Les chiffres du marché de l'équitation en France

Dernière mise à jour: 15 Septembre 2026

Lancez un centre équestre sans sous-estimer le taux de remplissage nécessaire

Business plan, prévisionnel financier, étude de marché et executive summary, déjà rédigés et chiffrés pour ce métier.

C'est parti

EN RÉSUMÉ

Les chiffres du marché de l'équitation en France montrent un secteur qui pèse largement plus d’un milliard d’euros dans le sport et le loisir, avec environ 3 millions de cavaliers, plus de 600 000 licenciés, plus de 6 000 centres équestres et près d’un million d’équidés.

Le marché reste très large, mais il ne faut pas confondre l’équitation avec toute la filière cheval. Les courses, les paris hippiques, l’élevage ou le commerce d’équidés peuvent faire gonfler artificiellement la taille du marché réellement accessible à un centre équestre, une pension ou un service destiné aux cavaliers.

Le principal signal de faiblesse vient des licences. Après le rebond post-Covid, la FFE est revenue à 625 422 licenciés en 2025, presque au niveau de 2019 et encore loin du record de 2012.

La demande potentielle reste pourtant beaucoup plus grande que la pratique fédérale. Il existe plusieurs millions de Français qui montent, ont monté ou seraient prêts à le faire ponctuellement sans vouloir entrer dans le modèle classique du cours hebdomadaire en club.

Le prix et l’engagement sont les deux gros freins. Une activité peut donc avoir une bonne image, une vraie envie autour d’elle et quand même perdre des licenciés si elle reste perçue comme chère, contraignante et difficile à intégrer dans un emploi du temps adulte.

Le réseau est déjà dense. Avec plus de 6 000 poney-clubs et centres équestres, ouvrir un club généraliste sans différence nette revient souvent à entrer sur un marché local déjà partagé entre beaucoup de petites structures.

La fragilité économique est importante : 74 % des entreprises sport-loisir analysées par l’IFCE réalisent moins de 150 000 € de chiffre d’affaires. Dans ce secteur, beaucoup de revenus peuvent transiter par une structure sans se transformer en marge confortable.

La hausse du prix des chevaux change aussi l’économie du marché. L’équidé de sport-loisir médian est passé d’environ 6 500 € en 2019 à 10 500 € en 2024, ce qui rend plus intéressants les modèles de demi-pension, de location, de partage ou d’accès à une cavalerie sans achat complet.

Les adultes semblent être l’un des publics les plus sous-servis. Ils sont minoritaires parmi les licenciés alors que les motivations associées au cheval — nature, détente, activité physique, coupure avec le quotidien — correspondent très bien à leurs attentes.

Le marché reste donc porteur pour créer un business, mais probablement moins en copiant le centre équestre traditionnel qu’en réduisant une friction déjà visible : coût, manque de flexibilité, difficulté d’accès à un cheval, expérience trop pensée pour les enfants ou services encore mal organisés autour des propriétaires et des professionnels.

Combien pèse vraiment le marché de l’équitation en France ?

Le marché français de l’équitation pèse largement plus d’un milliard d’euros si l’on regarde le sport et le loisir, avec un écosystème équin beaucoup plus large autour.

Il faut être précis sur le périmètre. Les chiffres de plusieurs milliards d’euros parfois associés au “marché du cheval” additionnent des activités très différentes : élevage, courses, paris hippiques, sport, loisir, commerce de chevaux et services. Pour quelqu’un qui veut ouvrir un centre équestre, lancer une pension ou vendre un service aux cavaliers, ce total gonfle artificiellement le marché réellement accessible.

Le dernier Annuaire ÉCUS de l’IFCE recense 9 342 entreprises spécialisées dans le sport et le loisir. L’ensemble de la filière compte aussi autour d’un million d’équidés en France, tandis que la FFE revendique plus de 600 000 licenciés et estime à environ 3 millions le nombre de cavaliers.

La taille est donc bien réelle. En revanche, l’argent est réparti entre énormément de petites entreprises, de propriétaires et de pratiquants, ce qui change complètement la façon d’aborder ce marché.

