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Développer et créer un logiciel (SaaS) : le guide complet

Créer un logiciel SAAS

Qu’est-ce qu’un logiciel SaaS ?

Un logiciel SaaS signifie, littéralement, en français, un « logiciel en tant que service ». Contrairement aux logiciels classiques, un logiciel SaaS n’a pas besoin d’être téléchargé, ni même installé par les utilisateurs. L’accès à un tel logiciel ou application se fait via internet, car il est hébergé sur un disque dur distant, appelé serveur cloud. Par exemple, Gmail, Google Sheets, Telegram et WhatsApp sont des solutions SaaS.

Avec le modèle SaaS, l’utilisateur n’a donc pas besoin d’acheter une licence pour utiliser le logiciel. Il suffit de se connecter sur le site de l’éditeur et de souscrire à un abonnement proportionnel à ses besoins. En outre, l’utilisateur n’a pas à se soucier de la maintenance et des mises à jour du logiciel, car elles sont effectuées de manière automatique par l’éditeur.

Un autre avantage que le SaaS procure à l’utilisateur est l’abonnement sans contrainte. En effet, l’utilisateur peut choisir les types de fonctionnalités dont il souhaite bénéficier. Par ailleurs, il lui est possible de résilier son abonnement à tout moment, et de ne payer que son usage réel.

Que fait une entreprise d’édition de logiciels SaaS ?

Une entreprise d’édition de logiciels SaaS, comme son nom l’indique conçoit, développe, édite des logiciels ou des applications SaaS.

Ensuite, les applications et logiciels, appelés aussi « solutions informatiques », créés sont commercialisés auprès des clients particuliers ou des entreprises. Cependant, le rôle de l’entreprise éditrice ne s’arrête pas là. Elle prend en charge également la maintenance, l’optimisation, et les mises à jour de ses applications.

Lors de la conception d’un logiciel SaaS, l’entreprise éditrice vise à solutionner une problématique métier d’un secteur bien précis. Par exemple, il existe des applications SaaS visant à simplifier le plus possible la tenue de comptabilité des PME.

En plus de faciliter les tâches des utilisateurs, une application SaaS a également pour objectif d’automatiser certaines tâches répétitives dans un processus métier. Par conséquent, le mode SaaS facilite le quotidien des utilisateurs tout en optimisant leur temps ainsi que leur productivité.

Quel futur pour le marché du logiciel SaaS ?

Le mode SaaS représente aujourd’hui l’avenir des logiciels. En effet, il ne cesse de gagner du terrain et de capturer constamment des parts de marché aux logiciels « classiques ». Selon les Drag'n Survey, le SaaS représentait 17 % du marché des logiciels en 2017, alors qu’à la fin de 2021, cette part a grimpé à 24 %.

Un autre chiffre qui confirme la tendance SaaS est le taux de croissance du marché. En effet, ce marché connaît un taux de croissance de plus de 15 % par année. En outre, 62 % des entreprises éditrices de logiciels en font du SaaS et des autres formes de cloud computing leur priorité pour les années à venir, ce qui prouve encore une fois le dynamisme de ce marché.

Vous retrouverez des chiffres et données de marché (actualisés plusieurs fois par an) dans notre business plan pour un SaaS.

Quelles sont les dernières tendances sur le marché du logiciel SaaS ?

La technologie n’a cessé d’évoluer à un rythme très soutenu ces dernières années, surtout celle qui concerne le cloud computing et le SaaS.

Voici les tendances du marché des SaaS les plus en vue du moment :
- la majorité des entreprises veulent centraliser leurs applications SaaS, ceci pour une meilleure sécurité, une meilleure gestion informatique, une économie des coûts, mais aussi une meilleure productivité
- les micro-SaaS ont le vent en poupe. Ces types de logiciels se concentrent uniquement sur un seul problème rencontré par un marché de niche.
- les solutions reposant sur l’intelligence artificielle (IA) sont très en vogue et permettent aux éditeurs d’optimiser automatiquement leurs logiciels ainsi que leurs coûts.
- le SaaS vertical est en pleine croissance : au lieu de s’attaquer à une seule problématique métier, le logiciel est destiné à résoudre les problèmes métiers d’une industrie entière.

