Salle de sport : y en a-t-il déjà trop ?

Dernière mise à jour: 12 Septembre 2026

Lancez une salle de sport sans sous-estimer le taux de remplissage nécessaire

Business plan, prévisionnel financier, étude de marché et executive summary, déjà rédigés et chiffrés pour ce métier.

C'est parti

EN RÉSUMÉ

Non, il n’y a pas encore trop de salles de sport en France dans son ensemble. En revanche, certaines villes et surtout certains formats de clubs sont déjà franchement encombrés.

Le nombre de salles augmente vite, mais la demande continue elle aussi de progresser. En Europe, les adhérents ont récemment augmenté presque deux fois plus vite que le nombre de clubs, tandis que les revenus progressaient encore davantage.

L’impression de saturation vient beaucoup des réseaux. Basic-Fit, Fitness Park, Keepcool ou On Air ne se contentent plus d’être présents dans les grandes villes : ils densifient progressivement leur maillage, parfois avec plusieurs clubs capables de toucher les mêmes clients.

Le cas Basic-Fit est particulièrement intéressant : le groupe continue d’ouvrir des salles tout en augmentant son nombre moyen d’abonnements par club. Pour l’instant, on ne voit donc pas le comportement d’un réseau obligé de multiplier les implantations pour compenser des clubs qui se vident.

Le nombre de salles dans une ville est d’ailleurs un indicateur assez pauvre. Ce qui compte vraiment est la population accessible en quelques minutes, la capacité des concurrents déjà présents, leur positionnement et les futurs projets qui arrivent dans la même zone.

Le pari devenu le plus fragile est la grande salle généraliste à 25 ou 30 € qui ressemble beaucoup aux chaînes existantes. Les réseaux disposent déjà des machines, des applications, des amplitudes horaires et d’économies d’échelle qu’un indépendant aura beaucoup de mal à reproduire au même prix.

Cette concurrence devient plus dangereuse parce que le ticket d’entrée a fortement monté. Un grand club moderne peut immobiliser plusieurs centaines de milliers d’euros, voire dépasser le million : une erreur de zone coûte donc beaucoup plus cher qu’il y a quelques années.

Les concepts spécialisés gardent davantage de marge de manœuvre. Pilates Reformer, HYROX, coaching semi-privé, sport-santé ou clubs féminins peuvent vivre avec moins de clients lorsqu’ils vendent une expérience ou un accompagnement que les grandes salles couvrent moins bien.

Les petites villes peuvent encore cacher de bonnes opportunités, mais elles sont aussi plus sensibles à l’arrivée d’un seul concurrent sérieux. Un format compact bien dimensionné peut très bien marcher ; importer un club de 1 500 m² prévu pour une grande agglomération est une autre histoire.

La conclusion est donc assez simple pour quelqu’un qui veut ouvrir une salle : le fitness français peut encore accueillir de nouveaux projets, mais beaucoup moins de projets interchangeables. Le vrai risque aujourd’hui n’est pas qu’il y ait trop de salles en France, c’est d’ouvrir la mauvaise salle au mauvais endroit.

4,8 sur Google4,5 sur Trustpilot

Tous les documents pour lancer une salle de sport

Business plan, prévisionnel financier, étude de marché et executive summary, déjà rédigés et chiffrés pour ce métier. Vous y mettez vos chiffres, vous présentez le dossier.

Voir le pack complet

Téléchargement immédiat

Pourquoi a-t-on l’impression qu’il y a maintenant une salle de sport partout en France ?

L’impression est justifiée : les salles de sport se sont multipliées en France, et surtout les grandes enseignes sont devenues beaucoup plus visibles.

Le dernier Observatoire Forme & Fitness de l’Union des entreprises Sport & Cycle recense plus de 6 900 établissements et 18 millions de pratiquants de fitness au sens large. Le secteur pèse désormais plus de 3,5 milliards d’euros.

