Exemple gratuit de business plan pour une supérette

Dernière mise à jour: 14 Septembre 2026

Lancez une supérette sans immobiliser trop de trésorerie dans le stock et les références

Business plan, prévisionnel financier, étude de marché et executive summary, déjà rédigés et chiffrés pour ce métier.

C'est parti

Vous cherchez un exemple de business plan pour une supérette que vous puissiez réellement utiliser comme point de départ pour construire votre propre dossier ? Nous allons suivre ici un projet fictif mais concret : l’ouverture à Rennes d’une supérette de quartier de 180 m² de surface de vente, positionnée sur les courses du quotidien, les produits frais, le dépannage et une sélection de références locales.

Notre magasin sera installé au rez-de-chaussée d’un ensemble résidentiel situé à proximité d’un axe de passage, d’arrêts de transport et de plusieurs immeubles de logements. Nous voulons capter trois usages complémentaires : les courses de complément des habitants, les achats rapides des actifs en fin de journée et les besoins de dépannage lorsque les grandes surfaces sont moins pratiques.

Les chiffres utilisés dans cet exemple sont fictifs. Ils ne constituent ni des moyennes officielles ni des montants à recopier tels quels. Ils servent à montrer comment relier une zone de chalandise, un nombre de tickets, un panier moyen, une marge brute, un niveau de stock, une équipe, des horaires d’ouverture et un plan de financement.

Si vous souhaitez partir d’un dossier déjà structuré pour cette activité, vous pouvez également consulter notre pack complet pour une supérette.

Les chiffres clés de notre projet

Nous prévoyons une surface de vente d’environ 180 m², complétée par une réserve, une petite zone de préparation et les espaces nécessaires au personnel. Le magasin ouvrira sept jours sur sept, avec une amplitude plus courte le dimanche.

Notre modèle repose sur un trafic régulier plutôt que sur quelques achats très importants. La première variable que nous suivrons sera donc le nombre de passages en caisse. À terme, nous visons environ 240 tickets par jour pour un panier moyen proche de 18 €, soit un chiffre d’affaires annuel légèrement supérieur à 1,5 million d’euros.

Élément Hypothèse retenue Rôle dans notre projet
Surface de vente Environ 180 m² Format de proximité avec assortiment large mais maîtrisé
Ouverture 7 jours sur 7 Répondre aux achats de dépannage et de fin de journée
Tickets moyens par jour en année 1 Environ 180 Base du chiffre d’affaires de démarrage
Panier moyen année 1 Environ 17,30 € Transforme le trafic en ventes
Chiffre d’affaires année 1 Environ 1 120 000 € Première année de montée en charge
Chiffre d’affaires année 3 Environ 1 560 000 € Niveau visé après stabilisation du trafic
Marge brute visée 29,5 % à 30,3 % Finance la masse salariale et les charges fixes
Investissement initial Environ 365 000 € Travaux, froid, rayonnage, stock et trésorerie

La cohérence du projet repose donc sur une mécanique simple à contrôler. Le chiffre d’affaires n’est pas posé comme un objectif abstrait : il découle du nombre moyen de tickets quotidiens, du panier moyen et du nombre de jours d’ouverture.

En année 1, 180 tickets par jour à 17,30 € sur environ 360 jours donnent un chiffre d’affaires proche de 1,12 million d’euros. En année 3, 240 tickets par jour à un peu plus de 18 € permettent d’atteindre environ 1,56 million d’euros sans supposer une hausse irréaliste du panier.

Pourquoi commencer par le trafic et le panier moyen ?

Dans une supérette, ces deux indicateurs permettent de reconstruire immédiatement le chiffre d’affaires. Un financeur peut ensuite comparer cette ambition à l’emplacement, aux horaires, à la surface de vente et au nombre de clients que le magasin peut réellement accueillir. Un objectif annuel isolé serait beaucoup moins parlant.

Les évolutions du commerce de proximité que nous intégrons dans le concept

Notre projet ne consiste pas à reproduire en petit le fonctionnement d’un hypermarché. Une supérette doit justifier ses prix et sa surface limitée par la proximité, la rapidité d’achat et la pertinence de son assortiment.

Les courses de complément deviennent un usage central

Nous ne cherchons pas à faire venir chaque client pour un panier hebdomadaire complet. Une part importante de notre activité proviendra de besoins plus courts : compléter un repas, acheter un produit oublié, préparer un dîner, prendre un petit-déjeuner ou acheter quelques produits en rentrant du travail.

