Bar à bières : quelle franchise choisir aujourd'hui ?

Dernière mise à jour: 16 Septembre 2026

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EN RÉSUMÉ

Bar à bières : quelle franchise choisir aujourd'hui ? Pour un premier entrepreneur qui veut exploiter un vrai bar, My Beers est aujourd’hui le dossier le plus convaincant à étudier ; V and B rassure davantage par la profondeur de son réseau, La Cervoiserie mérite d’être regardée de très près, et Beer O’Clock ou Beer’s Corner deviennent logiques quand l’apport reste sous 100 000 €.

Le marché n’est plus assez porteur pour sauver un concept moyen. Les volumes de bière ont reculé ces dernières années, donc l’emplacement, l’animation, la nourriture et les revenus complémentaires comptent davantage qu’avant.

Le vrai clivage n’oppose pas seulement les enseignes entre elles. Il oppose des métiers différents : petit bar spécialisé, bar + cave, lieu festif avec street-food, pub-restaurant ou restaurant avec microbrasserie.

Les tickets d’entrée vont d’environ 250 000 € chez Beer O’Clock à 2 M€ ou davantage chez 3 Brasseurs. Comparer uniquement le chiffre d’affaires sans regarder cette intensité capitalistique fausse vite la lecture.

V and B reste le réseau le plus rassurant sur la reproductibilité : près de 280 implantations, un rythme d’ouvertures encore soutenu et beaucoup de multi-franchisés. En revanche, il faut vraiment aimer la partie cave et commerce, pas seulement le bar.

My Beers ressort bien parce que le bar reste le moteur du chiffre d’affaires tout en étant épaulé par la street-food et la cave. Le modèle reste festif sans basculer dans la lourdeur d’une grosse brasserie.

La Cervoiserie est plus orientée bar qu’on pourrait le croire : environ 85 % de son activité y est réalisée. Avec un réseau ancien et un investissement proche de My Beers ou V and B, elle joue désormais dans la même conversation.

Beer O’Clock et Beer’s Corner sont plus accessibles, mais le recul est moindre. Avec peu de capital, il faut donc être encore plus exigeant sur les comptes d’unités comparables, la dette de départ et la trésorerie disponible après ouverture.

Le ratio chiffre d’affaires / investissement donne une première lecture utile, mais il ne remplace jamais la rentabilité. Deux bars affichant le même CA peuvent avoir des économies radicalement différentes selon le loyer, la masse salariale, la cuisine, les royalties et la dette.

Le meilleur concept est celui qui colle au métier que l’on veut réellement exercer : commerce et cave chez V and B, soirées et street-food chez My Beers, culture produit chez La Cervoiserie, petit format chez Beer O’Clock, ou grosse restauration chez Au Bureau et 3 Brasseurs.

Avec 120 000 à 150 000 € d’apport, le vrai choix se joue surtout entre V and B, My Beers et La Cervoiserie. À ce niveau, le montant d’apport départage moins les dossiers que l’emplacement, le profil du dirigeant et la manière dont chaque enseigne gagne son argent.

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Est-ce encore une bonne idée d’ouvrir un bar à bières aujourd’hui ?

Oui, mais aujourd’hui nous éviterions clairement le bar qui repose presque uniquement sur la vente de bière au verre.

Le contexte s’est durci. Brasseurs de France estime que le marché français de la bière a perdu environ 7 % de ses volumes entre 2022 et 2024. Les volumes consommés hors domicile ont encore reculé de 1,5 % l’année suivante, alors même que les ventes destinées à la maison repartaient légèrement à la hausse.

Cela ne veut pas dire que les Français ont déserté les bars. Cela veut surtout dire qu’un nouvel établissement ne peut plus compter sur une hausse générale de la consommation pour masquer un emplacement moyen ou un concept banal.

Les franchises qui continuent à se développer ont justement élargi leur terrain de jeu. My Beers combine désormais bar, street-food et cave. V and B mélange consommation sur place et vente de vins, bières et spiritueux. La Cervoiserie réalise encore l’essentiel de son activité au bar mais conserve la vente à emporter. Au Bureau et 3 Brasseurs vont beaucoup plus loin avec de véritables restaurants.

La bière reste populaire. Mais aujourd’hui, il faut un concept qui donne plusieurs raisons de venir, plusieurs façons de dépenser et assez de marge pour absorber un marché devenu plus difficile.

