Salle de sport 24h/24 : est-ce devenu indispensable ?

Dernière mise à jour: 12 Septembre 2026

Lancez une salle de sport sans sous-estimer le taux de remplissage nécessaire

Business plan, prévisionnel financier, étude de marché et executive summary, déjà rédigés et chiffrés pour ce métier.

C'est parti

EN RÉSUMÉ

Non, une salle de sport 24h/24 n’est pas devenue indispensable en France. Pour une salle généraliste, l’enjeu est surtout d’offrir une amplitude très large ; le 24/7 devient décisif seulement dans certains emplacements et certains modèles.

Le marché n’a pas encore basculé vers un standard unique. Basic-Fit accélère fortement sur le 24/7, tandis que Fitness Park et L’Orange bleue montrent qu’un réseau important peut encore fonctionner avec des horaires très larges sans ouverture permanente.

Le vrai saut concurrentiel se situe souvent entre des horaires classiques et une ouverture de type 6h–23h. Passer ensuite de 6h–23h à 24h/24 ajoute beaucoup d’heures, mais presque toutes pendant la période où la demande est la plus faible.

Le 24/7 peut néanmoins vendre plus d’abonnements que ne le laisse penser la fréquentation nocturne. Le client achète aussi la liberté de pouvoir venir à n’importe quelle heure, même s’il ne s’en sert presque jamais.

Cette promesse a surtout de la valeur pour une salle autonome, généraliste et orientée volume. Pour un studio de coaching, de Pilates ou de cours collectifs, ouvrir à 3h du matin ajoute peu au produit principal.

La géographie compte davantage que la moyenne nationale. Près d’un hôpital, d’un aéroport, d’une zone logistique ou d’une usine en horaires postés, quelques heures nocturnes peuvent toucher une clientèle réelle ; dans une zone tertiaire classique, beaucoup moins.

La réglementation change sérieusement l’équation économique. La possibilité, sous conditions, d’exploiter certains ERP sans présence permanente réduit le coût marginal du 24/7 et rend cette option beaucoup plus crédible qu’avant.

Le bon indicateur n’est donc pas le nombre de passages à 2h du matin. Il faut regarder combien d’inscriptions, de rétentions ou de pertes de clients sont réellement liées aux horaires.

Pour un indépendant, le 24/7 devient dangereux surtout lorsque l’offre ressemble déjà à celle d’un low cost classique. Si le prix, les machines et l’emplacement sont proches, les horaires peuvent faire pencher la comparaison ; avec une vraie spécialisation, leur poids baisse nettement.

Pour une nouvelle salle, le meilleur compromis est souvent de prévoir techniquement le 24/7 dès le départ, d’ouvrir très large, puis de laisser les données locales décider. Construire l’option est plus intelligent que payer immédiatement sept heures de nuit dont personne n’a encore prouvé l’utilité.

4,8 sur Google4,5 sur Trustpilot

Tous les documents pour lancer une salle de sport

Business plan, prévisionnel financier, étude de marché et executive summary, déjà rédigés et chiffrés pour ce métier. Vous y mettez vos chiffres, vous présentez le dossier.

Voir le pack complet

Téléchargement immédiat

Pourquoi le 24h/24 devient-il un vrai sujet pour les salles de sport en France ?

Le 24h/24 prend clairement de l’importance dans les salles de sport françaises aujourd’hui, surtout parce qu’il devient beaucoup plus facile à exploiter sans payer une équipe complète toute la nuit.

Basic-Fit donne une bonne idée de l’accélération. L’enseigne affiche actuellement plus de 300 clubs ouverts 24h/24 et 7j/7 en France. Son moteur de recherche recense 911 salles dans le pays. Nous sommes donc déjà autour d’un club Basic-Fit français sur trois accessible en permanence.

Le changement le plus important est toutefois réglementaire. Depuis l’évolution de l’article PE 27 du règlement de sécurité des ERP, certains établissements de cinquième catégorie peuvent accueillir du public sans présence permanente d’un salarié, à condition de respecter des règles précises. Basic-Fit a annoncé qu’environ 200 de ses clubs français pourraient entrer dans ce nouveau cadre et prévoit environ 10 millions d’euros d’économies annualisées grâce au passage de certains clubs vers une exploitation sans personnel pendant une partie des horaires.

