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Démarrer une activité de conseiller juridique : le guide complet

Démarrer une activité de conseiller juridique

Expert en droit, le conseiller juridique est un professionnel dont le rôle est d'informer et d'aider ses clients à prendre les meilleures décisions juridiques et judiciaires. Aujourd'hui, l'activité de conseiller juridique est de plus en plus sollicitée.

Faut-il un diplôme pour démarrer une activité de conseiller juridique ?
Quelle est la réglementation concernant cette profession ?
Est-il rentable de lancer une activité de conseiller juridique ?
Comment financer un projet d'ouverture d'un cabinet d'avocats ?

Dans ce guide complet sur comment démarrer une activité de conseiller juridique, nous répondrons à ces questions et bien d'autres encore.

Faut-il un diplôme pour démarrer une activité de conseiller juridique ?

Oui, il est indispensable de détenir un diplôme pour lancer une activité de conseiller juridique.

En effet, vous devez être titulaire d'un master en droit. Vous devez également être titulaire de l'un de ces diplômes :
- le Certificat d'Aptitude à la Profession Juridique (CAPA)
- le Diplôme de Juriste d'Entreprise (DJCE)
- un diplôme d'école de commerce
- un diplôme d'un Institut d'Études Politiques (IEP)

En plus des diplômes, pour démarrer une activité de conseiller juridique, vous devez présenter certaines qualités :
- avoir un bon sens du relationnel
- savoir être à l'écoute
- faire preuve de pédagogie
- savoir préserver son indépendance intellectuelle
- respecter les règles de confidentialité
- faire preuve de patience et de curiosité
- mettre constamment à jour vos connaissances
- maîtriser les outils informatiques et l'anglais

Quelles assurances pour couvrir un consultant juridique ?

Si vous souhaitez démarrer votre activité de conseiller juridique, vous devez souscrire une assurance Responsabilité Civile Professionnelle.

En tant que prestataire de services intellectuels, vous êtes exposé à plusieurs risques comme celui de mal conseiller un client ou de divulguer par erreur certaines informations confidentielles. Cette assurance vous couvre donc en cas de dommages causés à un tiers, mais aussi en cas de sinistre.

En outre, l'assurance Responsabilité Civile professionnelle comprend une protection juridique et un contrat de protection numérique qui vise à vous protéger contre les menaces sur internet.

Vous pouvez également souscrire une assurance perte de revenu et une assurance homme clé. Ces dernières assurances vous indemnisent en cas de perte de revenus suite à une maladie, une invalidité ou même un décès.

Parallèlement, vous pouvez également souscrire une assurance maladie et une assurance retraite. L'assurance maladie rembourse vos soins et prend en charge les dépenses qui ne sont pas remboursées par la sécurité sociale.

Quant à l'assurance retraite, elle vous permet de bénéficier d'un revenu complémentaire sous forme de rente.

Enfin, si vous décidez d'utiliser une voiture de fonction, vous êtes tenu de souscrire une assurance auto professionnelle. Selon le type d'assurance choisi, vous pouvez bénéficier de différents types de couverture.

Quelle est la réglementation pour un consultant juridique ?

Pour mener à bien votre activité de conseiller juridique, vous devez respecter certaines réglementations.

Selon la loi n° 71-1130 du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques, vous ne pouvez effectuer des consultations et rédiger des actes que si vous êtes : avocat, notaire, huissier de justice, commissaire-priseur judiciaire, administrateur judiciaire ou liquidateur.

Par ailleurs, les consultations ne peuvent se faire que dans le cadre de l'activité principale du professionnel. La rédaction d'actes sous seing privé constitue un accessoire nécessaire à cette activité.

Pour finir, cette même loi stipule qu'en tant que conseiller juridique, vous devez : être couvert par une assurance souscrite personnellement ou collectivement justifier d'une garantie financière respecter le secret professionnel conformément aux dispositions des articles 226-13 et 226-14 du Code pénal.

Faut-il faire un business plan pour créer une activité de conseiller juridique ?