Quelle franchise de bar à bières demande vraiment le moins d’argent ?

Beer O’Clock reste aujourd’hui l’un des tickets d’entrée les plus bas de notre sélection, avec environ 250 000 € d’investissement annoncé et 70 000 € d’apport personnel.

Beer’s Corner arrive juste au-dessus : environ 350 000 € d’investissement pour seulement 50 000 € d’apport demandé. V and B se situe désormais autour de 500 000 € d’investissement selon les chiffres communiqués récemment par son directeur de la franchise, avec environ 100 000 € d’apport.

La Cervoiserie annonce elle aussi environ 500 000 € d’investissement, pour 120 000 à 150 000 € d’apport. My Beers chiffre un établissement clé en main à 530 000 €, dont 130 000 € d’apport personnel.

Ensuite, nous changeons franchement de métier. Au Bureau demande jusqu’à environ 1,4 M€ hors immobilier et 150 000 à 300 000 € d’apport. 3 Brasseurs démarre autour de 2 M€ hors immobilier, avec au moins 500 000 € d’apport selon le guide actuel de la Fédération Française de la Franchise.

Les redevances accentuent encore l’écart. Beer O’Clock prélève environ 4 % du CA plus 1 % de publicité, Beer’s Corner 5 % plus 1 %, La Cervoiserie 2 % plus 1 %, tandis qu’Au Bureau et 3 Brasseurs tournent autour de 5 % plus 1 %. Sur 1 M€ de ventes, trois points de redevance représentent déjà 30 000 € par an.

Enseigne Apport annoncé Investissement indicatif CA communiqué
Beer O’Clock 70 k€ dès 250 k€ 400 k€ après 2 ans
Beer’s Corner 50 k€ dès 350 k€ 500 k€ après 2 ans
V and B ~100 k€ ~500 k€ ~830 k€
La Cervoiserie 120–150 k€ ~500 k€ ~700 k€ après 2 ans
My Beers 130 k€ ~530 k€ 800 k€ à 1,6 M€
Au Bureau 150–300 k€ jusqu’à ~1,4 M€ ~2 M€
3 Brasseurs dès 500 k€ dès ~2 M€ ~3 M€

V and B est-il toujours le choix le plus sûr ?

Pour réduire le risque lié au réseau lui-même, V and B reste aujourd’hui la référence la plus rassurante de cette sélection.

L’écart de taille est énorme. Le réseau compte autour de 280 caves-bars et Franchise Magazine indiquait récemment que V and B avait ajouté environ 150 établissements depuis 2017. La marque ouvre encore plus d’une vingtaine de franchises par an.

Le chiffre qui nous intéresse le plus est ailleurs : environ la moitié des franchisés exploitent plusieurs V and B. Un franchisé qui remet son propre argent dans une deuxième ou une troisième unité nous apprend davantage qu’un discours commercial sur la satisfaction du réseau.

L’économie du concept est également bien connue. La direction évoque environ 830 000 € de chiffre d’affaires annuel pour un investissement proche de 500 000 €. Les magasins disposent en parallèle d’une boutique pouvant dépasser 1 200 références, ce qui permet de faire du chiffre d’affaires en dehors de la consommation au bar.

Le revers apparaît assez vite. Après autant d’ouvertures, les bons territoires sont moins nombreux et V and B cherche typiquement des zones commerciales ou des axes passants dans des bassins d’au moins 30 000 habitants. Il faut donc regarder la carte locale avant de tomber amoureux de la marque.

V and B convient particulièrement bien à quelqu’un qui accepte d’être à la fois patron de bar et commerçant caviste. Si notre projet rêvé consiste surtout à remplir un établissement le jeudi et le vendredi soir avec de la musique, des événements et de la street-food, My Beers colle davantage à cette idée.

My Beers est-il aujourd’hui le meilleur choix pour ouvrir un vrai bar à bières ?

My Beers est probablement le candidat le plus convaincant actuellement pour quelqu’un qui veut que le bar reste vraiment le cœur du business.

L’enseigne annonce 53 établissements ouverts. Son chiffre d’affaires moyen se situe entre 800 000 et 1,6 M€ selon les points de vente, avec une répartition particulièrement intéressante : environ 70 % viennent du bar, 20 % de la cuisine et 10 % de la cave.