L’assortiment sera donc conçu autour de produits fréquemment achetés et d’articles permettant de composer rapidement un repas. Nous consacrerons davantage de place que dans une simple épicerie de dépannage aux fruits et légumes, aux produits laitiers, aux œufs, aux plats frais, aux boissons, au pain et aux produits de snacking.

Le frais doit donner une raison de revenir souvent

Les produits frais jouent un rôle essentiel dans la fréquence de visite, mais ils augmentent aussi le risque de casse. Nous privilégierons donc des rotations courtes, des commandes régulières et une gamme concentrée sur les références qui se vendent rapidement.

Notre objectif n’est pas de multiplier les références pour donner une impression d’abondance. Un rayon rempli de produits peu rotatifs immobilise du stock, augmente la démarque et complique les inventaires.

La rapidité de passage en caisse devient une partie de la proposition de valeur

Un client qui entre pour acheter trois produits ne doit pas perdre dix minutes à attendre en caisse. Nous installerons deux postes de caisse, dont l’un pourra être ouvert en renfort aux heures de pointe, et nous organiserons les réassorts importants en dehors des créneaux les plus chargés.

Nous suivrons également le temps d’attente en fin de journée et le samedi. Si la fréquentation justifie une organisation différente, les plannings seront adaptés plutôt que de laisser la file d’attente devenir une caractéristique permanente du magasin.

Ce que cette partie doit démontrer

Une tendance n’est utile que lorsqu’elle modifie une décision opérationnelle. Ici, les courses de complément influencent l’assortiment, le frais impose une discipline de stock, la rapidité agit sur l’organisation des caisses et les produits locaux sont intégrés avec une limite claire. C’est cette traduction concrète qui rend le concept crédible.

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Les facteurs qui feront réellement la rentabilité de notre supérette

La fréquentation est importante, mais elle ne suffit pas. Une supérette peut générer beaucoup de passages tout en dégageant une marge insuffisante si les achats sont mal négociés, si les pertes sont trop élevées ou si les horaires créent une masse salariale disproportionnée.

Protéger la marge brute par catégorie

Nous suivrons la marge par grande famille de produits plutôt que seulement au niveau du magasin. Les produits d’épicerie de base attireront une part importante du trafic mais ne présenteront pas toujours les meilleures marges. Les boissons fraîches, le snacking, certains produits de dépannage et une partie des références locales permettront de relever la marge moyenne.

Notre objectif sera de maintenir une marge brute globale proche de 30 %, après prise en compte des promotions, de la casse et de la démarque connue. Une variation de seulement deux points de marge sur 1,5 million d’euros de chiffre d’affaires représente environ 30 000 € : cet indicateur mérite donc un suivi hebdomadaire.

Réduire la démarque et les pertes sur le frais

Les écarts de stock peuvent provenir des produits périmés, de la casse, d’erreurs de réception, de vols ou d’écarts d’inventaire. Nous fixerons un objectif de démarque totale inférieur à 2 % du chiffre d’affaires.

Les rayons frais feront l’objet d’un contrôle quotidien des dates. Les produits proches de leur date limite pourront être remisés à des horaires définis plutôt que retirés trop tard. Les inventaires tournants permettront également de vérifier régulièrement les familles les plus sensibles.

Faire tourner le stock suffisamment vite

Notre stock moyen devra rester cohérent avec la taille du magasin. Nous viserons environ 60 000 à 75 000 € de stock au prix d’achat, avec des niveaux plus élevés avant certaines périodes commerciales.

Un stock trop faible entraînerait des ruptures et ferait perdre des ventes. Un stock trop élevé immobiliserait de la trésorerie et augmenterait la casse. Nous suivrons donc la rotation par famille et supprimerons progressivement les références qui ne justifient pas leur place en rayon.

Ce qu’un financeur regardera derrière le chiffre d’affaires

Dans le commerce alimentaire, vendre beaucoup ne signifie pas automatiquement gagner de l’argent. La question centrale est la marge réellement conservée après achats, promotions et pertes. Le niveau de stock et la masse salariale doivent ensuite rester compatibles avec cette marge. C’est pourquoi nous faisons apparaître ces variables avant même de détailler le prévisionnel.

Notre magasin : une supérette de quartier centrée sur les achats du quotidien

Notre supérette sera implantée dans un quartier mêlant logements, bureaux de petite taille, services et flux piétons. Le local bénéficiera d’une façade visible et d’un accès direct depuis la rue.

