Exemple gratuit de présentation de projet d'épicerie

Dernière mise à jour: 14 Septembre 2026

Lancez une épicerie sans immobiliser trop de trésorerie dans le stock

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C'est parti

Vous cherchez un exemple de présentation de projet pour une épicerie que vous puissiez réellement utiliser comme point de départ pour construire votre propre dossier ? Nous allons suivre ici un projet fictif mais concret : l’ouverture à Rennes d’une épicerie de quartier de 115 m², implantée dans une zone résidentielle dense et pensée pour répondre aux achats du quotidien, aux courses de dépannage et à une demande croissante pour des produits frais et locaux.

Notre commerce ne cherchera pas à reproduire un supermarché en miniature. Nous voulons construire une offre courte, lisible et régulièrement renouvelée autour de l’épicerie sèche, des produits frais, des fruits et légumes, des boissons, de quelques références d’hygiène et d’entretien, ainsi que d’une sélection de produits locaux. Le projet repose donc autant sur le choix des références que sur la rotation du stock, la maîtrise de la casse, le panier moyen et la fréquence de visite.

Les chiffres utilisés dans cet exemple sont fictifs. Ils ne constituent ni des moyennes officielles du secteur ni des recommandations de prix. Ils ont été construits pour montrer comment relier une surface de vente, une fréquentation quotidienne, un panier moyen, une marge commerciale, des besoins de stock, une équipe, des charges fixes et un financement initial.

Si vous souhaitez partir d’un dossier déjà structuré pour cette activité, vous pouvez également consulter notre pack complet pour une épicerie.

Notre marché : une clientèle de proximité qui arbitre entre praticité, prix et qualité

Notre épicerie sera implantée dans un quartier rennais composé principalement de logements, de quelques bureaux, de professions libérales et de petits établissements de restauration. Nous ne fondons pas notre potentiel sur le nombre total d’habitants de la ville, mais sur les usages observables autour du local : achats du soir, courses d’appoint, besoins de produits frais, dépannage du dimanche matin et recherche de références que les clients n’ont pas envie d’aller acheter dans une grande surface éloignée.

Le quartier choisi présente pour notre projet un intérêt particulier : il réunit des ménages qui font leurs grosses courses ailleurs mais complètent régulièrement leur panier près de chez eux. Ce comportement nous permet de construire une activité sur une fréquence élevée, à condition de disposer des bonnes références au bon moment.

Indicateur de départ Hypothèse retenue Rôle dans notre projet
Surface de vente Environ 115 m² Permet une offre suffisamment large sans créer un stock trop lourd
Zone commerciale prioritaire Environ 10 à 12 minutes à pied Concentre l’essentiel de nos achats récurrents
Jours d’ouverture Environ 360 jours par an Renforce la logique de proximité et de dépannage
Tickets moyens visés en année 1 Environ 95 par jour Base de reconstruction du chiffre d’affaires
Panier moyen visé Environ 21 € Combine petits dépannages et paniers plus complets
Part des produits frais et fruits/légumes Environ 32 % du CA Crée de la fréquence mais exige une gestion serrée de la casse

La proximité ne suffit pas si l’offre paraît incomplète

Un client peut accepter de payer légèrement plus cher une référence parce qu’elle se trouve à quelques minutes de chez lui. En revanche, il reviendra moins souvent s’il doit systématiquement compléter son achat dans un autre magasin. Nous devons donc garantir la disponibilité des produits qui construisent le panier courant : lait, œufs, beurre, pâtes, riz, conserves, boissons, produits de petit-déjeuner, produits frais simples, fruits et légumes de base, papier, lessive et quelques références d’hygiène.

À l’inverse, vouloir proposer trop de variantes immobiliserait inutilement de la trésorerie. Nous préférons trois références qui tournent bien plutôt que dix références proches dont la moitié restera trop longtemps en rayon.

Pourquoi commencer notre présentation de projet de cette façon ?

Pour une épicerie, une grande population théorique ne garantit rien. Un financeur cherchera surtout à comprendre qui peut venir régulièrement, pour quels achats et avec quelles alternatives à proximité. Relier la zone de chalandise à la fréquence, au panier moyen et à la composition de l’offre rend le potentiel commercial beaucoup plus concret.