Vous retrouverez les dernières tendances sur le marché du logiciel dans notre business plan pour un SaaS.

Quelles sont les industries où on développe le plus de logiciels Saas ?

Parmi les domaines qui s’appuient le plus sur les logiciels SaaS, on peut citer :
- la comptabilité et la finance (en particulier la gestion de paie)
- la gestion des ressources humaines
- le CRM et ERP
- la gestion de projets
- le marketing digital
- tout ce qui est relatif à la collecte et l’analyse de données

Quels sont les SaaS les plus populaires et rentables ?

Les créneaux les plus populaires et les plus lucratifs sont les suivants.

Le domaine du marketing automation : la demande pour l’automatisation de tâches connaît une croissance phénoménale. En effet, un logiciel de ce genre permet d’améliorer drastiquement la productivité des utilisateurs. Pour les entreprises, les logiciels de marketing automation permettent d’éliminer les tâches répétitives et d’affecter leurs ressources dans des opérations à forte valeur ajoutée.

La création et l’édition de vidéo : avec la montée en flèche de la popularité des vidéos sur internet ces dernières années, il n’est pas surprenant de voir la demande concernant les outils de montage vidéo exploser. Amateurs comme professionnels utilisent fréquemment ces outils aujourd’hui.

Ensuite, les logiciels SaaS de comptabilité : la comptabilité reste un vrai casse-tête pour la plupart des entrepreneurs, surtout ceux qui ne disposent pas des moyens conséquents pour faire appel à des experts-comptables. Heureusement, et ce depuis quelques années déjà, des éditeurs ont sorti des logiciels et applications SaaS permettant aux petites entreprises de tenir leur comptabilité et de faire leurs déclarations comptables sereinement.

Ensuite, le domaine de la facturation : entreprises, artisans, et indépendants, tous sans exception, sont tenus par la loi de présenter une facture à leurs clients. Avec la numérisation qui touche toutes les industries, les logiciels SaaS permettant de créer facilement des factures sont pris d’assaut par les professionnels.

Enfin, les outils collaboratifs : la crise sanitaire a chamboulé le mode d’organisation des entreprises. Le mode de travail hybride, combinant télétravail et présentiel, devient de plus en plus populaire. Or, pour travailler ensemble et sans friction, les outils de travail collaboratif en ligne sont très demandés.

Quelle réglementation pour un éditeur de logiciel SaaS en France ?

En créant et en commercialisant un SaaS, l’éditeur engage ses responsabilités sur plusieurs aspects : juridique, commercial et sur le plan de la sécurité des données. Par conséquent, l’éditeur doit proposer obligatoirement à ses clients et aux différents acteurs (hébergeur, assureur, développeur, sous-traitant, etc.) ce que l’on appelle un contrat de logiciel.

Pour l’éditeur, ce contrat vise à bien se protéger et à se prémunir contre les éventuels risques résultant de l’utilisation de son logiciel SaaS. Pour ce faire l’éditeur doit inclure dans ce document plusieurs clauses jugées indispensables.

Ces clauses sont :
- les conditions générales de vente et conditions générales d’utilisation
- les clauses relatives aux services et aux fonctionnalités proposées
- la clause relative à la performance du service : pour se prémunir d’éventuels aléas pouvant causer l’altération voire l’interruption temporaire du service
- la clause de maintenance et d’évolutivité du service
- la clause relative aux traitements des données collectées
- la clause pour la sécurité des données clients
- la clause de réversibilité, pour pouvoir transférer les données clients vers un autre hébergeur

Quelle est la réglementation RGPD pour une entreprise d’édition de logiciels SaaS en France ?