Mais le changement le plus spectaculaire vient des réseaux. Basic-Fit comptait 528 clubs français fin 2021. Fin 2025, il en comptait 894, soit près de 70 % de plus en quatre ans. Depuis, le réseau a franchi les 900 clubs en France.

Fitness Park affiche de son côté plus de 410 clubs en France et à l’international et dit ouvrir une centaine de clubs par an. On Air est passé de quelques unités lors de son lancement en 2017 à plus de 120 clubs aujourd’hui. Keepcool reste proche de 270 implantations.

Cela explique beaucoup le sentiment de saturation. Ce ne sont plus seulement quelques salles indépendantes qui apparaissent ici et là. Plusieurs groupes capables de financer, équiper et commercialiser des dizaines de nouveaux clubs chaque année densifient maintenant leur maillage.

Réseau Taille actuelle approximative Ce qui a changé
Basic-Fit Plus de 900 clubs en France 528 fin 2021
Fitness Park Plus de 410 clubs au total Environ 100 ouvertures par an annoncées
Keepcool Environ 270 clubs Réseau déjà très maillé
On Air Fitness Plus de 120 clubs Quelques clubs seulement en 2017

Avec plus de 6 900 salles, le marché français est-il déjà plein ?

Pas vraiment : le nombre de salles augmente vite, mais la demande sportive française a elle aussi beaucoup grossi.

L’Observatoire Forme & Fitness estime à 18 millions le nombre de Français qui pratiquent le fitness au sens large. Cela inclut davantage que les seuls adhérents permanents d’une salle, mais l’ordre de grandeur montre pourquoi de nouveaux clubs continuent à trouver du public.

Le Baromètre national des pratiques sportives 2025 du ministère des Sports, de l’INJEP et du Crédoc va dans le même sens. En 2018, 54 % des personnes de 15 ans ou plus déclaraient pratiquer une activité physique au moins une fois par semaine. Elles étaient 61 % en 2025.

Sur sept ans, nous avons donc gagné sept points de pratique sportive régulière. C’est une hausse suffisamment importante pour absorber une partie de l’explosion de l’offre.

Les dernières données européennes donnent une autre indication intéressante. EuropeActive et Deloitte ont constaté qu’en 2025 le nombre de clubs de fitness en Europe avait augmenté de 3 %, alors que le nombre d’adhérents progressait de 5,8 % et les revenus de 9,1 %. Pour l’instant, la demande et les dépenses augmentent donc plus vite que le nombre de salles.

À l’échelle nationale, parler d’un marché « plein » serait trop fort.

Les nouvelles salles arrivent-elles encore à trouver assez d’adhérents ?

Oui, et les résultats récents des grands réseaux montrent même que l’ouverture de nouveaux clubs n’a pas encore cassé leur croissance.

Basic-Fit fournit un test intéressant parce que l’entreprise publie à la fois ses ouvertures et ses adhésions. En 2025, son parc de clubs Basic-Fit en propre est passé de 1 575 à 1 660 unités. Dans le même temps, ses abonnements hors Clever Fit sont passés de 4,25 à 4,82 millions.

La croissance des abonnements a donc largement dépassé celle du parc.

Plus parlant encore : Basic-Fit comptait en moyenne 2 701 abonnements par club fin 2024 contre 2 902 fin 2025. L’enseigne ajoutait beaucoup de salles tout en remplissant davantage chaque salle en moyenne.

Fitness Park donne un autre ordre de grandeur. Le groupe annonce désormais 1,4 million d’adhérents et 450 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025, contre 385 millions annoncés pour 2024 sur sa page dédiée aux franchisés. Parallèlement, le réseau continue de viser des dizaines d’ouvertures françaises chaque année.

Cela ne garantit évidemment pas qu’une nouvelle salle indépendante remplira ses vestiaires. Mais si le marché commençait réellement à étouffer sous le nombre de clubs, on s’attendrait à voir les grands réseaux ouvrir davantage tout en attirant moins de clients par site. Pour l’instant, leurs chiffres racontent plutôt l’inverse.

