Salon de coiffure : exemple présentation projet (gratuit)

Dernière mise à jour: 14 Septembre 2026

Pour un salon de coiffure, combien de clients avant d'en vivre ?

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Vous cherchez un exemple de présentation de projet pour un salon de coiffure que vous puissiez réellement utiliser comme point de départ pour construire votre propre dossier ? Nous allons suivre ici un projet fictif mais concret : l’ouverture à Rennes d’un salon de coiffure mixte de 85 m², positionné sur une prestation soignée, accessible et suffisamment régulière pour construire une clientèle fidèle de quartier.

Notre salon proposera les prestations classiques de coupe et de coiffage, mais aussi la coloration, les balayages, les soins capillaires et une sélection courte de produits professionnels. Nous voulons éviter deux écueils : dépendre uniquement d’un volume élevé de coupes à faible panier moyen, ou au contraire construire un concept trop haut de gamme pour la zone choisie. Notre modèle reposera donc sur un équilibre entre fréquence de visite, prestations techniques, qualité de conseil et vente additionnelle raisonnable.

Les chiffres utilisés dans cet exemple sont fictifs. Ils ne constituent ni des moyennes officielles du secteur ni des recommandations tarifaires. Ils ont été construits pour montrer comment relier le nombre de fauteuils, le temps disponible de l’équipe, le nombre de rendez-vous, le panier moyen, les consommables, la masse salariale, le loyer et le financement de l’ouverture.

Si vous souhaitez partir d’un dossier déjà structuré pour cette activité, vous pouvez également consulter notre pack complet pour un salon de coiffure.

Notre marché : une activité locale où la fréquence de retour compte autant que l’acquisition

Notre salon sera implanté dans un quartier rennais mêlant logements, bureaux, commerces de proximité et flux liés aux transports. Pour nous, la qualité de l’emplacement ne se résume pas au nombre de passants devant la vitrine. Nous avons besoin d’une zone dans laquelle une clientèle suffisamment large peut revenir plusieurs fois par an sans transformer chaque visite en déplacement contraignant.

La coiffure est une activité de proximité dans laquelle le renouvellement de la demande est naturellement élevé. Une cliente de coloration peut revenir toutes les six à huit semaines, un client homme toutes les quatre à six semaines, tandis qu’une coupe longue ou un balayage complet peut avoir un rythme beaucoup plus espacé. Notre économie dépendra donc moins du nombre théorique d’habitants autour du salon que de notre capacité à transformer une première visite en habitude.

Indicateur de départ Hypothèse retenue Rôle dans notre projet
Zone prioritaire Rennes, quartier urbain mixte Créer une clientèle de proximité avec une part de passage
Surface du salon Environ 85 m² Permettre 7 postes de coiffage et 3 bacs
Jours d’ouverture 5 jours par semaine Concentrer l’équipe tout en gardant des amplitudes larges
Tickets de prestations visés en année 1 Environ 4 620 Base de calcul du chiffre d’affaires services
Panier moyen prestations Environ 60,80 € Reflète le mix coupes, techniques et soins
Part des ventes de produits Environ 8 % du CA Complète le revenu sans devenir le cœur du modèle

Nous ne voulons pas nous battre uniquement sur le prix

Un salon peut toujours être comparé à une chaîne, à un indépendant moins cher ou à une prestation réalisée à domicile. Nous n’essaierons donc pas de rendre chaque service moins cher que tous les concurrents. Notre proposition reposera surtout sur la régularité du résultat, la qualité du diagnostic, le respect du temps annoncé et la possibilité de retrouver facilement son historique de prestations.

La fidélité sera notre principal actif commercial

Nous suivrons dès l’ouverture la part des clients qui reprennent rendez-vous, leur délai moyen de retour et la valeur annuelle de la relation. Un client homme à 31 € revenant huit fois dans l’année représente près de 250 € de chiffre d’affaires annuel. Une cliente réalisant deux techniques à 135 €, trois coupes à 52 € et quelques soins peut représenter plus de 450 €.

Pourquoi commencer notre présentation de projet de cette façon ?

Pour un salon de coiffure, une grande zone de chalandise ou un fort passage ne suffisent pas à démontrer la viabilité du projet. Le financeur cherchera surtout à comprendre combien de clients peuvent revenir, à quelle fréquence et avec quel niveau de panier. Relier le marché à la récurrence rend le potentiel commercial beaucoup plus concret.