En tant que membre de l’Union européenne, la France applique sans surprise les textes relatifs au Règlement Général sur la Protection des Données ou le RGPD. Cette loi vise à uniformiser la protection des données à caractère personnel.

En développant et en commercialisant la solution elle-même, l’entreprise éditrice peut être qualifiée à la fois de responsable de traitement et de sous-traitant. Ainsi, voici les obligations de l’éditeur de logiciel SaaS qui découlent de ce règlement.

Se conformer au « principe d’Accountability ». Pour ce faire, il faut constituer une documentation rigoureuse et régulièrement mise à jour pour prouver aux autorités compétentes que la mise en œuvre des mesures de sécurité des données étant effective et conforme au RGPD.

Conclure un contrat SaaS avec toutes les parties prenantes du logiciel, tels que les sous-traitants éventuels, l'hébergeur, les développeurs.

Garantir la transparence, la traçabilité et la sécurité des données. Par conséquent, l’éditeur doit veiller à ce que ses prestataires présentent des « garanties suffisantes quant à la mise en œuvre de mesures techniques et organisationnelles appropriées de manière à ce que le traitement effectué réponde aux exigences du Règlement et garantisse la protection des droits de la personne concernée ».

Ensuite, l'éditeur prendre toutes les mesures requises selon l’article 32 du RGPD pour garantir un niveau de sécurité adéquat face aux risques.

Il doit également tenir un registre de traitement.

Il incombe à l'éditeur également d’appliquer les principes de « Privacy by design » et « Privacy by default ». Pour cela, il doit prendre en compte la protection des données à chaque étape du processus de développement et de commercialisation du logiciel.

Faut-il faire un business plan avant de créer une entreprise d’édition de logiciels SaaS ?

Oui, s’appuyer sur un business plan pour son logiciel SaaS s’avère indispensable, car il permet de :
- définir une feuille de route et une stratégie de développement pour l’entreprise
- réfléchir à son marketing pour générer et augmenter le chiffre d’affaires
- fixer un budget de démarrage, avec la liste des dépenses
- établir des prévisions de chiffre d’affaires et de rentabilité, ceci afin de bien gérer les finances de son entreprise
- convaincre plus facilement les investisseurs afin d’obtenir des financements lors de la présentation du projet à ces derniers

Faut-il faire une étude de marché avant de créer une entreprise d’édition de logiciels SaaS ?

Oui, comme pour le cas du business plan, faire une étude de marché reste incontournable pour le succès du projet, car ce document permet de :
- tester la demande et comprendre les besoins exacts des clients
- étudier la pression concurrentielle sur le marché, les forces et faiblesses des concurrents
- analyser le marché global et de comprendre son évolution
- comprendre quelles sont les dernières tendances et innovations du secteur choisi

Développer et commercialiser un logiciel SaaS : quel budget prévisionnel ?


D’une manière générale, le budget requis pour concevoir un logiciel SaaS se situe entre 15 000 euros et 200 000 euros.

Cette fourchette ne prend pas en compte les cas extrêmes (il existe de nombreuses entreprises qui ont développé, par exemple, des logiciels, en investissant plusieurs millions d'euros).

De nombreux éléments peuvent sensiblement influer sur ce budget, notamment :
- la technologie utilisée : Python, Java, PHP,. Net, React Js, etc.
- le nombre de fonctionnalités proposées
- les infrastructures technologiques nécessaires pour déployer et faire fonctionner correctement le logiciel (serveur cloud à 100 %, hybride, etc.)
- les coûts relatifs aux campagnes publicitaires pour faire connaître l’application : SEO, SEA, Facebook Ads, Google Ads, télévision, journaux, magazines tech

Ainsi, il est difficile de donner un budget exact. Vous pourrez cependant estimer précisément votre budget grâce au prévisionnel financier pour un logiciel SaaS

Quels sont les facteurs de succès d’un logiciel SaaS ?

