Cet article a été écrit par un expert qui a étudié l’industrie et a confectionné le pack complet pour une agence de recrutement

Nous avons plein de ressources à vous proposer pour votre projet d'entreprise
Que révèlent les derniers chiffres sur le marché du recrutement en France ? Les salaires et les attentes des candidats augmentent-ils ? Quel est le taux moyen de turnover dans les entreprises en 2024 ? Quels secteurs affichent les meilleures performances en termes d'attractivité et de rétention des talents ?
Nous recevons ces questions en permanence, car nous suivons de près ce marché. Grâce à nos échanges avec des recruteurs, des consultants en ressources humaines et des entreprises, nous avons accès à des données précises sur l’évolution des salaires, des attentes des candidats et des tendances de recrutement.
Plutôt que de répondre individuellement, nous avons créé cet article pour partager les indicateurs clés du secteur : évolution des salaires, taux de candidatures moyen par secteur, impact des nouvelles réglementations sur les pratiques de recrutement.
Notre objectif est simple : vous fournir des données chiffrées fiables pour vous aider à prendre des décisions éclairées. Si vous pensez qu’un point mérite d’être approfondi, envoyez-nous vos suggestions.

1) 71 % des recrutements dans la construction sont jugés difficiles en 2025
En 2025, plus de 71 % des entreprises du secteur de la construction en France trouvent qu'il est difficile de recruter.
Cette situation n'est pas nouvelle, mais elle s'est aggravée avec le temps. En 2024, 71,5 % des entreprises de construction avaient déjà du mal à trouver des candidats qualifiés, un des taux les plus élevés parmi tous les secteurs. La conjoncture économique défavorable et les prévisions de suppression d'emplois n'ont fait qu'empirer les choses en 2025.
Une des raisons principales est la baisse d'activité dans le secteur. En 2024, la construction de logements a chuté de 12 % par rapport à l'année précédente, et le secteur non résidentiel a vu une baisse de 27 % des surfaces construites. Moins de projets signifient moins de travail, ce qui crée de l'incertitude et décourage les travailleurs potentiels. Les entreprises hésitent à embaucher, ce qui aggrave la pénurie de main-d'œuvre qualifiée.
En plus, le secteur prévoit de supprimer 150 000 emplois d'ici à 2025 en France. Cette réduction des effectifs rend encore plus difficile l'attraction et la rétention des talents. Par exemple, dans la région Centre-Val de Loire, 270 postes ont été supprimés au deuxième trimestre de 2024, illustrant la tendance nationale. Ces suppressions, bien qu'elles semblent paradoxales, sont souvent nécessaires pour que les entreprises restent économiquement viables face à une demande en baisse.
Le secteur de la construction a toujours eu du mal à attirer des candidats qualifiés. Les métiers nécessitent des compétences techniques spécifiques et une formation spécialisée, ce qui limite le nombre de candidats. Les conditions de travail difficiles et le manque de stabilité perçu n'aident pas non plus, surtout pour les jeunes générations. Le vieillissement de la main-d'œuvre actuelle, avec des départs à la retraite, entraîne une perte de compétences et d'expérience.
Sources : Independant.io, France 3 Régions, Independant.io
2) 70 % des entreprises intègrent la présélection téléphonique dans leur recrutement
En 2025, plus de 70 % des entreprises utilisent la présélection téléphonique dans leur processus de recrutement.
Cette méthode est devenue populaire parce qu'elle est rapide et efficace. Elle permet aux recruteurs d'évaluer des compétences importantes comme la clarté d'expression et la capacité à argumenter, sans que le candidat ait besoin de se déplacer. En 2023, 82 % des grandes entreprises, comme L'Oréal et BNP Paribas, ont adopté cette approche pour trier les candidats avant de passer à des entretiens plus détaillés.
Bien que les visioconférences soient de plus en plus utilisées, elles ne remplacent pas la présélection téléphonique. En 2023, seulement 4 % des entreprises ont mené tout leur processus de recrutement en visioconférence, ce qui montre que ces outils sont complémentaires. La présélection téléphonique reste une étape initiale essentielle pour réduire le nombre de candidats à rencontrer en personne ou en visioconférence, ce qui optimise le temps et les ressources des recruteurs.
Le marché du recrutement est difficile, avec 64 % des entreprises ayant eu du mal à recruter des cadres en 2023. La présélection téléphonique aide à mieux cibler les candidats et à éviter les entretiens inutiles. Avec l'essor du numérique, 75 % des employeurs disent que le digital améliore leur processus de recrutement, et la présélection téléphonique s'intègre bien dans cette tendance.