Cette répartition donne une bonne idée du concept. Le client vient d’abord boire et passer la soirée, mais l’établissement récupère aussi du panier grâce à la street-food et garde une activité de cave. My Beers propose également la location de tireuses aux particuliers et aux professionnels.

Le coût est assez transparent. Le franchiseur chiffre environ 230 000 € de travaux, 136 000 € de matériel et mobilier, 60 000 € de stock d’ouverture, 48 000 € liés au bail et à l’immobilier, 35 000 € de droit d’entrée et formation, puis environ 21 000 € de frais divers. Total : 530 000 €.

Nous aimons aussi la façon dont la cuisine a été pensée. L’espace peut tenir dans environ 20 m² et le matériel est choisi pour éviter de dépendre d’une brigade très qualifiée. Cela permet d’augmenter le panier sans transformer complètement le métier.

Avec 130 000 € d’apport disponible et l’envie d’exploiter un établissement festif de 250 à 400 m², My Beers serait aujourd’hui l’un de nos premiers dossiers à demander.

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La Cervoiserie est-elle plus intéressante qu’elle en a l’air ?

Oui, La Cervoiserie mérite davantage d’attention que dans notre première lecture : ses chiffres actuels la rapprochent beaucoup plus de My Beers qu’on pourrait le penser.

L’enseigne affiche maintenant environ 700 000 € de chiffre d’affaires moyen après deux ans, pour 500 000 € d’investissement. Elle annonce aussi une marge moyenne de 60 % et environ 6 000 tickets mensuels.

Le plus surprenant concerne la répartition du chiffre d’affaires. La Cervoiserie indique désormais qu’environ 85 % des ventes viennent du bar. Nous sommes donc très loin de l’image d’un simple caviste avec quelques tables à côté.

Le concept garde néanmoins son ADN de cave à bières, avec plus de 300 références et un espace de dégustation. Il existe depuis 2004 et fonctionne en franchise depuis 2010. Ce recul compte : nous pouvons observer un réseau qui a traversé plusieurs cycles de consommation plutôt qu’un concept lancé lorsque les bars craft étaient à la mode.

Ses conditions sont plutôt lisibles : 20 000 € de droit d’entrée, environ 120 000 à 150 000 € d’apport, 500 000 € d’investissement moyen et 2 % de royalties plus 1 % de communication.

La Cervoiserie devient une vraie alternative pour quelqu’un qui veut beaucoup de consommation sur place, avec une ambiance moins « grosse machine événementielle » que My Beers.

Beer O’Clock est-il le meilleur moyen d’ouvrir un bar à bières avec moins de capital ?

Beer O’Clock est aujourd’hui l’option la plus légère financièrement parmi les concepts que nous avons retenus, mais nous paierions cette accessibilité par beaucoup moins de recul sur le réseau.

Le modèle demande environ 250 000 € d’investissement total, avec 70 000 € d’apport. L’enseigne communique un objectif d’environ 400 000 € de chiffre d’affaires après deux ans.

Le format immobilier aide énormément : seulement 80 à 100 m² en moyenne. Un My Beers peut demander trois ou quatre fois cette surface, sans compter une grande terrasse. Le besoin en travaux, en mobilier et en personnel change donc complètement.

Beer O’Clock dispose aussi d’une particularité intéressante : le client charge une carte prépayée puis se sert lui-même aux tireuses. Le modèle réduit une partie du service en salle et transforme la dégustation en expérience.

Nous resterions pourtant plus exigeants sur les comptes. Beer O’Clock possède beaucoup moins d’unités que V and B, My Beers ou La Cervoiserie. Un objectif de 400 000 € devient vraiment intéressant seulement lorsque plusieurs bars comparables l’atteignent avec une marge correcte.

Pour un créateur disposant de 70 000 à 100 000 € d’apport, cela vaut clairement un rendez-vous. Nous ne signerions simplement pas sur la seule base du CA « potentiel après deux ans ».

Beer’s Corner est-il déjà assez solide pour rejoindre la franchise ?

Beer’s Corner devient beaucoup plus crédible, mais le réseau reste encore jeune pour que nous le placions au même niveau de preuve que V and B, My Beers ou La Cervoiserie.

Le développement s’est nettement accéléré récemment. Les annuaires de franchise actualisés comptent désormais huit implantations, contre seulement quelques établissements auparavant. Beer’s Corner a aussi remporté le prix Révélation de la Franchise 2026 et a annoncé plusieurs projets supplémentaires.