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Notre projet : un salon de sept postes conçu pour un mix de prestations rentables

Le salon sera créé dans un local de 85 m² comprenant un espace d’accueil, sept postes de coiffage, trois bacs de lavage, une petite zone dédiée au diagnostic et à la vente de produits, ainsi qu’un espace technique et de rangement. Nous voulons disposer d’une capacité supérieure au volume des premiers mois sans surdimensionner le local.

L’équipe de départ sera composée de la gérante, coiffeuse expérimentée, de trois salariés et d’un apprenti. La gérante conservera une activité de production importante, mais une partie de son temps sera réservée au pilotage du planning, aux achats, au recrutement, au suivi des chiffres et au développement commercial.

Notre carte de prestations restera lisible

Prestation Prix indicatif Durée moyenne Rôle économique
Coupe homme 29 à 34 € 30 à 40 min Fréquence élevée et remplissage régulier
Coupe, soin et coiffage femme 48 à 64 € 50 à 70 min Prestation de base à panier intermédiaire
Coloration avec coiffage 88 à 125 € 1 h 45 à 2 h 30 Récurrence et panier supérieur
Balayage ou éclaircissement 120 à 180 € 2 h 30 à 3 h 30 Prestations techniques à forte valeur
Soin profond 15 à 28 € 10 à 20 min additionnelles Augmente la valeur du rendez-vous
Coiffage événementiel 45 à 90 € 45 à 90 min Activité complémentaire, plus saisonnière

Nous ne chercherons pas à multiplier les catégories de prestations simplement pour donner l’impression d’une offre plus large. Chaque service doit pouvoir être expliqué, réservé, produit avec un temps maîtrisé et rattaché à une logique de prix compréhensible.

Le temps réservé devra correspondre au service vendu

La rentabilité d’un salon se dégrade rapidement lorsque le planning sous-estime la durée réelle des techniques. Un balayage facturé 145 € n’est pas une bonne prestation s’il immobilise une collaboratrice pendant quatre heures alors que le prix a été construit pour trois heures.

Nous utiliserons donc des durées de réservation différentes selon la longueur, la densité, l’historique du cheveu et le niveau de transformation demandé. Pour certaines prestations techniques, un diagnostic préalable ou l’envoi de photos permettra d’éviter un devis irréaliste au moment de la prise de rendez-vous.

Le point à rendre clair dans notre présentation

Le nombre de fauteuils n’est pas un chiffre décoratif. Il doit être cohérent avec l’effectif, le temps de chaque prestation et le niveau de chiffre d’affaires prévu. Présenter simultanément les postes, l’équipe, les prix et les durées permet de vérifier que le salon peut réellement produire ce qu’il prévoit de vendre.

Notre rentabilité dépendra d’abord du remplissage, du panier et du temps de production

Notre salon aura relativement peu de marchandises comparé à un commerce classique, mais une part élevée de charges fixes. Les salaires et le loyer continueront d’être dus même si plusieurs fauteuils restent vides. Notre priorité sera donc d’utiliser correctement les heures disponibles sans chercher une occupation permanente de 100 %, qui laisserait trop peu de marge pour les retards, les diagnostics, les annulations et les imprévus.

Nous piloterons la capacité en rendez-vous réellement réalisables

Capacité année 1 Hypothèse Utilité
Jours d’ouverture Environ 246 jours Base de disponibilité annuelle du salon
Capacité théorique de rendez-vous Environ 5 700 tickets Volume maximal compatible avec l’équipe et le mix de services
Tickets réellement prévus Environ 4 620 Intègre la montée en charge et les créneaux non vendus
Taux d’utilisation moyen Environ 81 % Laisse une marge opérationnelle raisonnable
Panier moyen prestations Environ 60,80 € Transforme le volume en chiffre d’affaires services
Ventes de produits Environ 26 000 € Revenu complémentaire lié aux visites

Le panier moyen devra progresser sans hausse artificielle

Nous ne voulons pas améliorer le panier en ajoutant systématiquement un soin ou un produit dont le client n’a pas besoin. La progression doit venir principalement d’un meilleur mix de prestations, d’une tarification correctement calibrée pour le temps technique et d’une part croissante de clients qui nous confient plusieurs besoins au cours de l’année.

Nous suivrons chaque mois le panier moyen par famille de services. Une baisse peut signaler un déplacement du mix vers des prestations plus courtes, mais aussi des remises trop fréquentes ou une mauvaise facturation des suppléments de longueur et de matière.