De plus, la demande de lettres de motivation diminue, seulement 50 % des entreprises les exigeaient en 2023 contre 67 % en 2021. Cela montre que les entreprises préfèrent des méthodes plus directes et interactives, comme l'entretien téléphonique, pour évaluer les candidats.
Sources : Job Impact, Ringover, Independant.io, Recruitee, France Travail

Vous avez du remarquer qu'il n'est pas toujours facile de savoir combien pèse réellement le marché du recrutement en France. Les études disponibles donnent parfois des chiffres, mais ils manquent souvent de clarté et de fiabilité. Nous avons donc mené une analyse détaillée pour vous fournir une estimation plus fiable.
3) Le taux d’emploi en France atteint 69,1 % début 2025
Au début de l'année 2025, le taux d'emploi en France a atteint un record de 69,1 %.
Ce chiffre, rapporté par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), est le plus élevé depuis que l'organisme a commencé à mesurer ce taux en 1975. Plusieurs facteurs ont contribué à cette performance, malgré un contexte économique difficile. D'abord, la réforme des retraites a poussé plus de personnes à rester sur le marché du travail, augmentant ainsi la population active. Même si cela a légèrement fait grimper le taux de chômage de 7,4 % à 7,6 % d'ici mi-2025, cela a aussi permis de maintenir un taux d'emploi élevé.
Ensuite, le dynamisme entrepreneurial a joué un rôle clé. L'économie française a vu la création d'environ 40 000 emplois d'ici la mi-2025, surtout grâce aux micro-entreprises. Ces petites structures, souvent lancées par des personnes cherchant à se réinventer, ont diversifié les opportunités d'emploi et soutenu l'économie locale. Cependant, la croissance économique est restée faible, avec moins de 0,2 % au premier et deuxième trimestre 2025, ce qui a affecté la confiance des entreprises.
Dans ce contexte, certaines entreprises ont réduit leurs effectifs, y compris parmi les apprentis, et le secteur public a ralenti ses recrutements. Cela a freiné la création d'emplois, mais la réforme du Revenu de Solidarité Active (RSA) pourrait aussi influencer les statistiques. L'inscription automatique de 1,2 million de bénéficiaires supplémentaires à France Travail pourrait modifier la perception du chômage et de l'emploi dans les mois à venir.
Sources : BFMTV, L'Express, OpenWork, Insee, HelloWork
4) 70 % des compétences professionnelles pourraient évoluer d’ici 2030
Environ 70 % des compétences nécessaires pour un emploi pourraient changer d'ici 2030.
Ce changement est en grande partie dû à l'impact de l'intelligence artificielle sur le travail. Une étude de l'Institut de l'Entreprise avec McKinsey & Company a montré qu'environ 27 % des tâches des salariés français pourraient être automatisées par l'IA d'ici 2030, et ce chiffre pourrait grimper à 45 % d'ici 2035 si l'IA se développe plus vite. Cela signifie que certaines compétences techniques actuelles deviendront inutiles, tandis que de nouvelles compétences, surtout celles liées à l'IA, seront cruciales.
En parallèle, les compétences dans les domaines scientifiques, techniques, ingénierie et mathématiques (STIM) sont de plus en plus demandées. On prévoit une hausse de 16 % de la demande pour ces compétences d'ici 2030, ce qui pourrait créer environ 300 000 nouveaux emplois. Par exemple, le secteur de la santé, en pleine croissance, pourrait voir une augmentation de la demande en emplois de 23 % à 28 %, soit environ 800 000 emplois supplémentaires. Cela montre l'importance des compétences techniques avancées et des compétences interpersonnelles pour travailler efficacement en équipe.
Les compétences humaines comme le leadership et l'empathie deviennent aussi essentielles. Avec l'automatisation des tâches simples, les compétences relationnelles et émotionnelles sont de plus en plus valorisées. Les entreprises cherchent des personnes capables de diriger et de s'adapter à des environnements de travail changeants, ce qui est crucial pour gérer des équipes diversifiées et travailler dans des contextes multiculturels.
Cette évolution des compétences entraîne une mobilité professionnelle pour beaucoup de travailleurs. Environ 1,7 million de personnes en France pourraient devoir changer de métier d'ici 2030, soit environ 6,3 % des salariés. Pour aider à cette transition, le gouvernement français a lancé des initiatives comme le programme "Compétences et métiers d'avenir" pour préparer les jeunes et les salariés aux métiers de demain.
