Exemple gratuit de présentation de projet immobilier

Dernière mise à jour: 14 Septembre 2026

Lancez un projet immobilier avec des hypothèses de rentabilité réalistes

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C'est parti

Vous cherchez un exemple de présentation de projet immobilier qui puisse réellement servir de point de départ à un dossier cohérent ? Nous allons suivre ici une opération fictive mais concrète : l’acquisition à Tours d’un petit immeuble résidentiel de neuf logements, sa rénovation complète puis sa conservation en location longue durée.

Notre objectif n’est pas d’acheter un bien en comptant uniquement sur une hausse future des prix. Nous voulons créer de la valeur dès l’opération elle-même, par un prix d’acquisition maîtrisé, des travaux ciblés, une meilleure qualité locative et une gestion suffisamment rigoureuse pour que l’immeuble puisse couvrir durablement son financement.

Les chiffres utilisés dans cet exemple sont fictifs. Ils ne constituent ni des niveaux de prix observés officiellement à Tours ni des recommandations d’investissement. Ils ont été construits pour montrer comment relier un prix d’achat, un programme de travaux, des loyers, une vacance, des charges, une dette bancaire, une trésorerie de sécurité et une rentabilité sur plusieurs années.

Si vous souhaitez partir d’un dossier déjà structuré pour ce type d’opération, vous pouvez également consulter notre pack complet pour un projet immobilier.

Notre marché : rechercher un actif locatif qui fonctionne avant de parier sur sa revente

Nous avons choisi de concentrer notre recherche sur Tours et sa première couronne, dans des secteurs où la demande locative peut provenir de plusieurs profils : jeunes actifs, salariés en mobilité, étudiants de cycle supérieur, couples sans enfant et personnes seules recherchant un logement rénové à proximité des transports et des services.

Critère de recherche Hypothèse retenue Rôle dans notre projet
Zone prioritaire Tours, secteur central élargi Conserver une demande locative diversifiée
Type d’actif Immeuble résidentiel entier Maîtriser travaux, exploitation et calendrier
Nombre de logements recherché 8 à 10 unités Répartir le risque locatif entre plusieurs loyers
Surface totale cible Environ 450 à 520 m² Obtenir une taille exploitable sans projet trop lourd
Rendement brut cible après travaux Environ 7,5 % à 8 % Laisser une marge après charges et dette
Horizon de détention Au moins 8 à 10 ans Éviter de dépendre d’une revente rapide

Nous regarderons d’abord la demande locative réelle autour de l’actif

Pour chaque immeuble étudié, nous ne nous contenterons pas d’un loyer théorique au mètre carré. Nous comparerons des biens réellement proposés à la location, leur niveau d’équipement, leur surface, leur état et leur emplacement. Nous chercherons surtout à vérifier que le loyer prévu reste défendable sans devoir compter sur un logement occupé 100 % du temps.

Nous intégrerons donc une vacance structurelle dans nos calculs. Même un bon logement peut rester vide entre deux locataires, nécessiter quelques jours de remise en état ou connaître un départ inattendu. Le projet doit rester viable avec cette friction normale.

Nous voulons éviter deux erreurs fréquentes : payer trop cher et surestimer le loyer futur

Un immeuble acheté trop cher ne devient pas automatiquement un bon investissement parce qu’il est bien rénové. De la même façon, un loyer théorique très élevé peut rendre un tableur attractif tout en compliquant fortement la commercialisation réelle.

Notre marge de sécurité vient donc de trois éléments combinés : un prix d’achat négocié, un budget travaux incluant une réserve et des loyers calculés sur un scénario que nous considérons atteignable sans positionnement excessivement haut de gamme.

Pourquoi commencer notre présentation de projet par ces critères ?

Un financeur cherchera rapidement à comprendre si l’opération repose sur une logique locative ou sur une simple conviction de hausse des prix. Présenter la zone, le type d’actif, l’horizon de détention et le rendement recherché permet de montrer que le projet a été filtré avant même de parler d’un bien précis.

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Notre projet : acquérir puis repositionner un immeuble de neuf logements

L’actif retenu est un immeuble ancien de quatre niveaux comprenant neuf logements pour une surface habitable totale d’environ 482 m². Le bâtiment est structurellement exploitable, mais plusieurs appartements nécessitent une remise à niveau importante : électricité partielle, cuisines, salles d’eau, peintures, sols, ventilation et amélioration de certains équipements.

