Téléchargez un pack complet pour un restaurant

Tout ce dont vous avez besoin pour lancer une activité rentable.

Le midi : est-ce encore rentable pour les restaurants ?

Dernière mise à jour: 12 Septembre 2026
business plan

Nous avons plein de ressources à vous proposer pour votre projet d'entreprise

EN RÉSUMÉ

Oui, le midi reste rentable pour les restaurants, mais beaucoup moins pour les établissements moyens qui comptent simplement sur un flux de bureaux, une salle correcte et un plat du jour classique.

Le déjeuner n’a pas disparu : 91 % des actifs prennent encore une pause et 79 % le font chaque jour. Le vrai changement est ailleurs : 63 % mangent surtout un repas préparé à la maison, et seulement 16 % achètent principalement leur déjeuner en restauration.

Le marché continue de progresser en valeur sans vraiment progresser en fréquentation. C’est un piège pour un créateur : davantage de points de vente se partagent aujourd’hui un nombre de visites qui stagne, voire recule certains mois.

Le télétravail ne tue pas tous les emplacements de midi, mais il fragilise fortement les quartiers remplis de cadres. Deux zones affichant le même nombre d’emplois peuvent avoir des flux réels complètement différents entre midi et 14 heures.

Le prix est devenu une contrainte centrale. Le plat du jour moyen tourne autour de 17 €, alors que le budget déjeuner moyen déclaré par les actifs est de 8,30 € et que la médiane n’est que de 6 €.

La concurrence la plus dangereuse n’est plus forcément le restaurant d’en face. Une bonne boulangerie, un fast-casual ou une offre de snacking rapide peuvent capter le déjeuner plus facilement parce qu’ils réduisent à la fois le prix, l’attente et le temps passé sur place.

À midi, la rotation peut compter presque autant que le remplissage. Une petite salle capable de faire plusieurs passages peut produire davantage qu’une grande salle où chaque table reste occupée pendant toute la plage du déjeuner.

Les titres-restaurant restent un gros moteur de demande, mais une part croissante est dépensée en supermarché. Pour un business plan, compter tous les salariés équipés d’une carte Edenred, Swile ou Pluxee comme des clients potentiels serait donc beaucoup trop optimiste.

Un établissement qui dépend surtout du midi doit amortir l’essentiel de ses coûts fixes sur une fenêtre très courte. Le modèle devient nettement plus robuste avec de l’emporter, de la livraison aux bureaux, du traiteur ou un débit particulièrement élevé.

Les formats les mieux placés aujourd’hui partagent la même logique : offre lisible, prix répétable plusieurs fois par semaine, très peu d’attente et cuisine capable d’absorber un gros pic sur deux heures. Le déjeuner reste un bon business, mais il faut désormais le concevoir comme une vraie machine opérationnelle.

restaurant business plan gratuit

Les Français mangent-ils encore vraiment au restaurant le midi ?

Oui, les Français déjeunent toujours, mais le restaurant ne capte aujourd’hui qu’une petite partie de ces repas.

La grande enquête Ifop-Edenred menée auprès de 2 500 actifs en 2026 montre à quel point la pause déjeuner reste solide : 91 % des actifs en prennent une et 79 % le font tous les jours. Sa durée moyenne atteint encore 46 minutes.

En revanche, la façon de manger a changé. Parmi les actifs qui prennent une pause, 63 % déjeunent le plus souvent chez eux ou apportent un repas préparé à la maison. Seulement 16 % achètent principalement leur déjeuner en restauration, tandis que 14 % utilisent un restaurant d’entreprise et 7 % achètent surtout leur repas au supermarché.

Pour quelqu’un qui veut ouvrir un restaurant, c’est une distinction importante. Le marché du déjeuner reste énorme, mais la grande majorité des déjeuners de travail échappe désormais au restaurant commercial.

Solution utilisée le plus souvent Part des actifs
Repas maison / apporté 63 %
Achat en restauration 16 %
Restaurant d’entreprise 14 %
Achat au supermarché 7 %

Pourquoi le service du midi devient-il plus dur à rentabiliser maintenant ?

Le service du midi devient plus difficile à rentabiliser parce qu’il y a toujours plus d’offres pour une fréquentation qui, elle, ne progresse presque plus.