Les consommables seront suivis par service technique

La coloration, les décolorants, les oxydants, les soins et certains consommables représentent un coût directement lié à l’activité. Nous voulons éviter de considérer ces achats comme une dépense globale impossible à rattacher aux prestations.

Ce qu’un financeur regardera derrière notre chiffre d’affaires

Un chiffre d’affaires de 300 000 € n’a pas la même signification s’il est obtenu avec un salon saturé, des remises importantes et une forte consommation de produits, ou avec une capacité encore disponible et une marge maîtrisée. Le remplissage, le panier et le coût matière permettent de comprendre la qualité économique du revenu.

Nos clients prioritaires et notre stratégie commerciale seront organisés autour du retour

Nous ne voulons pas remplir le planning des premières semaines grâce à une succession d’offres de bienvenue puis devoir recommencer chaque mois. Notre acquisition sera construite pour obtenir des premières visites, mais notre stratégie commerciale réelle commencera au moment où le client quitte le salon.

Segment Besoin fréquent Approche prévue
Actifs du quartier Coupe régulière et horaires fiables Réservation simple, ponctualité et créneaux de fin de journée
Clientes techniques Couleur, balayage, entretien Diagnostic, historique technique et rendez-vous anticipé
Hommes à fréquence élevée Coupe toutes les 4 à 6 semaines Rebooking immédiat et créneaux courts bien maîtrisés
Familles du secteur Plusieurs besoins dans le foyer Disponibilités coordonnées et relation de proximité
Nouveaux clients de passage Besoin ponctuel Expérience suffisamment forte pour déclencher un retour

Nous chercherons à obtenir le prochain rendez-vous avant le départ

Pour les prestations dont le rythme est prévisible, nous proposerons simplement de réserver la prochaine date avant l’encaissement. Cette pratique doit réduire les périodes creuses, faciliter l’organisation du client et limiter la dépendance à des campagnes permanentes.

Notre objectif sera d’atteindre un taux de rebooking d’environ 45 % en fin de première année puis de dépasser 55 % lorsque la clientèle sera plus installée. Nous suivrons ce taux par collaborateur afin de distinguer les différences de comportement et de qualité de relation.

La visibilité locale servira à générer des premières visites qualifiées

Nous utiliserons principalement la fiche établissement du salon, les réseaux sociaux, le contenu avant-après lorsque les clients l’autorisent, les partenariats de quartier et une présence locale cohérente. Les publications devront montrer le style du salon, le niveau de résultat et la personnalité de l’équipe plutôt qu’une succession de promotions.

Nous suivrons les annulations et les absences comme un indicateur commercial

Un créneau technique de trois heures annulé au dernier moment peut être difficile à revendre. Nous mettrons donc en place des confirmations automatiques, une politique claire d’annulation et, pour certaines prestations longues, un acompte à la réservation.

Pourquoi notre stratégie commerciale parle autant de fidélisation ?

Dans un salon, une première visite coûte du temps et parfois de l’argent à acquérir. Si le client ne revient jamais, cette dépense doit être recommencée. Le taux de rebooking, la fréquence de retour et les absences donnent donc une vision plus utile de la traction que le seul nombre d’abonnés sur les réseaux sociaux.

Notre organisation doit protéger la qualité sans créer des heures improductives

Un planning de coiffure peut paraître rempli tout en étant mal organisé : techniques concentrées au même moment, bacs saturés, longues coupures entre deux rendez-vous ou retards qui se répercutent sur toute la journée. Nous voulons donc construire l’organisation autour du flux réel de clients et non autour d’un simple agenda individuel.

Les horaires seront ajustés aux moments de demande

Le salon ouvrira du mardi au samedi. Deux journées proposeront une amplitude plus longue en fin de journée afin de capter les actifs qui ne peuvent pas venir en milieu d’après-midi. Le samedi restera une journée importante, mais nous ne voulons pas concentrer une part excessive du chiffre d’affaires sur ce seul jour.

Indicateur opérationnel Cible Raison
Taux d’utilisation moyen année 1 Environ 81 % Remplir le salon sans supprimer toute marge de manœuvre
Taux de rebooking fin année 1 Environ 45 % Stabiliser le planning plusieurs semaines à l’avance
Taux d’absences non remplacées Moins de 3 % Réduire les créneaux perdus
Délai moyen de réservation des techniques 2 à 4 semaines Anticiper les journées longues et la charge des bacs
Stock de produits professionnels 4 à 6 semaines Éviter ruptures et surstockage

La gérante ne produira pas pendant toutes ses heures de présence

Au démarrage, la tentation pourrait être de remplir entièrement son agenda de prestations pour maximiser le chiffre d’affaires. Nous conserverons cependant du temps pour les commandes, les entretiens, le suivi des indicateurs, la gestion des avis, les fournisseurs, les éventuels litiges et le recrutement.

