Exemple gratuit de présentation de projet agricole

Dernière mise à jour: 14 Septembre 2026

Lancez un projet agricole sans sous-estimer les coûts avant les premiers revenus

Business plan, prévisionnel financier, étude de marché et executive summary, déjà rédigés et chiffrés pour ce métier.

C'est parti

Vous cherchez un exemple de présentation de projet agricole que vous puissiez réellement utiliser comme point de départ pour construire votre propre dossier ? Nous allons suivre ici un projet fictif mais concret : la création, à proximité de Rennes, d’une exploitation maraîchère diversifiée commercialisant principalement ses légumes en circuits courts.

Notre ferme sera installée sur environ 12,5 hectares loués à long terme. Nous cultiverons des légumes de plein champ et sous abri, quelques petits fruits et une petite surface d’aromatiques. Notre modèle reposera sur quatre débouchés complémentaires : abonnements de paniers, vente à la ferme, deux marchés hebdomadaires et livraisons régulières à des restaurants et commerces spécialisés.

Nous ne cherchons pas à produire le plus grand nombre possible de références. Notre priorité sera de construire un système agronomique suffisamment diversifié pour étaler les récoltes, mais assez simple pour être planifié, récolté, conditionné et vendu avec une équipe limitée.

Les chiffres utilisés dans cet exemple sont fictifs. Ils ne constituent ni des rendements de référence ni des recommandations de prix. Ils ont été construits pour montrer comment relier les surfaces cultivées, les rendements, les volumes vendus, les canaux commerciaux, le temps de travail, les achats, les investissements et le financement initial.

Si vous souhaitez partir d’un dossier déjà structuré pour cette activité, vous pouvez également consulter notre pack complet pour un projet agricole.

Notre marché : une demande locale réelle, mais un modèle qui doit rester organisé autour de débouchés précis

Notre zone commerciale couvrira Rennes et plusieurs communes situées à moins de 30 kilomètres de l’exploitation. Le potentiel local est important, mais nous ne voulons pas baser notre projet sur une affirmation générale selon laquelle les consommateurs recherchent davantage de produits locaux.

Pour notre ferme, la question décisive est plus concrète : combien de foyers, de restaurants et de commerces pouvons-nous réellement servir chaque semaine avec les volumes que nous sommes capables de produire ?

Nous avons donc construit le projet à partir de débouchés accessibles, avec des jours de vente identifiés et des volumes compatibles avec notre organisation.

Indicateur Hypothèse retenue Rôle dans notre projet
Zone commerciale principale Rennes et rayon d’environ 30 km Concentre la vente directe et limite les kilomètres de livraison
Surface agricole disponible Environ 12,5 ha Permet de produire, tourner les cultures et conserver des surfaces de repos
Surface maraîchère productive année 1 Environ 5,8 ha Base de la production commercialisée
Abonnés paniers visés fin année 1 Environ 185 Créent une base de ventes prévisibles
Marchés hebdomadaires 2 Absorbent les volumes variables et développent la notoriété locale
Clients professionnels réguliers visés 18 à 22 Complètent les ventes directes avec des commandes planifiées

Nous ne dépendrons pas d’un seul canal de vente

Un modèle reposant uniquement sur les marchés nous exposerait fortement à la météo du week-end, à la fréquentation et au temps passé hors de la ferme. À l’inverse, un système composé uniquement de paniers imposerait une régularité très forte dans les volumes et la diversité de chaque semaine.

Nous voulons donc combiner plusieurs débouchés qui n’ont pas exactement les mêmes contraintes. Les paniers sécurisent une partie des ventes. La vente à la ferme permet de valoriser les récoltes disponibles. Les marchés donnent de la visibilité et absorbent des volumes importants sur certaines périodes. Les restaurants et épiceries recherchent davantage de régularité sur quelques références précises.