Indicateur Ordre de grandeur récent
Cavaliers estimés en France environ 3 millions
Licenciés FFE plus de 625 000
Équidés en France environ 1 million
Poney-clubs et centres équestres plus de 6 000
Adhérents FFE au sens large environ 9 600
Entreprises spécialisées sport-loisir analysées par l’IFCE 9 342
Part de ces entreprises sous 150 000 € de CA 74 %

Combien de Français montent réellement à cheval aujourd’hui ?

Environ 3 millions de Français montent à cheval ou à poney, soit presque cinq fois le nombre de personnes qui possèdent une licence FFE.

Ce décalage donne une meilleure idée de la clientèle disponible. Une licence repère surtout les cavaliers intégrés à la pratique fédérale : cours réguliers, club, concours ou autres activités organisées. Elle laisse de côté une partie des propriétaires indépendants, des anciens cavaliers, des personnes qui montent pendant leurs vacances et de tous ceux qui pratiquent seulement quelques fois par an.

Pour un poney-club classique, la base fédérale reste l’indicateur le plus utile. Pour une balade, un séjour équestre, une application, un stage découverte ou une activité destinée aux adultes occasionnels, les quelque 3 millions de cavaliers donnent une vision beaucoup plus proche de la vraie demande.

La différence est énorme : plusieurs millions de personnes ont déjà franchi la barrière psychologique consistant à monter à cheval, sans pour autant devenir des clients réguliers d’un club. Une bonne partie du potentiel commercial se trouve précisément là.

4,8 sur Google4,5 sur Trustpilot

Tous les documents pour lancer un centre équestre

Business plan, prévisionnel financier, étude de marché et executive summary, déjà rédigés et chiffrés pour ce métier. Vous y mettez vos chiffres, vous présentez le dossier.

Voir le pack complet

Téléchargement immédiat

L’équitation perd-elle des pratiquants en ce moment ?

Oui, le nombre de licenciés baisse actuellement, et le rebond spectaculaire observé après le Covid est largement retombé.

La FFE comptait 619 847 licenciés en 2019. Après le choc sanitaire, le marché est reparti très vite et a atteint 675 186 licences en 2023. Il est ensuite revenu à 648 254 en 2024 puis 625 422 en 2025.

Le bilan 2025 publié par l’IFCE chiffre la dernière baisse autour de 4 %. Comparé à 2019, le nombre de licenciés n’est finalement supérieur que d’environ 1 %. Et face au record de plus de 706 000 licences enregistré en 2012, le marché fédéral reste inférieur d’environ 11 %.

On peut donc écarter l’idée d’un nouveau boom durable de l’équitation. Le secteur a bénéficié d’un gros appel d’air lorsque les Français recherchaient davantage de plein air et de nature, puis une partie de cette clientèle est repartie.

Cela reste malgré tout l’une des plus grandes pratiques sportives organisées du pays. La FFE se situe aujourd’hui au troisième rang des fédérations sportives françaises en nombre de licenciés, derrière le football et le tennis.

Année / saison Licenciés FFE
2012, point haut plus de 706 000
2019 619 847
2023 675 186
2024 648 254
2025 625 422
Évolution depuis 2019 environ +1 %
Écart avec le record de 2012 environ -11 %

Qui fait vraiment vivre l’équitation en France ?

Le cœur du marché français reste très féminin, très jeune et surtout orienté vers le loisir.

Les femmes représentent aujourd’hui autour de 86 % des licences. L’équitation reste ainsi le premier sport féminin français en nombre de licenciées, une particularité qui se retrouve aussi dans les formations et les métiers de la filière.

L’âge est tout aussi structurant. D’après les statistiques FFE, environ 30 % des licenciés ont entre 4 et 12 ans et 27 % entre 13 et 18 ans. Près de 57 % de la base fédérale est donc mineure. Les 19-29 ans représentent autour de 17 %, et les 30 ans ou plus environ 26 %.

Enfin, trois licenciés sur quatre montent principalement pour le loisir. Le cavalier de concours très engagé est économiquement intéressant, mais il ne représente qu’une fraction du public.