Nous organiserons les achats autour d’un stock court

Les références techniques indispensables seront sécurisées avec un stock minimum, mais nous éviterons les commandes massives déclenchées uniquement par une remise fournisseur. Une économie apparente à l’achat peut immobiliser de la trésorerie pendant plusieurs mois.

Pourquoi montrer notre capacité opérationnelle ?

Le financeur doit pouvoir vérifier que le nombre de rendez-vous prévu est compatible avec les jours d’ouverture, l’effectif et les équipements. Il regardera aussi si le projet laisse du temps au dirigeant pour piloter l’activité. Un salon plein sur le papier mais impossible à organiser n’est pas un scénario crédible.

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Combien facturer pour rentabiliser un salon de coiffure ?

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Aucune connaissance financière requise

Notre chiffre d’affaires sera construit à partir des tickets de prestations et de la vente de produits

Nous voulons pouvoir reconstruire le chiffre d’affaires sans recourir à un taux de croissance abstrait. La première année repose sur environ 4 620 tickets de prestations, un panier moyen de 60,80 € et environ 26 000 € de ventes de produits.

Source de chiffre d’affaires année 1 Hypothèse CA indicatif
Coupes et coiffages Environ 2 700 tickets Environ 119 000 €
Colorations et techniques Environ 1 520 tickets Environ 142 000 €
Soins et prestations complémentaires Ajouts sur une partie des rendez-vous Environ 20 000 €
Vente de produits Environ 8 % du CA Environ 26 000 €
Total Environ 307 000 €

La montée en charge sera progressive au cours de la première année

Nous ne supposons pas que le salon réalisera son rythme de croisière dès le premier mois. Les premiers mois absorberont l’ouverture, la constitution du portefeuille et l’installation des habitudes de réservation.

Période CA mensuel moyen visé Lecture
Mois 1 à 3 Environ 19 000 € Ouverture et constitution de la clientèle
Mois 4 à 6 Environ 23 000 € Premiers retours et amélioration du remplissage
Mois 7 à 9 Environ 28 000 € Base de clients plus régulière
Mois 10 à 12 Environ 32 300 € Rythme proche de la cible de fin d’année

Cette progression produit un chiffre d’affaires annuel proche de 307 000 €. Elle évite d’utiliser douze fois le chiffre d’affaires du dernier mois, ce qui surestimerait fortement la première année.

Nous regarderons la valeur annuelle d’un client, pas seulement son dernier ticket

Une cliente qui dépense 135 € sur une technique peut sembler plus intéressante qu’un client homme à 31 €. Pourtant, si ce client revient huit fois dans l’année, sa valeur annuelle approche 250 €. La lecture par fréquence nous aidera donc à équilibrer le planning entre services courts et prestations longues.

Le calcul que nous voulons pouvoir refaire facilement

Le chiffre d’affaires doit être explicable à partir du nombre de rendez-vous, du panier et des ventes de produits. Cette construction permet de tester immédiatement l’effet d’un panier inférieur, d’un démarrage plus lent ou d’un taux d’absence plus élevé. C’est cette logique économique que nous développons également dans notre pack complet pour un salon de coiffure.

Nos charges et notre investissement initial seront dominés par l’équipe et l’aménagement

Charge d’exploitation année 1 Montant indicatif Nature
Rémunérations et charges sociales 144 000 € Principal coût fixe
Produits techniques et consommables 33 000 € Variable avec l’activité
Achats de produits destinés à la revente 13 000 € Variable selon les ventes
Loyer et charges locatives 27 000 € Fixe
Eau, énergie et entretien du linge 10 000 € Semi-variable
Communication et acquisition 9 000 € Plus forte au lancement
Logiciels, téléphonie et frais de paiement 7 000 € Fonctionnement
Comptabilité, assurance et frais professionnels 6 000 € Fonctionnement
Maintenance et petit équipement 5 000 € Entretien courant
Autres charges 8 000 € Divers
Total 262 000 € Hors amortissements, dette et fiscalité

Avec environ 307 000 € de chiffre d’affaires, notre scénario laisse ainsi environ 45 000 € avant amortissements, remboursement de la dette et fiscalité. Cette marge reste volontairement mesurée en première année, car le salon supporte déjà une équipe complète alors que son planning n’est pas encore arrivé à maturité.