Alors pourquoi certaines villes semblent-elles déjà bourrées de salles de sport ?

Parce qu’une salle de sport peut être dans un marché français encore dynamique tout en se trouvant dans une zone locale complètement encombrée.

C’est probablement la distinction la plus importante pour quelqu’un qui veut ouvrir un club.

Les clients choisissent rarement leur salle en regardant toutes les offres d’un département. Ils comparent surtout les clubs suffisamment proches de chez eux, de leur travail ou de leur trajet quotidien.

Les franchiseurs raisonnent eux-mêmes de cette façon. Keepcool demande une zone de chalandise à partir d’environ 30 000 habitants pour un club de 500 m² dans son annuaire FFF, même si ses documents les plus récents montrent désormais des formats pouvant descendre plus bas. Les grands formats visent généralement des bassins nettement plus importants.

Cela veut dire qu’une ville peut encore paraître peu équipée sur une carte alors qu’un quartier concentre déjà quatre offres très proches. À l’inverse, une commune voisine peut disposer de peu de salles réellement accessibles malgré une concurrence régionale apparemment forte.

Deux clubs séparés de cinq kilomètres peuvent parfois être des concurrents directs. Ailleurs, cinq kilomètres, une rivière, une rocade ou vingt minutes de bouchons suffisent à créer deux marchés différents.

Pour savoir s’il y a « trop de salles », la France entière est presque le mauvais niveau d’analyse.

4,8 sur Google4,5 sur Trustpilot

Combien facturer pour rentabiliser une salle de sport ?

Le prévisionnel du pack calcule votre seuil de rentabilité, votre besoin en fonds de roulement et votre trésorerie à partir de vos propres hypothèses. Vous changez un chiffre, tout se recalcule.

Voir le pack complet

Aucune connaissance financière requise

Les grandes chaînes prennent-elles maintenant trop de place pour un nouvel entrant ?

Les grandes chaînes prennent clairement plus de place, et un nouvel entrant généraliste doit désormais partir du principe qu’il affrontera des concurrents beaucoup mieux armés que lui.

Basic-Fit représente à lui seul plusieurs centaines de clubs français. Fitness Park revendique désormais plus de 15 % du marché français sur son site destiné aux franchisés. Keepcool dépasse 260 unités françaises selon la Fédération française de la franchise.

Le phénomène dépasse d’ailleurs la France. Le dernier rapport EuropeActive-Deloitte montre que les vingt plus grands groupes européens ont gagné plus de 2,8 millions d’adhérents en une seule année. Ils servent maintenant presque 21 millions de membres, soit environ 28 % du marché européen.

Leur chiffre d’affaires a augmenté de 11 %, contre 9,1 % pour l’ensemble du marché. Les gros acteurs grandissent donc actuellement un peu plus vite que le secteur lui-même.

Pour un indépendant, le problème est très concret. Une chaîne peut répartir son application, sa publicité, ses équipes digitales, ses achats de matériel et une partie de ses coûts administratifs sur des dizaines ou des centaines de clubs.

Un club isolé paie presque tout cela pour un seul établissement.

Un indépendant peut vivre avec cet écart. Mais essayer de proposer le même produit qu’une grande chaîne, au même prix et avec moins de moyens est une bataille franchement peu attirante.

Ouvrir une nouvelle salle low-cost à 25 ou 30 € est-il devenu une mauvaise idée ?

Aujourd’hui, ouvrir une salle généraliste low-cost sans avantage évident fait partie des paris les plus difficiles du fitness français.

Le client peut déjà trouver Basic-Fit autour de 25 € toutes les quatre semaines sur son offre d’entrée courante, avec accès à un grand réseau national et à des centaines de clubs ouverts 24h/24. Fitness Park et Keepcool se battent eux aussi dans une zone tarifaire relativement accessible.