Les conditions attirent l’œil : 50 000 € d’apport, 23 000 € de droit d’entrée et environ 350 000 € d’investissement global pour un chiffre d’affaires annoncé de 500 000 € après deux ans.

Le concept limite volontairement la cuisine. L’offre tourne surtout autour de planches, charcuteries, fromages et produits simples, avec une cinquantaine de bières et huit pressions renouvelées régulièrement. C’est beaucoup plus facile à exploiter qu’une brasserie complète.

Le ratio financier paraît séduisant, mais huit points de vente restent huit points de vente. Nous voudrions voir les comptes de plusieurs unités ouvertes depuis au moins deux ans, surtout en dehors du territoire historique de la marque.

Beer’s Corner fait donc partie des réseaux à surveiller de très près. Il peut même devenir un meilleur choix que Beer O’Clock pour certains candidats, mais nous avons encore moins de données pour juger sa résistance dans des villes très différentes.

Au Bureau est-il vraiment comparable à un bar à bières ?

Au Bureau est aujourd’hui davantage une grosse brasserie à thème qu’un bar à bières, même si la bière reste centrale dans son image.

Les chiffres suffisent à montrer l’écart. La Fédération Française de la Franchise compte 195 unités franchisées en France, auxquelles s’ajoutent 14 unités propres. Vingt nouvelles franchises ont encore été créées en 2025.

Un établissement réalise environ 2 M€ de chiffre d’affaires annuel moyen après deux ans. L’investissement hors immobilier peut atteindre 1,4 M€ et la surface moyenne tourne autour de 400 m².

Il faut également prévoir 100 à 200 places assises, une vraie cuisine, une équipe beaucoup plus nombreuse et une licence IV. Au Bureau demande d’ailleurs aux candidats d’être de bons managers et gestionnaires, ce qui correspond assez bien à la réalité quotidienne d’un établissement de cette taille.

Le réseau est puissant et son rythme d’ouverture reste élevé. Pour un restaurateur expérimenté cherchant un gros actif exploitable en franchise, le dossier est sérieux.

Pour quelqu’un qui veut surtout « ouvrir un bar à bières », tripler l’investissement et ajouter toute la complexité d’un restaurant de 400 m² paraît rarement nécessaire.

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3 Brasseurs vaut-il vraiment un investissement de 2 M€ ?

3 Brasseurs peut valoir 2 M€ ou davantage pour un entrepreneur expérimenté, car le concept atteint une échelle de chiffre d’affaires inaccessible à la plupart des bars spécialisés.

Le Guide 2026 de la Fédération Française de la Franchise recense 66 unités franchisées et 14 unités propres en France. Le chiffre d’affaires annuel moyen atteint environ 3 M€ HT.

L’investissement démarre à 2 M€ hors immobilier avec au moins 500 000 € d’apport personnel. La surface moyenne tourne autour de 600 m². Les royalties atteignent 5 % du CA, plus 1 % de marketing et environ 2 238 € HT par mois d’assistance technique pour la microbrasserie.

Cette microbrasserie est justement ce qui rend 3 Brasseurs différent. La bière est produite directement sur place et fait partie du spectacle du restaurant. Une petite franchise de bar peut copier une carte ou organiser les mêmes soirées ; reproduire tout un système de brassage dans un restaurant de 600 m² demande beaucoup plus de capital et de savoir-faire.

Le candidat doit cependant aimer la restauration autant que la bière. Avec plusieurs millions d’euros de ventes, une grande salle, la cuisine et la production brassicole, nous sommes très loin d’un petit bar exploité avec une équipe réduite.

Enseigne Taille typique CA communiqué Ce qu’on exploite réellement
Beer O’Clock 80–100 m² ~400 k€ Petit bar spécialisé
Beer’s Corner 150–300 m² ~500 k€ Bar + planches
La Cervoiserie format intermédiaire ~700 k€ Bar + cave
V and B ~350–400 m² ~830 k€ Bar + grand commerce
My Beers 250–400 m² 800 k€–1,6 M€ Bar + street-food + cave
Au Bureau ~400 m² ~2 M€ Pub + restaurant
3 Brasseurs ~600 m² ~3 M€ Restaurant + microbrasserie

Quelle franchise semble générer le plus de chiffre d’affaires par euro investi ?