Le marché du travail actuel, avec plus de 550 000 emplois vacants en France, dont 60 000 dans l'industrie, montre l'urgence de réorienter les candidats vers les métiers en demande. Les défis numériques et écologiques nécessitent une main-d'œuvre qualifiée et adaptable, capable de répondre aux besoins changeants des entreprises.
Sources : RH Matin, Enseignement Supérieur et Recherche, Hello Workplace, France Stratégie
5) 36 % des entreprises utilisent au moins cinq canaux pour leurs offres d’emploi
Près de 36 % des entreprises utilisent au moins cinq canaux différents pour diffuser leurs offres d'emploi.
Cette tendance s'explique par la nécessité de s'adapter aux nouvelles habitudes des candidats, qui sont présents sur de nombreuses plateformes numériques. Avec l'essor des technologies, les candidats potentiels naviguent entre réseaux sociaux, sites spécialisés et applications mobiles. En 2023, environ 7 entreprises sur 10 ont utilisé les réseaux sociaux pour recruter, avec LinkedIn en tête. Cette plateforme est devenue essentielle pour publier des offres, rechercher des candidats et promouvoir la marque employeur. Des entreprises comme TotalEnergies et Sanofi illustrent bien cette tendance en combinant leur site carrière et les réseaux sociaux pour maximiser leur portée.
Les recruteurs font face à des défis croissants pour attirer les bons candidats. Selon Glassdoor, 76 % des recruteurs partagent ce défi. Pour y faire face, les entreprises ne se contentent plus d'un seul site ou plateforme. Elles utilisent divers canaux, des job boards traditionnels aux réseaux d'écoles, pour toucher différents segments de candidats. Cette stratégie augmente la visibilité des offres et cible plus précisément les profils recherchés.
Les statistiques montrent une augmentation de l'utilisation de plusieurs canaux de recrutement. En 2019, 60 % des entreprises utilisaient au moins deux canaux, chiffre qui est passé à 73 % en 2024. Cette progression souligne l'importance de la diversification dans les stratégies de recrutement. Des études menées par l'APEC et d'autres organismes confirment que cette approche est devenue courante, notamment en France, où la digitalisation a transformé le marché du travail.
Sources : Make My CV, Independant.io, Recruitee, Tool Advisor

6) 75 % des chercheurs d'emploi vérifient la marque employeur avant de postuler
En 2025, le paysage du recrutement a considérablement évolué, et la marque employeur est devenue un élément central pour attirer les talents.
Une étude de LinkedIn montre que plus de 75 % des chercheurs d'emploi regardent la réputation d'une entreprise avant de postuler. Cela prouve que la marque employeur est de plus en plus importante pour les candidats. Ils ne se contentent plus de lire les offres d'emploi ; ils veulent aussi connaître la culture, les valeurs et la réputation de l'entreprise.
Les entreprises qui soignent leur marque employeur voient une nette augmentation des candidatures qualifiées. Par exemple, une bonne image de marque peut augmenter de 50 % le nombre de candidatures reçues. Cela s'explique par le fait que les candidats préfèrent postuler à des entreprises avec une bonne réputation et des valeurs similaires aux leurs. En plus, ces entreprises dépensent moins en recrutement, car elles attirent naturellement des candidats motivés et qualifiés.
La transparence joue aussi un rôle crucial. Les candidats veulent des informations claires sur la culture d'entreprise et les salaires. Les offres d'emploi qui mentionnent les salaires attirent 48 % de visiteurs uniques en plus et reçoivent 22 % de candidatures supplémentaires. Les plateformes d'avis d'employés et les réseaux sociaux aident beaucoup en fournissant ces informations, permettant aux candidats de mieux comprendre l'environnement de travail avant de postuler.
Des exemples concrets montrent l'importance d'une bonne marque employeur. Danone a amélioré son image en se concentrant sur le bien-être et la responsabilité sociale, ce qui a augmenté les candidatures pour ses stages. De même, Google, avec ses programmes de reconnaissance interne, garde un haut niveau de satisfaction des employés, prouvant qu'une bonne gestion de la marque employeur aide à retenir les talents.
Une marque employeur forte réduit aussi le turnover. Les entreprises avec une bonne image voient leur turnover baisser jusqu'à 59 %, ce qui économise sur les coûts de recrutement et de formation de nouveaux employés.
Sources : Vorecol, Recruitee, Beaboss, Ringover, Blog RH
7) Recruter un cadre prend en moyenne 12 semaines en 2025
En 2025, recruter un cadre en France prend en moyenne 12 semaines.