Pour un créateur d’entreprise, cette structure explique pourquoi le poney-club pour enfants domine historiquement l’offre française. Elle montre aussi où l’offre est moins dense : adultes débutants ou reprenants, pratique flexible, loisirs de pleine nature et formats sans engagement hebdomadaire.

Les Français ont-ils encore envie de faire de l’équitation ?

Oui, l’envie reste très forte : 74 % des Français disent avoir une bonne image de l’équitation.

C’est l’un des résultats les plus intéressants de la grande étude Kantar réalisée pour la FFE auprès de 10 661 répondants. L’étude montre aussi que 84 % associent l’équitation à la proximité avec la nature, 83 % au bien-être et 86 % au développement du sens des responsabilités.

L’équitation colle donc assez bien à ce que beaucoup de Français recherchent désormais dans leurs loisirs : être dehors, bouger, se détendre et faire quelque chose qui change des activités quotidiennes.

L’image des établissements eux-mêmes tient également bien. Selon cette même enquête, 68 % des Français ont une perception positive des centres équestres.

Le recul récent des licences ne vient donc pas d’un désamour massif pour le cheval. Beaucoup de Français aiment toujours l’idée de monter. Le problème arrive au moment de transformer cette envie en pratique régulière.

Pourquoi autant de Français aiment-ils l’équitation sans s’inscrire dans un club ?

Le prix et les contraintes restent les deux gros freins : 74 % des Français trouvent l’équitation chère et 90 % pensent qu’elle demande beaucoup d’engagement.

La même étude Kantar montre aussi que 69 % des répondants voient encore l’équitation comme une activité élitiste. C’est considérable pour une pratique qui cherche à recruter largement.

La distance explique beaucoup moins cette difficulté qu’on pourrait le croire. Avec plus de 6 000 poney-clubs et centres équestres, le réseau français est très dense. La FFE indique que la grande majorité de la population habite à moins de 13 kilomètres d’un établissement.

Le vrai sujet commercial est ailleurs. Une personne peut avoir envie de monter tout en refusant un abonnement annuel, un cours fixe tous les mercredis, plusieurs heures prises dans son week-end ou une dépense récurrente élevée.

Pour un nouvel acteur, réduire ces frictions semble beaucoup plus prometteur que simplement ouvrir une offre supplémentaire identique à celles déjà présentes : réservation facile, séances ponctuelles, formules courtes, pratique pour adultes, partage d’un cheval ou expériences davantage orientées loisir.

4,8 sur Google4,5 sur Trustpilot

Combien facturer pour rentabiliser un centre équestre ?

Le prévisionnel du pack calcule votre seuil de rentabilité, votre besoin en fonds de roulement et votre trésorerie à partir de vos propres hypothèses. Vous changez un chiffre, tout se recalcule.

Voir le pack complet

Aucune connaissance financière requise

Y a-t-il déjà trop de centres équestres en France ?

La France possède déjà un réseau énorme de centres équestres, donc ouvrir un club généraliste sans vraie différence est aujourd’hui un pari risqué.

La FFE compte plus de 6 000 poney-clubs et centres équestres, auxquels s’ajoutent pensions, écuries de propriétaires, enseignants indépendants et autres structures professionnelles. Au sens large, la fédération rassemble environ 9 600 adhérents professionnels, clubs, organisateurs et associations.

En divisant simplement les licences par les quelque 6 000 clubs, on arrive à un peu plus de 100 licenciés par établissement. Ce calcul ne constitue évidemment pas un prévisionnel : certains clubs accueillent quelques dizaines de cavaliers, d’autres plusieurs centaines. Il montre néanmoins à quel point la clientèle est répartie entre un grand nombre d’acteurs locaux.

La concurrence varie énormément selon l’endroit. Les statistiques régionales placent notamment l’Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes, la Nouvelle-Aquitaine, les Hauts-de-France et l’Occitanie parmi les plus gros bassins de licenciés, sans qu’une seule région écrase le marché.

Pour un projet physique, le chiffre national devient vite secondaire. Il faut surtout regarder combien de foyers vivent à vingt ou trente minutes, combien de clubs se disputent déjà ces clients, leurs listes d’attente, leurs prix, leur réputation et le foncier disponible.