L’immeuble sera exploité exclusivement en location longue durée. Nous n’avons pas intégré de location saisonnière dans notre scénario, car nous voulons construire un revenu récurrent, limiter la rotation et rester sur un modèle de gestion compatible avec une petite structure patrimoniale.

Composition après travaux Nombre Surface moyenne Loyer mensuel moyen hors charges
Studios 2 Environ 28 m² 620 €
T2 4 Environ 46 m² 790 €
T3 3 Environ 80 m² 1 010 €
Total / moyenne 9 Environ 54 m² Environ 826 €

À pleine occupation, cette grille représente 7 430 € de loyers hors charges par mois, soit 89 160 € par an. Nous ne retiendrons toutefois pas 89 160 € comme revenu encaissé dans nos calculs de rentabilité, car nous appliquerons une hypothèse de vacance et d’impayés.

La rénovation sera concentrée avant la stabilisation locative

Nous préférons supporter une période de travaux plus visible au démarrage plutôt que rénover un logement différent tous les six mois pendant plusieurs années. Une partie des appartements est actuellement libre et les autres seront traités au fur et à mesure des possibilités prévues dans le calendrier d’acquisition et d’exploitation.

Le chantier sera organisé par lots : réseaux et sécurité, pièces d’eau, cuisines, sols et peintures, puis finitions et parties communes. Cette organisation doit limiter les interventions répétées et permettre de négocier des volumes cohérents avec les entreprises retenues.

Nous conserverons une gamme locative simple et homogène

Le positionnement recherché est celui d’un immeuble propre, lumineux, fonctionnel et bien géré, pas celui d’un produit de luxe. Le niveau de finition doit soutenir le loyer prévu tout en restant cohérent avec la profondeur du marché locatif local.

Le point à rendre clair dans notre présentation

La description du bien doit conduire directement au modèle économique. Ici, le nombre de logements, leur typologie, leur surface et leur loyer permettent de reconstruire le revenu potentiel. Le programme de travaux explique ensuite pourquoi ces loyers sont cohérents avec l’état futur de l’actif.

Notre marge de sécurité se construit au moment de l’acquisition et des travaux

Notre scénario retient un prix d’achat de 735 000 €. Le vendeur accepte ce niveau en contrepartie d’un calendrier sécurisé et d’une acquisition de l’ensemble immobilier sans découpe préalable.

Coût du projet Budget retenu Commentaire
Prix d’acquisition 735 000 € Immeuble entier
Frais d’acquisition et actes 58 000 € Hypothèse globale
Travaux dans les logements 188 000 € Rénovation principale
Parties communes et sécurité 24 000 € Éclairage, reprises et accès
Équipements et ameublement partiel 27 000 € Cuisines, électroménager et éléments ciblés
Honoraires techniques et diagnostics 14 000 € Études et suivi
Frais de financement et garanties 12 000 € Mise en place du crédit
Réserve d’imprévus travaux 32 000 € Environ 15 % des travaux principaux
Trésorerie initiale d’exploitation 80 000 € Vacance, chantier et premières échéances
Total 1 170 000 € Besoin global

Notre budget travaux est piloté logement par logement

Avant la signature définitive, nous ferons chiffrer les principaux lots par plusieurs entreprises. Nous voulons éviter de découvrir après l’acquisition qu’une hypothèse globale de travaux était sous-estimée de plusieurs dizaines de milliers d’euros.

La réserve d’imprévus ne sera pas considérée comme une marge disponible

Les 32 000 € prévus pour les aléas resteront affectés au chantier tant que les principaux lots ne seront pas terminés. Ils pourront absorber une reprise de réseau, une dégradation cachée ou un remplacement non prévu.

Si une partie de cette réserve n’est finalement pas consommée, elle renforcera la trésorerie du projet. Nous ne l’utiliserons pas pour justifier une dépense supplémentaire simplement parce qu’elle existe dans le plan de financement.

Nous vérifierons la valeur créée sans en faire la condition de survie du projet

Une rénovation homogène peut améliorer la valeur de l’immeuble, mais nous ne comptons pas sur une revente immédiate pour rembourser la banque. Notre première question reste : le revenu locatif stabilisé couvre-t-il suffisamment les charges, la dette et les imprévus ?