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Notre projet : une épicerie de quartier compacte, lisible et orientée vers la rotation

Nous ouvrirons un commerce indépendant exploité par le dirigeant avec une petite équipe polyvalente. Le local retenu dispose d’une façade visible, d’un espace de vente d’environ 115 m², d’une réserve de 28 m² et d’un accès permettant les livraisons tôt le matin sans traverser toute la surface commerciale.

Notre assortiment comprendra environ 2 100 références actives au démarrage. Ce volume est volontairement limité. Il nous permet de couvrir les principaux besoins du quotidien tout en gardant un nombre de références compatible avec notre surface, notre trésorerie et notre capacité à suivre les dates de consommation.

Notre assortiment sera construit par rôle économique

Famille Nombre indicatif de références Rôle principal Logique de gestion
Épicerie sèche Environ 720 Base du panier Rotation régulière et comparaison de prix facile
Frais et produits laitiers Environ 340 Fréquence de visite Commandes fréquentes et suivi strict des dates
Fruits et légumes Environ 110 Image de fraîcheur Petits volumes, réassort rapide et contrôle de la casse
Boissons Environ 320 Volume et achats d’impulsion Stock plus profond sur les meilleures ventes
Pain et snacking Environ 90 Visites supplémentaires Production ou livraison quotidienne en petites quantités
Local, bio et spécialités Environ 250 Différenciation Sélection courte avec marge supérieure
Hygiène et entretien Environ 270 Dépannage utile Références essentielles sans multiplier les variantes

Nos horaires doivent correspondre à l’usage du quartier

Nous ouvrirons du lundi au samedi de 8 h 30 à 20 h et le dimanche matin de 9 h à 13 h. Cette amplitude représente environ 73 heures d’ouverture hebdomadaire. Elle est importante pour une épicerie de proximité, mais elle ne doit pas conduire à maintenir deux salariés en permanence lorsque le trafic ne le justifie pas.

Le planning sera donc renforcé aux heures du déjeuner, en fin d’après-midi, le vendredi et le samedi. Le dirigeant sera très présent en magasin pendant la première année afin de comprendre les flux, ajuster les commandes et créer une relation directe avec les premiers clients réguliers.

Le point à rendre clair dans notre présentation

Une épicerie n’est pas seulement une surface remplie de marchandises. Le nombre de références, le rythme de réassort, la surface de réserve et les horaires déterminent directement le besoin en stock et en personnel. Montrer ces choix permet de vérifier que le concept reste exploitable avec les moyens prévus.

Les conditions qui détermineront réellement notre marge

Notre chiffre d’affaires pourra progresser rapidement sans que notre rentabilité s’améliore si nous achetons mal, si nous jetons trop de produits frais ou si nous multiplions les promotions non maîtrisées. La marge sera donc suivie par famille de produits et non uniquement au niveau global.

Nous retenons pour l’année 1 un chiffre d’affaires d’environ 720 000 €. La marge commerciale théorique issue des prix d’achat et de vente se situe autour de 33 %. Après prise en compte de la casse, des produits périmés, des écarts de stock et de certaines démarques, la marge réellement disponible sera plus proche de 31 % du chiffre d’affaires.

Nos familles de produits n’auront pas la même économie

Famille année 1 CA indicatif Marge commerciale théorique Point de vigilance
Fruits et légumes 115 000 € Environ 37 % Casse et variation des prix d’achat
Frais et produits laitiers 112 000 € Environ 30 % Dates courtes et ruptures
Épicerie sèche 214 000 € Environ 28 % Forte comparaison des prix
Boissons 103 000 € Environ 31 % Poids du stock et saisonnalité
Pain et snacking 72 000 € Environ 46 % Invendus en fin de journée
Local, bio et spécialités 56 000 € Environ 38 % Rotation parfois plus lente
Hygiène et entretien 48 000 € Environ 34 % Ne pas surstocker les variantes
Total 720 000 € Environ 33 % Marge avant casse et démarque

Ces hypothèses produisent environ 239 000 € de marge commerciale avant démarque. Nous prévoyons environ 13 000 € de pertes de stock, de casse et d’invendus sur l’année, soit une marge réellement disponible proche de 226 000 € avant les autres charges d’exploitation.