Cette évolution arrive dans un marché devenu énorme. L’Observatoire Forme & Fitness publié par l’Union des entreprises Sport & Cycle recense 18 millions de pratiquants, plus de 6 900 établissements et une filière dépassant 3,5 milliards d’euros en France. Quand autant de salles se disputent les mêmes clients, les horaires pèsent forcément davantage dans le choix d’un abonnement.

Le 24/7 devient donc plus facile à proposer au moment même où la concurrence pousse les clubs à offrir davantage de flexibilité. C’est ce croisement qui rend la question beaucoup plus importante qu’il y a quelques années.

Une salle doit-elle vraiment ouvrir 24h/24 pour rester compétitive aujourd’hui ?

Non, une salle de sport n’a toujours pas besoin d’être ouverte 24h/24 pour rester compétitive en France aujourd’hui ; une très grande amplitude horaire compte beaucoup plus.

La comparaison entre les grands réseaux est assez parlante. Basic-Fit pousse désormais très fort le 24/7. Fitness Park, qui annonce plus de 350 clubs en France et dans les DOM-TOM, ne liste pourtant que neuf établissements ouverts 24h/24 sur sa page dédiée. Une grande partie de son réseau continue donc de fonctionner avec de longues journées sans rester ouverte toute la nuit.

L’Orange bleue suit encore une autre logique. Dans plusieurs clubs que nous avons vérifiés, notamment à Soumoulou, Locminé, L’Aigle ou Rocheservière, les adhérents peuvent accéder aux installations de 6h à 23h, sept jours sur sept, alors que l’équipe n’est présente que sur des créneaux plus courts.

Ces trois stratégies coexistent aujourd’hui à grande échelle. Cela suffit à écarter l’idée selon laquelle le marché aurait déjà imposé le 24h/24.

Ce qui commence à devenir difficile à défendre pour une salle généraliste, en revanche, ce sont des horaires du type 9h–20h. Un actif qui veut s’entraîner avant le travail ou en soirée trouvera facilement mieux ailleurs.

Réseau Horaires observés Ce que nous en retenons
Basic-Fit Plus de 300 clubs français 24/7 Le 24/7 devient un vrai axe de développement
Fitness Park 9 clubs 24/24 affichés, réseau de plus de 350 clubs France et DOM-TOM Le 24/7 reste très minoritaire dans le réseau
L’Orange bleue De nombreux clubs accessibles 6h–23h Une très grande amplitude peut suffire sans ouverture nocturne totale

Les Français ont-ils vraiment besoin d’aller à la salle en pleine nuit ?

Non, la majorité des clients n’a pas besoin d’une salle de sport accessible à 2h ou 4h du matin, alors que le besoin d’ouverture tôt et tard est beaucoup plus réel.

L’Insee donne une bonne indication de la taille des populations concernées. Sur une période de quatre semaines, 46 % des salariés français avaient travaillé au moins une fois sur un horaire ou un jour atypique. 27 % avaient travaillé le soir, entre 20h et minuit, 36 % le samedi et 21 % le dimanche.

Le travail de nuit entre minuit et 5h concernait 11 % des salariés au moins une fois sur ces quatre semaines. Ce chiffre est loin d’être négligeable, mais il ne signifie pas que 11 % de la population travaille régulièrement toute la nuit et cherche une salle à 3h du matin.

Une autre analyse de l’Insee sur les horaires habituels montre d’ailleurs que les emplois réellement organisés autour d’un rythme nocturne sont beaucoup moins fréquents que les horaires décalés tôt le matin ou tard le soir.

C’est là que le 6h–23h devient intéressant : cette plage répond déjà aux salariés qui commencent tôt, finissent tard, travaillent le week-end ou ont des journées irrégulières. Les sept heures restantes s’adressent à un public beaucoup plus étroit.

Est-ce qu’ouvrir de 6h à 23h suffit déjà pour la plupart des salles ?

