Salle de sport : quelles dépenses mensuelles aujourd'hui ?

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Salle de sport : quelles dépenses mensuelles aujourd'hui ? Pour une salle de sport indépendante en France, il faut généralement prévoir autour de 20 000 à 35 000 € par mois, contre environ 8 000 à 15 000 € pour un petit studio très léger et 40 000 à 60 000 € ou davantage pour un grand club.
Le loyer et l’équipe font l’essentiel du budget. Sur 600 m², un écart de 100 €/m²/an sur le loyer représente déjà 5 000 € de différence chaque mois, et quelques salariés peuvent ajouter 10 000 à 15 000 € de coût employeur.
Le modèle économique change complètement selon la présence humaine promise. Une salle automatisée peut fonctionner avec une équipe minuscule ; un club avec accueil permanent, coaching et cours collectifs transforme vite le personnel en premier poste de dépense.
L’énergie pèse moins par les machines de musculation que par le bâtiment : chauffage, climatisation, ventilation, éclairage, cardio et eau chaude. Deux salles de même taille peuvent donc avoir des factures très différentes.
Le nettoyage n’est pas un petit poste. Sur 500 à 1 000 m², 1 500 à 3 500 € par mois est une enveloppe crédible, et les vestiaires, douches et sanitaires rendent les économies agressives assez risquées.
Le parc de machines crée une dépense invisible : même quand aucune machine n’est achetée ce mois-ci, il faut provisionner son renouvellement. Pour 200 000 € d’équipements renouvelés sur huit ans, cela représente déjà un peu plus de 2 000 € par mois.
Les frais annexes s’additionnent vite : logiciels, contrôle d’accès, comptabilité, assurance, droits musicaux, sécurité, consommables, marketing, maintenance et frais de paiement peuvent facilement représenter plusieurs milliers d’euros supplémentaires.
La TVA change fortement le calcul du seuil de rentabilité. Un abonnement à 30 € TTC produit environ 25 € HT ; pour couvrir 25 000 € de dépenses mensuelles, il faut donc théoriquement autour de 1 000 adhérents avant même de tenir compte des promotions, impayés et suspensions.
Le modèle low cost n’est pas forcément peu coûteux en valeur absolue. Il fonctionne surtout parce qu’un grand nombre d’adhérents répartit les coûts fixes sur une base très large.
À l’inverse, un petit studio peut démarrer avec beaucoup moins de charges, mais il doit générer davantage de revenu par client. Le volume est remplacé par un prix plus élevé, des petits groupes et une meilleure utilisation des créneaux.
Le point le plus important reste la trésorerie de démarrage. Une salle peut rester déficitaire plusieurs mois tout en payant presque intégralement son loyer, son équipe et ses contrats fixes ; le nombre de mois de charges disponibles compte donc autant que le budget mensuel lui-même.
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Combien dépense vraiment une salle de sport chaque mois en France ?
Aujourd’hui, une salle de sport indépendante de taille classique dépense facilement 20 000 à 35 000 € par mois, tandis qu’un petit studio très léger peut rester autour de 8 000 à 15 000 € et qu’un grand club peut dépasser 50 000 €.
L’écart vient surtout de quatre choses : la surface, le loyer local, le nombre de salariés et le niveau de services. Une salle de 250 m² exploitée en grande partie par son fondateur n’a presque rien à voir avec un club de 1 200 m² ouvert de 6 h à 23 h avec accueil, cours collectifs et plusieurs coachs.
Pour une petite structure, nous arrivons assez vite à 2 000–4 000 € d’immobilier, 2 500–5 000 € de personnel, 500–1 200 € d’énergie et d’eau, puis 1 500–3 000 € de frais divers. Une salle de 500 à 800 m² monte plutôt vers 5 000–10 000 € pour le local, 8 000–15 000 € de personnel et plusieurs milliers d’euros supplémentaires pour l’énergie, le nettoyage, la maintenance et l’administratif.