Selon l'APEC, ce délai peut varier entre 9 et 15 semaines, surtout dans des secteurs comme l'industrie. Les entreprises font face à des difficultés persistantes pour trouver des cadres, principalement à cause d'une pénurie de profils adéquats. Les candidats, de leur côté, souhaitent des processus plus rapides, mais les exigences croissantes des entreprises compliquent les choses.
Les entreprises, qu'elles soient petites ou grandes, ajustent souvent leurs critères de sélection pour pallier le manque de candidats. Elles peuvent embaucher des personnes avec plus ou moins d'expérience que prévu. Cependant, cette flexibilité ne suffit pas toujours à compenser le manque de candidats qualifiés, ce qui allonge le processus de recrutement.
Les cadres eux-mêmes influencent aussi la durée des recrutements. Ils préfèrent des entretiens limités et des réponses rapides, idéalement en moins de trois semaines. Pourtant, 57% des cadres trouvent un emploi grâce à leur réseau, ce qui peut ralentir le processus à cause des vérifications et recommandations nécessaires.
En 2025, même si les besoins de recrutement restent stables avec environ 2,8 millions de projets d'embauches prévus, plus de la moitié de ces projets sont jugés difficiles. Les entreprises doivent donc adapter leurs stratégies, par exemple en utilisant des présélections téléphoniques pour évaluer rapidement les candidats ou en augmentant le recours à des freelances pour plus de flexibilité.
Sources : APEC, BFMTV, Ringover, Harvard Business Review France, France Travail
8) 80 % des recruteurs en France jugent les candidatures inadéquates aux compétences recherchées
Environ 80 % des recruteurs en France trouvent que les compétences des candidats ne correspondent pas à ce qu'ils recherchent.
Une enquête de France Stratégie montre que la plupart des entreprises ont du mal à recruter à cause de profils qui ne collent pas à leurs besoins. Cela signifie que même si des gens postulent, ils n'ont souvent pas les compétences précises demandées par les employeurs. Ce problème est encore plus compliqué par le manque de candidats et les exigences spécifiques des postes, comme des compétences techniques rares.
Une étude de Dares confirme que 60 % des recrutements difficiles sont dus à cette inadéquation des profils. Les entreprises essaient d'utiliser les réseaux sociaux pour attirer plus de candidats, mais cela ne suffit pas toujours. Par exemple, dans le secteur informatique, il faut parfois attendre entre 3 et 6 mois pour trouver la bonne personne, ce qui montre bien la pénurie de compétences spécifiques.
Face à ces défis, les entreprises doivent repenser leurs méthodes de recrutement. Elles pourraient, par exemple, collaborer avec des écoles pour que les formations soient plus en phase avec le marché du travail. Investir dans la formation continue pour les employés actuels pourrait aussi aider à combler les lacunes en compétences.
Sources : Dares, HAL-SHS, France Stratégie, Tool Advisor

Donner la valeur du marché du recrutement en euros est utile, mais sans comparaison, difficile de connaître son impact réel. Pour vous aider à évaluer son importance, nous avons créé cette infographie qui le compare à d’autres grands marchés en France.
9) 47 % des RH jugent le recrutement plus difficile en 2025 qu’en 2024
En 2025, environ 47 % des professionnels des ressources humaines trouvent le recrutement plus difficile qu'en 2024.
Cette tendance s'explique en partie par le contexte économique et social en France. Le taux de chômage est resté stable à 7,4 % au troisième trimestre 2024, sans amélioration notable depuis 2022. En parallèle, les intentions de recrutement ont chuté de 8,5 % en 2024 par rapport à 2023, ce qui crée un marché du travail tendu. Dans certains secteurs comme la construction, 71,5 % des entreprises ont signalé des difficultés de recrutement en 2024, illustrant un déséquilibre entre l'offre et la demande de travail.
Les entreprises doivent aussi s'adapter aux nouvelles tendances pour attirer les talents. Le travail hybride est devenu courant, ce qui oblige à revoir les compétences recherchées. La génération Z, qui arrive sur le marché, a des attentes élevées en matière de flexibilité et de valeurs d'entreprise, rendant leur recrutement plus complexe. Les entreprises doivent donc ajuster leur culture et leurs offres pour séduire ces jeunes talents.
Le faible nombre de candidatures et l'inadéquation des profils disponibles compliquent également le recrutement. Par exemple, dans la construction, les entreprises peinent à trouver des candidats qualifiés, ce qui freine leurs projets. Cette pénurie de compétences pousse les entreprises à investir dans la formation interne ou à chercher des candidats à l'international.