Gira estime que la restauration hors domicile française a encore progressé de 4,3 % en valeur en 2025 pour atteindre environ 128 milliards d’euros. Pourtant, la fréquentation n’a augmenté que de 1 %, sa plus faible progression depuis la période post-Covid, pendant que le nombre de points de vente augmentait de 2,1 %.

Et ces derniers mois ont été plus difficiles encore. Food Service Vision constate une croissance nulle de la consommation hors domicile sur les cinq premiers mois de 2026. La restauration commerciale a reculé de 1 % en avril puis encore de 1 % en mai, et la fréquentation a baissé de 2 %.

Autrement dit, davantage de restaurants, boulangeries, fast-foods et commerces se partagent actuellement un nombre de visites qui stagne ou recule. Un nouveau restaurant doit donc prendre des clients aux établissements déjà installés beaucoup plus souvent qu’il ne profite d’un marché qui grossit naturellement.

restaurant plan d

Le télétravail a-t-il vraiment vidé les restaurants de bureaux le midi ?

Oui, le télétravail a durablement réduit le potentiel du déjeuner dans certains quartiers de bureaux, surtout ceux remplis de cadres.

Selon l’Insee, 19,7 % des salariés télétravaillaient au moins une fois par semaine en 2025, contre seulement 4 % avant la crise sanitaire. Chez les cadres, la proportion atteint 51,7 %, et elle monte à 55,3 % dans la finance et l’assurance.

Le détail des jours compte encore davantage pour un restaurateur. Parmi les télétravailleurs, 38,2 % restent chez eux un jour par semaine, 39,2 % deux jours et 22,6 % trois jours ou plus. Un restaurant entouré de grandes entreprises peut donc voir disparaître une partie importante de sa clientèle potentielle plusieurs midis par semaine.

L’effet est beaucoup plus faible près d’un hôpital, d’un tribunal, d’une zone industrielle, d’un campus ou d’activités qui nécessitent une présence physique. Deux locaux situés dans des zones comptant le même nombre de salariés peuvent ainsi avoir des potentiels de déjeuner totalement différents.

Les titres-restaurant remplissent-ils encore les restaurants le midi ?

Oui, les titres-restaurant restent très puissants pour amener des clients au restaurant, même si une part croissante de cet argent finit désormais ailleurs.

L’enquête Ifop-Edenred montre que 25 % des bénéficiaires de titres-restaurant achètent principalement leur déjeuner en restauration, contre seulement 11 % chez ceux qui n’en disposent pas. Les bénéficiaires consacrent aussi environ 10 € à leur déjeuner, contre 7,50 € sans titre-restaurant.

Le problème pour les restaurateurs vient de la concurrence des courses alimentaires. Les titres peuvent actuellement servir à payer des produits alimentaires en supermarché, y compris des produits à cuisiner. L’UMIH estime que la part des supermarchés dans leur utilisation est passée de 31,5 % en 2022 à plus de 40 % en 2026.

Le phénomène est suffisamment important pour que l’UMIH estime que les titres-restaurant représentent habituellement 10 à 20 % du chiffre d’affaires des restaurants et peuvent monter jusqu’à 40 % dans certaines zones d’activité.

Le potentiel reste donc énorme autour des entreprises qui les distribuent, mais compter chaque salarié muni d’une carte Swile, Edenred ou Pluxee comme un futur client serait beaucoup trop optimiste.

restaurant business plan pdf

Un plat du jour à 17 € est-il déjà trop cher pour beaucoup d’actifs ?

Oui, un plat du jour autour de 17 € dépasse déjà largement le budget déjeuner quotidien de beaucoup d’actifs français.

Le tout nouvel Observatoire FIDUCIAL 2026, construit à partir des comptes 2025 de 400 établissements, place le prix moyen du plat du jour à 17,08 € TTC. De son côté, l’enquête Ifop-Edenred mesure un budget déjeuner moyen de 8,30 € chez les actifs, avec une médiane de seulement 6 €. Même les bénéficiaires de titres-restaurant dépensent en moyenne 10 €.

Ces chiffres ne mesurent pas exactement la même chose : le budget moyen inclut évidemment les repas préparés chez soi. Mais l’écart aide à comprendre pourquoi une partie des actifs abandonne facilement le restaurant quand elle cherche à économiser. Un plat seul peut déjà coûter presque trois fois le budget médian du déjeuner.