La casse sur le frais sera suivie chaque semaine

Nous voulons éviter une erreur fréquente : afficher des rayons frais très abondants pour donner une impression de choix, puis détruire une partie importante de cette marchandise. Les commandes seront donc volontairement prudentes au démarrage. Sur les fruits, légumes, pains et produits à durée de vie courte, nous préférons plusieurs petits réassorts à une livraison trop importante.

Les démarques de fin de date seront décidées suffisamment tôt pour permettre la vente. Un produit remisé de 25 % avant sa date peut encore contribuer à la marge ; un produit jeté le lendemain ne contribue plus du tout au chiffre d’affaires.

Ce qu’un financeur regardera derrière notre taux de marge

Une marge affichée à 33 % ne suffit pas si elle est calculée avant les pertes réelles. Pour une épicerie, la casse, les dates courtes, les écarts d’inventaire et les promotions peuvent absorber plusieurs points. Présenter une marge par famille puis une marge après démarque évite de surestimer la rentabilité disponible pour payer l’équipe, le loyer et la dette.

Nos clients prioritaires et la manière dont nous construirons leur fréquence de visite

Notre développement ne dépendra pas uniquement du nombre de nouveaux clients qui franchissent la porte. Une épicerie de quartier devient solide lorsque plusieurs centaines de personnes reviennent chaque semaine et utilisent le magasin pour plusieurs types d’achat.

Nous distinguerons donc les clients selon leur usage plutôt que selon des profils trop généraux. Certains viendront acheter deux produits en sortant du travail, d’autres feront un panier de 35 ou 40 € plusieurs fois par semaine, tandis que certains utiliseront surtout le magasin le dimanche matin ou lorsqu’ils reçoivent des proches.

Segment d’usage Besoin principal Réponse prévue
Habitants du quartier Courses fréquentes et compléments Disponibilité des essentiels, frais renouvelé et amplitude horaire
Actifs de retour du travail Achat rapide pour le soir Parcours simple, produits repas et passage en caisse rapide
Étudiants et jeunes actifs Petits paniers réguliers Formats adaptés, snacking et prix lisibles
Familles Compléter les courses principales Fruits, laitages, boissons, petit-déjeuner et entretien
Clients du dimanche Dépannage et repas du jour Frais, pain, boissons et produits simples à cuisiner
Amateurs de produits locaux Découverte et qualité Sélection courte, renouvelée et clairement identifiée

Notre première stratégie commerciale sera d’être utile très souvent

Nous n’avons pas besoin que chaque visite produise un panier élevé. Un client qui dépense 12 € trois fois par semaine peut être plus important pour le magasin qu’un client réalisant un panier de 45 € une fois tous les deux mois.

Nous suivrons donc le nombre de tickets, le panier moyen et la fréquence des clients identifiés via notre programme de fidélité. Ce programme restera simple : avantages sur certains achats, offres ciblées et possibilité de recevoir les informations sur les nouveautés ou les animations du magasin.

Pourquoi raisonner en fréquence plutôt qu’en simple nombre de clients ?

Le commerce de proximité vit de répétition. Une présentation solide doit expliquer comment un habitant passe d’une première visite à plusieurs achats mensuels. Le suivi des tickets, du panier et de la fréquence permet aussi de distinguer un problème de trafic d’un problème d’offre ou de prix.

Notre organisation doit absorber 73 heures d’ouverture sans alourdir excessivement la masse salariale

L’exploitation d’une épicerie ne se résume pas au temps passé en caisse. Il faut réceptionner les marchandises, contrôler les températures, mettre en rayon, retirer les produits proches de leur date, nettoyer, passer les commandes, gérer les fournisseurs et réaliser des inventaires.

Nous commencerons avec le dirigeant, deux salariés à temps plein et un renfort à temps partiel de 20 heures par semaine. Cette organisation représente environ 135 heures de présence planifiée par semaine, auxquelles pourront s’ajouter quelques renforts ponctuels pendant les périodes plus chargées.