Le besoin initial sera principalement consacré au local et à la trésorerie

Besoin initial Budget retenu Rôle
Travaux et aménagement du local 72 000 € Créer les espaces techniques et l’ambiance du salon
Bacs, fauteuils et mobilier professionnel 38 000 € Équiper les sept postes et les zones de lavage
Matériel de coiffure et petit équipement 14 000 € Séchoirs, outils, rangement et matériel technique
Dépôt de garantie et frais d’installation 7 000 € Prendre possession du local
Stock initial de produits 8 000 € Démarrer sans surstockage
Site, enseigne et communication d’ouverture 6 000 € Préparer le lancement commercial
Frais juridiques et administratifs 3 000 € Créer et installer la structure
Trésorerie de départ 42 000 € Absorber la montée en charge des premiers mois
Total 190 000 € Besoin initial

Notre financement devra laisser une réserve après l’ouverture

Ressource Montant Part du besoin
Apport de la gérante 75 000 € Environ 39 %
Emprunt bancaire 115 000 € Environ 61 %
Total 190 000 € 100 %

Dans notre projet, les beaux travaux ne doivent pas absorber toute la trésorerie

Un salon peut facilement dépasser son budget d’aménagement en ajoutant du mobilier, des finitions ou des équipements non essentiels. Le piège est d’ouvrir un lieu réussi visuellement mais sans réserve suffisante pour financer les premiers mois. Le plan de financement doit donc protéger à la fois l’expérience client et la liquidité du démarrage.

Notre prévision sur trois ans repose sur une clientèle plus fidèle et un renfort progressif de l’équipe

L’année 1 servira à installer le salon et à construire une base de clients réguliers. En année 2, nous prévoyons le recrutement d’un coiffeur supplémentaire lorsque le niveau de réservation le justifiera. L’année 3 reposera davantage sur l’amélioration du panier, le retour des clients et l’utilisation plus complète des sept postes existants.

Indicateur Année 1 Année 2 Année 3
Chiffre d’affaires 307 000 € 374 000 € 444 000 €
Charges d’exploitation décaissables 262 000 € 309 000 € 357 000 €
Excédent avant amortissements, dette et fiscalité 45 000 € 65 000 € 87 000 €
Tickets de prestations 4 620 5 350 6 050
Panier moyen prestations 60,80 € 64,10 € 67,00 €
Effectif total 5 personnes 6 personnes 6 à 7 personnes

Nous recruterons lorsque le planning montre une saturation durable

Le recrutement prévu en année 2 ne sera pas déclenché par deux samedis complets. Nous regarderons plusieurs semaines de taux d’occupation, le délai moyen avant le prochain rendez-vous, le nombre de demandes refusées et la capacité de l’équipe à absorber les prestations techniques.

La croissance reposera aussi sur un meilleur retour des clients

Moteur de croissance Année 1 Année 2 Année 3
Taux de rebooking en fin d’année 45 % 52 % 58 %
Utilisation de la capacité 81 % 83 % 84 %
Part des ventes de produits dans le CA 8 % 8 % 9 %
Part des prestations techniques Environ 46 % du CA services Environ 48 % Environ 49 %

Pourquoi notre croissance n’est pas construite uniquement sur des hausses de prix

Une prévision crédible doit expliquer d’où viennent les clients supplémentaires et comment l’équipe peut les servir. Ici, la croissance combine davantage de retours, un recrutement progressif, une meilleure utilisation du salon et un panier qui monte lentement. Aucun levier n’est supposé produire à lui seul toute la progression.

Les principaux risques concernent le remplissage, l’équipe et la maîtrise des prestations techniques

Notre activité ne comporte pas de stock important ni de cycle de production long, mais elle est sensible à quelques variables qui peuvent détériorer rapidement la rentabilité. Nous suivrons particulièrement un démarrage commercial plus lent, le départ d’un collaborateur, une baisse de fréquence des clients et une mauvaise maîtrise des temps techniques.

Un démarrage plus lent que prévu

Le premier risque est de ne pas atteindre suffisamment vite le niveau de rendez-vous prévu. Comme une grande partie des coûts est déjà engagée, plusieurs mois à faible remplissage consommeraient directement la trésorerie de départ.