Ces dépenses correspondent à l’exploitation courante. Lorsqu’un financement rembourse aussi les travaux ou plusieurs centaines de milliers d’euros de machines, les sorties de trésorerie peuvent être encore sensiblement plus élevées.
| Dépenses mensuelles | Petit studio | Salle classique | Grand club |
|---|---|---|---|
| Surface indicative | 200–300 m² | 500–800 m² | 1 000–1 500 m² |
| Immobilier | 2 000–4 000 € | 5 000–10 000 € | 10 000–20 000 € |
| Personnel | 2 500–5 000 € | 8 000–15 000 € | 15 000–25 000 € |
| Énergie + eau | 500–1 200 € | 1 500–3 500 € | 3 000–6 000 € |
| Nettoyage | 500–1 200 € | 1 200–2 500 € | 2 000–4 000 € |
| Autres dépenses | 1 500–3 000 € | 3 000–6 000 € | 5 000–10 000 € |
| Total indicatif | 8 000–15 000 € | 20 000–35 000 € | 35 000–60 000 € |
Combien peut coûter le loyer d’une salle de sport de 500 ou 600 m² ?
Pour une salle de sport de 600 m², quelques dizaines d’euros d’écart par mètre carré et par an peuvent faire varier le loyer mensuel de plusieurs milliers d’euros.
À 100 €/m²/an, 600 m² coûtent 5 000 € par mois hors charges. À 150 €, nous passons à 7 500 €. À 200 €, la facture atteint 10 000 €, et à 250 €, 12 500 €.
Voilà pourquoi une salle installée dans un local d’activité en périphérie peut avoir une structure de coûts très différente d’un club occupant un véritable emplacement commercial urbain. Les données publiées par les collectivités et les observatoires immobiliers montrent des écarts considérables entre entrepôts adaptés, zones commerciales périphériques et rues très recherchées.
La pression liée à l’indexation s’est en revanche nettement calmée. Selon l’Insee, l’indice des loyers commerciaux a récemment reculé de 0,45 % sur un an, après des progressions annuelles qui avaient dépassé 6 % en 2022 et 2023. Pour les exploitants déjà engagés dans un bail, c’est une amélioration assez nette par rapport à la période inflationniste.
Le vrai piège reste le niveau de loyer signé au départ. Sur 600 m², passer de 100 à 200 €/m²/an ajoute 60 000 € de dépenses annuelles. Il faut beaucoup d’abonnements supplémentaires pour compenser une telle différence.
Combien coûte une équipe de salle de sport chaque mois ?
Une salle de sport avec trois à cinq salariés peut facilement dépenser 9 000 à 18 000 € par mois en coût employeur, ce qui place souvent le personnel au même niveau que le loyer ou au-dessus.
Le Smic brut mensuel dépasse désormais 1 800 €. Cependant, le coût employeur d’un salarié payé au Smic ne se calcule pas en ajoutant mécaniquement 40 ou 45 % de charges. L’Urssaf applique actuellement la réduction générale dégressive unique, qui allège une partie des cotisations patronales sur les rémunérations modestes.
Dans une salle, les rémunérations dépassent aussi souvent le minimum légal. Un coach, un commercial ou un responsable de club payé autour de 2 300 à 2 800 € brut peut représenter plusieurs milliers d’euros de coût employeur chaque mois. Avec quatre postes de ce type, atteindre 12 000 à 15 000 € devient très plausible.
L’amplitude d’ouverture complique encore le calcul. Un club ouvert tôt le matin, tard le soir et le week-end doit couvrir les rotations, les jours de repos, les congés et les absences. Une salle qui promet une présence humaine permanente finit donc vite avec davantage d’heures salariées que ce que laisse penser son organigramme.
C’est actuellement l’un des arbitrages les plus importants du modèle. Une salle très automatisée peut fonctionner avec une équipe minuscule, alors qu’un club premium proposant accueil permanent, coaching et cours transforme le personnel en première dépense.
Une salle de sport peut-elle fonctionner avec seulement une ou deux personnes ?
Oui, une petite salle de sport peut aujourd’hui fonctionner avec une ou deux personnes, à condition d’automatiser une grande partie de l’exploitation et de limiter les services nécessitant une présence permanente.
Contrôle d’accès, prélèvements, inscriptions, réservations et relances peuvent désormais être largement automatisés. Le dirigeant peut assurer une partie de l’accueil, du commercial et du coaching, tandis que certains cours sont confiés à des indépendants.
Avec deux équivalents temps plein, nous pouvons rester autour de quelques milliers d’euros de personnel par mois. Avec cinq salariés, la facture peut déjà approcher 15 000 €. Une structure comptant huit postes peut dépasser 20 000 €.
La différence de rentabilité est énorme. Économiser deux postes représentant chacun environ 3 000 € de coût employeur libère plus de 70 000 € par an.