Nous chercherons une clientèle sensible à la fraîcheur et à la régularité, pas uniquement au prix

Notre positionnement ne pourra pas rivaliser avec la grande distribution sur tous les produits. Nous mettrons donc davantage en avant la fraîcheur, la saisonnalité, la traçabilité, certaines variétés et la proximité avec l’exploitation.

Pourquoi commencer notre présentation de projet de cette façon ?

Pour un projet agricole, une étude de marché trop générale peut rapidement devenir décorative. Le financeur cherchera surtout à comprendre où les récoltes seront vendues, à quel rythme et avec quelle dépendance à un canal particulier. Relier dès le départ les surfaces aux débouchés rend les prévisions commerciales beaucoup plus crédibles.

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Notre projet : une ferme maraîchère diversifiée conçue pour vendre presque toute sa production localement

Nous reprendrons en fermage un ensemble de parcelles représentant environ 12,5 hectares. Toutes les surfaces ne seront pas cultivées intensivement la même année. Une partie servira aux rotations, aux engrais verts, aux chemins, aux haies et aux zones techniques nécessaires au bon fonctionnement de l’exploitation.

Nous prévoyons en première année environ 5,8 hectares de légumes commercialisés, dont environ 6 000 m² sous tunnels froids. Cette surface passera progressivement à environ 6,6 hectares en année 3, mais la croissance viendra surtout d’une meilleure maîtrise des rendements, d’un calendrier de culture plus précis et d’une réduction des pertes.

Notre plan de production privilégiera les cultures à rotation rapide et les familles de produits réellement demandées

Famille de production Surface année 1 Valeur de vente indicative Rôle dans l’offre
Légumes feuilles et jeunes pousses 0,9 ha Environ 58 000 € Régularité des paniers et vente professionnelle
Tomates, concombres et cultures sous abri 0,6 ha sous tunnels Environ 72 000 € Forte valeur sur la période printemps-été
Légumes racines 1,3 ha Environ 49 000 € Étalement des ventes et stockage possible
Courges, courgettes et légumes fruits de plein champ 1,2 ha Environ 46 000 € Volumes importants en saison
Choux, poireaux et légumes d’automne-hiver 1,1 ha Environ 41 000 € Continuité des ventes sur la basse saison
Aromatiques et petits fruits 0,7 ha Environ 24 000 € Complément de gamme et valeur au mètre carré

Nous distinguerons la surface cultivée de la surface réellement vendable

Une erreur importante serait de multiplier une surface théorique par un rendement maximal et de considérer le résultat comme du chiffre d’affaires. Une culture peut subir un problème climatique, un retard de plantation, une pression sanitaire ou simplement produire au moment où la demande est faible.

Pour chaque culture importante, nous établirons donc trois niveaux : rendement brut récolté, taux de produits commercialisables et prix moyen réellement obtenu. C’est le produit de ces trois éléments qui alimentera nos prévisions.

L’eau et les équipements de conservation seront traités comme des éléments de production essentiels

Le terrain retenu dispose d’un accès sécurisé à l’eau, complété par une réserve tampon et un réseau d’irrigation goutte-à-goutte sur les principales zones. Nous installerons également une chambre froide positive, un espace de lavage et une zone de préparation des commandes.

Ces équipements ne servent pas seulement au confort de travail. Ils réduisent les pertes entre la récolte et la vente, permettent de récolter au meilleur moment et améliorent la régularité des commandes destinées aux professionnels.

Le point à rendre clair dans notre présentation

La surface agricole ne suffit pas à expliquer le revenu. Il faut montrer quelles cultures occupent cette surface, quelle part sera réellement commercialisable et avec quels moyens l’exploitation protège la qualité après récolte. Un hectare mal irrigué ou mal écoulé peut produire beaucoup de travail sans créer le revenu attendu.

Nos clients prioritaires et la manière dont nous sécuriserons nos débouchés

Nous ne chercherons pas à vendre indistinctement à tous les consommateurs de la région. Chaque canal doit jouer un rôle précis dans notre modèle et absorber des volumes compatibles avec sa fréquence d’achat.