My Beers et Beer O’Clock ressortent bien sur ce calcul très simple, mais le chiffre d’affaires par euro investi ne permet absolument pas de choisir une franchise à lui seul.

Avec 400 000 € de CA potentiel pour 250 000 € investis, Beer O’Clock tourne autour de 1,6 fois l’investissement initial. Beer’s Corner atteint environ 1,4 fois avec 500 000 € de CA pour 350 000 € investis.

La Cervoiserie se situe également autour de 1,4 fois : 700 000 € de CA après deux ans pour environ 500 000 € investis. V and B approche 1,7 fois sur la base des 830 000 € de CA et 500 000 € d’investissement communiqués récemment.

Pour My Beers, la fourchette est beaucoup plus large. À 800 000 € de CA, le ratio atteint environ 1,5 fois ; à 1,6 M€, il dépasse 3 fois. Il devient donc indispensable de connaître la médiane réelle et la dispersion entre établissements plutôt que de travailler avec les deux extrêmes d’une fourchette commerciale.

Au Bureau et 3 Brasseurs se situent autour de 1,4 à 1,5 fois.

Ces ordres de grandeur servent surtout à repérer les modèles qui immobilisent énormément de capital pour produire relativement peu de ventes. Ils ne disent rien de la masse salariale, du coût matière, du loyer, du remboursement de dette ou du salaire du dirigeant.

Enseigne Investissement CA de référence CA / investissement
Beer O’Clock 250 k€ 400 k€ ~1,6x
Beer’s Corner 350 k€ 500 k€ ~1,4x
La Cervoiserie 500 k€ 700 k€ ~1,4x
V and B ~500 k€ ~830 k€ ~1,7x
My Beers 530 k€ 800 k€–1,6 M€ ~1,5–3,0x
Au Bureau ~1,4 M€ ~2 M€ ~1,4x
3 Brasseurs ~2 M€ ~3 M€ ~1,5x

Faut-il choisir une franchise qui fait autre chose que vendre de la bière ?

Oui, aujourd’hui nous préférons nettement un bar à bières capable de gagner de l’argent avec la nourriture, la vente à emporter, les événements ou d’autres boissons.

Les habitudes changent déjà. Brasseurs de France indique que les bières sans alcool ont progressé de 11,5 % en grande distribution et représentent désormais près de 6 % des volumes. Pendant deux mois de l’été 2025, il s’est vendu environ 600 000 litres supplémentaires de bière sans alcool par rapport à l’été précédent.

En parallèle, près de 20 % des Français de 17 ans n’avaient jamais consommé d’alcool dans l’étude européenne citée par Brasseurs de France, contre 7 % vingt ans auparavant. Un exploitant qui raisonne encore uniquement en litres de bière alcoolisée vendus risque donc de regarder le marché par le mauvais bout.

V and B peut vendre une bouteille de vin ou de whisky à un client qui ne reste pas au bar. My Beers tire environ un cinquième de ses ventes de la cuisine. La Cervoiserie conserve une activité à emporter. Beer’s Corner ajoute des planches et des animations. Au Bureau peut servir un déjeuner complet sans que le client commande plusieurs bières.

Le marché hors domicile ne donne actuellement aucun cadeau aux nouveaux entrants. Avoir plusieurs sources de revenus devient donc un vrai avantage, surtout dans les semaines où les soirées sont moins remplies.

La restauration aide-t-elle vraiment un bar à bières à gagner plus d’argent ?

Une petite offre de restauration nous paraît aujourd’hui presque indispensable, alors qu’une vraie cuisine de restaurant peut rapidement rendre le modèle beaucoup plus lourd.

My Beers représente un compromis intéressant. La street-food génère environ 20 % du chiffre d’affaires moyen, mais la cuisine tient dans une vingtaine de mètres carrés et l’enseigne cherche explicitement à limiter la dépendance envers du personnel très qualifié.

Beer’s Corner va encore plus loin dans la simplicité avec des planches de charcuterie et de fromage. Le bar augmente son panier moyen sans recruter une brigade de cuisine complète.

Au Bureau et 3 Brasseurs montrent l’autre extrême. Leur chiffre d’affaires atteint respectivement environ 2 M€ et 3 M€, mais ces établissements doivent gérer cuisines, plannings, stocks périssables, service à table et équipes importantes.

