Marché des barbershops en France : quels chiffres ?

Dernière mise à jour: 20 Octobre 2026

Pour un salon de coiffure, combien de clients avant d'en vivre ?

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EN RÉSUMÉ

Le marché des barbershops en France est bien réel, mais il grossit surtout du côté de l'offre : il représente une part non isolée des 6,3 milliards d'euros de la coiffure, avec chaque année plus de salons et moins de visites masculines.

Le parc d'établissements de coiffure a gagné 1 674 unités nettes en 2024, soit trois fois plus qu'en 2022. Dans le même temps, la fréquentation masculine a reculé pour la troisième année consécutive. Un nouveau barbershop ne profite donc pas d'un marché qui s'élargit : il doit prendre des clients à ses voisins.

La reprise de la coiffure en 2025 (+6,5 % de chiffre d'affaires par actif et par jour) est largement portée par les femmes, dont la fréquentation progresse de près de 12 %. Un porteur de projet en coiffure masculine ne peut pas s'appuyer sur ce chiffre pour justifier son prévisionnel.

Au sein d'une même enseigne, la coupe premium passe de 26 euros à Perpignan à 37 euros dans le 8e arrondissement de Paris, soit 42 % d'écart. Le prix dépend d'abord de la ville et du quartier, beaucoup plus que de la prestation elle-même.

La barbe fait grimper le ticket de 50 à 60 %, mais son intérêt se joue en minutes : 18 euros de supplément valent 72 euros de l'heure si la taille prend quinze minutes, et seulement 36 euros si elle en prend trente. Dans ce second cas, une coupe supplémentaire rapporte souvent davantage.

La fidélité pèse plus lourd que le volume de clients. 200 clients qui viennent douze fois par an à 35 euros génèrent autant de ventes qu'environ 467 clients qui viennent six fois à 30 euros.

Un barbier seul qui vend huit coupes par jour à 30 euros sur 250 jours atteint 60 000 euros TTC, soit 50 000 euros HT. Avec 18 000 euros de frais, il lui reste 32 000 euros avant sa rémunération, ses cotisations et ses impôts : le modèle tient, à condition que le loyer reste modeste.

La franchise premium change complètement l'échelle du projet. Chez The Barber Company, l'investissement affiché atteint 140 000 euros HT, auxquels s'ajoutent 9 000 à 10 200 euros de redevance la première année, ce qui relève fortement le chiffre d'affaires nécessaire pour être à l'équilibre.

La Barbe de Papa est passée à près de 100 salons en 2022, dont environ 80 % détenus en propre, avant une liquidation avec plan de cession en 2025. Une expansion rapide en centres commerciaux a alourdi la structure au moment où la fréquentation baissait.

La taille de barbe est une activité réglementée au même titre que la coupe. Un créateur non qualifié doit placer son salon sous le contrôle d'un professionnel qualifié, ce qui ajoute souvent un salaire dès l'ouverture.

Notre conclusion : ouvrir un barbershop en France reste une bonne idée pour un indépendant aux charges légères et à la clientèle fidèle, beaucoup moins pour un salon de plus sans différence claire. Le vrai test est local : si les concurrents du quartier affichent tous des créneaux libres le jour même, la demande est déjà servie.

Combien pèse le marché des barbershops en France ?

Le marché français des barbershops représente une partie des 6,3 milliards d'euros générés par la coiffure, mais son chiffre d'affaires exact n'est pas connu.

L'Union nationale des entreprises de coiffure (UNEC) évalue à 6,3 milliards d'euros le chiffre d'affaires annuel de la profession en France, dans ses chiffres clés 2024. Ce montant mélange les salons mixtes, la coiffure féminine, les salons masculins et les professionnels qui travaillent hors salon. Les barbershops n'ont pas de catégorie statistique à eux.

On a quand même un repère concret sur la taille des réseaux spécialisés. La Barbe de Papa réalisait environ 15 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel avant sa restructuration, selon les informations reprises par Profession Bien-être en septembre 2025. L'enseigne comptait alors plusieurs dizaines de salons.

Les barbershops forment donc un marché commercial bien installé, avec des réseaux qui pèsent plusieurs millions d'euros. Mais personne ne peut aujourd'hui annoncer sérieusement un chiffre d'affaires national pour les seuls établissements spécialisés dans la barbe et la coiffure masculine.