Le niveau de produit a en plus fortement monté. Des équipements premium, une application, des zones de training fonctionnel, de grandes amplitudes horaires ou l’accès à plusieurs clubs ne sont plus réservés au haut de gamme.

Résultat : proposer « beaucoup de machines pour pas cher » ne suffit plus vraiment à créer une différence.

Le calcul économique devient vite tendu. Avec 1 000 personnes payant l’équivalent de 30 € toutes les quatre semaines, nous obtenons environ 390 000 € de chiffre d’affaires annuel récurrent avant les remises, impayés et revenus complémentaires. Même avec 2 000 membres, nous arrivons autour de 780 000 €.

Or un grand club doit payer son loyer, son personnel, l’électricité, le nettoyage, le renouvellement du matériel, les réparations, le marketing et souvent une dette importante liée à l’ouverture.

Le low-cost peut toujours fonctionner. Mais aujourd’hui, il faut soit l’échelle, soit une structure de coûts vraiment excellente. Idéalement les deux.

Une salle indépendante peut-elle encore battre Basic-Fit ou Fitness Park ?

Oui, une salle indépendante peut encore très bien marcher, à condition d’arrêter d’essayer de battre Basic-Fit ou Fitness Park sur leur propre terrain.

Une salle indépendante aura du mal à avoir autant de machines, autant de clubs accessibles, autant de budget marketing et autant de puissance d’achat qu’un réseau de plusieurs centaines d’unités.

Elle peut en revanche faire mieux sur l’accompagnement, l’ambiance, les coachs, une pratique précise ou la connaissance d’une communauté locale.

C’est là que la taille peut même devenir un avantage. Un club de quartier avec 500 membres qui connaissent les coachs n’a pas besoin de reproduire l’expérience d’un hangar de 1 500 m² accueillant plusieurs milliers d’adhérents.

Keepcool donne d’ailleurs une indication intéressante : son modèle tourne autour de 500 m², bien loin des grands clubs de plus de 1 000 m². Le réseau mise beaucoup sur l’accompagnement, la proximité et les débutants plutôt que sur la seule quantité de matériel.

Pour un indépendant, le scénario qui nous paraît le plus faible reste donc assez simple : investir lourdement dans une grande salle, facturer autour de 30 € et proposer presque exactement ce que les chaînes font déjà.

Pilates, HYROX, coaching : les salles spécialisées ont-elles encore plus de place ?

Oui, les concepts spécialisés ont actuellement plus d’espace pour se différencier qu’une nouvelle salle généraliste, même si aucune niche n’est protégée très longtemps de la concurrence.

Le marché du fitness français s’est beaucoup fragmenté. L’Union des entreprises Sport & Cycle inclut maintenant dans son Observatoire les studios spécialisés et travaille avec des acteurs venant du CrossFit, du coaching et de HYROX. La nouvelle nomenclature française des activités économiques intègre même explicitement les centres de yoga et de Pilates dans la catégorie fitness.

HYROX montre jusqu’où une pratique relativement spécialisée peut grossir. La compétition est passée d’environ 80 000 à 90 000 participants mondiaux il y a quelques saisons à plus de 1,4 million sur la saison 2025-2026. En France, plusieurs grands rendez-vous sont désormais organisés chaque année.

Le Pilates Reformer suit une logique différente mais intéressante : moins d’adhérents simultanés, davantage d’encadrement et un prix par séance beaucoup plus élevé qu’un abonnement low-cost.

Même raisonnement pour le coaching semi-privé, certaines boxes de CrossFit, les clubs féminins ou le sport-santé. Ces modèles peuvent fonctionner avec moins de clients parce qu’ils vendent davantage qu’un accès à des machines.

Attention toutefois à l’effet de mode. Dès que dix studios Reformer apparaissent dans le même quartier, la niche redevient un marché concurrentiel tout à fait normal.

L’intérêt des concepts spécialisés aujourd’hui vient surtout de leur capacité à répondre à une envie précise que les grandes salles généralistes couvrent moins bien.