Effectivement, il est essentiel de rédiger un business plan pour bien démarrer votre activité de conseiller juridique.

Tout d'abord, un business plan vous aide à mieux comprendre le marché et le secteur dans lequel vous souhaitez évoluer. De cette manière, vous serez en mesure d'établir une stratégie de développement efficace pour votre activité. Vous pourrez également définir une stratégie marketing pour augmenter votre chiffre d'affaires.

Par ailleurs, le business plan vous permet de lister toutes les dépenses à prévoir au démarrage de votre activité. Vous pourrez ainsi définir votre budget de départ. Ce document vous permet également de faire des prévisions de coûts, de chiffre d'affaires et de la rentabilité future de votre activité de conseiller juridique.

Enfin, la réaction d'un business plan vous aide à obtenir facilement des financements. En effet, ce document sert de support lors de la présentation de votre projet de lancement d'une activité de conseiller juridique à de potentiels partenaires financiers.

Faut-il rédiger une étude de marché pour démarrer une activité de conseiller juridique ?

Oui, il est indispensable de réaliser une étude de marché pour démarrer une activité de conseiller juridique. En effet, celle-ci vous permet de vérifier la faisabilité commerciale de votre projet.

L'étude de marché vous permet de mieux comprendre les attentes et les besoins de vos futurs clients. Elle vous permet également d'identifier vos concurrents afin d'analyser leurs forces et leurs faiblesses. Ainsi, vous serez en mesure de réajuster votre offre pour mieux vous démarquer.

Par ailleurs, l'étude de marché vous permet d'affiner vos connaissances du marché et de l'environnement de votre future activité. Vous pourrez alors faire de meilleurs choix stratégiques.

Quel est le budget pour le démarrage d'une activité de conseiller juridique ?

Pour lancer une activité de conseiller juridique, vous devez prévoir un budget de départ compris entre 1 000 euros et 30 000 euros.

Estimez votre propre budget grâce au modèle financier pour une société de conseil juridique.

Bien entendu, ce budget peut varier en fonction de plusieurs paramètres. Parmi les plus importants, on peut citer le personnel. En effet, si vous avez l'intention d'embaucher des salariés, votre budget de départ sera plus conséquent.

Par ailleurs, pour gagner en visibilité et vous faire connaître, vous devez penser à mettre en place un site web professionnel. Or, la création de ce dernier requiert un certain budget. Vous devez également prévoir un budget pour la prospection au démarrage de votre activité.

En revanche, si vous souhaitez démarrer votre activité seul, sans local, avec seulement votre ordinateur et peu de marketing, votre budget de départ sera beaucoup moins élevé. Pour cela, il vous suffit de proposer vos services sur une plateforme de freelancing.

Quelle est la liste des dépenses pour le démarrage d'une activité de conseiller juridique ?

Pour réussir en tant que conseiller juridique, vous devez réaliser certains investissements initiaux, qu’on retrouve dans le prévisionnel financier pour du conseil juridique.

Achat d'équipements et de matériel

Pour mener à bien votre activité de conseiller juridique, vous devez acquérir de bons équipements.

Vous devez notamment investir dans des équipements de bureau pratiques et confortables tels que des chaises, des bureaux, des rangements, etc.

Vous devez aussi disposer de bons logiciels pour la facturation de vos services et la gestion de vos clients.

Enfin, un ou plusieurs ordinateurs adaptés et performants seront essentiels pour le bon fonctionnement de votre activité. Aussi, les ordinateurs doivent être accompagnés d'accessoires et de périphériques informatiques adéquats tels que des scanners, des imprimantes, etc.

Frais de création d’entreprise

Afin de lancer une activité de conseiller juridique en toute légalité, vous devez vous acquitter de certains frais d'établissement. Parmi les plus courants, on trouve les frais de greffe, le coût de réalisation de l'étude de marché, les honoraires du comptable et les primes d'assurance.

À noter que si vous optez pour le statut d'auto-entrepreneur, la plupart de ces frais ne seront pas nécessaires.

