Chiffres du marché des extensions de cheveux en France ?

Dernière mise à jour: 20 Octobre 2026

Pour un salon de coiffure, combien de clients avant d'en vivre ?

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EN RÉSUMÉ

Le marché français des extensions de cheveux pèse environ 111 millions de dollars en 2025, soit cinq fois moins que les 540 millions souvent cités, qui incluent en réalité les perruques.

Les perruques représentent 79,4 % du marché combiné perruques et extensions en France. Un entrepreneur qui part du chiffre global surestime donc son marché accessible d'environ 430 millions de dollars.

Ces 111 millions ne mesurent que les produits. Les revenus de pose et d'entretien en salon, qui sont souvent l'essentiel de l'argent gagné par un professionnel, ne sont pas comptés dedans.

Les extensions devraient croître vite (environ 9 % par an en France d'ici 2033) alors que le chiffre d'affaires moyen des salons de coiffure a reculé deux années de suite. C'est l'un des rares relais de croissance visibles pour un coiffeur installé.

L'approvisionnement est très concentré : la Chine fournit près de 78 % des importations françaises d'ouvrages en cheveux naturels, et cinq pays en couvrent 94 %. Une dépendance qui pèse sur les prix et la régularité des lots.

Une pose complète coûte généralement entre 250 et 1 200 € en France, et le nombre de mèches fait varier la facture bien plus que l'adresse du salon.

La vraie valeur d'une cliente se mesure sur l'année : entre poses, remontées et renouvellements, une cliente fidèle dépasse facilement 1 000 € de dépenses annuelles.

Le prix affiché trompe sur la rentabilité. Une pose à 600 € TTC peut ne laisser que 185 € après TVA et achat des cheveux, soit à peine plus de 60 € de l'heure avant toutes les autres charges.

Avec 111 177 établissements de coiffure et un solde net de créations positif, la concurrence est réelle, mais la plupart de ces salons ne posent aucune extension. C'est la zone de chalandise qui compte, pas le chiffre national.

Poser des extensions est une activité de coiffure réglementée, même sans coupe. Une formation de marque ne remplace pas le CAP ou la qualification requise.

Pour un coiffeur déjà installé, une ou deux poses par semaine peuvent ajouter 16 à 32 % de chiffre d'affaires sans nouveau local, avec un budget de départ de 3 600 à 12 300 €. C'est, selon nous, le point d'entrée le plus raisonnable dans ce marché.

Quelle est la taille du marché des extensions de cheveux en France ?

Le marché français des extensions de cheveux représente environ 111 millions de dollars en 2025, d'après notre calcul à partir des données de Grand View Research. On est loin des 539,7 millions de dollars souvent associés à ce secteur.

Dans son étude consacrée à la France, publiée en décembre 2025, Grand View Research estime le marché combiné des perruques et extensions à 539,7 millions de dollars. Le cabinet précise que les perruques représentent 79,4 % de ce montant. Par différence, les extensions comptent donc pour 20,6 %, soit environ 111,2 millions de dollars.

Ça change complètement la lecture du marché. Les perruques génèrent près de quatre fois plus de chiffre d'affaires que les extensions. Si vous voulez vendre des mèches naturelles, des extensions adhésives ou des clips, oubliez les 540 millions : ce n'est pas votre marché.

Une limite quand même : cette estimation ne mesure pas les revenus que les salons tirent de la pose et de l'entretien. Les 111 millions de dollars sont une référence pour le marché des produits, pas pour toute l'activité économique liée aux extensions en France.

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Le marché des extensions de cheveux est-il vraiment en pleine croissance ?

Oui, et nettement plus que la coiffure traditionnelle. Mais les prévisions disponibles sont ambitieuses.

Grand View Research anticipe une croissance annuelle de 9,3 % entre 2026 et 2033 pour le marché français combinant perruques et extensions. Celui-ci passerait de 580,4 millions à 1,08 milliard de dollars, soit une hausse cumulée d'environ 87 %. Le cabinet désigne aussi les extensions comme le segment le plus dynamique.

La tendance internationale va dans le même sens. Dans son étude mondiale actualisée en septembre 2026, Grand View Research évalue le secteur des perruques et extensions à 15,2 milliards de dollars en 2025, avec une prévision de 31,1 milliards en 2033. Pour les seules extensions, il retient une croissance annuelle mondiale d'environ 10 %.