4,8 sur Google4,5 sur Trustpilot

Trois semaines de travail pour une salle de sport, déjà faites

Vous récupérez les quatre documents, vous les adaptez à votre projet, et notre équipe les relit gratuitement avant que vous les envoyiez à votre banque.

Voir le pack complet

Accompagnement par nos experts, gratuit

Les petites villes ont-elles encore de la place pour de nouvelles salles ?

Oui, certaines petites villes peuvent encore être de très bonnes zones, mais il faut arrêter d’y importer automatiquement les formats conçus pour les grandes agglomérations.

Le développement récent des réseaux le montre assez bien. Keepcool travaille autour de clubs d’environ 500 m² et les documents récents de la franchise montrent que le format peut viser des bassins de population relativement modestes. D’autres concepts du secteur utilisent des formats encore plus compacts dans des zones rurales ou périurbaines.

L’intérêt économique est évident. Une salle de 400 ou 500 m² coûte moins cher à louer, aménager et équiper qu’un club de 1 200 ou 1 500 m². Elle a donc besoin de moins d’adhérents pour couvrir ses charges.

Mais la petite ville apporte un autre risque : le marché disponible est petit.

Dans une agglomération de 20 000 ou 30 000 personnes, l’arrivée d’un concurrent sérieux peut prendre une grosse part de la clientèle potentielle. Dans une métropole, quelques milliers de nouveaux habitants ou salariés peuvent compenser beaucoup plus facilement une ouverture supplémentaire.

La bonne petite ville n’est donc pas forcément celle où « il n’y a aucune salle ». Nous préférerions une zone où la demande existe déjà, où les clubs actuels sont vieillissants ou mal positionnés, et où un format compact peut proposer quelque chose de nettement meilleur.

Type de format Bassin de population observé Surface indicative
Petit club de proximité Environ 15 000 à 30 000 habitants selon le concept 350–500 m²
Keepcool À partir d’environ 20 000 à 30 000 habitants selon la documentation utilisée Environ 480–500 m²
Grand club généraliste Souvent autour de 50 000 habitants ou plus Environ 1 000–2 000 m²

Est-il devenu trop cher d’ouvrir une vraie salle de sport ?

Pour une grande salle moderne, l’investissement est désormais assez lourd pour qu’une mauvaise étude de zone puisse coûter extrêmement cher.

Fitness Park annonce environ 1,2 million d’euros d’investissement hors immobilier pour son format de franchise et demande autour de 400 000 € d’apport personnel. Keepcool affiche selon ses documents entre environ 500 000 et 600 000 € d’investissement pour un club proche de 500 m², avec 150 000 € d’apport.

Basic-Fit fournit un autre point de comparaison. Le coût initial moyen de ses nouveaux clubs est passé d’environ 1,15 million d’euros en 2021 à 1,33 million en 2025.

L’augmentation sur quatre ans atteint donc environ 16 % chez l’un des opérateurs les plus industrialisés du marché. Un entrepreneur seul ne doit pas s’attendre à acheter son matériel, négocier les travaux et aménager son local plus efficacement qu’un groupe qui ouvre des dizaines de salles chaque année.

Les montants changent beaucoup selon le concept, bien sûr. Un studio spécialisé de quelques centaines de mètres carrés peut demander nettement moins. Mais dès que nous parlons d’une grande salle remplie de machines, de vestiaires, de contrôle d’accès et d’aménagements lourds, plusieurs centaines de milliers d’euros arrivent très vite.

Voilà pourquoi la saturation locale compte autant : une erreur n’immobilise plus 50 000 € mais parfois un million.

Modèle Surface indicative Investissement communiqué
Fitness Park Environ 1 200 m² Environ 1,2 M€ hors immobilier
Keepcool Environ 480–500 m² Environ 500 000 à 600 000 € selon la documentation récente
Nouveau club Basic-Fit Variable 1,33 M€ de capex initial moyen en 2025

Une salle de sport doit-elle maintenant être ouverte 24h/24 ?