Combien chiffre vraiment une entreprise d’équitation ?

La plupart des entreprises françaises du sport-loisir équin restent petites : 74 % de celles étudiées par l’IFCE réalisent moins de 150 000 euros de chiffre d’affaires.

Le dernier Annuaire ÉCUS permet surtout de comprendre la concentration économique du secteur. Sur 9 342 entreprises sport-loisir analysées, 6 885 se situent sous le seuil de 150 000 euros de CA annuel. Seulement 2 457 le dépassent.

Plus frappant encore, la valeur ajoutée cumulée des entreprises situées sous 150 000 euros ressort légèrement négative dans cette analyse, alors que le groupe supérieur à 150 000 euros concentre pratiquement toute la valeur ajoutée positive de la catégorie.

Il faut être prudent : cette population regroupe des métiers différents et le résultat cumulé ne signifie évidemment pas que chaque petite structure perd de l’argent. Il montre en revanche une réalité assez dure du marché. Atteindre une taille économique suffisante change fortement les chances de disposer d’une entreprise solide.

Un centre équestre peut générer beaucoup de revenus apparents et conserver une marge faible après le fourrage, la main-d’œuvre, les soins vétérinaires, la maréchalerie, l’entretien des installations, l’énergie, les assurances et le renouvellement de la cavalerie.

Entreprises sport-loisir analysées par l’IFCE Nombre Part
Ensemble des entreprises 9 342 100 %
CA inférieur à 150 000 € 6 885 74 %
CA supérieur à 150 000 € 2 457 26 %
Valeur ajoutée totale du secteur 267,9 M€ —
VA des entreprises sous 150 000 € de CA -2,2 M€ —
VA des entreprises au-dessus de 150 000 € 270,2 M€ —
Part des entreprises créant l’essentiel de la VA positive environ 1 sur 4 —

Le prix des chevaux est-il devenu un vrai problème pour le marché ?

Oui, acheter un cheval de sport ou de loisir coûte aujourd’hui nettement plus cher qu’il y a quelques années, et la hausse dépasse largement une petite correction liée à l’inflation.

Les enquêtes de l’IFCE montrent que le prix médian d’un équidé acheté pour le sport-loisir est passé d’environ 6 500 euros en 2019 à 10 500 euros en 2024. Si nous reculons jusqu’en 2015, ce prix a approximativement doublé.

Pour les chevaux de sport, la médiane est passée d’environ 5 500 euros en 2019 à 9 000 euros en 2024. Un cheval acheté principalement pour la promenade est passé autour de 2 400 à 4 000 euros sur la même période. Chez les poneys de sport, nous passons approximativement de 2 900 à 4 700 euros.

La hausse du ticket d’entrée touche ensuite tous les modèles dépendants de la propriété. Un particulier hésite davantage avant d’acheter. Un club doit immobiliser plus d’argent pour renouveler sa cavalerie. Une pension récupère une clientèle dont le cheval lui-même représente déjà un gros investissement.

Ces prix ouvrent en revanche un espace pour les solutions permettant d’accéder à un cheval sans supporter seul son coût : demi-pension, location, propriété partagée ou formules d’accès à une cavalerie.

Segment Prix médian 2019 Prix médian 2024
Cheval de sport environ 5 500 € environ 9 000 €
Poney de sport environ 2 900 € environ 4 700 €
Autre cheval de selle environ 5 000 € environ 7 000 €
Cheval de territoire environ 2 000 € environ 3 500 €
Cheval de trait environ 1 800 € environ 3 000 €
Équidé destiné au sport-loisir environ 6 500 € environ 10 500 €
Équidé destiné à la promenade environ 2 400 € environ 4 000 €

Le commerce de chevaux repart-il actuellement ?

Un peu : les dernières données de l’IFCE montrent une légère reprise des transactions françaises, sans retrouver une dynamique assez forte pour parler de boom.

Le bilan annuel le plus récent de l’Observatoire économique et social du cheval décrit un commerce intérieur qui s’améliore légèrement. Les exportations progressent également, tandis que les importations chutent nettement.