Le facteur le plus important sur lequel repose le succès d’un logiciel SaaS reste la proposition de valeur. Si le logiciel répond aux problématiques des clients visés, alors le succès suivra automatiquement. Encore mieux, si le logiciel est l’unique solution disponible sur le marché pour résoudre les problèmes des clients potentiels, dans ce cas, le succès est garanti. Par exemple, un logiciel de comptabilité en SaaS pour accompagner les micro-entrepreneurs et les TPE dans leur gestion comptable est un outil pertinent et qui trouvera des clients.

Ensuite, le deuxième facteur le plus important pour la réussite d’une application SaaS n’est autre que sa facilité de sa prise en main. En effet, même si une application propose de nombreuses fonctionnalités, son utilisation ne devrait pas être compliquée. Ainsi, une bonne UX (expérience utilisateur) combinée à une excellente UI (interface utilisateur) est nécessaire. En effet, ces deux éléments permettent aux utilisateurs de bénéficier d’une navigation facile et compréhensible.

Entre autres, il est important que l’éditeur permette à l’utilisateur de tester gratuitement le logiciel. Cette stratégie permet d’éliminer les éventuels doutes de l’utilisateur, en plus de lui laisser découvrir les fonctionnalités proposées par le logiciel par rapport à ses attentes.

Enfin, et non des moindres, il y a la partie sécurité. En effet, une application SaaS peut cumuler tous les facteurs susmentionnés, mais si elle présente des failles concernant la sécurité des données, elle rencontrera sans aucun doute l’échec. En plus de perdre des utilisateurs, une telle situation causerait des ennuis juridiques de taille pour l’éditeur. Ainsi, il est primordial pour chaque éditeur de logiciels SaaS de veiller rigoureusement, par exemple, à la façon dont les données personnelles de leurs clients sont traitées.

Quelles sont les faiblesses possibles d’un logiciel SaaS ?

La principale faiblesse des applications SaaS reste le stockage des données. En effet, les données collectées par l’application ne sont pas, dans la grande majorité des cas, hébergées par l’éditeur, mais par un fournisseur tiers. Ainsi, l’éditeur n’a pas le contrôle total sur les données confidentielles de ses clients. Or, en cas de fuite de données, ou de manipulations frauduleuses de ces dernières, la responsabilité de l’éditeur pourrait être engagée.

Le second risque réside dans l’interruption des services. Bien que l’éditeur et l’hébergeur cloud mettent tout en œuvre pour éviter les pannes, il est presque impossible de tout prévoir. Par conséquent, les interruptions temporaires des services semblent inévitables, qu’elles soient imputables aux catastrophes naturelles, à une erreur dans le code source, ou à d’autres causes inhérentes d’interruptions aux technologies.

Les risques relatifs au transfert de données. Le SaaS reste avant tout une industrie jeune. Bien qu’elle attire de nombreux entrepreneurs, les risques d’échecs restent importants. Ainsi, il faut prévoir, avec l’hébergeur, et ce dès le début, une solution pour le transfert ou l’effacement des données si un cas de faillite se produit. À l’opposé, cette stratégie est également utile si le logiciel connaît un énorme succès et requiert un changement de fournisseur en cours de route.

Les business models possibles pour un logiciel SaaS

Quels sont les business models possibles pour un logiciel SaaS ?

En fonction des fonctionnalités proposées par l’application, du positionnement, de la stratégie marketing, de la cible de l’entreprise, il existe plusieurs façons de « tarifer » un SaaS.

Voici celles qui sont les plus répandues sur le marché français.

Tout d’abord, le « flat rate », appelé aussi tarif fixe. Il s’agit du modèle de tarification le plus simple, car l’entreprise facture tous les utilisateurs à un prix unique, à travers un abonnement mensuel, trimestriel, semestriel ou annuel. C’est un peu comme la facturation appliquée aux logiciels « desktop ». La principale difficulté avec ce modèle réside dans le fait de trouver avec justesse et précision la grille tarifaire à appliquer. En effet, il faut que le prix soit en adéquation avec le budget du marché visé.