Le 24/7 est devenu très difficile à ignorer pour une salle généraliste autonome, mais il n’est toujours pas indispensable pour tous les concepts.

Basic-Fit annonce désormais plus de 300 clubs ouverts 24h/24 en France. Cette amplitude donne au client la possibilité de s’entraîner avant le travail, tard le soir ou à des horaires où un indépendant traditionnel est fermé.

Pour une salle basée essentiellement sur l’accès libre aux machines, fermer à 21 h ou 22 h peut donc devenir un vrai handicap si le concurrent voisin reste ouvert toute la nuit.

La situation change complètement avec une activité où l’humain fait partie du produit. Un studio de Pilates, une box de CrossFit ou un club centré sur du coaching peut très bien fermer le soir puisque le client vient pour un cours, un coach ou un créneau précis.

Nous regarderions donc le 24/7 comme une caractéristique de plus en plus standard du fitness autonome. Une salle peut s’en passer, mais il vaut mieux qu’elle ait une bonne raison.

Le fitness peut-il encore attirer beaucoup de nouveaux clients en France ?

Oui, la France possède encore un vrai réservoir de futurs clients, notamment parmi les débutants et les personnes qui ne se reconnaissent pas dans la salle de musculation traditionnelle.

Le dernier Observatoire Forme & Fitness indique qu’une part importante des pratiquants actuels s’est mise au fitness récemment. Dans certaines disciplines de force, plus de la moitié des pratiquants ont commencé depuis moins de trois ans.

Cela colle avec l’évolution plus générale du sport en France. Comme vu plus haut, la pratique hebdomadaire est passée de 54 % des 15 ans ou plus en 2018 à 61 % en 2025 selon le Baromètre national des pratiques sportives.

Paris 2024 a probablement aidé, mais il serait trompeur d’attribuer toute la hausse aux Jeux. Le taux était déjà monté à 59 % en 2023, avant l’événement. Nous avons donc une tendance de fond sur plusieurs années, avec une petite accélération supplémentaire autour des Jeux.

Les publics peuvent aussi évoluer. Les salles historiques se sont beaucoup construites autour du cardio et de la musculation libre. Aujourd’hui, le sport-santé, le training hybride, les pratiques encadrées et les studios spécialisés peuvent faire entrer des personnes qui n’auraient jamais acheté un abonnement de musculation classique.

Le marché peut donc encore grandir sans que chaque nouveau client soit volé à une autre salle.

4,8 sur Google4,5 sur Trustpilot

Ce qu’il faut pour faire financer une salle de sport

Une banque veut des chiffres sourcés, un marché documenté et une stratégie tenable. Les quatre documents répondent à ces trois questions dans l’ordre où elles se posent.

Voir le pack complet

Convient pour une demande de prêt

Quelles salles risquent le plus de souffrir de la concurrence aujourd’hui ?

La salle la plus exposée aujourd’hui est la grande salle généraliste assez banale, située dans une zone déjà couverte et sans véritable avantage de prix, d’équipement ou d’accompagnement.

Imaginons un club de 1 000 m² avec cardio, musculation, quelques cours, ouverture de 6 h à 23 h et abonnement autour de 30 ou 35 €. Dans beaucoup d’agglomérations, ce concept place directement le nouvel entrepreneur face à Basic-Fit, Fitness Park, Keepcool, On Air ou plusieurs acteurs locaux.

Il devient alors très difficile d’expliquer au client pourquoi il devrait changer.

Les concepts réellement spécialisés partent avec une meilleure histoire commerciale. Une salle réservée aux femmes, un studio Reformer, un club de coaching semi-privé ou un espace fortement orienté HYROX peuvent cibler une frustration ou une pratique précise.

Les formats très locaux ont eux aussi une carte à jouer lorsqu’ils économisent vingt minutes de trajet aux habitants.