Ce qu’un financeur regardera derrière le prix d’achat

Le coût complet est plus important que le prix affiché du bien. Un projet peut sembler rentable avant frais et travaux puis devenir fragile lorsque les dépenses périphériques apparaissent. Montrer le besoin global de 1,17 M€ permet de relier directement le rendement futur au capital réellement engagé.

Nos locataires cibles et notre stratégie de mise en location

Nous voulons que l’immeuble puisse être loué à plusieurs catégories de ménages plutôt que de dépendre d’un seul public. La diversité des typologies nous permet de proposer des studios, des T2 et des T3 sans transformer l’ensemble en produit spécialisé.

Segment Logement principalement visé Attente à laquelle nous voulons répondre
Jeunes actifs seuls Studio ou T2 Logement rénové, transports accessibles et démarches simples
Couples T2 ou petit T3 Pièces bien distribuées et charges lisibles
Salariés en mobilité T2 Entrée rapide dans un logement fonctionnel
Étudiants de cycle supérieur Studio Petite surface bien équipée et localisation pratique
Petites familles T3 Surface plus généreuse et stabilité locative

Nous fixerons les loyers pour réduire le temps de vacance, pas pour battre un record

Chaque logement sera commercialisé avec une fourchette de loyer décidée avant sa mise sur le marché. Si les visites restent nombreuses mais ne conduisent pas à des dossiers solides, nous analyserons rapidement si le prix, l’état ou la présentation du logement créent un blocage.

Nous préférons louer un appartement 30 € moins cher chaque mois plutôt que de le laisser vide pendant plusieurs semaines pour défendre un loyer maximal. Une vacance d’un mois sur un T2 à 790 € représente déjà plus de deux années d’écart de 30 € par mois.

La sélection des dossiers doit protéger le revenu sans bloquer la commercialisation

Nous voulons surtout éviter deux extrêmes : accepter trop vite un dossier fragile pour réduire la vacance, ou imposer un niveau d’exigence tel que des locataires solides ne puissent jamais entrer dans l’immeuble.

La qualité de la mise en location commencera avant la publication de l’annonce

Chaque appartement sera photographié après nettoyage et contrôle des finitions. Les équipements, charges, modalités de chauffage et conditions d’entrée seront précisés dès l’annonce. Les visites seront regroupées afin de limiter le temps de gestion et accélérer la décision lorsque le logement est prêt.

Notre objectif opérationnel est de maintenir, une fois l’immeuble stabilisé, une vacance économique proche de 4 % du loyer potentiel annuel.

Pourquoi détailler la stratégie locative ?

Un loyer inscrit dans un prévisionnel n’a de valeur que si le logement peut réellement être loué à ce prix. Expliquer les locataires visés, le niveau de vacance retenu et la méthode de commercialisation permet de transformer un simple montant de loyer en hypothèse d’exploitation défendable.

Notre organisation doit maintenir l’immeuble rentable après la fin du chantier

Nous conserverons le pilotage financier en interne et confierons une partie de la gestion courante à un administrateur de biens local. Cette organisation nous coûte davantage qu’une gestion totalement directe, mais elle réduit le risque que des tâches administratives importantes soient traitées avec retard.

Fonction d’exploitation Organisation retenue Objectif
Encaissement et quittancement Gestionnaire externe Suivi régulier des loyers
Mise en location Gestionnaire + validation propriétaire Réduire la vacance et contrôler les dossiers
Petite maintenance Réseau d’artisans Intervenir rapidement
Travaux importants Pilotage propriétaire Conserver la maîtrise budgétaire
Suivi financier Propriétaire + comptabilité Comparer budget et réalisé chaque mois
Décisions de relocation Propriétaire Maîtriser prix et calendrier

Nous suivrons le revenu au niveau de chaque logement

Un taux d’occupation global peut masquer un appartement qui pose régulièrement problème. Nous suivrons donc pour chaque lot le loyer théorique, le loyer encaissé, les jours de vacance, les remises en état, les incidents et les coûts de relocation.

Cette lecture nous permettra de détecter si un logement affiche un bon loyer nominal mais consomme en réalité trop de dépenses ou de temps entre deux locataires.

Nous constituerons une réserve annuelle pour entretien et remplacement

Notre modèle intègre donc une enveloppe d’entretien annuelle même les années où elle n’est pas entièrement consommée. Cette discipline évite de confondre une année sans incident avec une rentabilité durable.