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Combien y a-t-il de barbershops en France aujourd'hui ?

La France compte plus de 111 000 établissements de coiffure, mais aucun recensement exhaustif des barbershops n'existe.

D'après les chiffres publiés par l'UNEC en novembre 2025, la profession comptait 111 177 établissements fin 2024, contre 109 310 un an plus tôt. Ce total inclut les salons mixtes, les salons spécialisés et les activités hors salon.

L'Insee recense de son côté 95 049 équipements de coiffure dans sa Base permanente des équipements 2025. Les deux chiffres ne portent pas sur le même périmètre, donc inutile de chercher à les comparer.

Pour les barbershops, la frontière est floue. Un salon traditionnel qui fait des dégradés et des tailles de barbe concurrence directement un établissement 100 % masculin. Et certains commerces qui affichent « barber » sur la vitrine font aussi de la coiffure classique.

Pour compter vos concurrents dans une ville, il faut croiser le répertoire Sirene, Google Maps et les plateformes de réservation. Le nombre de barbiers réellement actifs autour de votre futur local vous servira bien plus qu'une estimation nationale.

Ouvre-t-on encore beaucoup de salons de coiffure en France ?

Oui, et de plus en plus : près de 10 000 nouveaux établissements ont été créés en 2024.

L'UNEC a recensé 9 823 créations cette année-là, 10 % de plus qu'en 2023. Dans le même temps, 8 149 établissements ont fermé. Le solde reste positif, avec 1 674 établissements supplémentaires.

Ce solde n'était que de 696 en 2023 et de 538 en 2022. En deux ans, la croissance nette du parc a donc plus que triplé.

Les fermetures restent pourtant nombreuses : elles équivalent à 83 % des créations de 2024. Attention, ce ratio compare deux flux annuels, il ne dit pas combien de nouvelles entreprises échouent.

Pour un nouveau barbershop, la lecture est assez directe : plus de salons, dans un secteur qui se renouvelle déjà beaucoup, et donc davantage de monde pour se disputer les mêmes clients.

Les hommes vont-ils plus souvent chez le barbier qu'avant ?

Non. La fréquentation masculine des salons recule depuis trois ans, malgré la mode des barbershops.

Le baromètre UNEC-HAIRNET publié le 30 janvier 2026 indique que les visites masculines ont encore baissé en 2025, pour la troisième année de suite. L'indicateur de fréquentation masculine s'établit à 2,02 visites sur la période étudiée.

Chez les femmes, c'est l'inverse : leur fréquentation passe de 3,66 à 4,09 visites entre 2024 et 2025, soit une hausse de près de 12 %. C'est elles qui tirent une bonne partie de l'amélioration de l'activité des salons.

Ces indicateurs viennent d'un baromètre professionnel. Ils ne correspondent pas au nombre moyen de passages annuels de chaque Français chez le barbier.

Mis à côté de la hausse du nombre d'établissements, ce recul est le chiffre le plus important de cet article. Il y a plus de salons, et les hommes n'y vont pas plus souvent. Un nouveau barbershop doit donc prendre des parts de marché à ses concurrents, il n'y a pas de croissance « gratuite » à capter.

Combien coûte une coupe dans un barbershop en France ?

Dans une enseigne premium, une coupe homme coûte entre 25 et 40 euros environ, avec de gros écarts selon la ville.

D'après les prix publiés par The Barber Company, la coupe premium est facturée 26 euros à Perpignan, 28 euros à Cholet, 30 euros à Bègles et 37 euros dans le 8e arrondissement de Paris.

Le salon parisien est donc 42 % plus cher que celui de Perpignan. L'écart reflète le marché local et le positionnement, sans qu'on puisse dire précisément quelle part revient au loyer, à la clientèle ou à l'image.

Les formules coupe + barbe montent plus haut et dépassent 50 euros dans certains salons de l'enseigne.

Ces tarifs sont de bons points de comparaison, pas une moyenne nationale. Un salon de quartier à moins de 20 euros et un barbershop premium à 35 euros ne visent tout simplement pas les mêmes clients.