Oui, une ouverture de 6h à 23h couvre probablement l’essentiel de la demande dans beaucoup de salles de sport françaises.

Cette amplitude représente déjà 17 heures par jour et 119 heures par semaine. Passer ensuite au 24h/24 ajoute 49 heures hebdomadaires, soit 41 % d’heures d’ouverture supplémentaires.

Mais ces 41 % ne valent évidemment pas 41 % de demande supplémentaire. Toutes ces nouvelles heures se trouvent entre 23h et 6h, c’est-à-dire pendant la période où la population active, les transports et l’activité commerciale sont les plus faibles.

Fitness Park montre bien qu’il existe plusieurs compromis possibles. Certains clubs ouvrent 24h/24, alors que d’autres fonctionnent sur des plages très larges sans atteindre 24 heures. À Paris, par exemple, République est ouvert en continu tandis que d’autres clubs du réseau ferment la nuit.

Nous ne chercherions donc pas à maximiser mécaniquement le nombre d’heures. Pour un entrepreneur, la question utile est beaucoup plus concrète : combien de clients supplémentaires viennent réellement parce que la salle reste ouverte après 23h ?

4,8 sur Google4,5 sur Trustpilot

Combien facturer pour rentabiliser une salle de sport ?

Le prévisionnel du pack calcule votre seuil de rentabilité, votre besoin en fonds de roulement et votre trésorerie à partir de vos propres hypothèses. Vous changez un chiffre, tout se recalcule.

Voir le pack complet

Aucune connaissance financière requise

Le 24h/24 peut-il vendre des abonnements même si presque personne ne vient à 3h du matin ?

Oui, le 24h/24 peut aider une salle de sport à vendre des abonnements même lorsque les visites en pleine nuit restent rares.

Le client achète aussi une liberté. Quelqu’un qui s’entraîne presque toujours à 19h peut apprécier de savoir que son abonnement reste utilisable après une journée qui termine tard, avant un départ matinal ou pendant une semaine avec des horaires inhabituels.

Basic-Fit le vend d’ailleurs exactement de cette manière. La promesse mise en avant aujourd’hui est de pouvoir « s’entraîner à tout moment », plutôt qu’un discours spécifiquement tourné vers les travailleurs de nuit.

Pour le business plan, c’est une vraie différence. Si une salle accueille seulement dix personnes entre minuit et 5h, on pourrait conclure trop vite que le 24/7 ne sert à rien. Pourtant, si la promesse d’accès permanent a convaincu 70 ou 100 clients de signer ou de rester abonnés, elle peut être rentable.

Il faut donc regarder le 24h/24 comme un avantage commercial global, puis vérifier combien d’abonnements cet avantage fait réellement gagner.

Où une salle de sport 24h/24 a-t-elle le plus de chances de marcher ?

Le 24h/24 devient beaucoup plus intéressant près des hôpitaux, plateformes logistiques, aéroports, zones industrielles et grands bassins d’emploi fonctionnant en horaires décalés.

Les données françaises sur le travail atypique expliquent pourquoi. Les horaires du soir, de nuit et du week-end sont beaucoup plus fréquents dans certaines professions : santé, transport, logistique, sécurité, maintenance, industrie ou services fonctionnant en continu.

Prenons une salle proche d’un CHU. Des infirmiers, aides-soignants, médecins, agents hospitaliers et personnels techniques peuvent commencer très tôt, terminer après 21h ou travailler de nuit. Une salle située près d’entrepôts avec des équipes en 3x8 rencontre le même phénomène.

À quelques kilomètres de là, une zone presque exclusivement résidentielle ou tertiaire peut avoir une demande nocturne très faible.

La densité change aussi le calcul. Même si seulement une petite part de la population veut réellement s’entraîner après minuit, cette niche devient intéressante dans une zone où plusieurs milliers d’adhérents potentiels vivent ou travaillent à proximité.

Nous ne déciderions donc jamais du 24/7 à partir d’une moyenne nationale. La zone de chalandise nous en apprend beaucoup plus.

Le 24h/24 est-il surtout fait pour les salles low cost ?