Le restaurateur qui vise une clientèle quotidienne ne peut donc pas raisonner comme pour le dîner. À midi, quelques euros changent rapidement la fréquence de visite : un client peut accepter une formule à 20 € une fois de temps en temps tout en refusant de payer ce prix trois fois par semaine.

La boulangerie est-elle devenue plus dangereuse qu’un autre restaurant le midi ?

Souvent oui : aujourd’hui, une bonne boulangerie-snacking peut prendre davantage de déjeuners à un bistrot qu’un second bistrot installé dans la même rue.

Gira estime que les commerces alimentaires alternatifs, qui comprennent notamment les boulangeries, commerces de bouche, stations-service et offres de snacking des grandes surfaces, captent désormais près de 20 % du chiffre d’affaires de la restauration hors domicile.

La progression se voit aussi dans les chaînes. Food Service Vision constate que la boulangerie-pâtisserie est passée de 11 % à 13 % du marché de la restauration chaînée entre 2023 et 2025. FIDUCIAL relève également dans son Observatoire 2026 que les boulangeries diversifient de plus en plus leur offre pour soutenir leur activité, avec le sandwich, le snacking et la formule déjeuner parmi les relais importants.

Pour le client pressé, le choix est facile à comprendre : une boulangerie peut proposer sandwich ou plat chaud, dessert et boisson, puis encaisser le tout en quelques minutes. Un restaurant à table qui facture davantage tout en prenant quarante minutes doit apporter une vraie raison de faire cet effort supplémentaire.

restaurant business plan gratuit

Un restaurant à table peut-il encore gagner face au fast-food le midi ?

Oui, un restaurant à table peut encore très bien fonctionner le midi, à condition de ne pas obliger le client à choisir entre bien manger et retourner travailler à l’heure.

Les formats rapides ont désormais un énorme avantage de volume. Les données Gira indiquent que 59,2 % des repas servis en restauration commerciale passent par des formats de vente au comptoir. Dans la restauration chaînée étudiée par Food Service Vision, la restauration rapide concentre à elle seule 66 % du chiffre d’affaires.

Le restaurant assis conserve pourtant quelque chose de précieux : le déjeuner reste un moment social. L’enquête Ifop-Edenred montre que 65 % des actifs considèrent leur pause comme un rituel collectif, souvent partagé avec des collègues, clients ou proches.

Un bistrot qui sert rapidement un bon plat du jour peut donc conserver une vraie place entre le sandwich et le dîner plus long. Le problème commence lorsque le client attend dix minutes pour commander, vingt minutes pour être servi puis encore dix minutes pour payer. À ce niveau, même une bonne cuisine devient difficile à intégrer dans une journée de travail.

À midi, est-ce surtout la vitesse qui fait la rentabilité ?

Très souvent, oui : la vitesse permet à la fois de garder les actifs pressés et de faire travailler la même table plusieurs fois pendant le service.

La pause déjeuner moyenne de 46 minutes mesurée par Ifop-Edenred comprend le déplacement, l’attente, le repas puis le retour au travail. Un restaurant situé à dix minutes du bureau ne dispose donc parfois que d’une trentaine de minutes réellement utilisables.

Cela rend certaines décisions très concrètes. Une carte courte facilite la mise en place et accélère la prise de commande. Un plat du jour préparé en volume sort plus vite. Le paiement à table ou au comptoir évite plusieurs minutes inutiles. La réservation et la précommande peuvent encore raccourcir le passage.

La vitesse intéressante n’est pas celle d’un repas expédié. On parle surtout des minutes où le client attend sans manger : attendre une carte, attendre la commande, attendre un plat déjà décidé, attendre l’addition. Enlever ces minutes peut augmenter le nombre de couverts sans ajouter une seule table.

restaurant plan d

Combien de couverts faut-il vraiment faire le midi pour que ça vaille le coup ?

Il n’existe pas de nombre magique de couverts, mais un restaurant du midi devient vite fragile lorsque son business plan suppose une salle presque pleine chaque jour.

L’Observatoire FIDUCIAL 2025 mesurait un taux de remplissage moyen de 58 % par service en restauration traditionnelle, contre 60 % lors de l’édition précédente. L’Observatoire GHR situait parallèlement le ticket moyen du déjeuner de la restauration commerciale autour de 23 €.