Après, il y a le « prix à la fonctionnalité » qui est aussi une pratique très répandue dans le SaaS. Dans ce modèle, l’utilisateur achète les fonctionnalités par pack. Le prix de l’abonnement varie et évolue ainsi en fonction du pack choisi par ce dernier. L’avantage avec ce système, c’est qu’il permet d’adapter le prix de l’abonnement selon les besoins réels de l’utilisateur. Aussi, la souplesse de ce modèle permet aux clients de migrer d’un pack de niveau inférieur vers un niveau avancé, et vice-versa.

Par ailleurs, il y a également le mode de tarification par nombre d’utilisateurs. Ce modèle économique est souvent utilisé dans le cadre d’une vente B2B (à des entreprises). Ici, plus le nombre d’employés d’une entreprise utilisant le logiciel augmente, plus l’entreprise paie un prix élevé. Ce modèle permet à l’éditeur d’anticiper ses revenus futurs.

Le Freemium est l’un des modèles commerciaux le plus utilisé actuellement. En se basant sur son modèle, un logiciel SaaS peut très vite devenir viral. En effet, le modèle freemium offre aux utilisateurs un accès gratuit aux fonctionnalités indispensables. Cependant, le nombre d’utilisation pour ces fonctionnalités gratuites reste généralement limité, ce qui encourage l’utilisateur, par la suite, à prendre un abonnement. Par ailleurs, le freemium joue sur la montée en gamme des services. En effet, plus le client souhaite utiliser des fonctionnalités avancées, plus il devra payer cher.

Enfin, le tarif au volume d’utilisation. Avec ce modèle, l’utilisateur est tarifé en fonction de son usage du service. Par exemple, en fonction du nombre de recherches, de pages analysées ou de documents créés. C’est un modèle souvent avantageux pour les clients. Cependant, pour l’entreprise éditrice, cela reste un système de tarification imprévisible en termes de revenus et de coûts.

Quelles sont les étapes d’un cycle de développement d’un logiciel SaaS ?

Pour créer et développer efficacement un SaaS, il faut respecter les 5 étapes d’un cycle de vie du développement de logiciels. Les étapes sont les suivantes.

En premier lieu, la phase de recherche et d’analyse. C’est en quelque sorte l’équivalent d’une étude de marché lors de la création d’une entreprise, mais transposée au monde du SaaS. Ainsi, l’entreprise éditrice doit répondre aux questions telles que : quel est le besoin des utilisateurs cibles ? Qui sont ces cibles ? Est-ce qu’il y a suffisamment de demande pour le logiciel à créer ? Si oui, à quelles exigences des consommateurs le logiciel doit répondre sur le plan fonctionnalité, design, interface et prix ?

Après avoir répondu à ces questions, l’éditeur peut s’attaquer à la planification. Cette étape consiste à élaborer une stratégie pour tous les aspects du logiciel, notamment la conception, la technologie à utiliser, le nombre d’intervenants, le design et le contenu, etc. C’est aussi lors de cette étape que le délai d’exécution du projet est estimé. Si l’éditeur s’appuie sur la méthode de développement agile, c’est aussi dans cette phase que les livrables partiels doivent être déterminés. À la fin de cette étape, un cahier des charges fonctionnel et technique doit être réalisé.

Après la phase de planification, celle de la conception doit être lancée. C’est surtout durant cette étape que toute l’architecture du logiciel est conçue. Elle est donc considérée comme une phase cruciale. En effet, le bon fonctionnement, la performance, la maintenabilité ainsi que l’évolutivité du logiciel reposent sur elle. Par ailleurs, la création des interfaces et de la charte graphique peut également être réalisée durant la phase de conception.