En contrepartie, le concept doit être cohérent. On peut difficilement vendre une expérience premium fondée sur l’accompagnement permanent tout en supprimant presque toute présence humaine.
Combien facturer pour rentabiliser une salle de sport ?
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Combien faut-il prévoir pour l’électricité, le chauffage et l’eau d’une salle de sport ?
Pour une salle de sport classique de quelques centaines de mètres carrés, nous prévoirions aujourd’hui environ 1 500 à 3 500 € par mois pour l’énergie et l’eau, avec un risque de dépassement important si le bâtiment est énergivore ou très équipé.
Les machines de musculation elles-mêmes consomment relativement peu. La facture vient surtout du chauffage, de la climatisation, de la ventilation, de l’éclairage, du cardio, des écrans et de l’eau chaude des vestiaires.
Une salle de 600 m² consommant 100 kWh/m²/an utilise environ 60 000 kWh par an. À 200 kWh/m², nous arrivons à 120 000 kWh ; à 300 kWh, à 180 000 kWh. La qualité du bâtiment peut donc doubler ou tripler la consommation sans changer la surface.
Le contexte énergétique reste aussi mouvant. La Commission de régulation de l’énergie a dernièrement relevé de 3,04 % en moyenne la composante réseau TURPE pour la distribution d’électricité. Pour une salle professionnelle, le prix final dépend toutefois beaucoup du fournisseur, du contrat et de la puissance souscrite.
Les douches ajoutent une seconde consommation. Cent douches quotidiennes de 50 litres représentent 150 m³ d’eau par mois. À 200 douches, nous atteignons déjà 300 m³, avant même les sanitaires et le nettoyage.
Une salle avec sauna, hammam ou piscine se situe dans une autre catégorie. Dans ce cas, quelques milliers d’euros par mois ne suffisent plus forcément.
Combien coûte le nettoyage d’une salle de sport ?
Pour une salle de 500 à 1 000 m², 1 500 à 3 500 € de nettoyage mensuel est aujourd’hui une enveloppe tout à fait crédible.
Une salle accumule beaucoup plus de travail qu’un bureau de même taille : vestiaires, sanitaires, douches, sols, miroirs, poignées, casiers et centaines de surfaces touchées toute la journée. Les interventions doivent en plus souvent avoir lieu tôt le matin ou après la fermeture.
À 30 € facturés de l’heure, deux heures de nettoyage quotidiennes coûtent environ 1 800 € par mois. Quatre heures quotidiennes portent déjà la facture à environ 3 600 €.
Internaliser le ménage peut faire baisser la facture visible du prestataire, mais les heures de travail restent à payer. Le gain réel dépend donc surtout de l’organisation du club.
Pour une salle très fréquentée, rogner agressivement ce budget est rarement une bonne économie. La propreté des douches, sanitaires et vestiaires fait partie des éléments que les clients remarquent immédiatement.
Combien faut-il mettre de côté chaque mois pour les machines de musculation et de cardio ?
Une salle équipée pour 150 000 à 300 000 € devrait souvent provisionner autour de 1 500 à 3 000 € par mois pour l’entretien et surtout le renouvellement futur de ses machines.
Les réparations courantes ne racontent qu’une partie de l’histoire. Câbles, roulements, selleries, moteurs, tapis, consoles et batteries vieillissent progressivement. Après plusieurs années, certaines machines doivent être remplacées entièrement.
Prenons un parc valant 200 000 € et renouvelé en moyenne sur huit ans. Cela représente 25 000 € par an, soit un peu plus de 2 000 € par mois de renouvellement économique.
Cette dépense peut rester invisible pendant les premières années, ce qui donne parfois une fausse impression de rentabilité. Puis plusieurs appareils commencent à vieillir en même temps et 20 000 ou 30 000 € d’achats arrivent sur une période courte.
Nous préférons donc intégrer cette réserve dès le premier prévisionnel plutôt que considérer les remplacements futurs comme des accidents exceptionnels.
Quels frais mensuels oublie-t-on souvent dans le budget d’une salle de sport ?
Les petites dépenses d’une salle de sport peuvent facilement ajouter 1 500 à 5 000 € par mois lorsqu’on les rassemble toutes.
Il y a d’abord les logiciels de gestion, le contrôle d’accès, internet, la téléphonie, la comptabilité, la paie, les frais bancaires, l’assurance et la télésurveillance. S’ajoutent les produits d’entretien, consommables sanitaires, petites réparations, entretien de la climatisation et remplacement du petit matériel.
