou tripler le chiffre d'affaires d'une soirée. Un match de football important génère 2 400 € contre 800 € habituellement, avec une marge légèrement réduite (35% au lieu de 38%) due aux promotions, mais un bénéfice absolu supérieur.
Pour intégrer ces variations dans vos prévisions, appliquez des coefficients saisonniers : ×0,8 en janvier-février, ×1,0 en période normale, ×1,3 pendant les événements sportifs majeurs et ×1,5 pour les soirées privées. Ces événements représentent 15% à 20% du chiffre d'affaires annuel mais nécessitent une gestion des stocks et du personnel adaptée.
La planification de ces pics d'activité permet d'optimiser les commandes fournisseurs et le planning du personnel pour maximiser la rentabilité de ces opportunités exceptionnelles.
Que signifie exactement une marge de 70% sur un cocktail et quel est le bénéfice réel net ?
Une marge brute de 70% sur un cocktail vendu 10 € signifie que le coût des matières premières représente 3 € (30%) et la marge brute 7 € (70%).
Cette marge brute ne constitue pas le bénéfice net car elle doit couvrir tous les autres coûts opérationnels. Il faut déduire la répartition des coûts fixes (2 € par vente en moyenne), les charges sociales et fiscales (0,50 € par vente), ainsi que les frais annexes (verres, nappage, amortissement matériel : 0,30 €).
Le calcul réel donne : prix de vente 10 € - coût matières 3 € - coûts fixes répartis 2 € - charges diverses 0,80 € = bénéfice net de 4,20 € par cocktail, soit 42% de marge nette réelle. Pour une bière pression avec 85% de marge brute (4,50 € sur 5 €), le bénéfice net final s'établit à 2,70 €, soit 54% de marge nette.
C'est un point que vous retrouverez dans notre pack complet pour un bar.
Conclusion
Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne doit pas être considéré comme un conseil financier. Il est recommandé aux lecteurs de consulter un professionnel qualifié avant de prendre toute décision d'investissement. Nous déclinons toute responsabilité quant aux actions entreprises sur la base des informations fournies.
Le calcul du coût de revient d'un bar repose sur une analyse rigoureuse des coûts fixes et variables, avec un objectif de prime cost inférieur à 65% du chiffre d'affaires.
La rentabilité dépend fortement du volume d'activité, avec un seuil de rentabilité autour de 2 500 ventes mensuelles et des marges nettes optimales au-delà de 4 000 ventes par mois.