Oui, le 24h/24 colle particulièrement bien aux salles low cost et aux clubs où le client utilise principalement les machines de façon autonome.

Basic-Fit en est l’exemple évident. Le produit repose largement sur un grand parc de machines, un contrôle d’accès automatisé, une application et une expérience suffisamment standardisée pour fonctionner sans coach à côté du client.

Plus le membre peut consommer seul ce qu’il achète, plus ajouter des heures d’accès apporte de la valeur.

Un studio de coaching personnalisé, de Pilates reformer ou une salle reposant fortement sur des cours collectifs se trouve dans une situation différente. Si le client vient pour une séance avec un coach à 18h30, ouvrir les portes à 3h du matin ajoute très peu au produit.

L’Orange bleue montre qu’un entre-deux fonctionne aussi. Les clubs que nous avons vérifiés combinent accès autonome 6h–23h et présence de coachs sur des plages précises. Le membre obtient une grande liberté sans que le concept abandonne son accompagnement humain.

Le 24/7 mérite donc beaucoup plus d’attention si nous voulons construire une salle autonome, généraliste et à gros volume. Pour un concept très encadré, il descend rapidement dans la liste des priorités.

Une salle indépendante peut-elle encore gagner face aux chaînes sans ouvrir 24h/24 ?

Oui, une salle indépendante peut encore très bien fonctionner sans 24h/24, à condition que son offre ne repose pas uniquement sur « des machines accessibles pas cher ».

Une petite salle qui essaie de battre Basic-Fit sur le prix, le nombre de clubs, la technologie d’accès et les horaires part avec un handicap évident. Basic-Fit peut amortir ses systèmes techniques et ses procédures sur plus de 900 établissements français.

Un indépendant dispose en revanche de beaucoup plus de latitude sur d’autres critères : choix précis du matériel, ambiance, densité maximale de membres, spécialisation musculation, coaching, cours, communauté, suivi ou expérience premium.

Fitness Park apporte aussi une preuve intéressante. Malgré sa taille, le réseau n’a pas généralisé le 24/24. Ses clubs mettent beaucoup en avant Technogym, Hammer Strength, Eleiko, Gym80, les zones de force et différents studios spécialisés. Le produit ne se résume donc pas aux horaires.

Le risque apparaît surtout lorsque notre salle indépendante ressemble déjà beaucoup à un low cost classique. Si le client compare deux plateaux de machines assez similaires, l’accès 24/7 peut faire pencher la décision beaucoup plus facilement.

4,8 sur Google4,5 sur Trustpilot

Trois semaines de travail pour une salle de sport, déjà faites

Vous récupérez les quatre documents, vous les adaptez à votre projet, et notre équipe les relit gratuitement avant que vous les envoyiez à votre banque.

Voir le pack complet

Accompagnement par nos experts, gratuit

Le changement de réglementation rend-il le 24h/24 beaucoup plus rentable ?

Oui, la nouvelle possibilité d’exploiter certaines salles sans salarié présent en permanence change fortement l’économie du 24h/24 en France.

L’article PE 27 en vigueur autorise désormais, sous conditions, certains ERP sans locaux à sommeil à recevoir du public sans présence permanente d’un membre du personnel. Le texte impose notamment un plafond de 19 personnes pendant ces périodes ainsi qu’un cahier des charges spécifique de sécurité.

Basic-Fit a rapidement transformé cette évolution en décision économique. Le groupe estime qu’environ 200 clubs français peuvent bénéficier immédiatement du nouveau fonctionnement et évalue les économies annualisées à environ 10 millions d’euros.

Si nous divisons simplement ces deux chiffres pour comprendre l’ordre de grandeur, nous obtenons environ 50 000 euros par club et par an. Ce calcul ne représente pas une économie standard applicable à n’importe quelle salle, puisque Basic-Fit agrège plusieurs situations opérationnelles. Il montre néanmoins à quel point le coût humain pesait dans l’équation.

Une salle qui voudrait ajouter sept heures d’ouverture nocturne avec une présence permanente créerait 2 555 heures de couverture supplémentaires par an. À ce niveau, le 24/7 peut vite devenir difficile à défendre. L’automatisation rend le calcul beaucoup plus favorable.