Prenons simplement ces deux références pour mesurer l’ordre de grandeur, sans prétendre qu’elles décrivent chaque restaurant. Une salle de 50 places remplie à 58 % sert environ 29 clients. À 23 € par client, cela représente environ 667 € TTC sur le service. Faire deux passages au même niveau de remplissage double presque mécaniquement le chiffre d’affaires réalisé avec la même salle.

Voilà pourquoi le nombre de places affiché sur une annonce immobilière dit finalement assez peu de choses. Une salle de 35 places qui tourne vite peut produire davantage à midi qu’une salle de 70 places où les clients occupent leur table pendant toute la plage de déjeuner.

Exemple avec 50 places Couverts servis CA à 23 € par couvert
58 % de remplissage, 1 passage 29 667 €
75 % de remplissage, 1 passage 38 874 €
58 % de remplissage, 1,5 passage 44 1 012 €
58 % de remplissage, 2 passages 58 1 334 €

Un quartier de bureaux est-il encore le meilleur emplacement pour un restaurant du midi ?

Non, un gros quartier de bureaux n’est plus automatiquement le meilleur emplacement pour vivre du déjeuner.

Le nombre de personnes physiquement présentes entre midi et 14 heures compte beaucoup plus que le nombre de postes de travail officiellement rattachés au quartier. Comme vu plus haut, plus de la moitié des cadres télétravaillent désormais au moins un jour par semaine.

Il faut également regarder ce que ces personnes peuvent acheter à moins de cinq ou dix minutes. Mille salariés entourés de quinze boulangeries, deux cantines et dix chaînes de restauration rapide peuvent être moins intéressants que 600 salariés avec très peu d’alternatives autour d’eux.

Gira traite d’ailleurs la zone de chalandise du midi séparément de celle du soir dans ses études d’implantation. C’est logique : le restaurant du soir peut attirer des clients venus volontairement de plusieurs kilomètres, alors que le déjeuner de travail se joue souvent à quelques rues près.

Pour tester un local, nous compterions donc les flux à 12 h, 12 h 30 et 13 h plusieurs jours de la semaine. Le nombre réel de personnes qui sortent déjeuner et l’endroit où elles vont apportent beaucoup plus qu’une statistique générale sur le nombre d’emplois du quartier.

restaurant business plan pdf

Un restaurant qui vit surtout du midi peut-il encore gagner de l’argent ?

Oui, un restaurant principalement orienté vers le midi peut encore gagner de l’argent, mais son volume doit compenser une fenêtre de vente beaucoup plus courte.

Le dernier Observatoire FIDUCIAL donne une bonne idée de la structure économique d’un restaurant soumis à l’impôt sur les sociétés : environ 31 % des produits partent dans les achats de matières, 35 % dans les charges de personnel, 5 % dans les locations immobilières, 15 % dans les autres charges externes et 9 % dans d’autres postes. Le résultat net moyen ressort autour de 5 %.

Une grande partie de ces charges ne disparaît pas parce que le restaurant ferme après 15 heures. Le loyer reste identique, une partie des salaires aussi, tout comme les assurances, abonnements, remboursements d’emprunts et équipements.

Le restaurant qui ouvre midi et soir peut répartir ces coûts sur deux services. Celui qui dépend essentiellement du déjeuner doit produire suffisamment de marge pendant quelques heures pour financer toute la journée.

Le modèle devient beaucoup plus crédible lorsqu’il ajoute des ventes à emporter, de la livraison directe aux bureaux, du traiteur d’entreprise ou un énorme débit sur place. Sans l’un de ces moteurs, cinq déjeuners forts par semaine laissent peu de place aux erreurs.

Les restaurants peuvent-ils compenser la baisse de fréquentation en augmentant leurs prix ?

Pas beaucoup : les données récentes montrent que la hausse des prix atteint rapidement ses limites, surtout à midi.

Le Baromètre RYDGE-Gira 2026 montre que le ticket moyen du service à table a progressé de seulement 2,1 % sur le dernier exercice. L’Observatoire FIDUCIAL tout juste publié apporte un détail encore plus parlant : le ticket moyen global du restaurant traditionnel est passé de 35 € à 38 €, tandis que le prix moyen du plat du jour a légèrement reculé, de 17,28 € à 17,08 €.