La musique représente aussi une vraie dépense. Une salle qui diffuse de la musique doit intégrer les droits correspondants auprès de la Sacem, avec des modalités qui dépendent notamment de la surface et de l’utilisation de musique pendant les cours.
Le marketing finit généralement par peser davantage que les logiciels. Une salle qui continue à acheter des leads, lancer des offres locales ou faire de la publicité sur Meta et Google peut facilement dépenser quelques centaines à plusieurs milliers d’euros chaque mois.
Enfin, le paiement des abonnements n’est pas gratuit. Au tarif standard actuellement affiché par Stripe, une carte européenne standard coûte 1,5 % + 0,25 € en ligne, alors qu’un prélèvement SEPA coûte 0,35 €. Pour un business fonctionnant avec des centaines de prélèvements récurrents, la différence devient vite visible.
| Poste souvent sous-estimé | Ordre de grandeur mensuel |
|---|---|
| Logiciel et contrôle d’accès | 50–300 € |
| Internet et téléphonie | 50–150 € |
| Comptabilité et paie | 150–500 € |
| Assurance | 100–400 € |
| Musique et droits | 50–250 € |
| Consommables | 150–500 € |
| Alarme et sécurité | 50–250 € |
| Petite maintenance | 200–1 000 € |
| Marketing | 300–2 000 € |
| Total possible | 1 100–5 350 € |
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Quelles taxes faut-il ajouter au budget mensuel d’une salle de sport ?
Même lorsqu’elles ne sont pas prélevées chaque mois, la TVA, la CFE et certaines charges immobilières doivent être intégrées au calcul dès le départ.
Pour les prestations de salle de sport soumises au taux normal de TVA, un abonnement affiché 36 € TTC ne génère pas 36 € de chiffre d’affaires utilisable. Avec 20 % de TVA, il correspond à 30 € HT.
La différence devient énorme à grande échelle. Avec 1 000 membres payant 36 € TTC, la salle encaisse 36 000 €, mais son chiffre d’affaires hors taxe correspondant n’est que de 30 000 €.
La CFE varie quant à elle selon la commune et la valeur locative. Pour un grand local commercial, il serait imprudent de reprendre simplement les montants minimums souvent cités dans les exemples destinés aux microentreprises.
Le bail mérite aussi d’être lu ligne par ligne. Selon sa rédaction, certaines taxes, charges de copropriété ou dépenses liées à l’immeuble peuvent être refacturées au locataire. Deux locaux ayant exactement le même loyer facial peuvent donc avoir des coûts d’occupation assez différents.
Combien dépense encore une salle de sport quand les clients ne viennent pas ?
Une salle de sport presque vide continue à supporter une grande partie de ses dépenses, ce qui rend un démarrage lent particulièrement dangereux.
Le loyer reste identique. Les salariés doivent toujours être payés. Les logiciels, assurances, contrats de maintenance et abonnements continuent. Chauffage, éclairage et ventilation diminuent peu tant que le club reste ouvert.
Le nettoyage et l’eau évoluent davantage avec la fréquentation, mais ils ne compensent pas les gros postes fixes.
Cette structure a aussi un côté très favorable une fois le seuil de rentabilité dépassé. Accueillir le 900e membre coûte généralement beaucoup moins cher que d’accueillir les 300 premiers, tant que les machines et les vestiaires ont encore de la capacité.
Nous avons donc affaire à un business où quelques centaines d’abonnés supplémentaires peuvent complètement changer la rentabilité sans faire exploser les dépenses dans les mêmes proportions.
Combien d’adhérents faut-il pour payer 25 000 € de dépenses mensuelles ?
Une salle dépensant 25 000 € par mois a besoin d’environ 600 à 1 200 adhérents selon son abonnement moyen, et le seuil réel est généralement un peu supérieur une fois les promotions et impayés pris en compte.
Avec un abonnement à 30 € TTC soumis à 20 % de TVA, la salle conserve 25 € HT avant les autres coûts. Il faut donc 1 000 membres pour produire 25 000 € de chiffre d’affaires HT.
À 40 € TTC, nous sommes autour de 33,33 € HT et le seuil descend à 750 membres. À 50 € TTC, environ 600 abonnés suffisent théoriquement.