Modèle Ce qu’il implique
6h–23h autonome hors heures d’accueil Grande flexibilité avec une nuit fermée
24/7 avec salarié toute la nuit Coût de personnel nettement plus lourd
24/7 sans présence permanente, lorsque le cadre le permet Coût marginal beaucoup plus faible

Peut-on vraiment faire fonctionner une salle sans personne la nuit ?

Oui, certaines salles peuvent maintenant fonctionner sans personnel permanent pendant la nuit, mais seulement avec une organisation technique et réglementaire beaucoup plus sérieuse qu’un simple badge d’entrée.

La nouvelle version de l’article PE 27 encadre précisément cette possibilité. Pour les établissements concernés, l’effectif pendant la période sans responsable permanent doit notamment être limité à 19 personnes et un cahier des charges de sécurité doit être appliqué.

Basic-Fit explique également que ses clubs concernés utilisent un système de surveillance et des dispositifs permettant aux membres de demander de l’aide en cas de problème. Sur sa page consacrée au 24/7, l’enseigne précise que ses équipes ne sont pas présentes toute la nuit et que les clubs restent surveillés par des moyens externes et des systèmes de sécurité.

Pour un entrepreneur, la configuration du local peut donc devenir aussi importante que le logiciel de contrôle d’accès. Un bâtiment compliqué, plusieurs zones impossibles à superviser correctement ou une évacuation mal pensée peuvent rendre l’exploitation autonome beaucoup moins intéressante.

Le 24/7 doit idéalement entrer dans la réflexion avant de signer le bail, même si nous prévoyons de commencer avec des horaires plus classiques.

Faut-il avoir du personnel 24h/24 pour proposer une salle ouverte 24h/24 ?

Non, une salle ouverte 24h/24 peut très bien garder une équipe uniquement en journée et prolonger l’accès automatiquement le reste du temps.

Fitness Park le fait déjà dans plusieurs clubs. Paris République, par exemple, est accessible 24h/24 alors que l’accueil fonctionne sur des horaires beaucoup plus courts. Bobigny utilise le même principe.

Cela permet de séparer trois choses que les futurs exploitants mélangent parfois : les heures pendant lesquelles le membre peut entrer, les heures de présence de l’équipe et les heures pendant lesquelles les coachs ou les cours sont disponibles.

Ces plages peuvent être très différentes.

L’Orange bleue fonctionne déjà sur ce découpage sans aller jusqu’au 24/7. À Soumoulou, par exemple, le club est accessible de 6h à 23h tous les jours alors que les horaires d’encadrement occupent seulement certaines parties de la semaine.

Le modèle le plus intéressant pour beaucoup de nouvelles salles sera probablement hybride : une vraie équipe lorsque la fréquentation le justifie et de l’accès autonome pendant les heures creuses.

Le 24h/24 rapporte-t-il vraiment plus d’argent à une salle ?

Le 24h/24 ne rapporte de l’argent que s’il fait gagner ou conserver suffisamment d’abonnés ; les visites nocturnes, prises seules, ne créent presque aucun chiffre d’affaires supplémentaire dans un abonnement illimité.

C’est une différence importante avec un restaurant ou un magasin. Lorsqu’un restaurant ajoute un service, chaque nouveau client peut directement ajouter du chiffre d’affaires. Un adhérent qui vient à 2h du matin a généralement déjà payé son abonnement mensuel.

Le retour sur investissement se trouve donc ailleurs.

Supposons une salle de 1 500 membres à 30 euros par mois. Si le 24/7 permet d’attirer ou de garder 80 membres supplémentaires, cela représente environ 28 800 euros de chiffre d’affaires annuel récurrent avant autres recettes. Avec 150 membres supplémentaires, nous arrivons à 54 000 euros.

Ce type de calcul est beaucoup plus utile que de constater que seulement douze personnes sont entrées pendant la nuit.

À l’inverse, si pratiquement aucun prospect ne choisit la salle pour ses horaires et que presque aucune résiliation n’est liée à une fermeture nocturne, le 24/7 peut rester un coût décoratif.