À l’inverse, « nous avons de bonnes machines et une belle salle » ressemble maintenant davantage au minimum attendu qu’à une raison de choisir un club.

Comment savoir si une ville a déjà trop de salles de sport ?

Pour savoir si une ville est saturée, nous regarderions d’abord combien de personnes peuvent réellement rejoindre le futur club facilement, puis combien de concurrents se battent déjà pour ces mêmes personnes.

Le premier travail consiste à tracer une vraie zone de chalandise. Dix minutes en voiture peuvent être plus pertinentes que les limites administratives de la commune. Dans un centre-ville dense, dix minutes à pied ou en transports peuvent même suffire.

Ensuite, nous comparerions uniquement les salles qui peuvent vraiment remplacer le projet envisagé. Une box CrossFit à 100 € par mois n’est pas forcément le principal concurrent d’un Basic-Fit, même si les deux se trouvent dans la même rue.

Il faut aussi regarder la capacité concurrente. Trois petits studios de 200 m² ne représentent pas la même offre qu’un Fitness Park de 1 500 m² capable d’accueillir plusieurs milliers d’adhérents.

Les prix, horaires, avis clients, parkings, équipements, coaching et taux de remplissage visible complètent l’analyse. Les projets déjà annoncés doivent également entrer dans le calcul. Une zone apparemment libre peut devenir beaucoup moins attractive lorsqu’un grand réseau a déjà signé un bail à deux kilomètres.

Enfin, nous comparerions cette capacité à la croissance locale : nouveaux logements, hausse de population, bureaux, campus, transports ou nouveaux quartiers.

Le nombre brut de salles pour 10 000 habitants peut servir de premier repère. Pour engager plusieurs centaines de milliers d’euros, il est beaucoup trop rudimentaire.

Alors, y a-t-il déjà trop de salles de sport en France ?

Non, la France n’a pas encore trop de salles dans son ensemble ; en revanche, certaines zones et surtout certains concepts sont clairement devenus très encombrés.

Les chiffres récents vont assez nettement dans cette direction. Le nombre de clubs continue de monter, mais les adhésions progressent encore fortement chez les grands réseaux. À l’échelle européenne, les membres ont récemment augmenté presque deux fois plus vite que le nombre de clubs. Le marché français profite parallèlement d’une hausse durable de la pratique sportive.

Comme vu plus haut, Basic-Fit dépasse maintenant les 900 clubs français tout en continuant à gagner des abonnés par établissement à l’échelle de son réseau. Fitness Park affiche 450 millions d’euros de chiffre d’affaires et 1,4 million de membres tout en poursuivant ses ouvertures. Ce ne sont pas les caractéristiques d’un secteur où il n’y aurait plus personne à recruter.

La vraie difficulté se situe plus bas, au niveau d’une ville et d’un concept précis.

Le terrain devient franchement mauvais lorsqu’une nouvelle salle généraliste arrive dans une zone déjà couverte par plusieurs réseaux puissants, investit près d’un million d’euros et espère gagner avec un abonnement autour de 30 € sans proposer de différence évidente.

À l’inverse, des opportunités restent ouvertes dans certaines petites villes, dans des zones résidentielles mal servies et dans les concepts capables de résoudre un besoin précis : coaching, sport-santé, pratique féminine, Pilates, training hybride, proximité ou expérience premium.

À l’échelle de la France, nous sommes donc encore dans un marché qui grandit. Pour l’entrepreneur, cela ne donne plus le droit d’ouvrir n’importe quelle salle n’importe où.

La période où « mettre des machines dans un grand local » pouvait presque constituer le concept est terminée.

SOURCES ET MÉTHODOLOGIE

Pour déterminer s’il y a réellement trop de salles de sport en France, nous n’avons pas cherché un chiffre unique de saturation. Nous avons séparé la question en plusieurs dimensions : évolution du nombre de clubs, progression de la pratique sportive, croissance des adhésions, développement des grands réseaux, économie des nouvelles ouvertures et concurrence à l’échelle d’une zone de chalandise.