Barbershop ou scénario Coupe homme Coupe + barbe Supplément
The Barber Company Perpignan 26 € 42 € 16 €
The Barber Company Cholet 28 € 43 € 15 €
The Barber Company Bègles 30 € 48 € 18 €
The Barber Company Pontault-Combault 31 € 55 € 24 €
The Barber Company Paris 8e 37 € 55 € 18 €
Moyenne des cinq exemples 30,40 € 48,60 € 18,20 €
Barbershop économique (hypothèse) 20 € 30 € 10 €
Barbershop premium (hypothèse) 40 € 60 € 20 €
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La taille de barbe rapporte-t-elle vraiment plus qu'une coupe classique ?

Elle fait grimper le ticket de 50 % ou plus. Mais elle n'est vraiment rentable que si elle est rapide.

Chez The Barber Company à Bègles, la coupe premium coûte 30 euros, contre 48 euros avec la barbe classique. Le supplément atteint 18 euros, soit 60 % du prix de départ. À Cholet, on passe de 28 à 43 euros, soit 54 % de plus.

Ce qui compte, c'est ce que rapporte le temps passé. Si la barbe prend quinze minutes pour 18 euros, cela fait 72 euros TTC par heure supplémentaire. Si elle en prend trente, on tombe à 36 euros.

Dans ce deuxième cas, mieux vaut souvent caser une coupe de plus.

Le bon calcul, ce sont des prestations complémentaires rapides et appréciées des clients, qui augmentent les recettes sans immobiliser le fauteuil. Le prix affiché sur la carte ne suffit pas à juger.

Combien peut gagner un barbershop indépendant chaque année ?

Selon le nombre de fauteuils, les prix et le remplissage, un barbershop indépendant peut réaliser de 30 000 à plus de 150 000 euros de ventes annuelles TTC. Ces montants sont des scénarios calculés : il n'existe pas de moyenne nationale fiable propre aux barbershops.

Prenons un barbier qui travaille 250 jours par an avec un ticket moyen de 30 euros TTC. À cinq clients par jour, il fait 37 500 euros de ventes annuelles. À huit clients, 60 000 euros. À dix, 75 000 euros.

Le nombre de fauteuils change vite l'échelle. Deux barbiers à huit prestations quotidiennes chacun, à 30 euros, génèrent ensemble 120 000 euros TTC sur l'année.

La fréquence de retour pèse aussi très lourd. Un client qui dépense 30 euros six fois par an rapporte 180 euros. Un client qui vient douze fois à 35 euros en rapporte 420. Il faut environ 467 clients du premier profil pour égaler 200 clients du second.

Avec des visites masculines en baisse, mieux vaut bâtir son prévisionnel sur une fréquence de retour prudente, plutôt que de supposer que chaque client reviendra tous les mois.

Combien de clients par jour faut-il pour faire tourner un barbershop ?

À 30 euros TTC le rendez-vous et 250 jours d'ouverture, il faut environ sept clients par jour pour dépasser 50 000 euros de ventes annuelles.

Chaque rendez-vous quotidien en plus pèse 7 500 euros sur l'année à ce tarif. Deux de plus, c'est 15 000 euros.

La limite, c'est la capacité. Avec des coupes de trente minutes, un barbier pourrait en théorie enchaîner seize prestations sur huit heures pleines. En pratique, entre les pauses, les retards, le nettoyage, l'accueil et les trous dans l'agenda, on en est loin.

Un prévisionnel crédible part donc des rendez-vous réellement vendus, pas de la capacité maximale.

Le tableau ci-dessous donne plusieurs scénarios sur 250 jours d'ouverture. Ce sont des ventes TTC calculées, avant dépenses et impôts, et non des résultats observés dans des salons.

Clients par jour Ticket moyen TTC Ventes annuelles TTC Ventes mensuelles moyennes TTC
5 25 € 31 250 € 2 604 €
6 30 € 45 000 € 3 750 €
7 30 € 52 500 € 4 375 €
8 30 € 60 000 € 5 000 €
8 40 € 80 000 € 6 667 €
10 35 € 87 500 € 7 292 €
12 35 € 105 000 € 8 750 €
16 40 € 160 000 € 13 333 €
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Quel budget faut-il prévoir pour ouvrir un barbershop en France ?