4,8 sur Google4,5 sur Trustpilot

Ce qu’il faut pour faire financer une salle de sport

Une banque veut des chiffres sourcés, un marché documenté et une stratégie tenable. Les quatre documents répondent à ces trois questions dans l’ordre où elles se posent.

Voir le pack complet

Convient pour une demande de prêt

Le 24h/24 suffit-il à rendre une salle plus attractive ?

Non, le 24h/24 peut donner un avantage à une salle de sport, mais il pèse rarement plus lourd qu’un mauvais emplacement, un prix mal placé ou un plateau surchargé.

Le 24/7 fonctionne particulièrement bien comme critère de départage. Deux salles se trouvent à distance comparable, proposent des machines proches et coûtent presque le même prix : celle qui reste ouverte en permanence peut naturellement prendre l’avantage.

L’effet devient beaucoup plus faible lorsqu’un autre critère domine. Une salle située dix minutes plus près, une offre de musculation nettement supérieure ou un club beaucoup moins bondé peut facilement gagner malgré une fermeture à 23h.

Il faut aussi regarder la concurrence autour du local. Être ouvert 24h/24 dans une ville où tout le monde ferme à 21h crée un vrai écart. Lorsque trois concurrents accessibles en permanence sont déjà installés à proximité, cette même fonctionnalité devient simplement un élément attendu.

La valeur du 24/7 vient donc de la différence qu’il crée localement.

Pour une nouvelle salle, est-il plus dangereux de fermer trop tôt que de ne pas ouvrir 24h/24 ?

Oui, fermer trop tôt est actuellement beaucoup plus risqué pour une salle généraliste que fermer quelques heures au milieu de la nuit.

Les chiffres de l’Insee expliquent bien pourquoi. 27 % des salariés travaillent au moins occasionnellement le soir, 36 % le samedi et 21 % le dimanche. Les horaires atypiques touchent au total 46 % des salariés sur une période de quatre semaines.

Une salle fermant à 20h30 ou 21h exclut donc une part assez évidente des clients potentiels. Même problème avec une ouverture à 9h : le salarié voulant faire sa séance avant son travail n’a aucune marge.

Fermer de 23h à 6h pose un problème beaucoup plus ciblé.

Cette différence devrait guider les budgets. Si nous devons choisir entre investir pour passer de 9h–21h à 6h–23h ou investir pour transformer un club déjà ouvert 6h–23h en 24/7, le premier changement a de fortes chances de toucher beaucoup plus de clients.

Comment savoir avant l’ouverture si notre salle a besoin du 24h/24 ?

Nous pouvons assez bien tester le besoin d’une salle 24h/24 avant d’en supporter tout le coût, à condition d’étudier les futurs clients plutôt que de suivre aveuglément la tendance nationale.

Commençons par cartographier les concurrents dans un vrai temps de trajet autour du local. S’ils ferment tous à 22h, le 24/7 peut devenir un différenciateur. Si plusieurs clubs sont déjà ouverts en permanence, il faut plutôt déterminer combien de prospects considèrent cette caractéristique comme obligatoire.

Regardons ensuite les employeurs de la zone. Un hôpital, un aéroport, un grand entrepôt ou une usine travaillant en équipes mérite beaucoup plus d’attention qu’une zone de bureaux presque vide la nuit.

Les préinscriptions permettent également de tester le besoin. Nous pouvons demander directement aux prospects leur créneau d’entraînement habituel et, surtout, leur demander si une fermeture à 23h modifierait leur choix.

Après l’ouverture, les données de contrôle d’accès deviennent encore plus utiles. Une salle qui ferme à 23h et compte encore beaucoup d’entrées à 22h30 révèle une demande potentielle. Une salle presque vide dès 21h raconte une histoire très différente.