La gestion des départs sera standardisée

Nous préparerons chaque relocation dès la réception du congé : pré-visite lorsque cela est possible, devis de remise en état, annonce préparée avant la sortie et intervention rapide après l’état des lieux. Notre objectif est d’éviter qu’un logement reste vide simplement parce que les artisans ont été contactés trop tard.

Pourquoi montrer l’organisation après travaux ?

Un dossier immobilier trop centré sur l’achat et le chantier peut oublier que la performance se joue ensuite pendant plusieurs années. Le financeur voudra savoir qui encaisse, qui reloue, qui entretient et comment les dépenses sont suivies. Cette partie montre que la rentabilité future n’est pas laissée à une gestion improvisée.

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Aucune connaissance financière requise

Notre chiffre d’affaires locatif repose sur neuf loyers et une vacance intégrée dès le départ

À pleine occupation, l’immeuble peut générer 89 160 € de loyers hors charges par an. Nous n’utiliserons cependant pas ce montant comme chiffre d’affaires locatif encaissé dans le scénario stabilisé.

Nous retenons une vacance économique et des pertes sur encaissement équivalentes à environ 4 % du loyer potentiel. Le revenu locatif net de vacance ressort ainsi à environ 85 600 € avant refacturation éventuelle de charges récupérables.

Construction du revenu stabilisé Hypothèse Montant annuel
Loyers potentiels 7 430 € / mois 89 160 €
Vacance et pertes d’encaissement Environ 4 % -3 560 €
Loyers encaissés estimés 96 % du potentiel Environ 85 600 €
Autres revenus prudents Faibles et non structurants Environ 1 400 €
Revenu immobilier total Environ 87 000 €

Nous distinguons le loyer encaissé du revenu réellement disponible pour la dette

Les 87 000 € de revenus ne sont pas intégralement disponibles pour rembourser l’emprunt. Avant le service de la dette, nous devons supporter les frais de gestion, l’assurance propriétaire, les taxes non récupérables, l’entretien, la comptabilité et diverses dépenses liées au bâtiment.

Charge annuelle stabilisée Montant indicatif Logique retenue
Gestion locative et relocation moyenne 7 000 € Gestion partiellement externalisée
Taxe foncière nette de récupération 8 400 € Charge propriétaire
Assurance immeuble 2 300 € Protection du bâtiment
Entretien et petites réparations 5 800 € Réserve opérationnelle
Parties communes et contrats 2 600 € Électricité, entretien et petits contrats
Comptabilité et administratif 2 100 € Suivi de la structure
Autres charges et marge d’aléa 1 800 € Petits écarts d’exploitation
Total charges d’exploitation 30 000 € Hors dette et fiscalité

Le revenu d’exploitation avant dette ressort donc à environ 57 000 € dans le scénario stabilisé.

Notre rendement sera suivi à plusieurs niveaux

Mais ce ratio ne suffit pas. Le véritable indicateur de sécurité est le revenu restant après vacance et charges, comparé au coût de la dette. C’est cette lecture qui nous dira si l’immeuble peut supporter une année moins favorable sans demander immédiatement de nouveaux apports.

Le calcul que nous voulons pouvoir refaire facilement

Le revenu doit être reconstructible à partir de neuf loyers, puis diminué d’une vacance et des charges réellement supportées. Un rendement brut attractif peut masquer une exploitation fragile. C’est pour cette raison que nous séparons le loyer potentiel, le revenu encaissé et le revenu avant dette, comme dans notre pack complet pour un projet immobilier.

Notre financement doit absorber à la fois l’acquisition, le chantier et la période de stabilisation

Le besoin global du projet est de 1 170 000 €, dont 80 000 € de trésorerie initiale. Nous financerons cette opération avec 350 000 € de fonds propres et un emprunt bancaire de 820 000 €.

Ressource Montant Part du besoin
Apport des associés 350 000 € Environ 30 %
Emprunt bancaire 820 000 € Environ 70 %
Total 1 170 000 € 100 %

Nous retenons une dette longue pour ne pas comprimer excessivement la trésorerie

Notre scénario de financement est construit sur un emprunt amortissable sur 25 ans, avec un coût annuel de dette d’environ 52 500 € après la période de mise en place. Ce montant est volontairement rapproché du revenu d’exploitation stabilisé de 57 000 € afin de vérifier la marge réellement disponible.

Le projet n’offre donc pas une trésorerie très élevée au départ. Il repose sur une logique patrimoniale : couvrir la dette, amortir progressivement le capital et conserver une réserve suffisante pour absorber les variations d’exploitation.