Nous y voyons une vraie différence entre le repas choisi et le repas quotidien. Un client peut dépenser davantage lorsqu’il sort au restaurant pour le plaisir, notamment le soir, tout en devenant beaucoup plus dur sur le prix de son déjeuner de travail.

Cette limite pousse les restaurants vers d’autres leviers : mieux acheter, réduire les pertes, pousser les plats dont la marge est bonne, simplifier la production, vendre une boisson ou un dessert et faire davantage de couverts. Monter systématiquement la formule déjeuner de deux euros devient vite contre-productif si cette hausse fait perdre les habitués.

restaurant business plan gratuit

Les faillites actuelles montrent-elles que le restaurant du midi ne marche plus ?

Non, mais les faillites actuelles montrent qu’un restaurant moyen, avec peu de marge et aucune vraie différence, devient très dangereux à exploiter.

Les chiffres Altares les plus récents sont particulièrement durs. Au premier trimestre 2026, la restauration traditionnelle avait plutôt résisté avec 1 071 défaillances, en baisse de 2,5 % sur un an. Au trimestre suivant, la tendance s’est retournée : 997 restaurants traditionnels ont fait défaut, soit une hausse de 6,4 %, ce qui en faisait l’activité comptant le plus de procédures en France sur la période.

Même la restauration rapide ne bénéficie plus d’une protection évidente. Elle a enregistré 907 défaillances sur ce même trimestre, en hausse de 13,9 %. Le nombre se rapproche désormais fortement de celui de la restauration traditionnelle.

Ces chiffres doivent aussi être rapprochés de ce que Food Service Vision observe actuellement : activité pratiquement plate, fréquentation en recul et davantage de consommateurs qui réduisent leurs dépenses.

Le message pour un créateur de restaurant est assez sévère. Une bonne cuisine et une salle correctement remplie certains jours ne suffisent plus à absorber un mauvais loyer, trop de personnel ou un ticket que le quartier accepte mal.

Quels restaurants ont aujourd’hui la meilleure équation pour le midi ?

Les restaurants les mieux armés pour le midi sont actuellement ceux qui arrivent à vendre vite, assez souvent et à un prix que le client peut répéter plusieurs fois par semaine.

La progression récente des chaînes aide à voir où va le marché. Food Service Vision estime le chiffre d’affaires de la restauration chaînée à 25,5 milliards d’euros en 2025, soit 35 % de plus qu’en 2019. La restauration rapide représente 66 % de ce marché, tandis que les boulangeries-pâtisseries gagnent du terrain et que le poids de la restauration à table recule.

Cela ne condamne évidemment pas le bistrot indépendant. Un excellent restaurant traditionnel installé face à 2 000 salariés peut avoir une meilleure économie qu’une chaîne rapide mal située. Mais les formats qui fonctionnent le mieux aujourd’hui partagent souvent les mêmes qualités : peu d’attente, une offre facile à comprendre, un prix d’entrée visible et une cuisine capable d’absorber un gros pic pendant deux heures.

Format Équation du midi actuellement Ce qui doit fonctionner
Boulangerie / snacking très favorable gros débit et prix accessible
Fast-casual très favorable vitesse, régularité, emporter
Cantine moderne favorable clientèle récurrente et carte courte
Brasserie / bistrot bonne si bien exécutée plat du jour, rotation, emplacement
Restaurant bistronomique plus sélective qualité assez forte pour justifier le prix
Restaurant surtout ouvert le midi exigeante volume élevé ou coûts fixes très bas
restaurant plan d

Alors, le midi est-il encore rentable pour les restaurants ?

Oui, le midi reste rentable pour de nombreux restaurants, mais ouvrir aujourd’hui en comptant simplement sur « les gens des bureaux qui doivent bien manger quelque part » serait une mauvaise raison d’investir.

La demande de déjeuner existe toujours : neuf actifs sur dix prennent une pause et ce moment reste très ancré dans les habitudes françaises. En revanche, 63 % privilégient désormais le repas maison, le télétravail réduit certains flux, la boulangerie et le fast-food gagnent du terrain, et une partie croissante des titres-restaurant part dans les supermarchés.

En face, les restaurateurs ont peu de liberté sur les prix. Le plat du jour moyen tourne autour de 17 €, alors que le budget moyen déclaré pour un déjeuner est de 8,30 €. Food Service Vision voit actuellement la fréquentation reculer et Altares constate en parallèle une nouvelle hausse des défaillances dans la restauration traditionnelle comme rapide.