Les rôles seront polyvalents, mais certaines responsabilités resteront identifiées

Rôle Volume hebdomadaire indicatif Responsabilités principales
Dirigeant Environ 45 h Achats, fournisseurs, pilotage, caisse, planning et suivi de marge
Employé polyvalent 1 35 h Réception, frais, fruits et légumes, caisse et mise en rayon
Employé polyvalent 2 35 h Épicerie sèche, boissons, commandes, caisse et inventaires
Renfort temps partiel 20 h Pointes du soir, vendredi, samedi et réassort
Total planifié Environ 135 h Couverture des 73 heures d’ouverture et du travail hors caisse

Nous n’aurons pas deux personnes en permanence du matin au soir. Les créneaux calmes pourront être tenus par une seule personne pendant que le dirigeant traite les commandes ou les tâches administratives à proximité. Les périodes de livraison, les fins de journée et le samedi seront en revanche renforcés.

Les commandes seront structurées par rythme de rotation

Les produits frais, fruits et légumes et pains seront commandés plusieurs fois par semaine, voire quotidiennement pour certaines références. L’épicerie sèche sera davantage pilotée par seuils de réapprovisionnement. Les boissons lourdes ou volumineuses seront regroupées afin de limiter le nombre de manutentions et de livraisons.

Nous chercherons à travailler avec un nombre raisonnable de fournisseurs. Une multiplication excessive des petits fournisseurs peut enrichir l’offre mais augmente aussi le temps de commande, la réception, les factures et les minimums d’achat. Les producteurs locaux seront donc sélectionnés autant sur la qualité des produits que sur leur capacité à livrer régulièrement dans des volumes compatibles avec le magasin.

Pourquoi détailler l’organisation avant de parler de croissance ?

Une amplitude importante peut sembler commerciale, mais elle devient coûteuse si le planning n’est pas compatible avec l’équipe. Mettre en face les heures d’ouverture, les heures de présence et les tâches hors caisse permet de vérifier que le magasin peut fonctionner sans dépendre en permanence d’heures supplémentaires ou du seul dirigeant.

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Notre chiffre d’affaires repose sur le nombre de tickets, le panier et la montée en puissance du magasin

Nous voulons pouvoir reconstruire notre chiffre d’affaires à partir d’unités simples. En année 1, notre hypothèse centrale correspond à environ 95 tickets par jour sur 360 jours, avec un panier moyen légèrement supérieur à 21 €. Cette combinaison conduit à un chiffre d’affaires proche de 720 000 €.

La fréquentation ne sera évidemment pas identique dès le premier mois. Nous prévoyons environ 65 à 75 tickets quotidiens pendant la phase d’ouverture, puis une progression au fur et à mesure que le magasin sera identifié dans le quartier. En fin d’année, nous voulons approcher 110 à 115 tickets par jour sur une semaine normale.

Construction du CA année 1 Hypothèse Résultat indicatif
Jours d’ouverture Environ 360 jours Base annuelle
Nombre moyen de tickets Environ 95 par jour Environ 34 200 tickets
Panier moyen Environ 21,05 € Achats de dépannage et paniers réguliers combinés
Chiffre d’affaires reconstitué 34 200 × 21,05 € Environ 720 000 €

Nous suivrons séparément trafic et panier moyen

Une baisse du chiffre d’affaires peut avoir deux causes très différentes. Si le nombre de tickets diminue mais que le panier reste stable, nous avons probablement un problème de fréquentation. Si le trafic reste correct mais que le panier recule, l’assortiment, les ruptures, les prix ou les achats complémentaires doivent être examinés.

Cette distinction nous permettra de décider plus vite. Une campagne locale peut être utile en cas de manque de trafic, mais elle résoudra peu de choses si les clients viennent déjà et ne trouvent pas ce qu’ils cherchent.

Notre seuil de confort se situe au-delà du simple point mort

Avec notre structure de marge et nos charges, le magasin commence à couvrir correctement son exploitation autour de 620 000 à 650 000 € de chiffre d’affaires annuel selon le niveau réel de démarque et de masse salariale. Nous ne voulons toutefois pas construire le projet avec pour seul objectif d’atteindre ce seuil.