Pour un premier franchisé, un modèle où la nourriture représente peut-être 10 à 25 % de l’activité paraît généralement plus simple à piloter qu’un établissement où elle détermine toute l’exploitation.

Il existe évidemment des exceptions. Un ancien directeur de restaurant capable de piloter 20 ou 30 salariés peut exploiter une grosse brasserie beaucoup plus facilement qu’un entrepreneur venant du commerce ou d’un bureau.

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Quel emplacement marche le mieux pour un bar à bières franchisé ?

Pour V and B, My Beers et beaucoup de concepts de grande taille, une bonne périphérie peut aujourd’hui être plus intéressante qu’une rue très chère du centre-ville.

V and B recherche notamment des axes passants et des zones d’activité commerciale dans des bassins d’environ 30 000 habitants. My Beers accepte l’hypercentre mais développe également des implantations en périphérie proche avec parking, visibilité depuis un grand axe et peu de voisinage.

Cette dernière contrainte mérite d’être prise au sérieux. Un bar qui organise matchs, concerts, DJ sets ou soirées jusqu’à tard peut vite se retrouver bloqué par le bruit. Une terrasse de 150 m² devient également beaucoup plus simple à exploiter loin d’un immeuble résidentiel.

Beer O’Clock change la donne grâce à ses 80 à 100 m². Un petit local permet d’envisager des quartiers plus denses où 300 ou 400 m² seraient financièrement absurdes.

Au Bureau et 3 Brasseurs ont encore d’autres besoins : grandes surfaces, stationnement, visibilité, capacité à recevoir plus d’une centaine de clients et bassin de population suffisant.

Nous choisirions donc l’enseigne avant de chercher sérieusement le local. Trouver un beau local puis essayer d’y faire rentrer une franchise conçue pour un autre type d’emplacement est une très mauvaise façon de commencer.

Avec combien d’argent personnel faut-il réellement se lancer ?

Pour une franchise de bar à bières sérieuse, nous viserions plutôt 100 000 à 150 000 € réellement disponibles, même lorsque l’enseigne accepte officiellement moins.

Beer’s Corner demande seulement 50 000 € d’apport et Beer O’Clock 70 000 €. Ces montants rendent le projet accessible, mais ils ne signifient pas qu’un entrepreneur disposant exactement de 50 000 ou 70 000 € d’épargne peut investir chaque euro dans la société et démarrer confortablement.

Les travaux dépassent parfois le budget. L’ouverture peut prendre du retard. Le chiffre d’affaires du premier trimestre peut être inférieur au prévisionnel. Et le dirigeant doit continuer à payer ses propres dépenses pendant que l’entreprise monte en puissance.

Les réseaux plus matures donnent déjà un ordre de grandeur différent : environ 100 000 € d’apport chez V and B, 120 000 à 150 000 € à La Cervoiserie et 130 000 € chez My Beers.

Un apport officiel de 130 000 € sur un projet de 530 000 € signifie déjà que la banque doit suivre à hauteur d’environ 400 000 €. Arriver au rendez-vous bancaire avec exactement 130 000 € de patrimoine disponible et aucune marge de sécurité nous semblerait tendu.

Pour Au Bureau et surtout 3 Brasseurs, la question change encore d’échelle : le candidat doit pouvoir mobiliser plusieurs centaines de milliers d’euros.

Comment savoir si les chiffres annoncés par une franchise de bar à bières sont vraiment bons ?

Nous regarderions d’abord les comptes des franchisés comparables au projet, car un « CA moyen » national peut masquer des écarts énormes.

Le premier piège vient de la moyenne. Si quelques très gros établissements My Beers dépassent largement 1 M€ pendant que d’autres tournent autour de 700 000 ou 800 000 €, connaître uniquement la moyenne nous aide peu. La médiane serait beaucoup plus parlante.

Ensuite, nous demanderions les performances par âge. Un établissement ouvert depuis huit ans, sans dette de travaux initiale et parfaitement connu localement n’a rien à voir avec une unité de dix-huit mois qui rembourse encore son lancement.

Il faut également rapprocher les ventes de la surface. Un bar de 100 m² qui réalise 400 000 € et un établissement de 400 m² qui réalise 800 000 € ont le même chiffre d’affaires par mètre carré, alors que leur organisation et leur masse salariale peuvent être complètement différentes.