En France, la coiffure traditionnelle va moins bien. Le baromètre UNEC-HAIRNET indique que le chiffre d'affaires moyen des salons a baissé de 2,20 % en 2023, puis de 2,75 % en 2024.

D'un côté, un segment à qui les études promettent une forte croissance. De l'autre, des salons dont les recettes moyennes reculent. Pour un coiffeur, le calcul est vite fait. Gardez simplement en tête que des projections de cabinet ne sont pas des ventes garanties.

Indicateur Chiffre Période
Marché français perruques et extensions 539,7 M$ 2025
Marché français des extensions seules, calculé 111,2 M$ 2025
Marché français combiné estimé 580,4 M$ 2026
Marché français combiné prévu 1 084,3 M$ 2033
Croissance annuelle prévue en France +9,3 % 2026-2033
Croissance annuelle mondiale prévue des extensions environ +10 % 2026-2033
Évolution du CA moyen des salons français -2,20 % 2023
Évolution du CA moyen des salons français -2,75 % 2024

Combien de cheveux naturels et d'extensions la France importe-t-elle chaque année ?

La France a importé pour 16,76 millions de dollars d'ouvrages en cheveux naturels en 2024, selon les données UN Comtrade reprises par la Banque mondiale. La Chine en représentait presque 78 %.

Ces produits sont enregistrés sous le code douanier 670420, qui comprend notamment des perruques et d'autres articles en cheveux naturels. Le volume total atteignait 162,3 tonnes.

La Chine arrivait très largement en tête avec 13,06 millions de dollars. Suivaient les États-Unis (1,25 million), l'Indonésie (591 000 dollars), le Cambodge (463 000 dollars) et le Vietnam (401 000 dollars). À eux cinq, ces pays pesaient environ 94 % de la valeur importée.

Ces statistiques ne couvrent pas tout le marché des extensions : certaines fibres synthétiques relèvent d'autres codes, et les échanges entre pays européens demandent une analyse à part. Elles montrent quand même à quel point l'approvisionnement dépend de quelques fournisseurs étrangers.

Et évitez de comparer ces 16,76 millions de dollars aux ventes en salon. La valeur déclarée à l'importation arrive avant les marges des distributeurs, le transport, la vente au détail et la pose.

Combien coûte une pose d'extensions de cheveux en France ?

Une pose complète d'extensions coûte souvent entre 250 et 1 200 € en France. Les prestations haut de gamme peuvent dépasser 2 000 €, surtout quand il faut beaucoup de cheveux naturels.

Les tarifs de Studio Extensions, à Paris, montrent bien le poids de la qualité et du nombre de mèches : 3,15 € par mèche pour de la kératine de 40 cm, pose comprise, 5,80 € pour des cheveux russes de 50 cm et 8,50 € pour des mèches Great Lengths de 40 cm posées aux ultrasons.

Pour 100 mèches, ça donne 315 €, 580 € et 850 €. Avec 150 mèches Great Lengths, la facture monte à 1 275 €.

À Toulon, Aurore Bret affiche 250 € pour 50 mèches russes, 450 € pour 100 mèches et 650 € pour 150 mèches. Didier Bettinger présente des allongements autour de 600 à 1 200 €, jusqu'à 2 000 € pour des chevelures épaisses.

Ce sont des exemples de prix pratiqués, pas une moyenne nationale.

Prestation Prix indicatif TTC Référence
Kit de clips naturels 80 à 250 € Gleam For You
Apport de densité 250 à 650 € Didier Bettinger
100 mèches kératine 40 cm 315 € Studio Extensions
100 mèches russes 450 € Aurore Bret
100 mèches russes premium 50 cm 580 € Studio Extensions
150 mèches russes 650 € Aurore Bret
100 mèches Great Lengths 40 cm 850 € Studio Extensions
Allongement sur cheveux moyens 600 à 1 200 € Didier Bettinger
Prestation sur cheveux épais 800 à 2 000 € Didier Bettinger
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Combien une cliente dépense-t-elle en extensions sur une année ?

Une cliente qui porte des extensions toute l'année dépasse facilement 1 000 € par an. Tout dépend de la technique et du nombre de renouvellements.

Great Lengths indique que ses extensions à la kératine peuvent tenir jusqu'à cinq mois. Une cliente qui fait deux poses à 650 € dans l'année dépense donc 1 300 €, hors soins.