Le scénario à 720 000 € laisse une marge de sécurité encore limitée mais suffisante pour supporter le service de la dette et commencer à constituer une réserve. C’est aussi la raison pour laquelle nous conservons une trésorerie de départ significative.

Le calcul que nous voulons pouvoir refaire facilement

Le chiffre d’affaires d’un commerce doit pouvoir être retrouvé sans formule obscure : jours ouverts × tickets quotidiens × panier moyen. Les ventes par famille servent ensuite à vérifier que l’assortiment et la marge sont cohérents. C’est ce type de logique économique que nous développons également dans notre pack complet pour une épicerie.

Nos charges, notre stock de départ et nos investissements seront dimensionnés pour préserver la trésorerie

Le principal décaissement de l’épicerie sera l’achat de marchandises. Sur 720 000 € de chiffre d’affaires en année 1, nous prévoyons environ 481 000 € d’achats revendus. À cela s’ajoutent environ 13 000 € de casse, pertes et démarques ainsi que les charges nécessaires au fonctionnement du magasin.

Charge décaissable année 1 Montant indicatif Nature
Achats de marchandises revendues 481 000 € Variable avec les ventes
Casse, démarque et écarts de stock 13 000 € Variable à surveiller
Rémunérations et charges sociales 108 000 € Principal coût fixe
Loyer et charges locatives 31 000 € Fixe
Électricité, froid et eau 12 000 € Semi-variable
Frais de paiement 7 500 € Liés au volume encaissé
Assurance, comptabilité et banque 7 000 € Fonctionnement
Communication locale 5 000 € Pilotable
Maintenance, logiciels et petit matériel 6 000 € Fonctionnement
Nettoyage, emballages et autres charges 7 500 € Fonctionnement
Total 678 000 € Avant amortissements, dette et fiscalité

Dans ce scénario, il reste environ 42 000 € avant amortissements, remboursement des financements et fiscalité. Cette marge n’est pas considérable au regard du chiffre d’affaires, mais elle est cohérente avec une première année où le magasin est encore en phase de constitution de clientèle.

Le besoin initial comprend autant de stock et de trésorerie que d’équipement

Besoin initial Budget retenu Rôle
Travaux, façade et signalétique 32 000 € Adapter le local et rendre le magasin visible
Meubles, rayonnages et équipements froids 48 000 € Installer la surface de vente
Caisse, sécurité et informatique 8 000 € Encaissement et suivi du stock
Stock initial 38 000 € Ouvrir avec un assortiment complet
Dépôt de garantie et frais liés au local 12 000 € Prendre possession des lieux
Communication de lancement 5 000 € Faire connaître l’ouverture
Frais de création et préouverture 5 000 € Assurances, honoraires et démarches
Trésorerie de départ 42 000 € Absorber la montée en charge et les premiers réassorts
Total 190 000 € Besoin initial

Notre financement combinera apport, dette bancaire et prêt d’honneur

Ressource Montant Part du besoin
Apport du dirigeant 80 000 € Environ 42 %
Emprunt bancaire 90 000 € Environ 47 %
Prêt d’honneur envisagé 20 000 € Environ 11 %
Total 190 000 € 100 %

Dans notre projet, le stock fait partie du financement

Un rayon plein n’est pas un simple décor : il représente de la trésorerie immobilisée. Le financement initial doit donc couvrir les travaux, le froid et la caisse, mais aussi le premier stock et les réassorts avant que les ventes soient stabilisées. Oublier ce point conduit souvent à sous-estimer le besoin réel d’un commerce alimentaire.

Notre montée en puissance sur trois ans reposera d’abord sur la fréquentation et la qualité de la marge

L’année 1 servira à installer les habitudes de visite, corriger l’assortiment et stabiliser les commandes. En année 2, nous voulons surtout augmenter le nombre de tickets tout en maintenant la casse sous contrôle. En année 3, la progression reposera davantage sur une clientèle récurrente plus large, un panier légèrement supérieur et une meilleure contribution des catégories à forte marge.