Enfin, nous voudrions connaître les sorties du réseau. Combien de franchisés ont revendu ? Combien ont fermé ? Combien n’ont pas renouvelé leur contrat ? Combien ont ouvert une deuxième unité ?

Le chiffre d’affaires est facile à mettre en avant dans une brochure. Le résultat d’exploitation, la rémunération réelle du dirigeant, le niveau d’endettement et le taux de multi-franchise racontent beaucoup mieux l’histoire.

Quelle franchise choisir avec moins de 100 000 € d’apport ?

Avec moins de 100 000 € d’apport, Beer O’Clock et Beer’s Corner sont aujourd’hui les deux options les plus réalistes parmi les réseaux étudiés.

Beer’s Corner demande officiellement 50 000 € contre 70 000 € pour Beer O’Clock. L’investissement total est cependant plus élevé, environ 350 000 € contre 250 000 €.

Beer O’Clock possède l’avantage d’un tout petit format de 80 à 100 m² et d’un système de service autonome par carte. Cela peut réduire certaines charges et faciliter la recherche d’un local.

Beer’s Corner demande davantage d’investissement mais communique aussi un chiffre d’affaires de 500 000 € après deux ans, contre 400 000 € chez Beer O’Clock. Son développement récent est rapide, avec huit implantations désormais recensées.

Nous ne départagerions pas les deux uniquement à partir de ces projections. Avec un capital aussi serré, le local et les conditions du financement deviennent presque plus importants que la marque.

Un Beer O’Clock correctement financé dans une zone dense vaut mieux qu’un Beer’s Corner où toute l’épargne personnelle disparaît avant même l’ouverture.

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Quelle franchise choisir avec environ 120 000 à 150 000 € d’apport ?

Entre 120 000 et 150 000 € d’apport, My Beers, La Cervoiserie et V and B forment actuellement le trio le plus intéressant à comparer.

V and B offre de loin le plus grand recul. Son réseau approche les 280 points de vente, son chiffre d’affaires moyen communiqué tourne autour de 830 000 € et la moitié environ des franchisés sont multi-franchisés. Pour réduire le risque « je rejoins un concept qui n’a pas encore prouvé qu’il se duplique », c’est difficile à battre.

My Beers nous plaît davantage si l’objectif est d’exploiter un lieu festif. Le bar fournit environ 70 % des ventes, la restauration 20 % et la cave 10 %. Avec 53 établissements, le réseau possède désormais assez de recul pour que nous puissions obtenir plusieurs comparables.

La Cervoiserie se place entre les deux dans notre lecture actuelle. Le réseau a plus de quinze ans d’expérience en franchise, le bar représente désormais environ 85 % de son chiffre d’affaires et l’enseigne annonce environ 700 000 € après deux ans pour 500 000 € investis.

Le choix dépend alors surtout du métier que nous voulons exercer. V and B demande un vrai goût pour le commerce et la cave. My Beers pousse davantage l’animation et la restauration légère. La Cervoiserie garde un format très centré sur le bar avec un univers produit poussé.

À ce niveau de budget, nous ne choisirions donc plus sur le montant de l’apport. Les trois concepts deviennent finançables ; il faut choisir celui dont le fonctionnement quotidien nous correspond réellement.

Quelle franchise de bar à bières choisir aujourd’hui ?

Pour un premier entrepreneur qui veut réellement exploiter un bar à bières, My Beers serait aujourd’hui notre premier dossier à étudier, avec V and B comme option plus rassurante pour ceux qui préfèrent un modèle cave + bar et La Cervoiserie comme alternative sérieuse que nous sous-estimerions moins qu’auparavant.

My Beers a actuellement un mélange assez rare. Le réseau compte déjà 53 établissements, donc nous disposons de recul. Le bar reste le moteur avec environ 70 % des ventes. La street-food apporte environ 20 % supplémentaires sans imposer une grosse cuisine. Et l’investissement de 530 000 € reste encore dans une catégorie finançable pour un entrepreneur disposant d’environ 130 000 € d’apport.

V and B reste plus éprouvé. Près de 280 implantations, plus d’une vingtaine d’ouvertures annuelles et environ 50 % de multi-franchisés donnent une profondeur que My Beers n’a pas encore. Nous le placerions devant My Beers pour quelqu’un qui cherche avant tout la sécurité d’un grand réseau et aime autant la vente en boutique que le métier de bar.