Le mot « théoriquement » est important. Des mois gratuits, parrainages, remises, prélèvements rejetés et clients temporairement suspendus réduisent le revenu moyen réellement encaissé. Une salle qui calcule son seuil sur le prix catalogue risque donc de le sous-estimer.
| Abonnement TTC | Revenu HT approximatif | Membres pour 20 000 € | Membres pour 25 000 € | Membres pour 30 000 € |
|---|---|---|---|---|
| 20 € | 16,67 € | 1 200 | 1 500 | 1 800 |
| 25 € | 20,83 € | 960 | 1 200 | 1 440 |
| 30 € | 25,00 € | 800 | 1 000 | 1 200 |
| 35 € | 29,17 € | 686 | 857 | 1 029 |
| 40 € | 33,33 € | 600 | 750 | 900 |
| 50 € | 41,67 € | 480 | 600 | 720 |
| 60 € | 50,00 € | 400 | 500 | 600 |
Une salle low cost coûte-t-elle vraiment moins cher chaque mois ?
Une grande salle low cost peut dépenser beaucoup d’argent chaque mois tout en coûtant très peu par adhérent, car son modèle repose sur l’automatisation et le volume.
Prenons un club qui dépense 35 000 € par mois avec 2 000 adhérents. La structure supporte alors 17,50 € de dépenses mensuelles par membre.
Un petit studio dépensant seulement 12 000 € mais comptant 300 clients arrive à 40 € par membre. Le studio est beaucoup moins cher à exploiter en valeur absolue, mais son économie unitaire est moins favorable.
C’est précisément ce qui permet aux grands réseaux de proposer des abonnements à quelques dizaines d’euros. Plusieurs milliers de membres financent un bâtiment dont le nombre de personnes présentes simultanément reste bien inférieur au nombre total d’abonnés.
Le risque apparaît lorsque le volume prévu n’arrive pas. Une salle conçue pour 1 500 ou 2 000 membres conserve son grand local, ses machines et une bonne partie de son énergie même lorsqu’elle n’en compte que 700.
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Un petit studio de fitness coûte-t-il beaucoup moins cher qu’une grande salle ?
Oui, un studio de 150 à 300 m² peut aujourd’hui réduire fortement les dépenses fixes et constitue souvent un point de départ beaucoup moins risqué pour un entrepreneur indépendant.
Pilates, coaching en petits groupes, boxe, cycling ou entraînement fonctionnel permettent de travailler dans des surfaces plus petites avec moins de machines lourdes. Loyer, énergie, nettoyage et investissement de départ diminuent ensemble.
Le studio doit cependant générer davantage de revenu par client. Lorsque dix personnes suivent un cours animé par un coach, la capacité dépend directement du nombre de créneaux disponibles et des heures de travail. Une grande salle en libre-service peut accueillir beaucoup plus de membres sans ajouter un coach à chaque nouvelle dizaine d’inscrits.
Le calcul dépend donc beaucoup du concept. Une salle classique cherche généralement du volume. Un studio peut se permettre 200 ou 300 clients s’ils paient beaucoup plus cher et fréquentent des créneaux organisés efficacement.
Pour quelqu’un qui dispose de peu de capital, réduire la surface est actuellement l’un des leviers les plus puissants pour garder les dépenses mensuelles sous contrôle.
Quel budget mensuel faut-il finalement prévoir pour ouvrir une salle de sport aujourd’hui ?
Pour une salle de sport en France, nous partirions aujourd’hui sur environ 10 000 à 15 000 € par mois pour un petit modèle très léger, 20 000 à 35 000 € pour une salle indépendante classique et 40 000 à 60 000 € ou davantage pour un grand club.
Le milieu de cette fourchette est probablement le plus utile pour un porteur de projet. Une salle de 500 à 800 m² avec quelques salariés peut assez vite arriver autour de 25 000 à 30 000 € de dépenses mensuelles.
Le local et l’équipe expliquent l’essentiel du résultat. Comme nous l’avons vu plus haut, 600 m² peuvent coûter 5 000 ou 10 000 € de loyer selon le marché retenu, tandis que quelques salariés ajoutent facilement 10 000 € ou davantage.
Énergie, ménage, maintenance, logiciels, paiement, assurance, marketing et fiscalité viennent ensuite ajouter plusieurs milliers d’euros. Pris séparément, ces postes semblent secondaires. Additionnés, ils peuvent représenter un quart ou un tiers du budget.