Frais de personnel

Si vous souhaitez embaucher du personnel (secrétaire, comptable, stagiaire, chargé de communication, etc.), vous devez prévoir un certain budget. Celui-ci comprend les premiers salaires, les cotisations patronales, les honoraires de l'agence de recrutement, les frais de publication des offres d'emploi, ainsi que les frais liés à la formation interne.

Dépenses liées au marketing et à la communication

Afin de vous faire connaître dans le domaine, vous devez mettre en place une bonne stratégie marketing. Pour ce faire, il faut prévoir un certain budget pour l'établissement de partenariats, la publication d'articles dans la presse, le lancement de campagnes publicitaires en ligne, etc.

Quelles prestations vendre en tant que consultant juridique ?

En tant que consultant juridique, votre principale mission consiste à gérer des expertises juridiques relatives à des administrations, des établissements publics ou encore des entreprises privées. Vous serez également amené à défendre vos clients en cas de litige.

Pour une activité de consultant juridique, voici les principales prestations que vous pouvez proposer :
- information et conseil des clients quant aux questions juridiques liées à leurs projets
- conseil sur les procédures de résolution des litiges
- assistance des clients dans toutes les démarches juridiques, notamment pour la formalisation de documents juridiques ou commerciaux
- rédaction d'actes, de documents juridiques ou contractuels
- aide des clients à décider de l'opportunité d'une action en justice
- information des clients sur le déroulement des procédures judiciaires
- vérification de la conformité des décisions des clients avec la réglementation
- conseil des clients en matière de transaction et d'exécution des décisions juridictionnelles

Quel est le revenu moyen d'un consultant juridique ?

En règle générale, un consultant juridique, travaillant seul, génère en moyenne un chiffre d'affaires compris entre 18 000 et 80 000 euros par an.

Bien entendu, ce revenu varie d'un consultant juridique à l'autre. Cette variation est principalement due aux services proposés, mais également à différents paramètres :
- l'emplacement de votre cabinet juridique
- la proximité de vos concurrents
- les heures et les jours d'ouverture de votre cabinet
- les services et les offres proposés
- l'éventuelle présence de prestations en ligne
- la vente ou non de formations en ligne

Le modèle financier pour du conseil juridique vous permet de faire vos propres projections de revenu.

Quelle stratégie marketing pour un consultant juridique ?

Pour vous faire connaître et augmenter vos revenus, il est essentiel de concevoir une stratégie marketing efficace pour votre activité, comme celle que nous avons décrite dans le business plan pour du conseil juridique.

À titre d'exemple, vous pouvez concevoir et vendre des formations dans le domaine juridique. Celles-ci peuvent intéresser certains de vos clients ou même d'autres professionnels du domaine.

Il est également possible d'utiliser internet pour accroître votre visibilité. Pour ce faire, vous pouvez alimenter votre site web avec des articles intéressants qui répondent aux éventuelles questions de vos futurs clients. Vous pouvez même mettre en place un système de prise de rendez-vous en ligne.

Par ailleurs, il est essentiel de savoir comment fidéliser vos clients. Pour y parvenir, vous pouvez leur proposer des services haut de gamme. Par exemple, vous pouvez utiliser des outils de signature électronique ou d'autres types de logiciels afin de digitaliser certaines procédures.

Pour finir, vous pouvez établir des partenariats avec d'autres professionnels du domaine afin d'augmenter votre visibilité et de gagner en notoriété.

Quelles sont les dépenses et charges pour un consultant juridique ?

Afin d'exercer le métier de consultant juridique, vous devez vous acquitter de certaines dépenses courantes. Parmi les plus importantes, on peut parler du loyer de votre local.

En effet, si vous comptez ouvrir un cabinet juridique, vous devez prendre en compte le coût de location du local. Vous devez également prendre en compte les dépenses liées à ce dernier comme les factures d'eau, d'électricité, etc.

Outre le local, il y a les frais de renouvellement et d'entretien de vos matériels et équipements. Ici, on parle notamment des frais d'abonnement aux logiciels, des frais de maintenance des équipements informatiques, etc.