La trésorerie de 80 000 € a une fonction précise

Nous suivrons cette réserve séparément du budget travaux. Si le chantier utilise toute la trésorerie destinée à l’exploitation, le projet deviendrait fragile avant même la première année complète de location.

Nous ne distribuerons pas immédiatement tout l’excédent disponible

Pendant les premières années, une partie du surplus de trésorerie restera dans la structure pour renforcer le fonds de sécurité et financer les futurs remplacements. Notre priorité est d’éviter qu’un problème de toiture, plusieurs départs locatifs simultanés ou une hausse de charges oblige les associés à apporter des fonds dans l’urgence.

Pourquoi distinguer financement et rentabilité ?

Un projet peut être rentable sur le papier tout en connaissant une tension de trésorerie importante si le chantier dure plus longtemps que prévu ou si les échéances de dette commencent avant les loyers. Le plan de financement doit donc couvrir le décalage de calendrier, pas seulement équilibrer le coût d’acquisition le jour de la signature.

Notre montée en charge sur trois ans commence par une année de travaux et de relocation

Nous ne présenterons pas la première année comme si les neuf logements étaient rénovés, loués et encaissés pendant douze mois complets. Le chantier et les relocations réduisent nécessairement le revenu au démarrage.

Notre scénario prévoit une montée en charge progressive : environ 49 000 € de revenus immobiliers en année 1, 87 000 € en année 2 une fois l’immeuble stabilisé, puis 90 000 € en année 3 grâce à une faible revalorisation des loyers lors des échéances permises et à une exploitation mieux maîtrisée.

Indicateur Année 1 Année 2 Année 3
Revenus immobiliers encaissés 49 000 € 87 000 € 90 000 €
Charges d’exploitation 24 000 € 30 000 € 31 000 €
Revenu avant dette 25 000 € 57 000 € 59 000 €
Service annuel de la dette 36 000 € 52 500 € 52 500 €
Flux avant fiscalité -11 000 € 4 500 € 6 500 €
Taux d’occupation économique Environ 58 % Environ 96 % Environ 96 %

La première année négative est intégrée au financement

Le déficit de trésorerie d’exploitation de l’année 1 n’est pas interprété comme un accident. Il correspond à la période de chantier et de relocation. C’est précisément pour cette raison que nous avons prévu une réserve initiale élevée.

Notre objectif est que cette consommation de trésorerie reste temporaire et qu’elle cesse lorsque l’immeuble atteint son régime stabilisé. Si la deuxième année restait durablement déficitaire, nous considérerions que l’un des paramètres fondamentaux du projet — loyer, vacance, charges ou dette — a été mal calibré.

Nous chercherons ensuite à améliorer le ratio de couverture de la dette

À partir de la troisième année, la dette reste proche de 52 500 € tandis que les loyers peuvent progresser modérément si le marché et le cadre contractuel le permettent. Nous ne basons pas notre modèle sur de fortes hausses annuelles : l’amélioration doit venir principalement de la stabilité locative, du contrôle des charges et de l’amortissement progressif du capital.

La valeur patrimoniale ne remplacera jamais le suivi de la trésorerie

Pourquoi notre prévision ne montre pas immédiatement une forte rentabilité ?

Un projet avec travaux connaît souvent une phase où les dépenses arrivent avant les loyers. Présenter directement douze mois de revenus stabilisés en année 1 donnerait une image trop favorable. Le scénario est plus crédible lorsque le calendrier du chantier apparaît dans les encaissements et dans la consommation de trésorerie.

Les principaux risques concernent le chantier, la vacance, les charges et le financement

Notre projet est moins exposé au risque commercial quotidien qu’une activité de vente, mais il reste sensible à plusieurs variables capables de modifier fortement la rentabilité.

Un dépassement du budget travaux

Nous voulons donc sécuriser les lots les plus importants avant la signature définitive, conserver les devis détaillés et éviter de lancer des améliorations esthétiques supplémentaires tant que les postes techniques ne sont pas clôturés.

Une vacance supérieure au niveau prévu

Notre scénario stabilisé retient environ 4 % de vacance et pertes d’encaissement. Si ce ratio doublait durablement, plusieurs milliers d’euros de revenu disparaîtraient chaque année alors que la dette resterait identique.