Segment Besoin recherché Approche retenue
Abonnés paniers Régularité et diversité Abonnement de 3 ou 6 mois avec retrait hebdomadaire
Clients de la vente à la ferme Produits frais et choix libre Deux créneaux fixes par semaine
Clients des marchés Achat pratique et saisonnier Deux marchés choisis pour leur fréquentation et leur proximité
Restaurants Qualité constante et références ciblées Liste de disponibilité envoyée chaque semaine
Épiceries et magasins spécialisés Volumes réguliers et présentation homogène Commandes planifiées sur un assortiment limité

Les paniers formeront notre première base de revenu prévisible

Nous proposerons un panier moyen à environ 23 € TTC, avec un abonnement donnant accès à 45 distributions sur l’année. Tous les abonnés ne commenceront pas en même temps : nous prévoyons environ 145 abonnés moyens sur l’ensemble de l’année 1, pour atteindre environ 185 abonnés en fin d’exercice.

Cette base représente un volume suffisamment important pour structurer la production, sans immobiliser toute la ferme dans un seul format de vente.

La vente à la ferme sera concentrée sur deux créneaux

Nous éviterons une ouverture quotidienne qui obligerait à maintenir une présence permanente en boutique. La vente à la ferme aura lieu deux fins d’après-midi par semaine, avec une amplitude renforcée au printemps et en été.

Cette organisation permet de conserver l’avantage de la vente directe tout en regroupant le temps consacré à l’accueil et à l’encaissement.

Les professionnels seront sélectionnés selon la régularité des commandes

Nous chercherons surtout des restaurants et commerces capables de commander chaque semaine un nombre limité de références en volumes suffisamment intéressants.

Nous proposerons donc une liste de disponibilité hebdomadaire avec des jours fixes de commande et de livraison. Cette discipline commerciale doit empêcher la vente professionnelle de désorganiser la récolte et le conditionnement.

Nous mesurerons la fidélité autant que l’acquisition

Pour les paniers, nous suivrons le taux de renouvellement à la fin de chaque période d’abonnement. Pour les professionnels, nous mesurerons le nombre de semaines réellement commandées et le panier moyen.

Pourquoi détailler les canaux plutôt que parler simplement de vente directe ?

Le terme "circuits courts" recouvre des modèles très différents. Un panier payé à l’avance, un marché du samedi et une livraison à un restaurant ne mobilisent ni le même temps ni la même logistique. Les distinguer permet de vérifier que le plan commercial est compatible avec l’équipe et que chaque canal apporte réellement quelque chose au modèle.

Notre organisation doit absorber les pics de travail sans surdimensionner l’équipe toute l’année

L’agriculture maraîchère est fortement saisonnière. La charge de travail augmente avec les plantations, le désherbage, les récoltes et la préparation des ventes, alors que l’hiver laisse davantage de temps pour la planification, l’entretien et les travaux de fond.

Nous commencerons avec deux associés exploitants à temps plein, un salarié permanent et des renforts saisonniers concentrés entre avril et octobre.

La répartition des rôles restera claire

Rôle Temps ou présence Responsabilités principales
Associé 1 Temps plein Plan de culture, irrigation, achats, maintenance et conduite des cultures
Associée 2 Temps plein Commercial, paniers, préparation des commandes, administration et une partie de la production
Salarié permanent Temps plein Production, récolte, lavage, conditionnement et marchés
Saisonniers Environ 1,4 ETP sur 7 mois Plantation, désherbage, récolte et préparation en haute saison

Nous regrouperons les tâches répétitives par blocs

Les récoltes destinées aux paniers et aux professionnels seront regroupées autant que possible sur des journées fixes. Le lavage et le conditionnement seront organisés dans une zone dédiée afin d’éviter de multiplier les déplacements entre les parcelles, le stockage et le point de vente.