Les bandes adhésives fonctionnent autrement. Les GL Tapes de Great Lengths demandent en général un entretien au bout de quatre à six semaines et peuvent être réutilisées jusqu'à trois fois, selon la marque.

Le salon Hair Gang, à Saint-Maur-des-Fossés, facture la remontée 130 € jusqu'à 40 bandes, 150 € de 40 à 60 bandes et 170 € au-delà. Pose initiale à 500 €, puis quatre remontées à 150 € : 1 100 € sur l'année.

Ce sont des scénarios construits à partir de prix publiés, pas des budgets moyens observés chez les Françaises.

Entre la cliente qui achète une fois des clips à 150 € et celle qui revient régulièrement en salon, il n'y a pas photo. Pour un salon, la seconde, c'est plusieurs rendez-vous payés chaque année.

Quelles extensions rapportent le plus aux salons de coiffure ?

Les bandes adhésives et les tissages réutilisables génèrent plus de rendez-vous dans l'année. La kératine espace les visites mais permet de facturer des poses complètes plus chères.

Great Lengths commercialise trois grandes familles professionnelles : les Pre-Bonded à la kératine, les GL Tapes adhésives et les GL Weft en trames.

La kératine peut tenir plusieurs mois. Les bandes demandent des remontées plus fréquentes, parfois toutes les quatre à six semaines. Pour les GL Weft, Great Lengths indique un entretien toutes les six à huit semaines, avec réinstallation possible. Une cliente fidèle aux bandes revient donc beaucoup plus souvent.

Plus de rendez-vous ne veut pas dire plus de bénéfice. Une remontée à 150 € n'a ni la même durée ni le même coût matière qu'une pose complète à 650 €. Le bon critère, c'est la marge par heure, une fois le coût des cheveux et l'entretien pris en compte.

Et la qualité de pose reste décisive : une technique mal adaptée aux cheveux de la cliente, c'est la porte ouverte aux réclamations, voire aux dégâts capillaires.

Combien de poses faut-il réaliser pour gagner 100 000 € par an ?

Environ 167 prestations à 600 € TTC pour encaisser 100 000 € sur l'année. Soit trois à quatre par semaine sur 48 semaines travaillées.

Avec un panier moyen de 350 €, il en faudrait 286. À 850 €, 118 suffisent.

Tout se joue sur le positionnement tarifaire. Un salon qui ne vend que de la densification à 250 € a besoin de quatre fois plus de rendez-vous qu'un spécialiste à 1 000 € de panier moyen.

Attention, on parle d'encaissements TTC, pas de bénéfice ni de chiffre d'affaires hors taxes. Avec une TVA de 20 %, 100 000 € TTC font environ 83 333 € HT.

Et il y a le temps. Trois poses de quatre heures, c'est déjà douze heures, sans compter les consultations, les commandes, la préparation et l'entretien du matériel.

Panier moyen TTC Prestations annuelles pour 100 000 € TTC Prestations par semaine
150 € 667 13,9
250 € 400 8,3
350 € 286 6,0
450 € 223 4,6
600 € 167 3,5
750 € 134 2,8
850 € 118 2,5
1 000 € 100 2,1

Une pose d'extensions à 600 € rapporte-t-elle vraiment beaucoup au coiffeur ?

Pas autant qu'on le croit. Une pose facturée 600 € TTC peut laisser moins de 200 € avant rémunération du travail et frais fixes si les cheveux coûtent cher.

Prenons une prestation à 600 € TTC, soit 500 € HT. Si les cheveux coûtent 200 € HT et les consommables 15 €, il reste 285 € pour payer le travail, les autres charges et le bénéfice. Sur une pose de trois heures, ça fait 95 € de l'heure avant les dépenses restantes.

Avec des cheveux à 300 € HT, il ne reste plus que 185 €, environ 61,70 € de l'heure. Pour un indépendant, l'écart est énorme.

Ces coûts sont des hypothèses, à vérifier auprès de vos grossistes. Mais ils montrent bien que deux prestations au même prix peuvent avoir des rentabilités très différentes.

Si vous travaillez avec des cheveux premium, calculez votre marge après matière et ce que vous gagnez vraiment par heure. La grille tarifaire seule ne dit rien de la rentabilité.

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Y a-t-il déjà trop de salons qui proposent des extensions de cheveux en France ?

La concurrence est forte dans la coiffure française, mais rien ne prouve une saturation nationale des salons spécialisés en extensions.