Ensuite, la phase de développement. C’est seulement dans cette étape que l’éditeur et son équipe entament la programmation du logiciel. Le codage constitue la partie la plus longue dans le développement d’une application. Cette partie est divisée en 3 parties majeures, qui peuvent être néanmoins lancées en parallèle, notamment le développement Front-end, le développement back-end et le développement de la base de données.

Pour terminer, il y a la phase de tests et la phase de déploiement. Après le développement du logiciel, il est primordial de le tester. En effet, les différents tests permettent de « stresser » l’application, de voir son comportement lors d’une utilisation réelle, et de corriger d’éventuelles failles ou baisses de performances. Par ailleurs, le test qualité permet de déceler d’éventuels bogues informatiques, et de s’assurer que les fonctionnalités développées sont conformes à celles énoncées dans le cahier des charges.

Comment recruter les meilleurs développeurs pour son entreprise d’édition de logiciel SaaS ?

Le domaine de l’informatique est un domaine très concurrentiel en termes de recrutement de talents. Il est donc primordial de mettre en place les bonnes stratégies pour attirer les meilleurs profils. Pour ce faire, une bonne préparation reste la meilleure arme pour un éditeur de logiciel. Cette préparation consiste en plusieurs points.

À bien travailler sa marque employeur : bien qu’un salaire attrayant et une forte notoriété constituent des critères qui attirent les candidats, ils ne sont plus suffisants aujourd’hui. En effet, les candidats deviennent de plus en plus exigeants pour leur vie professionnelle. Pour considérer une offre d’emploi, ils cherchent davantage des critères tels que : l’équilibre entre vie professionnelle et personnelle, des projets épanouissants et enrichissants, les valeurs de l’entreprise qui embauche, etc. Ainsi lors d’une démarche de recrutement, il est vivement conseillé de mettre en avant la culture de l’entreprise, sa mission, son expertise, mais surtout ses valeurs.

À définir son besoin : il n’y a rien de plus frustrant pour un candidat qu’une entreprise qui ne connaît pas parfaitement ses besoins. Pour pouvoir recruter un bon développeur, l’éditeur doit impérativement définir en amont sa fiche de poste, c’est-à-dire son attribution, ses projets, ses responsabilités, etc. Cette fiche est la plupart du temps établi par un CTO (Chief Technical Officer) ou par le chef de projet technique.

À mettre en place un processus d’embauche simple et rapide : s’il n’y a pas de délai maximum défini pour décider de recruter un nouveau collaborateur ou non, un délai de 15 jours entre le premier contact et la proposition semble l’idéal. Pour pouvoir tenir ce délai, il est nécessaire de tout préparer à l’avance : les tests techniques pour les candidats, les créneaux disponibles pour recevoir les candidats pour les entretiens, etc.

Une fois ces préparatifs terminés, il faut ensuite lancer les annonces. Pour ce faire, il est possible de passer par des sites d’emploi généralistes, les réseaux sociaux professionnels tels que LinkedIn, ou encore des sites spécialisés comme Developpez, Skill value, PHP France, etc.

Pour le contenu de l’annonce, il faut utiliser un vocabulaire à la fois concis et précis, surtout au niveau du titre. Par exemple, on recrute « un développeur JavaScript » ou « un développeur Java » et non « un développeur app ». Pour le corps de l’annonce, il faut également privilégier les phrases courtes. En outre, l’emplacement, la date d’embauche, la liste des technologies à maîtriser, la mission et responsabilité, ainsi que les valeurs de l’entreprise sont des éléments qui aident à attirer les candidats. Plus une annonce est récente, concise, détaillée et personnalisée, plus elle attire l’œil des candidats.

Comment faire une roadmap pour le développement d’un logiciel SaaS ?

La feuille de route consiste en une liste des tâches à réaliser de manière chronologique et de façon visuelle.