La Cervoiserie mérite désormais d’être placée juste derrière ces deux enseignes, voire devant selon l’emplacement. Ses chiffres actuels sont meilleurs que ceux que nous avions initialement retenus : environ 700 000 € de CA après deux ans, 60 % de marge moyenne annoncée et 85 % de l’activité réalisée au bar.

Avec moins de 100 000 € d’apport, Beer O’Clock et Beer’s Corner deviennent beaucoup plus logiques. Nous demanderions simplement davantage de preuves comptables avant de préférer un petit réseau à une enseigne déjà testée dans plusieurs dizaines de villes.

Au Bureau et 3 Brasseurs répondent à un autre projet. Le premier réalise autour de 2 M€ par restaurant et le second autour de 3 M€, mais il faut accepter des investissements de 1,4 à 2 M€ ou plus, de grandes équipes et toute la complexité de la restauration.

Si nous devions résumer notre choix actuel en une phrase : My Beers pour le meilleur compromis « vrai bar / réseau déjà éprouvé / investissement encore raisonnable », V and B pour réduire le risque réseau, La Cervoiserie pour un bar très orienté produit, et Beer O’Clock ou Beer’s Corner quand le capital disponible oblige à rester sous la barre des 100 000 € d’apport.

SOURCES ET MÉTHODOLOGIE

Cette analyse compare les principales franchises de bars à bières accessibles aujourd’hui en France en regardant le marché, l’apport demandé, l’investissement total, le chiffre d’affaires communiqué, la maturité du réseau, la diversification des revenus et la complexité opérationnelle de chaque concept.

Nous avons d’abord séparé les formats qui se ressemblent en apparence mais correspondent à des métiers différents. Un petit bar spécialisé comme Beer O’Clock, un bar-cave comme V and B ou La Cervoiserie, un lieu festif avec street-food comme My Beers et une brasserie de 400 à 600 m² comme Au Bureau ou 3 Brasseurs ne demandent ni le même capital ni la même organisation.

Les données de marché viennent en priorité de Brasseurs de France, notamment pour l’évolution récente des volumes, la consommation hors domicile et la progression des bières sans alcool. Ces chiffres servent à replacer les projets dans un marché plus difficile qu’il y a quelques années.

Pour les réseaux, nous avons privilégié les pages franchise des enseignes, le Guide 2026 et l’annuaire de la Fédération Française de la Franchise, puis des sources spécialisées comme Franchise Magazine lorsqu’elles apportaient des chiffres récents sur l’investissement, l’apport, le nombre d’unités ou le rythme d’ouvertures.

Les chiffres de chiffre d’affaires ont été traités comme des repères commerciaux, pas comme des promesses de rentabilité. Une moyenne nationale ou un objectif à deux ans ne dit rien, à elle seule, du loyer, de la masse salariale, du coût matière, des remboursements d’emprunt ou de la rémunération du dirigeant.

Le ratio chiffre d’affaires / investissement est utilisé uniquement comme filtre pour comparer l’intensité capitalistique des formats. Nous ne l’assimilons pas à une marge ni à un retour sur investissement.

Nous avons aussi accordé davantage de poids aux réseaux qui offrent du recul : ancienneté, nombre d’implantations, présence dans plusieurs territoires et part de multi-franchisés. Ces éléments ne garantissent pas la réussite d’une nouvelle unité, mais ils donnent plus d’informations sur la capacité du concept à se répliquer.

Enfin, notre conclusion ne cherche pas une enseigne « gagnante » sur un seul critère. Elle rapproche le niveau de capital disponible, le métier réellement exercé au quotidien et la profondeur des preuves disponibles derrière les chiffres communiqués.

Parmi les principales sources utilisées : Brasseurs de France sur le marché de la bière, le bilan économique 2025 de Brasseurs de France, le Guide 2026 de la Fédération Française de la Franchise, la page franchise de My Beers, la page franchise de La Cervoiserie, la page franchise de Beer’s Corner, le concept officiel de Beer O’Clock, la fiche Beer O’Clock de Franchise Magazine, la présentation officielle de V and B, l’état du marché bars, brasseries et caves publié par Franchise Magazine, la page franchise d’Au Bureau et la page franchise de 3 Brasseurs.

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