Cette évolution mérite d’être rapprochée des prix. Le marché ne devient pas soudainement beaucoup plus liquide alors que les chevaux seraient moins chers. Les prix de sport-loisir restent à des niveaux élevés après plusieurs années de forte hausse.

Pour un entrepreneur, la dépense qui entoure chaque cheval devient donc au moins aussi intéressante que le nombre de transactions lui-même. Courtage, visite d’achat, assurance, transport, matériel, pension, santé et services aux propriétaires peuvent bénéficier d’un parc installé de près d’un million d’équidés sans dépendre d’une explosion annuelle des ventes.

4,8 sur Google4,5 sur Trustpilot

Trois semaines de travail pour un centre équestre, déjà faites

Vous récupérez les quatre documents, vous les adaptez à votre projet, et notre équipe les relit gratuitement avant que vous les envoyiez à votre banque.

Voir le pack complet

Accompagnement par nos experts, gratuit

La compétition représente-t-elle encore un gros marché ?

Oui, la compétition équestre reste une grosse machine économique, avec plus de 1,5 million de départs enregistrés sur une année de référence récente.

Les dernières données consolidées de l’Annuaire ÉCUS comptabilisent 125 468 épreuves et 1 522 479 partants en 2024. Le terme “partants” désigne des engagements en compétition : un même cavalier ou un même cheval peut apparaître de nombreuses fois pendant l’année.

Le saut d’obstacles écrase largement le reste avec environ 1,23 million de partants. Le dressage en compte près de 79 000, le concours complet environ 54 000 et l’endurance près de 15 000.

La compétition concentre aussi des clients qui dépensent beaucoup autour de leur pratique. Un cavalier régulier peut payer engagements, transport, coaching, pension, matériel, vétérinaire et déplacements, en plus du cheval lui-même.

Cette clientèle est plus petite que celle du loisir, mais sa valeur par personne peut être bien supérieure. Une entreprise spécialisée sur un problème précis des compétiteurs peut donc avoir un meilleur modèle qu’un concept beaucoup plus large visant indistinctement tous les amoureux des chevaux.

Les adultes sont-ils le gros marché sous-exploité de l’équitation ?

Probablement oui : les adultes pèsent beaucoup moins lourd dans les licences que les enfants, alors que leurs motivations correspondent très bien à ce que l’équitation sait offrir.

Environ 57 % des licenciés ont moins de 19 ans. Le modèle commercial dominant s’est donc organisé autour du poney-club, du cours hebdomadaire, des niveaux et d’un parcours commencé jeune.

Un adulte de 35 ou 45 ans n’achète pas forcément la même chose. Il peut rechercher deux heures dehors après une semaine de travail, reprendre après quinze ans d’arrêt, monter deux fois par mois au lieu de toutes les semaines ou simplement éviter une ambiance pensée essentiellement pour les enfants.

La FFE travaille d’ailleurs explicitement sur le recrutement et la fidélisation des adultes après son étude Kantar sur les loisirs. Le sujet est donc suffisamment important pour être traité comme un axe de développement fédéral.

C’est justement ce décalage qui rend les adultes intéressants. Ils restent minoritaires parmi les licenciés alors que les bénéfices qu’ils recherchent — nature, détente, plaisir, activité physique — sont précisément ceux que le public associe déjà au cheval.

Le bien-être et la nature peuvent-ils vraiment faire grandir l’équitation ?

Oui, le positionnement nature et bien-être peut élargir la clientèle de l’équitation, surtout si le produit proposé change réellement avec le discours.

Dans l’étude Kantar menée pour la FFE, 84 % des Français associent le cheval à la nature et 83 % au bien-être. Près de la moitié des répondants disent également que la nature peut les encourager à pratiquer une activité physique.

Ces résultats rapprochent l’équitation de marchés qui ont beaucoup grandi autour de l’expérience plutôt que de la performance pure : randonnée, outdoor, séjours nature, retraites bien-être ou activités permettant de couper des écrans.

Cela ouvre des formats assez éloignés du cours technique traditionnel : randonnée d’une demi-journée, expérience découverte pour adultes, séjour de deux jours, activité parent-enfant, sortie touristique ou offre destinée aux entreprises.