Les pratiques de recrutement varient selon les secteurs et les types de postes, ce qui complique la tâche des professionnels des ressources humaines. En 2025, les entreprises doivent être innovantes et agiles pour s'adapter aux changements rapides du marché du travail.
Sources : Independant.io, HAL SHS, France Travail, CEET CNAM, Ringover
10) 85 % des recruteurs pointent le manque de candidatures comme principale difficulté
Plus de 85 % des recruteurs disent que le manque de candidatures est leur plus gros problème.
En 2025, le marché du recrutement en France est toujours compliqué, surtout à cause du manque de candidats. Même si en 2024, 57,4 % des embauches étaient difficiles, c'est un peu mieux qu'en 2023 où c'était 61 %. Mais ça reste un gros souci, car il n'y a pas assez de candidats qualifiés.
Les secteurs comme les services administratifs, le commerce, l'hébergement-restauration, et la rénovation énergétique sont les plus touchés. Par exemple, les métiers de carrossiers automobiles, couvreurs, aides à domicile, pharmaciens, et médecins manquent de candidats. Les entreprises doivent donc être plus créatives et investir dans la formation pour attirer des talents.
La technologie pourrait aider à trouver plus de candidats, mais elle demande aussi que les recruteurs soient bien formés. Pour les petites entreprises, c'est un vrai défi car elles n'ont pas toujours les moyens pour ces formations. Donc, même si la technologie est une solution, elle complique aussi les choses.
En résumé, le manque de candidatures est un problème bien connu en France. Les recruteurs doivent jongler avec plusieurs facteurs, comme la pénurie de talents et l'usage des nouvelles technologies, pour réussir à embaucher.
Sources : Hello Workplace, Transicia, Tool Advisor, HAL-SHS, Plotfox
11) 61 % des offres d’emploi concernent des CDI ou CDD de plus de six mois
En France, le marché de l'emploi montre une tendance vers des postes plus stables.
En 2023, en Île-de-France, environ 75 % des offres d'emploi collectées par Pôle emploi concernaient des emplois durables, comme des CDI ou des CDD de plus de six mois. Ce chiffre est un peu plus élevé que les 61 % mentionnés, mais il montre bien une tendance vers la stabilité. Cette forte proportion d'emplois durables peut s'expliquer par la demande de stabilité des employeurs et des employés dans cette région dynamique.
En parallèle, la région Centre-Val de Loire a aussi montré une préférence pour des contrats stables. En 2023, environ 142 000 CDI ont été signés, ce qui représente une part importante du marché du travail là-bas. Dans le secteur tertiaire, les embauches en CDI représentent les trois quarts des embauches totales, ce qui montre que les services, souvent essentiels pour l'économie régionale, préfèrent les contrats à long terme pour garder une continuité et une expertise.
Ces exemples régionaux montrent une tendance nationale vers des emplois durables. Même si le chiffre exact de 61 % n'est pas directement confirmé, les données régionales et sectorielles suggèrent que les CDI et les CDD de longue durée forment une part importante du marché de l'emploi en France. Cette tendance est probablement due à la recherche de sécurité économique par les travailleurs et au besoin des entreprises de garder une main-d'œuvre qualifiée et stable.
Sources : INSEE, URSSAF, DRIEETS Île-de-France

12) 45 % des cadres jugent la qualité de vie au travail essentielle pour choisir une entreprise
Environ 45 % des cadres en France estiment que la qualité de vie au travail est cruciale dans le choix de leur entreprise.
Cette tendance s'explique par le désir croissant des salariés d'équilibrer vie professionnelle et personnelle. La pandémie a accéléré cette prise de conscience, poussant les entreprises à revoir leurs politiques internes. Par exemple, l'APEC a souligné cette évolution, montrant que les cadres recherchent des environnements de travail qui soutiennent leur bien-être.
Les entreprises doivent s'adapter, surtout avec un faible taux de chômage des cadres, seulement 3,5 % en 2022. Pour attirer les meilleurs talents, elles proposent des conditions de travail compétitives, comme des programmes de bien-être, des horaires flexibles, et des initiatives pour l'équilibre vie pro/vie perso. Ces éléments sont devenus essentiels pour se démarquer dans un marché du travail compétitif.