Selon les chiffres clés 2024 publiés par l'Union nationale des entreprises de coiffure en novembre 2025, la France comptait 111 177 établissements de coiffure. L'année a vu 9 823 créations et 8 149 fermetures, soit un solde positif de 1 674.

Le nombre d'établissements augmente donc encore, alors que le chiffre d'affaires moyen recule depuis deux ans. Ça rend les lancements plus exigeants : il faut se distinguer des salons généralistes, des spécialistes déjà installés et des vendeurs de cheveux en ligne.

Cela dit, ces 111 177 établissements ne sont pas tous des concurrents directs. Beaucoup ne posent aucune extension, d'autres ne proposent qu'une seule technique.

À Paris, Studio Extensions illustre une offre spécialisée haut de gamme. À Toulon, Aurore Bret montre qu'un marché local plus petit peut aussi faire vivre ce type de service.

Avant de vous installer, regardez surtout les professionnels de votre zone de chalandise : tarifs, techniques, délais de rendez-vous, avis clients. Ça vous en dira bien plus qu'un classement national des villes.

Vérifiez aussi que le volume de prospects tient la route. Pour 15 poses par mois avec un taux de transformation de 30 %, il faut environ 50 consultations qualifiées par mois. Une cible concrète à confronter à la demande locale.

Les extensions naturelles sont-elles beaucoup plus intéressantes que les extensions synthétiques ?

Les cheveux naturels permettent de vendre plus cher, produits comme prestations. Mais les données françaises ne prouvent pas qu'ils dominent le marché en volume.

Ils se lavent, se coiffent et se travaillent bien plus librement que la plupart des fibres synthétiques. Les marques professionnelles comme Great Lengths et Socap proposent de la kératine, des bandes adhésives et des extensions destinées aux salons.

Le synthétique répond plutôt à un besoin de prix ou d'usage ponctuel, avec des accessoires à quelques dizaines d'euros. Les clips naturels montent déjà à 80 à 250 €, et une pose professionnelle complète coûte souvent plusieurs centaines d'euros.

À l'échelle mondiale, Grand View Research attribue 52,7 % du chiffre d'affaires des perruques et extensions aux cheveux humains en 2025. Le chiffre mélange les deux catégories et ne se transpose pas tel quel aux extensions françaises.

La provenance pèse aussi sur les prix. Great Lengths met en avant des cheveux Remy, cuticules orientées dans le même sens, achetés en Inde et travaillés en Italie.

Pour vendre premium, il faut pouvoir expliquer précisément ce que vous vendez : origine, composition, longueur, densité, entretien, durée de vie. C'est ce qui permet aux clientes de comparer autre chose que le prix du paquet.

Vaut-il mieux vendre des extensions sur Internet ou les poser dans un salon ?

Internet touche beaucoup plus de clientes, mais le salon garde l'avantage sur tout ce qui demande une pose technique ou du conseil personnalisé.

Selon Grand View Research, magasins spécialisés et salons représentaient 47,6 % des ventes mondiales de perruques et extensions en 2025. Le cabinet prévoit toutefois une croissance plus rapide de la vente en ligne.

Une boutique en ligne peut vendre clips, mèches ou bandes partout en France. En échange, elle doit financer son stock, ses expéditions, ses retours et l'acquisition de clients.

Prenons un objectif de 120 000 € HT. Avec un panier moyen de 120 € HT, il faut 1 000 commandes par an, environ 83 par mois. Un salon à 600 € HT la prestation a besoin de 200 rendez-vous pour le même montant.

Les charges n'ont rien à voir : le vendeur en ligne paie la logistique et le marketing, le professionnel en salon paie surtout en temps passé avec chaque cliente.

Si vous êtes déjà coiffeur, qualifié et avec une clientèle, ajouter les extensions à votre salon est beaucoup plus simple à tester que de lancer une marque 100 % en ligne. On le pense vraiment.

Pourquoi les fournisseurs d'extensions de cheveux sont-ils aussi importants ?

Parce que le fournisseur conditionne à la fois la qualité des poses et la rentabilité du salon. Et les données douanières montrent une forte dépendance à quelques pays.

Comme on l'a vu, la Chine pesait près de 78 % de la valeur des importations françaises du code 670420 en 2024.

Le pays d'expédition d'un produit fini n'est pas forcément celui où les cheveux ont été collectés. Great Lengths, par exemple, achète ses cheveux en Inde et les transforme en Italie.