Donnée locale à regarder Ce qui pousse vers le 24/7
Concurrents proches Plusieurs clubs déjà 24/7 ou aucune offre tardive malgré une demande visible
Emplois autour du club Hôpital, logistique, industrie, aéroport, transport, travail posté
Prospects Beaucoup demandent un accès avant 6h ou après 23h
Badgeage Fréquentation encore forte aux limites des horaires actuels
Raisons de non-inscription Les horaires reviennent régulièrement
Raisons de résiliation Des membres partent vers une salle plus accessible

Faut-il prévoir le 24h/24 dès la construction de la salle ?

Oui, rendre une nouvelle salle compatible avec le 24h/24 dès le départ peut être très intelligent, même si nous décidons de fermer la nuit pendant les premiers mois.

Cette approche évite de faire un pari inutile. Nous pouvons construire un contrôle d’accès adapté, penser les zones de circulation, anticiper la vidéosurveillance et intégrer les contraintes de sécurité, puis démarrer avec une amplitude de 6h à 23h.

La salle produit ensuite ses propres données.

Si les passages sont encore nombreux près de 23h, si les prospects réclament régulièrement une ouverture nocturne et si les concurrents utilisent cet argument contre nous, le passage au 24/7 devient beaucoup plus facile à défendre.

Dans le cas inverse, nous avons gardé une option sans financer inutilement sept heures d’exploitation supplémentaires chaque nuit.

Pour une salle autonome créée aujourd’hui, cette flexibilité future nous paraît souvent plus utile que de décider dès le premier jour que les portes ne fermeront jamais.

4,8 sur Google4,5 sur Trustpilot

Les quatre documents pour lancer une salle de sport

Le business plan raconte le projet, le prévisionnel le chiffre, l’étude de marché le justifie et l’executive summary le résume en deux pages. Rien à rédiger de zéro.

Voir le pack complet

PowerPoint, Excel et Word, modifiables

Le 24h/24 va-t-il devenir le standard des salles de sport en France ?

Le 24h/24 va probablement continuer à gagner du terrain en France, surtout dans les grandes salles autonomes, mais le marché n’est pas encore en train d’abandonner le 6h–23h.

Basic-Fit est clairement l’acteur qui pousse le plus fort dans cette direction. Plus de 300 de ses clubs français sont maintenant accessibles en permanence, et la nouvelle réglementation rend l’exploitation sans personnel plus facile dans une partie du parc.

En face, Fitness Park offre un contraste très net : sa page 24/24 ne recense actuellement que neuf clubs malgré un réseau annoncé de plus de 350 établissements en France et dans les DOM-TOM.

L’Orange bleue constitue encore une troisième voie avec son modèle d’accès 6h–23h accompagné de plages de coaching.

Le marché semble donc se segmenter. Pour un gros club low cost très automatisé, le 24/7 devient de plus en plus naturel. Pour une salle généraliste, 6h–23h reste aujourd’hui une proposition très solide. Et pour un studio où la valeur vient surtout du coach, des cours ou des rendez-vous, l’ouverture nocturne peut rester assez secondaire.

Salle de sport 24h/24 : est-ce devenu indispensable ?

Non, le 24h/24 n’est pas devenu indispensable pour réussir une salle de sport en France aujourd’hui. En revanche, proposer des horaires très larges devient difficile à éviter sur un concept généraliste.

Les grands réseaux donnent un résultat assez clair. Basic-Fit accélère fortement sur le 24/7, mais seuls un peu plus de 300 clubs sont concernés sur plus de 900 implantations françaises. Fitness Park continue de développer un réseau de plusieurs centaines de salles alors que neuf établissements seulement sont actuellement mis en avant comme ouverts 24h/24. Nous sommes encore loin d’un standard universel.

La demande française confirme ce décalage. Beaucoup de travailleurs ont besoin de souplesse tôt le matin, le soir ou le week-end. Le besoin pour les heures situées au cœur de la nuit reste nettement plus petit.

Ce qui pourrait faire évoluer la situation rapidement, c’est le coût. La récente modification de l’article PE 27 permet à certains établissements de fonctionner sans présence permanente sous des conditions strictes. Pour les salles compatibles avec ce cadre, les heures nocturnes deviennent beaucoup moins chères à ajouter.