Une roadmap compile donc :
- les objectifs à viser ainsi que la vision d’ensemble concernant le logiciel
- les principaux livrables, c’est-à-dire les résultats attendus à la fin du développement
- la liste des équipes qui interviennent sur le projet
- les différents risques relatifs au projet de logiciel
- les dépendances entre les tâches et les livrables
- la priorité entre les tâches

Par conséquent, pour créer une feuille de route d’un logiciel SaaS, il faut procéder aux étapes décrites ci-après.

Définir la vision du produit

La vision du produit doit inclure les caractéristiques des produits, la qualité du logiciel, le public visé, les solutions fournies par le logiciel et la valeur que le logiciel peut apporter par rapport aux tendances récentes. Cette vision du produit aidera à façonner la stratégie du produit.

Analyser la concurrence

Analyser les concurrents qui ont créé des logiciels similaires aide à avoir une idée sur la façon d’améliorer le logiciel. En même temps, cela permet d’inclure les aspects liés aux fonctionnalités du logiciel dans le cadre de la roadmap.

Dresser la liste des ressources qui seront nécessaires

Il est important de définir quelles exigences techniques, de ressources humaines, de budget et d’autres ressources seront nécessaires à la réalisation du logiciel. En effet, en connaissant à l’avance les ressources à allouer, s’organiser devient plus facile.

Créer une hiérarchie de tâches

Créer une liste bien définie de tâches en fonction de leur priorité. Par exemple, les tâches à priorité élevée, les tâches à priorité moyenne et les tâches à faible priorité. Cela permet à l’équipe de développement d’avoir une idée claire de ce qu’il faut faire. De plus, tout en priorisant les tâches, il faut tenir compte des avis de chaque membre de l’équipe, mais aussi de limiter le nombre de tâches à prioriser.

Chiffrer les délais nécessaires pour la réalisation des tâches

Il est important de respecter des délais approximatifs pour les tâches afin que le processus de développement du produit se déroule sans heurts. Chaque tâche doit avoir un calendrier basé sur la priorité, le niveau de difficulté et les exigences techniques.

Mentionner les principaux défis à relever pour créer le logiciel

Une bonne feuille de route inclut toujours les éventuelles étapes difficiles pouvant être rencontrées pour divers aspects du logiciel. Ces défis peuvent être liés aux activités du projet, aux ressources ou à tout facteur externe pouvant entraîner un retard dans l’exécution des tâches ou augmenter le budget alloué. Cela aide à trouver rapidement des solutions à ces problèmes.

Mentionner les dates de sortie provisoires des fonctionnalités du logiciel dans la roadmap

La mention de dates de sortie provisoires donnera aux parties prenantes des éclaircissements sur le calendrier des fonctionnalités du logiciel et de ses mises à jour. Cela aidera également à donner à l’équipe de développement de produits une clarté sur le temps qu’il faudra pour développer une fonctionnalité particulière. À noter que les dates de sortie provisoires doivent être réalistes, en tenant compte de tous les aspects, tels que les exigences techniques, le budget, la disponibilité des ressources, etc.

Comment distribuer son logiciel SaaS ?

L’ingrédient secret utilisé par les SaaS prospères n’est autre qu’une bonne stratégie marketing.

Ainsi, pour élaborer une stratégie marketing efficace, il faut s’appuyer sur un bon business plan. En effet, ce document contient tous les plans stratégiques du projet, tels que le prévisionnel financier, l’étude de marché, mais également les stratégies marketing et commerciales à mettre en œuvre.

Comment augmenter les ventes de son logiciel SaaS ?