Nous ne prévoyons pas d’ouvrir un second magasin dans ce scénario. Toute la croissance présentée doit être absorbable par le point de vente existant. La surface de 115 m² permet encore d’augmenter le débit en caisse et la rotation des rayons sans investissement immobilier important.

Indicateur Année 1 Année 2 Année 3
Chiffre d’affaires 720 000 € 840 000 € 955 000 €
Achats revendus 481 000 € 558 000 € 630 000 €
Casse et démarque 13 000 € 14 000 € 15 000 €
Autres charges décaissables 184 000 € 202 000 € 222 000 €
Excédent avant amortissements, dette et fiscalité 42 000 € 66 000 € 88 000 €
Tickets moyens par jour 95 107 118
Panier moyen Environ 21,05 € Environ 21,80 € Environ 22,50 €

La progression du chiffre d’affaires ne nécessitera pas une hausse équivalente des coûts fixes

Entre l’année 1 et l’année 2, une partie de la croissance pourra être absorbée avec la même surface et une organisation proche. Nous prévoyons néanmoins davantage de renfort sur les créneaux chargés et une hausse progressive des rémunérations. Les coûts de marchandises augmenteront naturellement avec les ventes, mais le loyer, les logiciels et plusieurs frais administratifs évolueront beaucoup moins vite.

En année 3, si la fréquentation moyenne dépasse durablement 115 tickets par jour, nous prévoyons de transformer le renfort à temps partiel en un poste plus important ou d’ajouter un second temps partiel. Ce recrutement sera déclenché par la charge observée et non uniquement par un objectif de chiffre d’affaires.

Notre tableau de bord restera volontairement court

Indicateur suivi Fréquence Décision associée
Tickets par jour Quotidienne et hebdomadaire Mesurer le trafic réel
Panier moyen Hebdomadaire Évaluer la profondeur des achats
Marge par famille Mensuelle Ajuster prix et assortiment
Casse et démarque Hebdomadaire Corriger les commandes
Valeur du stock Mensuelle Éviter l’immobilisation excessive
Ruptures sur les meilleures ventes Hebdomadaire Sécuriser les références essentielles
Masse salariale / CA Mensuelle Adapter les renforts à la charge

Pourquoi notre croissance reste progressive

Passer de 720 000 € à près de 1 million d’euros en trois ans est déjà une hausse importante pour un seul magasin. La présentation reste crédible parce que cette progression est expliquée par les tickets, le panier, la marge et des renforts ciblés. Une hausse beaucoup plus forte exigerait probablement une autre surface, davantage de caisses ou une organisation différente.

Les principaux risques concernent la marge, la rotation du stock et la stabilité de la fréquentation

Notre activité ne comporte pas un seul risque décisif. La difficulté vient plutôt de l’accumulation de petits écarts : quelques points de marge perdus, trop de casse, une masse salariale qui augmente trop tôt ou une fréquentation légèrement inférieure au scénario pendant plusieurs mois.

Une fréquentation inférieure aux prévisions

Si le magasin reste autour de 80 tickets par jour au lieu de 95 avec un panier similaire, le chiffre d’affaires annuel peut perdre plus de 100 000 €. Une partie des achats de marchandises diminuerait avec les ventes, mais le loyer et une grande partie des salaires resteraient dus.

Dans cette situation, notre première réaction ne serait pas de multiplier les promotions. Nous chercherions d’abord à comprendre si le problème vient de la visibilité, des horaires, des ruptures, des prix ou d’un assortiment qui ne correspond pas suffisamment aux usages du quartier.

Une hausse de la casse sur les produits frais

Deux points de pertes supplémentaires représentent plus de 14 000 € sur un chiffre d’affaires de 720 000 €. Une dérive apparemment limitée peut donc absorber une part importante de l’excédent de la première année.

Nous réduirons d’abord les quantités commandées, accélérerons les démarques avant date et reverrons le nombre de références. Un rayon légèrement moins profond mais mieux renouvelé est préférable à une abondance qui finit à la poubelle.