Comptez plusieurs dizaines de milliers d'euros pour un indépendant, et à partir de 140 000 euros HT pour rejoindre certaines franchises premium.

The Barber Company annonce un investissement global de 140 000 euros HT, un apport personnel de 25 000 euros et des droits d'entrée de 10 000 euros, selon Toute la Franchise. L'enseigne cherche des locaux de 35 à 70 m².

Pour un indépendant, tout dépend du local et de son état. Il faut financer les fauteuils, les bacs, les miroirs, le matériel, les travaux, le mobilier, l'enseigne et les frais de lancement. Le dépôt de garantie, un éventuel droit au bail et la trésorerie de départ peuvent faire grimper la note assez vite.

Un barbier seul dans un petit local déjà équipé et un salon premium à quatre fauteuils en centre commercial n'ont évidemment pas le même budget.

En franchise, il faut aussi ajouter les frais récurrents. The Barber Company affiche une redevance forfaitaire de 750 à 850 euros par mois la première année, selon l'emplacement, soit 9 000 à 10 200 euros par an en plus des autres dépenses du salon.

Un barbershop avec un seul fauteuil peut-il être rentable ?

Oui, à condition d'avoir un loyer bas et un agenda rempli de clients réguliers.

À huit clients par jour, 30 euros de ticket moyen et 250 jours d'ouverture, on arrive à 60 000 euros TTC. Avec une TVA de 20 % sur toutes les prestations, cela fait 50 000 euros HT.

Il faut ensuite payer les consommables, le loyer, l'assurance, les charges d'exploitation, les cotisations sociales et, le cas échéant, les remboursements d'emprunt. Ce qui reste pour se payer dépend aussi du statut juridique.

Exemple : avec 18 000 euros de frais professionnels par an (hors rémunération et cotisations personnelles), il reste 32 000 euros avant rémunération de l'exploitant, cotisations et impôts. C'est une hypothèse de gestion, pas une marge moyenne du secteur.

Pour nous, c'est le modèle le plus sûr du marché. Un barbier seul avec un loyer raisonnable encaisse bien mieux une baisse de fréquentation qu'un salon avec plusieurs salariés, des mensualités lourdes et un local cher.

Les barbershops sont-ils plus rentables aujourd'hui qu'il y a trois ans ?

Rien ne permet de l'affirmer, même si l'activité de la coiffure s'est redressée en 2025.

D'après l'UNEC, le chiffre d'affaires moyen des salons avait reculé de 2,20 % en 2023, puis de 2,75 % en 2024. En 2025, le chiffre d'affaires TTC par personne active et par jour a progressé de 6,5 %, à 277 euros.

La reprise est réelle. Elle vient surtout de la hausse du nombre de visites mesurées dans le baromètre, qui passe de 6,06 à 6,25, soit +3,14 %.

Sauf qu'elle repose en bonne partie sur les clientes. Les salons masculins ne peuvent pas en tirer les mêmes conclusions.

Et un chiffre d'affaires en hausse ne dit rien des loyers, des salaires ou des autres charges. Sans données consolidées sur les bénéfices des barbershops, impossible de parler d'une amélioration des marges.

Pourquoi La Barbe de Papa a-t-elle rencontré autant de difficultés ?

L'enseigne a grandi très vite, avec beaucoup de salons en propre, puis la fréquentation a baissé. Ce mélange a fragilisé tout le réseau.

Fondée en 2016, La Barbe de Papa a ouvert 58 salons entre 2020 et 2021. Elle en comptait près de 100 en 2022, dont environ 80 % détenus en propre, selon le communiqué de Provalliance de septembre 2025.

L'entreprise supportait donc elle-même les charges de la plupart de ses établissements, souvent situés en centres commerciaux. Quand la fréquentation a reculé après la crise sanitaire, la rentabilité s'est effondrée.

Une procédure de sauvegarde a été ouverte en janvier 2024, suivie d'un redressement judiciaire puis d'une liquidation avec plan de cession en 2025. Provalliance a repris 45 des 66 salons exploités en propre concernés, ainsi que la marque. Le repreneur a annoncé préserver 222 emplois, soit 71 % des effectifs.