Les livraisons professionnelles seront concentrées sur deux tournées principales par semaine. Nous n’accepterons pas au démarrage de livraisons quotidiennes dispersées, même si certaines demandes commerciales pourraient sembler intéressantes.

Nous suivrons la charge avec quelques seuils simples

Indicateur opérationnel Seuil recherché Raison
Temps hebdomadaire consacré aux marchés et livraisons Moins de 55 heures cumulées équipe Préserver suffisamment de temps pour la production
Part des heures saisonnières entre avril et octobre Environ 80 % Adapter le coût du travail au rythme réel de l’activité
Distance moyenne par tournée professionnelle Moins de 65 km Limiter le coût logistique par commande
Commandes professionnelles livrées hors tournée Exceptionnelles Éviter une désorganisation quotidienne
Jours de vente directe organisés 4 à 5 temps de vente par semaine Concentrer la commercialisation au lieu de l’étaler en permanence

Pourquoi montrer notre organisation du travail ?

Une prévision agricole peut sembler cohérente en hectares et en euros tout en étant impossible à exécuter humainement. Le nombre de marchés, les tournées, les récoltes et le conditionnement doivent tenir dans le temps disponible. Relier l’équipe au calendrier de production permet de vérifier que le chiffre d’affaires n’est pas construit sur une charge de travail irréaliste.

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Aucune connaissance financière requise

Notre chiffre d’affaires sera reconstruit à partir des volumes réellement vendus par canal

Nous prévoyons environ 290 000 € de chiffre d’affaires en année 1. Ce montant ne résulte pas d’un pourcentage de croissance appliqué à une moyenne sectorielle. Il est reconstruit à partir des paniers, des journées de vente, des commandes professionnelles et des volumes attendus.

Source de chiffre d’affaires année 1 Hypothèse CA indicatif
Paniers hebdomadaires 145 abonnés moyens × 23 € × 45 distributions Environ 150 000 €
Vente à la ferme Deux créneaux hebdomadaires, saisonnalité intégrée Environ 47 000 €
Marchés Deux marchés, fréquentation variable selon la saison Environ 58 000 €
Restaurants et commerces 18 à 22 clients réguliers ou semi-réguliers Environ 31 000 €
Plants, aromatiques et ventes ponctuelles Compléments limités Environ 4 000 €
Total Environ 290 000 €

Le chiffre d’affaires des paniers doit rester compatible avec les récoltes disponibles

Les marchés ne seront pas utilisés comme variable d’ajustement illimitée

Il serait facile de gonfler les prévisions en supposant que tous les excédents peuvent être vendus sur les marchés. Nous retenons au contraire un panier moyen client et une fréquentation prudente, avec des semaines faibles en hiver et des semaines beaucoup plus fortes en pleine saison.

Nous suivrons la marge par canal, pas seulement le chiffre d’affaires

La vente à la ferme offre un prix élevé mais demande du temps d’accueil. Les marchés combinent un bon prix de vente et plusieurs heures de présence. Les professionnels achètent généralement à un prix inférieur, mais permettent de vendre rapidement des volumes importants.

Nous mesurerons donc le chiffre d’affaires par heure commerciale et le coût logistique associé à chaque canal. Cela pourra nous conduire à réduire un marché si sa fréquentation devient insuffisante, même s’il génère encore un chiffre d’affaires visible.

Le calcul que nous voulons pouvoir refaire facilement

Le chiffre d’affaires doit pouvoir être reconstruit à partir d’unités simples : nombre d’abonnés, prix du panier, nombre de distributions, journées de marché et commandes professionnelles. Cette méthode permet de discuter chaque hypothèse séparément et d’éviter un total impossible à relier à la production. C’est aussi cette logique que nous développons dans notre pack complet pour un projet agricole.