Le simple ajout du mot “bien-être” sur une prestation classique n’apportera évidemment pas beaucoup de clients. Le potentiel apparaît lorsque les horaires, la réservation, le niveau demandé et l’expérience sont pensés pour quelqu’un qui veut profiter du cheval sans entrer immédiatement dans tout le parcours du cavalier traditionnel.

L’équitation crée-t-elle vraiment beaucoup d’emplois en France ?

Oui, l’équitation et la filière équine font travailler des dizaines de milliers de personnes, avec une économie largement composée de petites structures.

La FFE avance environ 31 000 emplois directement liés à son univers équestre. Sur un périmètre beaucoup plus large, les travaux de l’IFCE arrivent à des dizaines de milliers d’emplois supplémentaires en intégrant élevage, courses, vétérinaires, maréchaux-ferrants, alimentation, équipement et autres métiers de la filière.

La structure compte davantage que le total. Les statistiques économiques de l’IFCE montrent un tissu constitué d’une multitude d’entreprises et de travailleurs indépendants, bien loin d’un marché organisé autour de quelques grandes chaînes nationales.

Pour vendre aux professionnels de l’équitation, cette fragmentation a deux conséquences. Le nombre de prospects peut être élevé, tandis que le budget disponible chez chacun reste souvent limité. Un logiciel à 100 euros par mois, un service à 1 000 euros ou un équipement à 10 000 euros ne s’adressent déjà plus au même marché.

4,8 sur Google4,5 sur Trustpilot

Ce qu’il faut pour faire financer un centre équestre

Une banque veut des chiffres sourcés, un marché documenté et une stratégie tenable. Les quatre documents répondent à ces trois questions dans l’ordre où elles se posent.

Voir le pack complet

Convient pour une demande de prêt

Les courses hippiques font-elles partie du marché de l’équitation ?

Les courses hippiques font partie de la filière cheval, mais les inclure dans la taille du marché d’un centre équestre ou d’un service destiné aux cavaliers donnerait une image trompeuse.

Le contraste est énorme. Les seules mises enregistrées par le PMU sous droits exclusifs représentent 6,4 milliards d’euros en 2025, après 6,6 milliards en 2024 selon l’ANJ. Ajouter ce chiffre à l’économie des clubs ferait immédiatement exploser la taille apparente du marché.

Les clients, les infrastructures et les flux financiers sont pourtant très différents. Un parieur PMU ne devient pas un client potentiel d’une pension simplement parce que les deux activités impliquent des chevaux.

Les courses restent utiles lorsqu’on veut mesurer l’ensemble de la filière équine française ou identifier des marchés communs comme l’alimentation, les soins, le transport et certains équipements professionnels. Pour calculer le marché accessible d’un projet d’équitation de loisir, mieux vaut les garder à part.

Le marché de l’équitation est-il encore porteur pour créer un business en France ?

Oui, le marché français de l’équitation reste suffisamment grand pour créer de belles entreprises, mais copier le centre équestre traditionnel est aujourd’hui l’un des angles les moins convaincants.

Les chiffres vont dans le même sens. La France compte environ 3 millions de cavaliers, plus de 6 000 clubs et autour d’un million d’équidés. L’équitation garde une excellente image et reste l’un des sports les plus pratiqués du pays. Il y a donc une vraie clientèle, une culture déjà installée et un parc d’animaux qui génère des dépenses toute l’année.

La croissance est plus difficile. Comme vu plus haut, les licences ont reperdu une bonne partie de leur hausse post-Covid. Trois entreprises sport-loisir sur quatre étudiées par l’IFCE restent sous 150 000 euros de CA. Acheter un cheval coûte sensiblement plus cher qu’il y a quelques années. Et l’enquête Kantar montre que le grand public associe encore fortement l’équitation au coût, à l’élitisme et à l’engagement.

C’est là que se trouvent les meilleurs angles pour entreprendre. Les concepts qui rendent la pratique plus facile, plus flexible ou moins coûteuse répondent à un problème déjà mesuré. Même logique pour les services destinés aux propriétaires, la demi-pension, les adultes qui reprennent, les expériences nature, le tourisme équestre, les outils numériques pour les professionnels et les offres spécialisées autour des compétiteurs.