Sur les 180 m² de surface de vente, nous organiserons le magasin autour de quatre zones principales : produits frais, épicerie et boissons, dépannage du quotidien, puis snacking et achats d’impulsion à proximité des caisses.

Un assortiment volontairement resserré

Nous ne chercherons pas à proposer cinq ou six références pour chaque besoin. Sur de nombreuses catégories, deux ou trois niveaux d’offre suffiront : une référence accessible, une référence cœur de gamme et, lorsque cela se justifie, une alternative premium ou locale.

Famille Part du CA visée Rôle dans l’offre
Épicerie sèche et produits du quotidien Environ 31 % Base de fréquentation et achats de complément
Fruits, légumes, frais et produits laitiers Environ 24 % Fréquence de visite et composition des repas
Boissons Environ 18 % Volume important et forte fréquence d’achat
Snacking et achats d’impulsion Environ 11 % Marge supérieure et consommation immédiate
Hygiène et entretien Environ 10 % Dépannage et panier complémentaire
Produits locaux et spécifiques Environ 6 % Différenciation et marge additionnelle

Notre proposition de valeur

Nous voulons être le magasin dans lequel un habitant peut entrer plusieurs fois par semaine parce qu’il sait qu’il trouvera l’essentiel, qu’il passera rapidement en caisse et que les rayons frais seront correctement tenus.

Notre positionnement ne repose donc ni sur le prix le plus bas de la ville, ni sur une offre premium intégrale. Nous défendons un compromis entre praticité, choix suffisant, fraîcheur, amplitude horaire et présence de quelques références différenciantes.

Pourquoi détailler l’assortiment plutôt que parler seulement de “proximité” ?

Le mot proximité reste trop vague pour expliquer le modèle économique. La répartition du chiffre d’affaires par famille permet de comprendre d’où vient le trafic, où se trouve la marge et quelles catégories nécessitent le plus de contrôle. Elle donne aussi une base concrète pour dimensionner le stock et les équipements froids.

Le porteur de projet et l’organisation de l’équipe

Le projet est porté par un responsable de magasin disposant de sept années d’expérience dans la distribution alimentaire de proximité. Il a occupé successivement des fonctions de chef de rayon puis d’adjoint de magasin, avec des responsabilités portant sur les commandes, les inventaires, les plannings et le suivi de la marge.

Cette expérience est directement liée aux principaux risques du projet. La gestion d’une supérette repose moins sur une expertise théorique du commerce que sur la capacité à commander juste, à tenir les rayons, à réagir rapidement aux ruptures et à organiser une équipe sur une amplitude horaire importante.

Une équipe légère mais suffisante pour assurer l’amplitude d’ouverture

Au lancement, l’équipe comprendra le dirigeant, deux employés polyvalents à temps plein et deux collaborateurs à temps partiel. Cela représentera environ 3,7 équivalents temps plein salariés en plus de l’implication opérationnelle du dirigeant.

Les tâches seront réparties entre caisse, réception des livraisons, mise en rayon, contrôle des dates, préparation de l’ouverture, fermeture et nettoyage courant. Le dirigeant conservera la responsabilité des commandes principales, du suivi des marges, des plannings et des relations fournisseurs.

Fonction Organisation au démarrage Responsabilités principales
Dirigeant Temps plein Pilotage, commandes, équipe, fournisseurs et contrôle de gestion
Employés polyvalents 2 temps pleins Caisse, réception, mise en rayon, frais et fermeture
Employés à temps partiel 2 postes Renfort soir, samedi, dimanche et périodes de livraison
Renfort futur Selon trafic Ajout d’heures plutôt qu’embauche automatique

Le dirigeant ne doit pas rester seul à maîtriser le fonctionnement du magasin

Dès les premiers mois, nous formaliserons les procédures de réception, de fermeture, de contrôle des températures et d’inventaire afin que le magasin puisse fonctionner correctement même en l’absence du dirigeant.

Ce que la présentation du porteur doit prouver

Nous ne cherchons pas seulement à montrer que le dirigeant connaît le commerce. Son parcours doit répondre aux besoins précis du projet : achats, stock, marge, planning et management d’une petite équipe. Pour cette activité, la maîtrise opérationnelle est directement liée à la rentabilité et à la continuité d’ouverture.

Notre étude de marché et notre positionnement local

La zone de chalandise immédiate rassemble des ménages résidents, des actifs présents en journée, des étudiants et plusieurs résidences à moins de quinze minutes à pied. Nous ne comptons pas sur une clientèle venant en voiture de loin : le magasin doit être rentable avec un bassin de proximité.