La flexibilité, notamment via le télétravail, est aussi un aspect clé de la qualité de vie au travail. En 2022, 64 % des cadres télétravaillaient régulièrement, ce qui leur permet de mieux gérer leurs responsabilités. Les entreprises offrant cette flexibilité ont un avantage sur celles qui ne le font pas, car elles répondent aux attentes des cadres modernes.
Bien sûr, la qualité de vie au travail n'est pas le seul critère. La rémunération, les avantages sociaux, et les opportunités de développement restent importants. Par exemple, en 2022, la rémunération médiane des cadres en France était de 52 k€, mais des inégalités persistent. Les entreprises doivent donc proposer des packages attractifs et équitables pour attirer et fidéliser les talents.
Sources : Ringover, Cadremploi, MakeMyCV, APEC
13) 50 % des entreprises utilisent un intermédiaire pour au moins une embauche
En 2025, le recrutement en France a beaucoup changé, et plus de la moitié des entreprises utilisent des intermédiaires pour embaucher.
En 2023, environ 50 % des entreprises ont fait appel à un intermédiaire pour recruter des cadres. Ce chiffre a augmenté par rapport aux années précédentes, ce qui montre que les entreprises comptent de plus en plus sur ces intermédiaires. Elles voient en eux une aide précieuse, surtout dans un marché du travail compliqué et compétitif.
Les entreprises françaises ont du mal à recruter, et cela pousse à utiliser des intermédiaires. En 2023, 79 % des entreprises ont signalé des pénuries de candidats, et beaucoup trouvent que les profils ne correspondent pas à leurs besoins. Les intermédiaires aident en cherchant des candidats, en triant les candidatures, et parfois en menant des entretiens. Cela fait gagner du temps et améliore la qualité des recrutements.
Les nouvelles technologies influencent aussi cette tendance. Même si les réseaux sociaux sont populaires pour recruter, les intermédiaires offrent une approche plus ciblée. Par exemple, la présélection téléphonique est utilisée par plus de 70 % des entreprises, ce qui montre qu'elles veulent optimiser le recrutement dès le début.
Les chiffres de l'emploi en 2023, avec environ 330 700 cadres recrutés en France, et les prévisions pour 2024, avec environ 2,782 millions de postes prévus, montrent l'importance des besoins en recrutement. Dans ce contexte, l'expertise des intermédiaires est un atout pour les entreprises qui veulent embaucher rapidement et efficacement.
Sources : Zety, Independant.io, Statista
14) D’ici 2030, 7,4 millions de départs à la retraite nécessitent 670 000 remplacements annuels en France
D'ici 2030, plus de 7,4 millions de départs à la retraite sont prévus en France, ce qui signifie qu'environ 670 000 postes devront être renouvelés chaque année.
Ce grand nombre de départs est principalement dû au vieillissement de la population. En France, la proportion de personnes âgées augmente, ce qui entraîne naturellement plus de retraites. Ce phénomène est accentué par la pyramide des âges et l'arrivée des baby-boomers à l'âge de la retraite. Cela crée un défi majeur pour le marché du travail français, qui doit remplacer ces millions de travailleurs expérimentés.
En 2023, 82% des entreprises avaient des difficultés à recruter des cadres, et 85% des entreprises avec des conditions de travail contraignantes peinaient à attirer des candidats. Cela montre à quel point le marché du recrutement est compétitif. Les secteurs où les conditions de travail sont peu attractives sont particulièrement touchés, rendant le renouvellement des effectifs encore plus compliqué.
Le secteur des services est celui qui recrute le plus, avec 63,2% des projets de recrutement en 2024. Cela montre une demande croissante pour des compétences spécifiques dans ce domaine. Cependant, d'autres secteurs, comme la construction, ont du mal à remplacer les travailleurs partant à la retraite, ce qui souligne l'importance de diversifier les stratégies de recrutement et de formation.
Le système de retraite français est sous pression, avec un déficit prévu pouvant atteindre 0,4% du PIB en 2030. Des réformes sont nécessaires pour assurer sa viabilité, comme des ajustements de l'âge de départ à la retraite ou des modifications des régimes de cotisation. Le Conseil d'orientation des retraites a déjà souligné l'importance de ces réformes pour équilibrer le système.
Pour s'adapter, certaines entreprises misent sur des stratégies innovantes, comme le recours aux alternants pour former de futurs employés. Cette méthode permet de combler les postes vacants tout en préparant une nouvelle génération de travailleurs. En formant des jeunes et en profitant de l'expérience des plus âgés, les entreprises peuvent faciliter la transition.
Sources : Independant.io, IFRAP, Rexecode, MakeMyCV, Institut Montaigne
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