Nos charges et nos investissements doivent protéger à la fois la production et la trésorerie

Notre modèle demande davantage d’investissements de départ qu’une activité de service. Le matériel, les tunnels, l’irrigation, le stockage et les aménagements sont nécessaires avant que les premières récoltes ne génèrent du revenu.

Nous voulons cependant éviter un suréquipement initial. Une partie du matériel sera achetée d’occasion et certaines opérations peu fréquentes resteront externalisées.

Nos charges d’exploitation en année 1

Charge annuelle Montant indicatif Nature
Rémunérations, cotisations et salaires 108 000 € Principal coût de structure
Semences, plants et consommables culturaux 24 000 € Variable avec le plan de culture
Emballages, caisses et conditionnement 11 000 € Lié aux volumes vendus
Carburant, entretien et petites réparations 15 000 € Production et livraison
Eau, énergie et chambre froide 9 000 € Production et conservation
Fermage et charges foncières 13 000 € Fixe
Marchés, transport et frais commerciaux 8 000 € Commercialisation
Assurances, comptabilité et administratif 9 000 € Fonctionnement
Prestations agricoles et locations 8 000 € Évite certains achats de matériel
Autres charges et marge de sécurité 10 000 € Divers
Total 215 000 € Hors amortissements, dette et fiscalité

Avec environ 290 000 € de chiffre d’affaires, notre scénario laisse ainsi environ 75 000 € avant amortissements, remboursement de la dette et fiscalité. Cette marge doit notamment absorber la saisonnalité et les écarts de rendement d’une année à l’autre.

Notre besoin initial est concentré sur les outils de production

Besoin initial Budget retenu Rôle
Tunnels et équipements sous abri 52 000 € Sécuriser les cultures à forte valeur et allonger la saison
Tracteur compact et outils principaux 46 000 € Préparation, entretien et manutention
Irrigation, pompage et réserve tampon 28 000 € Sécuriser l’accès à l’eau sur les zones intensives
Chambre froide, lavage et conditionnement 31 000 € Réduire les pertes après récolte
Véhicule utilitaire et remorque 24 000 € Marchés et tournées professionnelles
Aménagement du point de vente et stockage 15 000 € Préparer et vendre dans de bonnes conditions
Petit matériel, caisses et équipements 14 000 € Équiper l’équipe au démarrage
Trésorerie de départ 50 000 € Financer les mois précédant les récoltes principales
Total 260 000 € Besoin initial

Notre plan de financement préservera une réserve suffisante

Ressource Montant Part du besoin
Apports des associés 85 000 € Environ 33 %
Emprunt bancaire 145 000 € Environ 56 %
Aides et subventions retenues dans le scénario 30 000 € Environ 11 %
Total 260 000 € 100 %

Nous avons volontairement limité la part des aides dans notre plan. Si certaines aides complémentaires sont obtenues, elles renforceront la trésorerie ou permettront d’accélérer un investissement prévu plus tard, mais le projet ne doit pas devenir impossible si leur montant final est inférieur à nos attentes.

Dans ce projet, le calendrier des dépenses compte autant que leur montant

Les semences, les salaires, l’irrigation et une partie des intrants sont payés avant les principales récoltes. Une exploitation peut donc être rentable sur l’année et manquer de trésorerie au printemps. Montrer séparément l’investissement initial et le besoin de trésorerie évite de sous-financer la période la plus sensible.

Notre prévision sur trois ans repose sur une montée en charge agronomique et commerciale progressive

Nous ne prévoyons pas de doubler la surface cultivée chaque année. Une croissance trop rapide augmenterait simultanément les besoins en main-d’œuvre, le risque technique et la quantité de produits à écouler.

Notre scénario repose plutôt sur une meilleure utilisation des surfaces déjà installées, une augmentation progressive du nombre d’abonnés et une amélioration du rendement commercialisable.