Scénario testé Effet estimé Réponse prévue
Scénario central année 2 CA d’environ 840 000 € Maintien de la montée en charge prévue
Trafic inférieur de 10 % Environ 84 000 € de CA en moins Révision de l’offre, visibilité locale et planning
Casse supérieure de 2 points Environ 14 000 € de marge perdue Réduction des commandes et assortiment frais plus court
Marge achat/vente inférieure de 1,5 point Environ 12 600 € de marge en moins Négociation, substitution et ajustement ciblé des prix
Masse salariale supérieure de 10 % Environ 11 000 € de coûts supplémentaires en année 1 Renforts concentrés sur les créneaux productifs
Stock moyen supérieur de 18 000 € Trésorerie immobilisée Déstockage et arrêt des références lentes

Le scénario le plus dangereux serait une combinaison de trafic inférieur, de casse plus élevée et d’un stock qui augmente malgré tout. Le magasin consommerait alors de la trésorerie des deux côtés : moins d’encaissements et davantage d’argent immobilisé dans les marchandises.

Le bon stress test dépend de l’économie du magasin

Pour une épicerie, tester uniquement une baisse abstraite du chiffre d’affaires ne suffit pas. Il faut comprendre ce qui la provoque et ce qui reste fixe. Le trafic, le panier, la marge, la casse, le stock et la masse salariale sont les variables qui expliquent réellement la résistance du projet.

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Pourquoi nous estimons que notre épicerie peut atteindre une taille rentable

Notre projet ne repose pas sur une fréquentation exceptionnelle dès l’ouverture. Nous construisons la première année autour d’une moyenne d’environ 95 tickets par jour pour un panier légèrement supérieur à 21 €, avec une progression graduelle entre les premiers mois et la fin de l’exercice.

Cette activité doit permettre d’atteindre environ 720 000 € de chiffre d’affaires. Après environ 481 000 € d’achats, 13 000 € de pertes de stock et 184 000 € d’autres charges décaissables, notre scénario laisse environ 42 000 € avant amortissements, dette et fiscalité.

Le projet exige 190 000 € au démarrage, dont 38 000 € de stock initial et 42 000 € de trésorerie. Nous finançons ce besoin avec 80 000 € d’apport, 90 000 € d’emprunt bancaire et 20 000 € de prêt d’honneur envisagé.

Élément clé Hypothèse de notre projet
Localisation Rennes, quartier résidentiel dense
Type de projet Création d’une épicerie indépendante de proximité
Surface de vente Environ 115 m²
Références au démarrage Environ 2 100
Ouverture Environ 360 jours par an
Tickets moyens année 1 Environ 95 par jour
Panier moyen année 1 Environ 21,05 €
CA prévu en année 1 720 000 €
CA prévu en année 2 840 000 €
CA prévu en année 3 955 000 €
Marge commerciale théorique année 1 Environ 33 % avant casse et démarque
Équipe de départ Dirigeant + 2 temps pleins + 1 temps partiel
Besoin initial 190 000 €
Apport du dirigeant 80 000 €
Trésorerie de départ 42 000 €

Notre priorité sera d’abord de gagner une place dans les habitudes du quartier. Nous chercherons ensuite à augmenter la fréquence de visite, améliorer la disponibilité des meilleures ventes et réduire les références qui tournent mal. La croissance du magasin doit donc venir autant d’une meilleure exécution que d’une augmentation du nombre de clients.

Si nous atteignons environ 118 tickets par jour et un panier moyen proche de 22,50 € en année 3, le point de vente pourra approcher 955 000 € de chiffre d’affaires sans changer de surface. Avec une meilleure rotation, une casse stabilisée et des coûts fixes qui progressent moins vite que les ventes, l’excédent avant amortissements, dette et fiscalité peut alors approcher 88 000 €.

La cohérence finale de notre présentation de projet

Les chiffres essentiels doivent former une chaîne simple : le trafic et le panier génèrent le chiffre d’affaires, le mix produits détermine la marge, la casse réduit cette marge, le stock mobilise de la trésorerie, l’équipe doit couvrir les horaires et l’excédent doit rester suffisant pour rembourser le financement. C’est cette cohérence que vous pouvez également travailler à partir de notre pack complet pour une épicerie.