Segment Besoins principaux Intérêt pour notre magasin
Habitants du quartier Courses de complément, frais, dépannage Base de fréquentation récurrente
Actifs Achats en fin de journée, repas rapide Trafic concentré sur les heures rentables
Étudiants et jeunes actifs Petits paniers, boissons, snacking Fréquence élevée et achats d’impulsion
Familles Produits du quotidien et compléments Paniers plus élevés sur certaines visites
Clients de passage Dépannage immédiat Ventes additionnelles liées à l’emplacement

Une concurrence composée de formats différents

Notre concurrence ne se limite pas aux autres supérettes. Les clients peuvent arbitrer entre une grande surface située plus loin, un magasin discount, une épicerie spécialisée, une boulangerie pour certains achats ou la livraison de courses.

Nous ne pourrons pas battre une grande surface sur la largeur de gamme ni un discounter sur tous les prix. Nous devons donc gagner sur la proximité, la rapidité, la qualité d’exécution et l’adaptation de l’assortiment au quartier.

Alternative Atout principal Limite pour le client Notre réponse
Hypermarché ou supermarché Prix et largeur de gamme Temps de trajet et panier plus lourd Proximité et rapidité
Discounter Prix bas Assortiment plus standardisé Frais, horaires et dépannage
Épicerie indépendante Relation de quartier Choix parfois limité Assortiment plus structuré
Livraison de courses Confort Délai et panier minimum Achat immédiat sans attente

Notre positionnement entre prix acceptable et service de proximité

Nous surveillerons une cinquantaine de références très visibles afin d’éviter un écart de prix excessif sur les produits que les clients connaissent le mieux. La marge sera davantage travaillée sur le snacking, certaines boissons fraîches, le dépannage et les références locales.

Pourquoi raisonner par alternatives plutôt que par simple liste d’enseignes ?

Un client choisit un mode d’achat avant de choisir un magasin. En comparant notre projet aux différents formats accessibles dans le quartier, nous montrons clairement sur quels critères nous voulons être meilleurs et sur quels critères nous acceptons de ne pas rivaliser. Ce positionnement rend la stratégie commerciale plus lisible.

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Notre stratégie de développement sur trois ans

Notre priorité ne sera pas d’ouvrir un deuxième point de vente rapidement. Les trois premières années serviront d’abord à stabiliser le trafic, la marge, le stock et l’organisation du premier magasin.

Période Priorités
Année 1 Installer le magasin, atteindre environ 180 tickets par jour, stabiliser les commandes et réaliser environ 1,12 M€ de CA
Année 2 Monter vers 215 tickets par jour, améliorer le mix produits et atteindre environ 1,38 M€ de CA
Année 3 Atteindre environ 240 tickets par jour, renforcer les créneaux les plus rentables et viser environ 1,56 M€ de CA

Construire rapidement une clientèle locale récurrente

Avant l’ouverture, nous concentrerons la communication sur un rayon géographique court : boîtes aux lettres, affichage de proximité, référencement local, présence sur les cartes en ligne et partenariats avec quelques commerces ou résidences voisines.

Les premières semaines serviront surtout à faire essayer le magasin. Notre objectif sera ensuite de transformer ces visites en habitudes. La qualité du frais, la disponibilité des produits essentiels et la vitesse de passage en caisse auront davantage d’effet sur cette fidélisation qu’une communication coûteuse.

Augmenter le chiffre d’affaires par le trafic avant de compter sur le panier

Le panier moyen progressera légèrement grâce à un assortiment mieux adapté et à la montée en puissance du frais, mais nous ne construirons pas notre croissance sur une hausse importante du montant dépensé par visite.

Le principal moteur sera l’augmentation du nombre de passages en caisse. Nous suivrons donc le trafic par jour et par tranche horaire afin d’identifier les périodes où un ajustement des horaires, des promotions ou de l’offre peut réellement créer des ventes supplémentaires.

Faire évoluer l’assortiment à partir des données de vente

Après trois mois, nous analyserons les ventes par référence, la marge, les ruptures et la fréquence de rotation. Les produits occupant de la place sans se vendre suffisamment seront réduits ou remplacés.

À l’inverse, une référence fréquemment en rupture devra disposer de davantage de stock de sécurité ou d’un espace plus important. Cette logique permettra d’améliorer progressivement le chiffre d’affaires au mètre carré sans agrandir le magasin.