Indicateur Année 1 Année 2 Année 3
Chiffre d’affaires 290 000 € 345 000 € 397 000 €
Charges d’exploitation décaissables 215 000 € 247 000 € 281 000 €
Excédent avant amortissements, dette et fiscalité 75 000 € 98 000 € 116 000 €
Surface productive maraîchère 5,8 ha 6,2 ha 6,6 ha
Abonnés paniers en fin d’année 185 225 255
Clients professionnels réguliers 18 à 22 24 à 28 28 à 32

L’année 2 sera consacrée à améliorer la régularité avant d’augmenter fortement les volumes

La première année nous donnera des données précieuses sur les rendements réels par parcelle, les cultures les plus rentables, les périodes de surcharge et la fidélité des clients.

Nous utiliserons ces informations pour ajuster le plan de culture de l’année 2. Certaines surfaces pourront être augmentées, d’autres réduites. L’objectif n’est pas de reproduire automatiquement le même assortiment, mais de concentrer davantage de travail sur les cultures qui trouvent leur place dans notre modèle.

L’équipe permanente n’augmentera que lorsque la charge sera suffisamment régulière

En année 2, nous prévoyons surtout davantage de renfort saisonnier. Le recrutement d’un second salarié permanent n’interviendra qu’en année 3 si le nombre d’abonnés et les ventes professionnelles se stabilisent au niveau attendu.

Moteur de croissance Année 1 Année 2 Année 3
Abonnés moyens sur l’année 145 205 240
Valeur moyenne d’un panier 23 € 23,50 € 24 €
Taux de récolte commercialisable 84 % 86 % 87 %
Part des ventes précommandées Environ 56 % Environ 60 % Environ 63 %
Effectif permanent hors associés 1 1 2

Nous voulons augmenter la part des ventes planifiées

Une part plus importante de paniers et de commandes professionnelles permet de mieux prévoir les récoltes, de réduire les invendus et de limiter le temps consacré à la vente.

Pourquoi notre croissance reste volontairement mesurée

En agriculture, une montée en charge trop rapide peut dégrader simultanément les rendements, l’organisation et la commercialisation. Un scénario crédible montre une courbe d’apprentissage. Les gains des années 2 et 3 doivent venir à la fois d’un peu plus de surface, d’une meilleure maîtrise technique et d’un portefeuille commercial plus solide.

Les principaux risques concernent la météo, l’eau, les rendements, la main-d’œuvre et l’écoulement des récoltes

Notre activité reste exposée à des événements que nous ne pouvons pas supprimer. Notre objectif est donc de limiter la dépendance à un seul facteur et de conserver suffisamment de souplesse financière et opérationnelle pour absorber une mauvaise séquence.

Un printemps défavorable peut retarder plusieurs cultures

Des sols trop humides, un manque de lumière ou des températures basses peuvent décaler les plantations et réduire certaines récoltes précoces.

Nous limiterons ce risque grâce aux tunnels, à plusieurs successions de culture et à un calendrier qui ne dépend pas d’une seule fenêtre de production.

Une tension sur l’eau peut affecter directement les rendements

Notre projet a été construit autour d’un accès à l’eau sécurisé et d’une irrigation organisée. Nous suivrons cependant les consommations par zone, privilégierons le goutte-à-goutte sur les cultures intensives et conserverons une réserve tampon.

Nous éviterons surtout de développer de nouvelles surfaces irriguées avant d’avoir vérifié que la capacité disponible reste suffisante sur les périodes les plus chaudes.

Une mauvaise adéquation entre production et ventes peut créer autant de pertes qu’un problème de rendement

Une surproduction estivale peut rapidement saturer les marchés. Nous ajusterons donc les séries successives et nous suivrons chaque semaine les volumes vendus par culture.

Si une famille de produits accumule des invendus, nous réduirons les implantations suivantes plutôt que de conserver un plan annuel devenu irréaliste.