Si nous ouvrions aujourd’hui une salle généraliste autonome, nous chercherions donc à garantir une très grande amplitude dès le départ, souvent autour de 6h–23h, tout en préparant techniquement un futur passage au 24/7. Nous l’activerions immédiatement dans une zone avec beaucoup de travail posté, une forte densité, des concurrents déjà ouverts toute la nuit ou une demande locale clairement mesurée.

Ailleurs, garder les portes ouvertes à 3h du matin simplement parce que « les salles modernes font ça » ressemble encore davantage à un coût qu’à un avantage décisif.

SOURCES ET MÉTHODOLOGIE

Cette analyse cherche à déterminer dans quelles situations le 24h/24 crée réellement de la valeur pour quelqu’un qui ouvre une salle de sport en France. Nous avons séparé le sujet en cinq dimensions : pratiques des concurrents, besoins horaires des clients, valeur commerciale de l’accès permanent, coût des heures nocturnes et faisabilité d’une exploitation autonome.

Nous avons comparé les horaires affichés par les grands réseaux avec des clubs précis afin de distinguer la stratégie nationale de ce qui est effectivement proposé sur le terrain. Basic-Fit sert ici de référence pour l’accélération du 24/7, Fitness Park pour mesurer à quel point ce format reste encore minoritaire dans un grand réseau, et L’Orange bleue pour observer un modèle hybride d’accès autonome très large sans ouverture nocturne complète.

Pour la demande, nous avons utilisé les données de l’Insee sur les horaires atypiques. Elles permettent de séparer les besoins fréquents — tôt le matin, le soir et le week-end — du travail réellement nocturne, beaucoup plus limité. L’INRS complète cette lecture pour les métiers où les horaires décalés sont structurels, notamment la santé et le travail posté.

Nous avons volontairement distingué fréquentation nocturne et valeur commerciale du 24/7. Une faible utilisation à 2h ou 3h du matin ne signifie pas forcément que l’option ne vend aucun abonnement : sa rentabilité dépend surtout du nombre de clients qu’elle aide à acquérir ou à conserver.

Le cadre réglementaire est traité séparément car il modifie directement l’économie du modèle. L’article PE 27 du règlement de sécurité des ERP est la référence utilisée pour les conditions permettant, dans certains cas, une exploitation sans présence permanente. Les communications de Basic-Fit permettent ensuite d’observer comment un grand opérateur traduit cette évolution en organisation et en économies attendues.

Les calculs de l’article servent uniquement à tester des ordres de grandeur : nombre d’heures supplémentaires, chiffre d’affaires récurrent associé à des abonnés additionnels ou économie moyenne implicite par club. Ils ne constituent pas un business plan standard, car la bonne décision dépend fortement du local, de la zone de chalandise et du modèle de salle.

Sources principales utilisées : Basic-Fit, moteur de recherche des clubs en France, Basic-Fit, présentation du 24/7, Basic-Fit, communiqué sur l’exploitation sans personnel, Fitness Park, liste des clubs ouverts 24h/24, L’Orange bleue, exemple d’accès 6h–23h, Insee, organisation du temps de travail, Insee, analyse des horaires atypiques, Union Sport & Cycle, Observatoire Forme & Fitness 2026, Légifrance, article PE 27 et INRS, travail en horaires atypiques.

4,8 sur Google4,5 sur Trustpilot

Tous les documents pour lancer une salle de sport

Business plan, prévisionnel financier, étude de marché et executive summary, déjà rédigés et chiffrés pour ce métier. Vous y mettez vos chiffres, vous présentez le dossier.

Voir le pack complet

Téléchargement immédiat

Qui est l'auteur de ce contenu ?

L'équipe de Modeles de Business Plan

Une équipe de financiers, consultants et rédacteurs

Nous sommes une équipe d’experts en finance, de consultants, d’analystes de marché et de rédacteurs spécialisés, dédiés à accompagner les nouveaux entrepreneurs dans la création de leur entreprise. Nous vous aidons à éviter les erreurs en vous fournissant des business plans détaillés, des études de marché précises et des prévisions financières fiables, pour maximiser vos chances de succès dès le départ. Si vous voulez en savoir plus sur nous, vous pouvez consulter notre page de présentation.