Distinguez donc l'origine des cheveux, le lieu de transformation et le pays d'expédition, surtout quand un fournisseur vend des cheveux « russes », « indiens », « européens » ou « brésiliens ».

La régularité des lots compte tout autant. Une couleur, une densité ou une texture qui change d'une commande à l'autre complique la pose et génère des réclamations.

Un bon fournisseur doit être précis sur la composition, la traçabilité, les retours et les disponibilités. Économiser quelques dizaines d'euros sur les mèches n'a aucun intérêt si vous devez refaire une pose défectueuse.

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Peut-on poser des extensions de cheveux sans diplôme en France ?

Non. La pose professionnelle d'extensions est une activité de coiffure réglementée, même sans aucune coupe. Une formation de marque ne suffit donc pas forcément pour exercer légalement.

La DGCCRF le précise dans sa FAQ sur l'encadrement des soins esthétiques et de la coiffure : tresses, extensions et chignons restent soumis à la qualification professionnelle, même sans produit de traitement du cheveu.

Pour la coiffure à domicile, il faut en général un CAP coiffure ou au moins trois ans d'expérience professionnelle reconnue.

En salon, les exigences sont différentes : il faut la présence d'une personne titulaire d'un brevet professionnel, d'un brevet de maîtrise ou d'une équivalence reconnue.

Une formation technique vous apprend une méthode de pose. Elle ne vous donne pas le droit d'exercer la coiffure.

Vendre des produits capillaires sans prestation relève d'une autre activité. Dans tous les cas, vérifiez votre situation auprès de la chambre de métiers et de l'artisanat avant de vous lancer.

Quel budget faut-il pour ouvrir un business d'extensions de cheveux ?

Dans un salon déjà équipé, comptez environ 3 600 à 12 300 € pour démarrer. Une petite boutique en ligne spécialisée demanderait plutôt 4 600 à 15 500 €, selon le stock et le marketing.

Ce sont des simulations, pas des moyennes officielles. Elles supposent un lancement progressif, sans achat immobilier, sans gros travaux et sans embauche au départ.

Le stock, c'est le poste piège. Les extensions existent en dizaines de longueurs, textures, couleurs et fixations, et tout acheter d'emblée immobilise beaucoup de trésorerie.

On peut réduire la mise en travaillant sur commande après consultation, avec un acompte à la réservation. Le salon Barrette et Bigoudi, partenaire Great Lengths, demande par exemple 50 %. Ça finance une partie des cheveux avant la pose et évite de garder des mèches coûteuses pendant des mois.

Poste de départ Activité dans un salon existant Boutique en ligne
Formation et perfectionnement 500 à 2 000 € 0 à 500 €
Matériel technique 300 à 1 500 € 100 à 400 €
Stock initial 1 000 à 3 000 € 2 000 à 6 000 €
Site et outils numériques 200 à 800 € 500 à 2 000 €
Photos et contenus commerciaux 200 à 700 € 300 à 1 000 €
Publicité de lancement 300 à 1 000 € 500 à 2 000 €
Emballages et fournitures 100 à 300 € 200 à 600 €
Trésorerie de sécurité 1 000 à 3 000 € 1 000 à 3 000 €
Total indicatif 3 600 à 12 300 € 4 600 à 15 500 €

Les extensions de cheveux peuvent-elles vraiment faire gagner plus d'argent à un salon ?

Oui, et nettement : une ou deux poses de plus par semaine suffisent à faire bouger le chiffre d'affaires.

L'UNEC estime le chiffre d'affaires de la coiffure française à environ 6,3 milliards d'euros pour quelque 111 200 établissements dans ses chiffres clés 2024, soit une moyenne proche de 56 700 € par établissement (moyenne qui cache des structures très différentes).

Prenons un salon à 150 000 € HT par an. Une pose à 500 € HT chaque semaine, c'est 24 000 € HT sur 48 semaines, soit 16 % de recettes en plus. Avec deux poses, 48 000 €, soit 32 %.

Et sans ouvrir un deuxième établissement : le local, une partie du matériel et une clientèle potentielle sont déjà là.

Reste à surveiller le coût des cheveux et le planning. Si les poses prennent la place de colorations déjà rentables, le gain réel sera plus faible que ce que laisse croire le chiffre d'affaires.