Nous avons privilégié les données 2025 et 2026 lorsque celles-ci étaient disponibles. Les chiffres plus anciens sont utilisés principalement pour construire des comparaisons dans le temps, comme l’évolution du réseau Basic-Fit depuis 2021 ou celle de la pratique sportive depuis 2018.

Les données nationales et sectorielles servent à déterminer si l’offre progresse plus vite que la demande. Nous avons notamment comparé le nombre de clubs avec l’évolution des pratiquants, des adhérents et du chiffre d’affaires. Une hausse du nombre de salles, prise seule, ne suffit pas à montrer qu’un marché est saturé.

Les publications des enseignes sont utilisées comme un second test. Basic-Fit est particulièrement utile parce que le groupe publie son nombre de clubs, ses abonnements et ses abonnements moyens par club. Ces données ne représentent pas toutes les salles françaises, mais elles permettent de vérifier si un grand opérateur continue à remplir ses établissements malgré l’expansion de son réseau.

Pour l’analyse d’un projet entrepreneurial, nous distinguons aussi volontairement le marché français de la concurrence locale. Le nombre de salles au niveau national donne le contexte ; la zone de chalandise, la capacité des concurrents, leurs prix, leurs horaires et leur positionnement déterminent beaucoup plus directement la viabilité d’une nouvelle implantation.

Lorsque plusieurs documents d’une même organisation donnent des valeurs légèrement différentes, nous privilégions la donnée la plus récente et datée. C’est notamment le cas de Keepcool : l’annuaire FFF affiche encore environ 500 m², une zone de chalandise à partir de 30 000 habitants et 600 000 € d’investissement, tandis que le Guide FFF 2026 présente un format autour de 480 m², une zone pouvant démarrer à 20 000 habitants et un investissement à partir de 500 000 €.

Les principales sources utilisées sont l’Observatoire Forme & Fitness 2026 de l’Union Sport & Cycle, le portail des données du sport du ministère des Sports, le Baromètre national des pratiques sportives 2025 du Crédoc et de l’INJEP, le European Health & Fitness Market Report 2026 d’EuropeActive et Deloitte, l’Annual Report 2025 de Basic-Fit et son Business and Financial Review.

Pour les modèles économiques et les formats de réseaux, nous nous appuyons également sur les fiches de la Fédération française de la franchise consacrées à Fitness Park, Keepcool et On Air Fitness, ainsi que sur le Guide FFF 2026. Les tarifs et caractéristiques actuels sont vérifiés sur les sites officiels de Basic-Fit France, Fitness Park et Keepcool.

Enfin, les passages sur la spécialisation du marché reposent notamment sur la NAF 2025 de l’Insee pour les activités des centres de fitness, l’historique officiel de HYROX et les chiffres de la saison 2025-2026 publiés par Infront Sports & Media.

4,8 sur Google4,5 sur Trustpilot

Les quatre documents pour lancer une salle de sport

Le business plan raconte le projet, le prévisionnel le chiffre, l’étude de marché le justifie et l’executive summary le résume en deux pages. Rien à rédiger de zéro.

Voir le pack complet

PowerPoint, Excel et Word, modifiables

Qui est l'auteur de ce contenu ?

L'équipe de Modeles de Business Plan

Une équipe de financiers, consultants et rédacteurs

Nous sommes une équipe d’experts en finance, de consultants, d’analystes de marché et de rédacteurs spécialisés, dédiés à accompagner les nouveaux entrepreneurs dans la création de leur entreprise. Nous vous aidons à éviter les erreurs en vous fournissant des business plans détaillés, des études de marché précises et des prévisions financières fiables, pour maximiser vos chances de succès dès le départ. Si vous voulez en savoir plus sur nous, vous pouvez consulter notre page de présentation.