Aujourd’hui, la demande pour le cheval reste bien plus grande que la clientèle régulière des clubs. C’est l’écart le plus intéressant de tout le marché : plusieurs millions de Français montent, aiment l’équitation ou aimeraient en faire davantage, alors qu’un peu plus de 600 000 seulement entrent dans la pratique fédérale. Pour un nouveau business, la meilleure question est donc moins “comment attirer davantage de passionnés du cheval ?” que “qu’est-ce qui empêche déjà ces passionnés de devenir clients plus souvent ?”.

SOURCES ET MÉTHODOLOGIE

Cette analyse cherche à mesurer le marché français de l’équitation d’un point de vue utile pour quelqu’un qui veut créer un business. Nous avons donc séparé la taille de la filière cheval, le nombre de cavaliers, l’activité des clubs, l’économie des entreprises, la compétition, la propriété d’équidés et les courses hippiques plutôt que de partir d’un chiffre unique.

Pour chaque dimension, nous avons utilisé les données consolidées les plus récentes disponibles et cherché leur convergence. Une baisse des licences ne suffit pas, par exemple, à conclure que la demande disparaît si d’autres données montrent en parallèle une forte appétence pour l’activité, un public beaucoup plus large que les seuls licenciés et des freins précis à la pratique régulière.

Nous distinguons volontairement le marché de l’équitation de la filière équine au sens large. Les courses, les paris, l’élevage et certaines activités connexes sont utiles pour mesurer le poids économique global du cheval en France, mais ils ne sont pas automatiquement intégrés au marché accessible d’un centre équestre, d’une pension ou d’un service destiné aux cavaliers.

Les licences FFE servent surtout à mesurer la pratique structurée et régulière. Elles sont complétées par les enquêtes de pratique et d’opinion lorsque nous cherchons à estimer le public plus large qui monte ponctuellement, a déjà monté ou pourrait acheter une expérience équestre sans devenir licencié.

Pour les évolutions de marché, nous comparons les dernières données à des niveaux antérieurs au Covid et, lorsque c’est utile, à des points de référence plus anciens. Cela permet de distinguer un rebond temporaire d’une tendance réellement installée.

Sur l’économie des professionnels, nous donnons davantage de poids aux données administratives et économiques de l’IFCE-OESC — nombre d’entreprises, chiffre d’affaires, valeur ajoutée et emploi — qu’aux estimations générales de taille de marché. Pour les prix des chevaux, nous utilisons les médianes par usage ou type d’équidé, plus représentatives du ticket réellement rencontré par un acheteur.

Les différentes sources ne sont pas toutes publiées au même rythme. Une donnée fiscale peut avoir davantage de décalage qu’un nombre de licences ou qu’une enquête de conjoncture. Nous utilisons donc, pour chaque indicateur, le millésime consolidé le plus récent disponible plutôt que de forcer toutes les séries sur une même année.

Les opportunités business citées dans l’article ne sont pas présentées comme des prévisions officielles. Elles sont retenues lorsque plusieurs éléments se renforcent : demande existante, faible conversion en pratique régulière, friction clairement identifiée, dépense déjà présente ou public relativement peu servi.

Les principales sources utilisées sont l’Annuaire ÉCUS de l’IFCE, le portail ÉCUS et chiffres clés de l’IFCE, les données IFCE sur les entreprises équines, les données IFCE sur leur chiffre d’affaires, les données IFCE sur les prix d’achat des équidés, la conjoncture récente de l’IFCE, l’étude Kantar “Loisirs et équitation” publiée par la FFE, les données FFE sur les poney-clubs et centres équestres, les chiffres consolidés des licences FFE, les statistiques Insee sur les licences sportives, Data.Sports du ministère des Sports et le bilan économique 2025 de l’ANJ pour les paris hippiques.

4,8 sur Google4,5 sur Trustpilot

Les quatre documents pour lancer un centre équestre

Le business plan raconte le projet, le prévisionnel le chiffre, l’étude de marché le justifie et l’executive summary le résume en deux pages. Rien à rédiger de zéro.

Voir le pack complet

PowerPoint, Excel et Word, modifiables