Pour finir, il faut également compter les salaires de votre personnel (si vous ne travaillez pas seul). Les impôts et les frais d'assurance font également partie des dépenses courantes les plus importantes pour une activité de conseiller juridique.

Retrouvez l’ensemble des charges courantes dans le prévisionnel financier pour du conseil juridique.

Le démarrage d'une activité de conseiller juridique : est-ce une idée rentable ?

L'activité de conseiller juridique peut être rentable si et seulement si votre budget initial est amorti dans un délai déterminé. Ainsi, votre rentabilité dépend principalement du budget initial, de votre chiffre d'affaires et de votre taux de marge nette.

Pour calculer la rentabilité de votre activité, vous devez prendre le chiffre d'affaires et en déduire toutes les charges. Ainsi, on obtient la formule suivante.

Rentabilité de l'entreprise = chiffre d'affaires - charges fixes - charges variables

Après calcul, si le résultat est positif, alors on peut dire que l'entreprise est rentable. Cela signifie que les revenus sont supérieurs aux dépenses.

En revanche, si le résultat est négatif, alors l'entreprise n'est pas rentable. Cela signifie que les dépenses de l'entreprise sont trop élevées par rapport aux recettes générées.

Une autre façon de calculer la rentabilité de votre activité de conseiller juridique est de prendre en compte la marge nette et le délai de remboursement de votre investissement initial.

À titre d'exemple, on suppose que votre budget de départ est de 7 500 euros, que votre chiffre d'affaires est de 80 000 euros et que la marge nette est de 30 %.

Dans ce cas, votre activité de conseiller juridique génère un bénéfice de 30 % x 80 000 = 24 000 euros. Ainsi, il vous faudra 7 500 / 24 000 = 0,32 année, soit près de 4 mois pour être rentable.

Vous souhaitez connaître votre futur seuil de rentabilité et estimer vos profits ? Utilisez le prévisionnel financier pour conseil juridique.

Comment financer un projet de cabinet juridique ?

Pour ouvrir un cabinet juridique, il est nécessaire de prévoir un certain budget pour les investissements initiaux. Afin de rassembler ce budget, plusieurs solutions s'offrent à vous.

Les moyens de financement internes

Tout d'abord, si vous disposez d'un apport personnel, vous pouvez l'utiliser comme capital. Ce moyen de financement consiste à incorporer cette somme au capital de votre entreprise. De cette manière, vous pourrez acheter tous les biens nécessaires à l'exercice de votre activité.

Par ailleurs, vous pouvez faire un apport en nature si vous disposez de biens susceptibles d'être utilisés pour l'exercice de votre activité de conseiller juridique. Vous pouvez alors transférer la propriété de vos biens à votre entreprise.

Toutefois, dans ce cas, vous devez faire appel à un professionnel pour évaluer vos biens. L'intervention de ce dernier ne sera pas nécessaire si aucun de vos apports en nature n'a une valeur supérieure à 30 000 euros ou s'ils ne représentent pas plus de la moitié du capital.

Enfin, vous pouvez opter pour un financement en compte courant. Cette solution est similaire au financement au capital mais plus souple. En effet, elle est remboursable à tout moment et fonctionne suivant le principe du financement au capital.

Les moyens de financement externes

Si vous ne disposez pas de fonds propres pour financer votre cabinet juridique, vous pouvez vous tourner vers des moyens de financement externes.

Les prêts bancaires
Parmi les moyens de financement les plus courants figure le prêt bancaire. Pour cela, il vous suffit de solliciter un établissement bancaire et de demander un prêt.

Cependant, il faut savoir que les banques financent rarement la totalité de l'investissement. En général, elles exigent un apport minimum.

La location financière
La location financière est une solution qui vous permet de réduire vos besoins de financement pour le lancement de votre projet.

En effet, elle vous permet de louer auprès d'un établissement de crédit le matériel professionnel nécessaire à votre activité. Le contrat est généralement d'une durée de 5 ans et le paiement du loyer se fait mensuellement ou trimestriellement.

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