Pourquoi notre stratégie reste volontairement centrée sur un seul magasin

Une première unité mal stabilisée ne devient pas meilleure parce qu’on en ouvre une seconde. Nous préférons montrer comment le chiffre d’affaires progressera à surface constante, grâce au trafic, à la rotation et au mix produits. Cette trajectoire est plus crédible et permet de tester la rentabilité réelle avant toute duplication.

Les principaux risques que nous avons intégrés

Notre scénario central suppose une progression régulière, mais plusieurs risques peuvent dégrader fortement la rentabilité si nous ne réagissons pas rapidement.

Un trafic inférieur aux prévisions

Si le magasin reste sous 160 tickets quotidiens après les premiers mois, nous analyserons immédiatement les causes : visibilité, horaires, prix perçus, assortiment, ruptures ou concurrence plus forte que prévu.

Nous renforcerons les actions locales et réduirons certaines heures de personnel périphériques avant d’ajouter de nouvelles dépenses commerciales.

Une marge brute insuffisante

Une forte activité sur des produits peu margés peut donner une impression de succès tout en fragilisant l’entreprise. Nous suivrons donc la marge par famille chaque semaine.

Si la marge globale se situe durablement sous 29 %, nous travaillerons sur les conditions d’achat, les prix de vente, la présence des promotions, le mix produits et la démarque.

Une démarque trop élevée

Au-delà de 2 % du chiffre d’affaires, les pertes commenceraient à peser fortement sur le résultat. Nous renforcerons alors les inventaires tournants, le contrôle des réceptions, les remises sur les produits proches de leur date et la surveillance des catégories sensibles.

Scénario défavorable Conséquence estimée Réponse prévue
CA année 1 inférieur de 12 % Environ 135 000 € de ventes en moins Réduction des heures marginales et dépenses pilotables
Marge brute inférieure de 2 points Plus de 22 000 € de marge perdue Revue des prix, achats et catégories peu rentables
Démarque à 3 % du CA Environ 11 000 € de pertes supplémentaires Inventaires renforcés et commandes plus courtes
Stock supérieur de 25 000 € au besoin Trésorerie immobilisée Déstockage ciblé et réduction des références lentes
Hausse forte des coûts d’énergie Pression sur les charges fixes Suivi du froid, maintenance et réglage des équipements

Ce qu’un bon scénario de risque doit montrer

Nous évitons une liste générique de menaces. Chaque risque est relié à un indicateur mesurable et à une décision possible. Dans une supérette, quelques points de marge, de démarque ou de masse salariale peuvent représenter plusieurs dizaines de milliers d’euros : les réponses doivent donc être préparées avant que les écarts deviennent structurels.

Pourquoi nous estimons que notre projet est solide et finançable

Notre projet repose d’abord sur un emplacement conçu pour générer des visites fréquentes plutôt que sur la venue occasionnelle d’une clientèle éloignée.

Le format de 180 m² nous permet de proposer un assortiment suffisamment large sans immobiliser un niveau de stock disproportionné. L’offre est centrée sur les besoins fréquents du quartier, avec une place importante accordée au frais et au dépannage.

La croissance est enfin prudente. Nous ne supposons ni doublement du panier moyen, ni ouverture immédiate d’un second point de vente. Le chiffre d’affaires progresse surtout parce que le nombre de tickets passe d’environ 180 à 240 par jour, alors que le panier moyen ne gagne que quelques dizaines de centimes.

Élément clé Hypothèse de notre projet
Localisation Rennes, quartier résidentiel et actif
Surface de vente Environ 180 m²
Ouverture 7 jours sur 7 avec dimanche réduit
Tickets jour année 1 Environ 180
Tickets jour année 3 Environ 240
Panier moyen 17,30 € à environ 18,05 €
CA année 1 Environ 1 120 000 €
CA année 3 Environ 1 560 000 €
Marge brute cible Autour de 30 %
Investissement initial 365 000 €
Apport du porteur 95 000 €
Trésorerie de départ 45 000 €

Ce que la conclusion doit rassembler

Une conclusion utile ne répète pas chaque page du dossier. Elle rapproche les quelques éléments qui rendent l’ensemble cohérent : emplacement, trafic, panier, marge, maîtrise opérationnelle et financement. Pour construire cette même logique à partir de vos propres hypothèses, vous pouvez également utiliser notre pack complet pour une supérette.