Notre conseil : démarrer doucement, avec quelques consultations et poses par semaine, avant d'acheter un gros stock ou d'aménager un espace dédié.

Alors, quels chiffres faut-il retenir sur le marché des extensions de cheveux en France ?

Environ 111 millions de dollars en 2025 selon notre calcul fondé sur Grand View Research. Un marché de niche, mais avec un vrai potentiel : des prestations qui dépassent parfois 1 000 € et des clientes qui reviennent plusieurs fois par an.

Les projections annoncent une croissance rapide des perruques et extensions, pendant que le chiffre d'affaires moyen des salons traditionnels baisse. Pour un coiffeur déjà installé, les extensions sont une piste concrète d'activité complémentaire.

À 600 € TTC la prestation, environ 167 poses par an suffisent pour encaisser 100 000 € TTC. Ce qui, encore une fois, n'a rien à voir avec 100 000 € de bénéfice.

Si on devait se lancer aujourd'hui, on viserait une activité spécialisée, avec des cheveux de qualité et une clientèle fidélisée par la pose et l'entretien. Et on calculerait coûts d'approvisionnement et temps de travail dès le premier jour.

Le potentiel justifie une étude locale sérieuse. Mais aucune prévision de croissance ne vous dira combien de clientes, dans votre zone, sont prêtes à payer plusieurs centaines d'euros. C'est cette demande réelle, avec une bonne marge par prestation, qui décidera si le projet tient.

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SOURCES ET MÉTHODOLOGIE

Cette analyse cherche à savoir si le marché français des extensions de cheveux offre aujourd'hui des opportunités assez solides pour créer une activité rentable. Une estimation de marché ne suffit pas à y répondre : nous avons donc croisé la taille du marché, son évolution, les prix pratiqués, la fréquence des prestations, les coûts d'approvisionnement, la concurrence et les conditions d'exercice.

Nous avons d'abord isolé les extensions des perruques, que les études sectorielles regroupent souvent. Le chiffre de 111,2 millions de dollars résulte de notre calcul à partir de l'étude France de Grand View Research, en retirant les 79,4 % attribués aux perruques. Il mesure le marché des produits, pas les recettes de pose et d'entretien en salon.

Les perspectives de croissance ont été confrontées aux résultats récents de la coiffure française, plutôt que de déduire le potentiel du seul taux de croissance annoncé. Les projections des cabinets sont traitées comme des tendances, pas comme des ventes futures.

Les statistiques douanières (code 670420) servent à mesurer la concentration des fournisseurs. Nous ne les comparons pas au chiffre d'affaires commercial, puisque la valeur à l'importation précède les marges, la distribution et les prestations.

Les prix proviennent des grilles tarifaires publiées par des professionnels français, comparées en tenant compte des techniques, des longueurs et du nombre de mèches. Elles illustrent les pratiques du marché sans constituer une moyenne nationale.

Les dépenses annuelles des clientes, la rentabilité par pose, le nombre de prestations nécessaires et les budgets de lancement sont des scénarios construits à partir de prix observables, des durées d'entretien communiquées par les fabricants et d'hypothèses de coûts explicites. Ils permettent de distinguer le chiffre d'affaires potentiel de la rentabilité effective.

Pour la concurrence, nous avons séparé la densité générale des salons de coiffure de la concurrence réellement spécialisée dans les extensions. Les règles d'exercice ont été vérifiées auprès des sources publiques françaises.

Nous avons privilégié les données françaises récentes, les publications d'organismes professionnels, les statistiques officielles et les informations communiquées directement par les entreprises. Les références internationales ont servi lorsqu'elles éclairaient les tendances du marché ou la chaîne d'approvisionnement.

Les principales sources utilisées sont : Grand View Research sur le marché français des perruques et extensions, Grand View Research sur le marché mondial, les chiffres clés 2024 de l'UNEC, les chiffres clés de la profession publiés par l'UNEC, les données d'importation de la Banque mondiale (WITS / UN Comtrade), les tarifs de Studio Extensions, les prestations d'Aurore Bret, la grille tarifaire de Didier Bettinger, la FAQ de Great Lengths, les extensions Pre-Bonded, les GL Tapes et les GL Weft de Great Lengths, la filière d'approvisionnement de Great Lengths, la FAQ de la DGCCRF sur l'encadrement de la coiffure, ainsi que les fiches Service Public sur la coiffure à domicile et la coiffure en salon.