La leçon est claire : le réseau avait réussi à faire croître ses ventes et sa notoriété, mais pas à dégager assez de marge pour financer sa propre structure. Ouvrir vite et en propre, c'est parier que la fréquentation tiendra.

The Barber Company est-elle devenue la plus grande chaîne de barbershops en France ?

Elle fait désormais partie des plus gros réseaux de coiffure masculine premium, surtout grâce à la reprise d'une partie de La Barbe de Papa.

En septembre 2025, Provalliance annonçait l'acquisition de 45 salons La Barbe de Papa, dont 28 repris en propre et 17 en franchise. L'objectif affiché : porter The Barber Company à près de 120 points de vente après changement d'enseigne.

Ces 45 salons représentent environ 38 % du réseau élargi annoncé. Une seule acquisition a donc changé la taille du groupe.

Provalliance détient aussi Franck Provost, Jean Louis David et Saint Algue, et The Barber Company s'appuie sur cette expérience pour développer ses franchises.

Les informations commerciales diffusées en 2026 affichent toutefois des nombres d'implantations qui ne collent pas toujours avec le périmètre annoncé au moment du rachat. On ne peut donc pas établir un classement national exact sur cette base.

Le segment premium a clairement un acteur fort. Le reste du secteur reste très éclaté entre barbiers indépendants et salons mixtes.

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Les réservations sur Planity peuvent-elles vraiment aider un barbershop à gagner plus ?

Oui, surtout pour remplir les créneaux creux et passer moins de temps au téléphone.

Planity revendique 15 millions d'utilisateurs, tous services beauté confondus. La plateforme propose aux professionnels un agenda en ligne, des rappels par SMS, un fichier client et des outils de prépaiement.

L'abonnement est fixe, sans commission sur les rendez-vous, ce qui permet de connaître le coût à l'avance.

Trois rendez-vous de plus par semaine à 35 euros, c'est 5 460 euros TTC sur 52 semaines. Cinq de plus, 9 100 euros. Ces calculs montrent le potentiel, ils ne mesurent pas l'effet réel de Planity sur les ventes.

Pour juger, regardez combien de nouveaux clients arrivent par la plateforme, combien reviennent et combien de créneaux restent vides. Ces données servent aussi à ajuster vos horaires.

Peut-on ouvrir un barbershop en France sans diplôme de coiffure ?

Oui, on peut ouvrir le salon sans être diplômé soi-même, mais les prestations doivent être réalisées dans le respect des conditions de qualification prévues par la loi.

Selon Entreprendre Service Public, la coiffure en salon est une activité artisanale réglementée, et la taille et le rasage de la barbe en font partie.

Pour exercer soi-même, il faut une qualification reconnue ou remplir les conditions légales d'expérience professionnelle. Un entrepreneur non qualifié peut ouvrir un établissement placé sous le contrôle effectif et permanent d'une personne qui remplit ces conditions.

En clair, il faudra souvent embaucher un professionnel qualifié dès l'ouverture. Pour un petit projet, la différence est énorme : un salon tenu par son propriétaire n'a pas du tout la même masse salariale qu'un salon qui doit payer quelqu'un pour assurer ce contrôle.

L'exercice sans la qualification requise est puni d'une amende de 7 500 euros. À vérifier avant de signer le bail ou d'acheter le matériel.

Reste-t-il de la place pour ouvrir un barbershop en France ?

Oui, surtout dans les quartiers où les salons existants ne suivent pas la demande. Mais ça se mesure rue par rue.

Prenons une zone de 5 000 hommes. Si 20 % deviennent clients réguliers d'un barbershop et dépensent 300 euros par an, on obtient 300 000 euros TTC de dépenses potentielles.

Avec cinq salons qui se partagent cette clientèle, chacun réalise 60 000 euros de ventes. Avec dix, on tombe à 30 000 euros.

Ces hypothèses donnent des ordres de grandeur, pas des taux de fréquentation mesurés.

Avant de choisir un local, regardez les tarifs des concurrents, leur nombre de fauteuils, leurs horaires et surtout leurs disponibilités. Si plusieurs salons sont régulièrement complets, il y a sans doute de la place. Si presque tous proposent un créneau dans l'heure, la concurrence est déjà rude.