Nous éviterions surtout de dimensionner la trésorerie sur le scénario parfait. Si le budget central indique 25 000 € par mois, pouvoir supporter temporairement 28 000 ou 30 000 € est beaucoup plus réaliste. Une réparation importante, deux recrutements plus chers que prévu ou trois mois de commercialisation plus lente suffisent à faire disparaître une marge de sécurité trop faible.
Au final, une salle de sport classique commence chaque mois avec une grosse facture avant même que le premier adhérent passe le portique. Pour lancer le projet sereinement, le chiffre à surveiller de très près est donc le nombre de mois pendant lesquels la trésorerie peut financer ces 20 000, 25 000 ou 30 000 € avant que la base d’abonnés atteigne son rythme de croisière.
SOURCES ET MÉTHODOLOGIE
Cette analyse cherche à estimer ce qu’une salle de sport dépense réellement chaque mois en France aujourd’hui. Nous avons décomposé le budget en postes concrets — immobilier, personnel, énergie, eau, nettoyage, maintenance, logiciels, paiements, fiscalité et renouvellement du matériel — puis testé plusieurs tailles de club plutôt que de chercher une moyenne sectorielle unique.
Nous avons privilégié les données 2025-2026 et les sources françaises de première main. L’Insee sert notamment de référence pour l’évolution récente de l’indice des loyers commerciaux, tandis que l’Urssaf et Service-Public permettent d’encadrer le coût du travail, le Smic et les allègements de cotisations applicables.
Lorsqu’aucune statistique officielle ne donne directement le coût mensuel d’une salle de 500 ou 600 m², nous avons reconstruit l’ordre de grandeur à partir de variables observables. Le loyer est calculé à partir de la surface et d’un prix annuel au mètre carré ; le coût employeur à partir des rémunérations ; l’énergie à partir de la surface et d’hypothèses de consommation ; les frais de paiement à partir des tarifs affichés par les prestataires.
Les profils « petit studio », « salle classique » et « grand club » sont donc des scénarios de comparaison, pas des catégories rigides. Les fourchettes finales correspondent aux niveaux qui restent plausibles lorsque l’on fait varier les principaux paramètres : loyer, effectif, consommation énergétique, amplitude d’ouverture et niveau de service.
Nous avons aussi séparé la dépense d’exploitation du coût économique futur. Le renouvellement des machines est par exemple provisionné même lorsqu’aucun appareil n’est acheté pendant le mois concerné, car un parc de 150 000 à 300 000 € finit nécessairement par générer des remplacements lourds.
Pour le seuil de rentabilité, nous raisonnons en chiffre d’affaires hors taxe. Un abonnement affiché TTC ne peut pas être comparé directement aux charges d’exploitation : avec un taux normal de TVA à 20 %, 30 € TTC correspondent à 25 € HT. Les promotions, mois gratuits, impayés et suspensions rendent ensuite le seuil réel un peu plus élevé que le calcul théorique.
Les coûts énergétiques sont replacés dans le contexte réglementaire et tarifaire actuel à partir de la Commission de régulation de l’énergie et du cadre Éco Énergie Tertiaire. Les droits liés à la diffusion de musique sont vérifiés auprès de la Sacem et de la Spré, et les coûts de paiement à partir de la tarification officielle de Stripe.
Pour la fiscalité immobilière et les charges de bail, nous avons utilisé les références de la DGFiP, d’impots.gouv.fr et de Légifrance. La CFE dépend notamment de la valeur locative et de la commune, tandis que certaines charges ou taxes liées au local peuvent être refacturées au locataire selon le bail et les règles applicables.
Les principales sources utilisées sont : Insee — indice des loyers commerciaux, T1 2026, Insee — série chronologique de l’ILC, Service-Public — Smic, Urssaf — réduction générale des cotisations, Urssaf — simulateur de cotisations employeur, Mon-entreprise Urssaf — simulateur brut/net, Urssaf — calcul des cotisations employeur, CRE — TURPE au 1er août 2026, CRE — évolution des tarifs réglementés d’électricité en 2026, Ministère de la Transition écologique — Éco Énergie Tertiaire, Ministère de la Transition écologique — données OPERAT 2026, Stripe France — tarification officielle, Sacem — déclaration salles de sport, Sacem / Spré — règles applicables aux salles de sport, DGFiP / BOFiP — CFE, impots.gouv.fr — valeur locative utilisée pour la CFE, Légifrance — article R145-35 du Code de commerce et Légifrance — article 278 du Code général des impôts.
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