Nos hypothèses financières et notre plan de financement

La partie financière reprend directement la mécanique présentée dans le reste du projet. Nous partons du nombre moyen de tickets, du panier moyen et des jours d’ouverture, puis nous appliquons une marge cohérente avec notre mix de produits.

Les hypothèses qui permettent de reconstruire le chiffre d’affaires

Hypothèse Année 1 Année 2 Année 3
Jours d’ouverture 360 360 360
Tickets moyens par jour 180 215 240
Panier moyen 17,30 € 17,80 € 18,05 €
Chiffre d’affaires Environ 1 120 000 € Environ 1 378 000 € Environ 1 560 000 €
Marge brute 29,5 % 30,0 % 30,3 %
Stock moyen au prix d’achat 65 000 € 70 000 € 75 000 €

La croissance vient principalement du trafic. La légère amélioration de la marge repose sur un meilleur mix produits et une meilleure maîtrise de la démarque, sans supposer une hausse spectaculaire.

Notre compte de résultat prévisionnel

Indicateur Année 1 Année 2 Année 3
Chiffre d’affaires 1 120 000 € 1 378 000 € 1 560 000 €
Achats consommés, promotions et démarque 790 000 € 965 000 € 1 087 000 €
Marge brute 330 000 € 413 000 € 473 000 €
Rémunérations et charges sociales 160 000 € 180 000 € 198 000 €
Loyer et charges immobilières 54 000 € 55 000 € 56 000 €
Énergie 22 000 € 24 000 € 26 000 €
Frais de paiement, logiciels, assurances et autres charges 55 000 € 61 000 € 68 000 €
Excédent avant amortissements, dette et fiscalité 39 000 € 93 000 € 125 000 €

La première année reste volontairement tendue. L’amélioration des années 2 et 3 vient surtout de la hausse des ventes sur une base de coûts fixes qui progresse moins vite.

Notre besoin en fonds de roulement et notre trésorerie

Les ventes étant encaissées immédiatement, le principal besoin en fonds de roulement vient du stock. Nous prévoyons 78 000 € de stock d’ouverture, puis un niveau plus proche de 65 000 à 75 000 € une fois les rotations connues.

Période année 1 CA indicatif Situation attendue
Premier trimestre Environ 235 000 € Découverte du magasin et trafic encore irrégulier
Deuxième trimestre Environ 270 000 € Premières habitudes de clientèle et assortiment ajusté
Troisième trimestre Environ 292 000 € Meilleure rotation et trafic plus stable
Quatrième trimestre Environ 323 000 € Rythme proche de l’objectif de fin d’année
Total 1 120 000 € Première année complète

Nous conservons 45 000 € de trésorerie de départ en plus du stock initial. Cette réserve doit couvrir les écarts de démarrage, une variation temporaire de marge, des réparations ou un besoin d’achat supérieur à la normale.

Notre investissement initial

Besoin Budget retenu Rôle
Travaux et adaptation du local 85 000 € Créer les zones de vente, réserve et réseaux nécessaires
Rayonnage, froid et équipements magasin 90 000 € Constituer l’outil de vente principal
Caisses, informatique et sécurité 22 000 € Encaissement, gestion et contrôle
Stock initial 78 000 € Remplir le magasin avant l’ouverture
Dépôt de garantie, honoraires et frais 25 000 € Couvrir les dépenses liées à l’installation
Enseigne, communication et lancement 20 000 € Rendre le magasin visible et soutenir l’ouverture
Trésorerie de départ 45 000 € Financer la montée en charge et les imprévus
Total 365 000 € Besoin initial

Le financement retenu

Ressource Montant Part du besoin
Apport personnel 95 000 € Environ 26 %
Emprunt bancaire 210 000 € Environ 58 %
Financement des équipements 60 000 € Environ 16 %
Total 365 000 € 100 %

Nous conservons une trésorerie significative plutôt que d’utiliser tout l’apport pour réduire la dette. Le bilan fera apparaître des immobilisations, du stock et une dette bancaire qui diminuera progressivement à mesure que l’activité génère davantage de trésorerie.

Le contrôle final du prévisionnel

Les chiffres financiers doivent raconter exactement le même projet que les parties précédentes. Ici, 180 puis 240 tickets par jour expliquent la progression des ventes ; la marge proche de 30 % finance l’équipe et le local ; le stock justifie une partie du besoin de trésorerie ; enfin, les 365 000 € de financement couvrent à la fois l’outil de vente et le démarrage. C’est cette articulation que nous développons également dans notre pack complet pour une supérette.

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Trois semaines de travail pour une supérette, déjà faites

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