Nous testerons plusieurs scénarios dégradés

Scénario testé Effet estimé Réponse prévue
Scénario central année 2 CA d’environ 345 000 € Poursuite de la montée en charge prévue
Rendements vendables inférieurs de 12 % Environ 35 000 à 40 000 € de CA en moins Réduction des dépenses variables et priorité aux canaux les mieux valorisés
Renouvellement des paniers inférieur de 20 % Base de ventes prévisibles réduite Campagne de réabonnement et renforcement de la vente à la ferme
Coût de main-d’œuvre supérieur de 10 % Environ 11 000 à 13 000 € de charges supplémentaires Révision de certaines cultures très consommatrices en heures
Pertes après récolte doublées Marge dégradée malgré un bon rendement au champ Réduction des récoltes non précommandées et amélioration du stockage

Le scénario le plus dangereux serait une combinaison de faibles rendements, d’invendus élevés et d’un coût de main-d’œuvre maintenu au niveau prévu. Nous voulons donc conserver au moins 50 000 € de trésorerie de départ et éviter des investissements non indispensables pendant la première saison.

Le bon stress test dépend de l’économie réelle de la ferme

Tester seulement une baisse générale du chiffre d’affaires n’explique pas ce qui se passe. Ici, les causes importantes sont identifiables : rendement vendable, renouvellement des paniers, coût du travail, eau et pertes après récolte. Les faire varier séparément permet de voir quelles réponses opérationnelles peuvent réellement être mises en place.

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Pourquoi nous estimons que notre projet agricole peut atteindre un équilibre durable

Notre projet ne repose pas sur une mise en culture immédiate de toute la surface disponible. Nous commençons avec environ 5,8 hectares productifs, une gamme maîtrisable et plusieurs canaux de vente déjà intégrés au calendrier de production.

Nous visons environ 290 000 € de chiffre d’affaires en année 1, avec deux associés, un salarié permanent et des renforts saisonniers. La vente par paniers doit représenter un peu plus de la moitié du revenu initial et donner à l’exploitation une première base de ventes prévisibles.

Le financement initial de 260 000 € sert principalement à installer les outils indispensables : tunnels, irrigation, matériel, chambre froide, véhicule et trésorerie de démarrage. Nous ne cherchons pas à équiper immédiatement la ferme pour un niveau de production très supérieur à celui des premières années.

Élément clé Hypothèse de notre projet
Localisation Périphérie de Rennes
Type de projet Création d’une ferme maraîchère diversifiée
Surface totale disponible Environ 12,5 ha
Surface productive année 1 Environ 5,8 ha
Surface sous tunnels Environ 6 000 m²
Abonnés paniers visés fin année 1 Environ 185
CA prévu en année 1 290 000 €
CA prévu en année 2 345 000 €
CA prévu en année 3 397 000 €
Équipe de départ 2 associés + 1 salarié permanent + saisonniers
Besoin initial 260 000 €
Apports des associés 85 000 €
Emprunt bancaire envisagé 145 000 €
Aides intégrées au scénario 30 000 €
Trésorerie de départ 50 000 €

Si la première saison confirme nos hypothèses, nous augmenterons progressivement la surface productive et le nombre de paniers, tout en développant les commandes professionnelles les plus régulières.

À la fin de la troisième année, avec environ 397 000 € de chiffre d’affaires et un excédent avant amortissements, dette et fiscalité proche de 116 000 €, la ferme doit disposer d’une capacité suffisante pour rembourser ses financements, renouveler une partie du matériel et conserver une marge de sécurité face aux aléas agricoles.

La cohérence finale de notre présentation de projet

Les chiffres essentiels doivent former une chaîne logique : les surfaces et les cultures produisent des volumes commercialisables, les débouchés absorbent ces volumes, l’équipe dispose du temps nécessaire pour produire et vendre, les investissements sécurisent les étapes critiques et l’excédent permet de financer la dette et les aléas. C’est cette cohérence que vous pouvez également travailler à partir de notre pack complet pour un projet agricole.