Le départ d’un collaborateur qui emporte une partie de sa clientèle

Dans la coiffure, la relation peut être très attachée à la personne. Nous voulons que chaque client connaisse le salon, son historique et plusieurs membres de l’équipe, tout en respectant sa préférence lorsqu’il souhaite être suivi par le même coiffeur.

Des prestations techniques qui consomment trop de temps ou de matière

Une technique mal diagnostiquée peut entraîner une durée beaucoup plus longue, une forte consommation de produits et parfois une reprise offerte. Nous documenterons les formules utilisées, le temps réel et le résultat afin d’améliorer le devis des rendez-vous suivants.

Tester une année moins favorable

Scénario testé Effet estimé Réponse prévue
Scénario central année 2 CA d’environ 374 000 € Recrutement et développement prévus
Tickets inférieurs de 10 % Environ 34 000 € de CA services en moins Décalage du recrutement et renforcement du rebooking
Panier moyen inférieur de 5 % Environ 17 000 € de CA en moins Revue du mix, des remises et des temps techniques
Coût matière supérieur de 15 % Environ 7 000 € de charges supplémentaires Révision des achats et des prix techniques
Masse salariale supérieure de 8 % Environ 12 000 € de coûts supplémentaires Révision du rythme de recrutement et des plannings

Le scénario le plus dangereux serait la combinaison d’un remplissage insuffisant et d’une masse salariale dimensionnée trop tôt. Nous voulons donc éviter d’embaucher pour une demande espérée et préférons recruter lorsqu’un niveau de réservation récurrent montre que la capacité actuelle devient réellement insuffisante.

Le bon stress test dépend de l’économie du salon

Tester uniquement une baisse générale du chiffre d’affaires ne permet pas de comprendre ce qui se passe. Distinguer le nombre de tickets, le panier, le coût matière et la masse salariale indique immédiatement quel levier doit être corrigé. Le financeur voit ainsi que nous savons relier un écart de performance à une décision concrète.

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Pourquoi nous estimons que notre salon peut atteindre une taille rentable

Notre projet ne repose pas sur l’hypothèse que les sept postes seront occupés en permanence dès l’ouverture. La première année est construite autour d’environ 4 620 tickets de prestations, soit un taux d’utilisation moyen proche de 81 % de la capacité retenue, avec une montée en charge progressive au fil des mois.

Avec un panier moyen de prestations proche de 60,80 € et environ 26 000 € de ventes de produits, nous visons un chiffre d’affaires d’environ 307 000 €. L’équipe de cinq personnes permet de produire ce volume tout en laissant à la gérante du temps de pilotage.

L’investissement de 190 000 € finance surtout l’aménagement, le mobilier professionnel et une trésorerie de départ de 42 000 €. Nous apportons 75 000 € et sollicitons 115 000 € de financement bancaire.

Élément clé Hypothèse de notre projet
Localisation Rennes
Type de projet Création d’un salon de coiffure mixte
Surface Environ 85 m²
Postes de coiffage 7
Bacs de lavage 3
Équipe de départ 1 gérante + 3 salariés + 1 apprenti
Tickets de prestations année 1 Environ 4 620
Panier moyen prestations Environ 60,80 €
CA prévu en année 1 307 000 €
CA prévu en année 2 374 000 €
CA prévu en année 3 444 000 €
Besoin initial 190 000 €
Apport de la gérante 75 000 €
Emprunt bancaire envisagé 115 000 €
Trésorerie de départ 42 000 €

Notre priorité sera d’abord de construire une base de clients qui reviennent suffisamment souvent pour stabiliser le planning. Nous chercherons ensuite à utiliser plus complètement la capacité existante avant d’augmenter fortement les coûts fixes.

Si nous atteignons environ 444 000 € de chiffre d’affaires en troisième année avec une structure de charges proche de 357 000 €, le salon pourra générer environ 87 000 € avant amortissements, dette et fiscalité. Ce niveau doit permettre de rembourser le financement, renouveler le matériel et conserver une marge de sécurité pour les périodes moins favorables.

La cohérence finale de notre présentation de projet

Les chiffres essentiels doivent former une chaîne logique : les jours d’ouverture et l’équipe déterminent la capacité, la capacité permet un certain nombre de tickets, les tickets et le panier produisent le chiffre d’affaires, les charges restent compatibles avec ce volume et l’excédent doit permettre de financer la dette et les futurs besoins. C’est cette cohérence que vous pouvez également travailler à partir de notre pack complet pour un salon de coiffure.