Nous validerions donc beaucoup plus facilement un service du midi qui complète une activité du soir qu’un établissement obligé de payer l’essentiel de ses charges avec cinq déjeuners par semaine. Pour qu’un concept centré sur le midi soit vraiment séduisant aujourd’hui, il lui faut au minimum un très gros flux, une excellente rotation, des coûts particulièrement légers ou beaucoup de vente à emporter.

Le déjeuner reste un bon business lorsqu’il est conçu comme une machine à servir beaucoup de repas correctement et rapidement. Le restaurant moyen, lent, relativement cher et sans avantage d’emplacement a désormais beaucoup moins de marge pour survivre.

SOURCES ET MÉTHODOLOGIE

Pour déterminer si le service du midi reste réellement rentable pour un restaurant en France, nous avons évité de traiter la question comme un simple débat d’opinion. Nous l’avons décomposée en plusieurs dimensions qui déterminent concrètement l’économie du déjeuner : fréquence de consommation, budget des actifs, télétravail et présence physique autour des bureaux, concurrence des formats rapides, évolution de la fréquentation, capacité à augmenter les prix, structure des coûts et niveau récent des défaillances.

Pour chacune de ces dimensions, nous avons recherché les données les plus récentes disponibles et privilégié les enquêtes de grande ampleur, les statistiques publiques, les observatoires professionnels et les données directement produites par les acteurs qui suivent le marché français de la restauration. Nous avons ensuite croisé ces éléments plutôt que d’en laisser un seul dicter la conclusion. C’est notamment ce qui permet de distinguer une croissance du marché en valeur d’une véritable hausse de fréquentation, ou un déjeuner encore très ancré dans les habitudes d’un déjeuner effectivement acheté au restaurant.

Nous avons aussi séparé les indicateurs qui décrivent l’ensemble du marché de ceux qui renseignent un mécanisme particulier : télétravail pour le potentiel d’un quartier de bureaux, titres-restaurant pour le pouvoir d’achat déjeuner, boulangeries et restauration rapide pour la pression concurrentielle, ou défaillances pour mesurer la tension économique actuelle. Les exemples de chiffre d’affaires par nombre de couverts servent uniquement à traduire ces ordres de grandeur en économie concrète d’un établissement.

La conclusion repose donc sur l’agrégation de plusieurs données récentes et indépendantes plutôt que sur une moyenne unique ou une impression générale. C’est cette lecture croisée qui permet d’identifier les configurations dans lesquelles le midi reste solide aujourd’hui, et celles où un business plan devient beaucoup plus difficile à défendre.

Parmi les principales sources utilisées figurent l’enquête Edenred / Ifop sur la pause déjeuner, l’Insee sur le marché du travail et le télétravail en 2025, l’Étude Restauration 2025 de Gira Conseil, la présentation de cette étude par Gira Conseil, la Revue Stratégique de Food Service Vision, son support de présentation, la Revue Chaînes 2026 de Food Service Vision, sa présentation détaillée, l’Observatoire FIDUCIAL 2026 de la restauration, l’Observatoire FIDUCIAL 2025, l’Observatoire FIDUCIAL 2026 de la boulangerie-pâtisserie, le ministère de l’Économie sur les règles des titres-restaurant, l’UMIH sur leur utilisation en grande distribution, l’UMIH sur leur poids dans le chiffre d’affaires des restaurants, Altares sur les défaillances du premier trimestre 2026 et Altares sur les défaillances du deuxième trimestre 2026.

restaurant business plan pdf

Qui est l'auteur de ce contenu ?

L'équipe de Modeles de Business Plan

Une équipe de financiers, consultants et rédacteurs

Nous sommes une équipe d’experts en finance, de consultants, d’analystes de marché et de rédacteurs spécialisés, dédiés à accompagner les nouveaux entrepreneurs dans la création de leur entreprise. Nous vous aidons à éviter les erreurs en vous fournissant des business plans détaillés, des études de marché précises et des prévisions financières fiables, pour maximiser vos chances de succès dès le départ. . Si vous voulez en savoir plus sur nous, vous pouvez consulter notre page de présentation.

Liquid error (sections/main-article line 197): Could not find asset snippets/icon-arrow.liquid