La première réponse ne serait pas d’augmenter les loyers pour compenser. Nous chercherions d’abord à comprendre si le problème vient du prix, de la qualité des logements, de la commercialisation ou d’une faiblesse particulière de certains lots.

Des charges d’entretien plus élevées après la rénovation

Une hausse du coût du financement lors d’un refinancement futur

Notre dette initiale sera structurée pour être soutenable sans dépendre d’un refinancement rapide. Nous voulons éviter un montage dans lequel l’équilibre du projet suppose obligatoirement de retrouver des conditions bancaires plus favorables quelques années plus tard.

Scénario testé Effet estimé Réponse prévue
Scénario stabilisé central Revenu avant dette d’environ 57 000 € Exploitation normale et maintien des réserves
Vacance portée à 8 % Environ 3 500 € à 4 000 € de revenu annuel en moins Révision du positionnement locatif et commercialisation accélérée
Charges d’exploitation +15 % Environ 4 500 € de coût supplémentaire Arbitrage des contrats et report des dépenses non urgentes
Travaux +30 000 € Consommation d’une grande partie de la réserve chantier Gel des options non essentielles et utilisation contrôlée de la trésorerie
Vacance à 8 % et charges +15 % Flux annuel négatif après dette Maintien des distributions à zéro et mobilisation du fonds de sécurité

Le scénario le plus dangereux serait une combinaison de plusieurs chocs : chantier plus cher, relocation plus lente et charges supérieures aux prévisions. C’est pour cette raison que nous n’avons pas financé l’opération au maximum de la capacité bancaire théorique et que nous conservons une trésorerie initiale importante.

Le bon stress test dépend de la mécanique réelle du projet

Ici, les variables utiles ne sont pas des hypothèses générales sur « le marché immobilier », mais les éléments capables de faire varier les flux : coût des travaux, vacance, charges et dette. Les tester ensemble permet de voir à quel moment l’opération cesse de s’autofinancer et combien de trésorerie serait alors nécessaire.

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Pourquoi nous estimons que cette opération peut être conservée durablement

Après environ 30 000 € de charges d’exploitation, l’immeuble génère près de 57 000 € avant dette. Ce niveau reste supérieur au service annuel de dette estimé à 52 500 €, avec une marge encore limitée mais positive une fois l’actif stabilisé.

Nous ne présentons donc pas ce projet comme une opération générant immédiatement une forte trésorerie distribuable. Sa logique est de construire un actif rénové, financé en partie par les loyers, dont le capital bancaire s’amortit progressivement pendant la détention.

Élément clé Hypothèse de notre projet
Localisation Tours
Type de projet Acquisition, rénovation et location longue durée
Nombre de logements 9
Surface habitable totale Environ 482 m²
Prix d’acquisition 735 000 €
Travaux et parties communes 212 000 € hors réserve
Besoin global 1 170 000 €
Apport des associés 350 000 €
Emprunt bancaire 820 000 €
Loyers potentiels annuels 89 160 €
Revenus stabilisés estimés Environ 87 000 €
Charges d’exploitation stabilisées Environ 30 000 €
Revenu avant dette Environ 57 000 €
Service annuel de dette Environ 52 500 €
Trésorerie initiale 80 000 €

Notre priorité pendant les douze premiers mois sera d’achever les travaux sans consommer inutilement la réserve, puis de stabiliser rapidement les neuf logements. La deuxième phase consistera à réduire les périodes de vacance, suivre les dépenses par lot et constituer une historique d’exploitation suffisamment fiable.

À partir de cette base, nous pourrons décider si l’immeuble doit simplement être conservé, refinancé à terme ou servir de première opération avant une acquisition supplémentaire. Nous ne programmerons toutefois pas un second achat tant que ce premier actif n’aura pas démontré sa capacité à fonctionner sans apport régulier des associés.

La cohérence de l’opération repose donc sur une chaîne simple : le prix d’acquisition laisse de la place pour la rénovation, la rénovation soutient des loyers réalistes, les loyers absorbent les charges, le revenu d’exploitation couvre la dette et la trésorerie initiale protège la période de montée en charge.

La cohérence finale de notre présentation de projet

Un bon dossier immobilier doit permettre de passer du bien physique aux flux financiers sans rupture : nombre de logements, loyers, vacance, charges, travaux, dette et trésorerie doivent tous se répondre. C’est cette chaîne de calculs qui rend l’opération lisible pour un financeur et que vous pouvez également travailler à partir de notre pack complet pour un projet immobilier.