Pour améliorer les ventes, il faut :
- réduire au maximum le taux de désabonnement (travailler la rétention client)
- augmenter le revenu moyen par client en faisant évoluer le logiciel
- réaliser des ventes incitatives et ventes croisées de fonctionnalités aux clients existants
- investir dans la publicité en ligne et communiquer sur les réseaux sociaux
- améliorer la notoriété de la marque éditrice et du logiciel
- garder les essais gratuits courts (7 ou 15 jours au lieu de 1 mois)
- optimiser la stratégie marketing pour cibler les utilisateurs smartphones
- créer un site web pour favoriser l’inbound marketing
- lancer des vidéos de formation sur l’utilisation de l’outil sur YouTube
- faire régulièrement des webinaires
- mettre en place une stratégie de growth hacking

Quelle stratégie sur les réseaux sociaux pour un logiciel SaaS ?

L’association réseaux sociaux-SaaS fonctionne très bien aujourd’hui, à l’ère du numérique. Cependant, pour avoir les résultats escomptés, la maîtrise des subtilités régissant la communication sur ces plateformes s’avère indispensable.

En effet, chaque réseau social a sa spécificité, ses profils d’utilisateurs. Par conséquent, la stratégie, les supports et contenus employés doivent être soigneusement adaptés à chaque plateforme. Par exemple, sur LinkedIn, interagir régulièrement avec son audience reste la clé du succès. Sur Facebook, créer un groupe proposant les mêmes centres d’intérêt que l’entreprise SaaS peut être très efficace. Pour Twitter, le marketing d’influence peut amener au succès, et ainsi de suite.

Cependant, si on devait citer des points communs entre ces plateformes, c’est qu’elles nécessitent toutes :
- des contenus de qualité pour susciter des engagements/conversions
- des contenus clairs, courts et concis
- de bien expliquer les fonctionnements du logiciel SaaS
- de poster des images de haute qualité et attrayantes à la fois

Pour un éditeur, choisir la meilleure stratégie sur réseaux sociaux consiste à :
- être présent sur le ou les réseaux sociaux où ses cibles se trouvent
- définir un objectif clair (conversion, engagement, ou autre)
- déterminer le meilleur moment pour interagir avec son audience

Développer et créer un logiciel SaaS : est-ce profitable ?

Oui, la commercialisation d’un logiciel peut facilement devenir une activité rentable. Par rapport aux logiciels traditionnels (sur site), la distribution d’un SaaS nécessite moins de matériels. Les coûts de production sont ainsi réduits. En effet, il suffit que le logiciel soit téléchargé sur un serveur afin que les utilisateurs puissent en profiter. Sur les logiciels classiques, la commercialisation nécessitait des supports tels que CD ou DVD (même si c’est moins vrai aujourd’hui), qui génèrent des coûts supplémentaires pour la distribution. Il en est de même pour faire évoluer le logiciel. Il suffit de mettre à jour la version en ligne du SaaS pour que les nouvelles fonctionnalités soient effectives, alors que pour une nouvelle version d’un logiciel sur site, des coûts matériels inhérents à sa distribution auraient été nécessaires.

En outre, le SaaS permet de générer des revenus récurrents, grâce aux abonnements, ce qui n’est pas le cas des logiciels classiques.

Vous pouvez estimer précisément la rentabilité de votre projet en utilisant le prévisionnel financier adapté à un logiciel SaaS.

Comment financer le développement et la commercialisation de son logiciel SaaS ?

Il y a plusieurs manières de financer le développement et la commercialisation de son logiciel SaaS.

Premièrement, le recours à une levée de fonds. Bien que ce soit un modèle de financement très apprécié par les start-up SaaS, il présente de nombreux inconvénients pour l’éditeur. Par exemple, cela vient avec une certaine perte de contrôle dans la gestion de l’entreprise.

La deuxième possibilité qui s’offre à un entrepreneur pour financer le développement de son SaaS est le « bootstrapping ». Cette technique consiste à financer le projet SaaS par ses propres moyens. Néanmoins, elle nécessite un important capital de départ, donc, tout le monde ne peut pas se le permettre.

Enfin, la plus simple reste le modèle freemium. Plutôt une stratégie commerciale qu’une méthode, le freemium permet à l’éditeur de financer le développement du logiciel à travers les revenus générés par la solution elle-même.

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