L'emplacement compte aussi, et La Barbe de Papa l'a montré : un centre commercial très fréquenté ne garantit rien. Le loyer doit rester cohérent avec le nombre de coupes que vous pouvez réellement vendre.

Le marché des barbershops en France est-il encore intéressant pour entreprendre ?

Oui, mais plus avec un salon qui ressemble à tous les autres.

Trois chiffres résument la situation. La coiffure pèse 6,3 milliards d'euros. Le nombre d'établissements progresse vite, avec près de 10 000 créations en 2024. Et la fréquentation masculine recule pour la troisième année consécutive dans le baromètre UNEC-HAIRNET 2025.

Ajoutez à ça La Barbe de Papa : un réseau de près de 100 salons peut se retrouver en grande difficulté après quelques années de croissance rapide.

Tout dépend donc du modèle. Un barbier indépendant avec un loyer raisonnable, une clientèle fidèle et des prestations à 30 ou 40 euros peut construire une activité viable. Une franchise avec plusieurs salariés et 140 000 euros d'investissement doit vendre beaucoup plus pour couvrir ses charges.

À votre place, on choisirait un emplacement où la demande se vérifie (agendas pleins chez les voisins), un nombre de fauteuils adapté et des prestations qui donnent envie de revenir. Le reste, c'est le remplissage de l'agenda, le niveau des charges et la fidélité des clients qui le décideront.

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SOURCES ET MÉTHODOLOGIE

Cette analyse cherche à savoir si le marché des barbershops en France offre encore de bonnes opportunités de création d'entreprise. Nous avons décomposé la question en plusieurs dimensions : évolution de l'offre, fréquentation masculine, prix pratiqués, capacité commerciale, rentabilité et trajectoire des principaux réseaux.

Nous partons de la coiffure masculine sans assimiler tous les coiffeurs à des barbershops. Les statistiques sectorielles de l'UNEC et de l'Insee couvrent l'ensemble de la profession : nous les utilisons pour mesurer la dynamique du marché, et non comme un chiffrage direct du segment spécialisé.

Pour la concurrence, nous croisons créations, fermetures et évolution nette du nombre d'établissements. Ce rapprochement permet de distinguer la croissance du parc de l'intensification de la concurrence.

Nous confrontons ensuite l'évolution de l'offre à celle de la fréquentation masculine mesurée par le baromètre UNEC-HAIRNET. C'est ce croisement qui permet de vérifier si l'expansion des salons s'accompagne d'une progression de la clientèle.

Les prix sont comparés à partir des grilles publiées par plusieurs salons d'une même enseigne, The Barber Company. Cela permet de comparer des prestations homogènes et d'isoler l'effet de la localisation, plutôt que de mélanger tous les positionnements.

Les recettes sont modélisées à partir de variables concrètes : ticket moyen, clients quotidiens, jours d'ouverture, nombre de fauteuils et fréquence de retour. Nous distinguons systématiquement ventes TTC, chiffre d'affaires HT, charges et rémunération de l'exploitant, pour ne pas confondre volume d'activité et profit.

La trajectoire de La Barbe de Papa et les annonces de Provalliance servent à comprendre l'écart possible entre croissance commerciale et solidité économique d'un réseau.

Enfin, nous rapprochons population accessible, concurrence, tarifs et disponibilités des rendez-vous pour passer d'une lecture nationale à une décision d'implantation concrète. Les données communiquées par les entreprises (tarifs, offres de franchise, chiffres d'utilisateurs) sont utilisées pour ce qu'elles décrivent, et non comme des statistiques sur l'ensemble du marché.

Principales sources utilisées : UNEC, chiffres clés de la coiffure, UNEC, chiffres clés 2024, communiqué officiel UNEC sur les chiffres clés 2024, baromètre UNEC-HAIRNET, bilan 2025, Insee, Base permanente des équipements 2025, Insee, dénombrement et géolocalisation des équipements, Insee, base Sirene, les grilles tarifaires de The Barber Company à Perpignan, Cholet et Bègles, Provalliance sur l'acquisition de La Barbe de Papa, le communiqué de presse original de Provalliance, Planity, historique de l'entreprise, Planity, solution pour les barbiers, Service Public, conditions d'exercice de la coiffure en salon et Service Public, vérification des activités réglementées.