Salle de réception : quelles charges selon la surface ?

Dernière mise à jour: 16 Septembre 2026

Ouvrez une salle de réception rentable avec un bon taux de remplissage

Business plan, prévisionnel financier, étude de marché et executive summary, déjà rédigés et chiffrés pour ce métier.

C'est parti

EN RÉSUMÉ

Pour une salle de réception louée en France, nous prévoirions aujourd’hui environ 160 à 400 € de charges immobilières et d’exploitation par m² et par an, hors personnel événementiel, financement et gros travaux. Cela place grossièrement 200 m² entre 32 000 et 80 000 € par an, 500 m² entre 80 000 et 200 000 €, et 1 000 m² entre 160 000 et 400 000 €.

La surface seule explique assez mal la rentabilité. Deux bâtiments de 500 m² peuvent avoir plus de 100 000 € d’écart de charges annuelles simplement à cause du loyer, de l’isolation, de la hauteur sous plafond ou de la configuration du site.

Le loyer est le poste capable de tuer le projet le plus vite. Sur 500 m², passer de 8 à 25 €/m² par mois fait passer le loyer annuel de 48 000 à 150 000 €, avant même l’énergie, le nettoyage ou l’assurance.

Il faut surtout distinguer les mètres carrés loués des mètres carrés réellement vendables. Cuisine, sanitaires, réserves, halls et locaux techniques coûtent eux aussi de l’argent ; un bâtiment de 700 m² peut très bien ne disposer que de 400 à 450 m² réellement commercialisables comme espace de réception.

Les économies d’échelle existent, mais elles ne sauvent pas une salle trop grande. Même si le coût moyen par mètre carré diminue avec la surface, quelques centaines de mètres carrés supplémentaires peuvent encore ajouter plusieurs dizaines de milliers d’euros de charges fixes par an.

La capacité réglementaire ne doit pas être confondue avec la capacité commerciale. Une réception assise avec tables, circulations, buffet, décoration et piste de danse demande souvent autour de 1,5 à 2,5 m² utiles par invité, bien davantage qu’un simple calcul réglementaire d’effectif.

Le nettoyage dépend presque autant du nombre d’événements que de la taille du bâtiment. Une petite salle exploitée quatre-vingts fois par an peut coûter davantage à nettoyer qu’une grande salle utilisée seulement trente fois.

L’énergie est l’autre gros piège des grandes surfaces. À surface identique, une mauvaise isolation, de hauts plafonds ou une remise en température lente peuvent presque doubler la consommation sans apporter un seul client supplémentaire.

Le vrai seuil de rentabilité se calcule avec la marge laissée par chaque réservation. Avec 120 000 € de charges fixes et 3 000 € de marge par événement, il faut environ 40 événements simplement pour absorber ces charges ; avec 2 000 € de marge, il en faut 60.

Pour un premier projet indépendant, une salle bien conçue autour de 300 à 500 m² paraît souvent plus défendable qu’un bâtiment de 800 ou 1 000 m² choisi par anticipation. La grande surface commence à devenir intéressante lorsque des demandes réellement refusées prouvent qu’il manque déjà de la capacité.

4,8 sur Google4,5 sur Trustpilot

Tous les documents pour lancer une salle de réception

Business plan, prévisionnel financier, étude de marché et executive summary, déjà rédigés et chiffrés pour ce métier. Vous y mettez vos chiffres, vous présentez le dossier.

Voir le pack complet

Téléchargement immédiat

Combien coûte vraiment une salle de réception selon sa surface aujourd’hui ?

Pour une salle de réception louée en France, nous partirions aujourd’hui sur environ 160 à 400 € de charges immobilières et d’exploitation par m² et par an, hors personnel événementiel, financement et gros travaux.

Cette fourchette est volontairement large. Le loyer change énormément selon la ville et le type de bâtiment, et l’énergie varie presque autant entre une construction récente et un ancien corps de ferme difficile à chauffer.

Pour donner un ordre de grandeur utilisable, prenons un scénario avec 10 à 25 €/m² de loyer mensuel, puis ajoutons énergie, entretien courant, assurance, nettoyage structurel et frais immobiliers. À conditions comparables, 200 m² représentent alors environ 32 000 à 80 000 € par an. À 500 m², nous arrivons autour de 80 000 à 200 000 €. À 1 000 m², le budget peut déjà atteindre 160 000 à 400 000 €.

Ces chiffres servent surtout à repérer la bonne échelle. Une fois un bâtiment identifié, les anciennes factures du site doivent remplacer immédiatement ces hypothèses.

Surface totale Charges annuelles indicatives Charges mensuelles indicatives
150 m² 24 000 à 60 000 € 2 000 à 5 000 €
200 m² 32 000 à 80 000 € 2 700 à 6 700 €
300 m² 48 000 à 120 000 € 4 000 à 10 000 €
400 m² 64 000 à 160 000 € 5 300 à 13 300 €
500 m² 80 000 à 200 000 € 6 700 à 16 700 €
600 m² 96 000 à 240 000 € 8 000 à 20 000 €
800 m² 128 000 à 320 000 € 10 700 à 26 700 €
1 000 m² 160 000 à 400 000 € 13 300 à 33 300 €

Le loyer peut-il tuer la rentabilité d’une salle de réception ?

Oui, le loyer peut à lui seul faire basculer une salle de réception rentable vers un projet très difficile à remplir.

Prenons 500 m². À 8 €/m² par mois, le loyer atteint 48 000 € par an. À 15 €, il monte à 90 000 €. À 25 €, nous sommes déjà à 150 000 €. À 35 €, la facture atteint 210 000 € avant même d’avoir chauffé, nettoyé ou assuré le lieu.

Voilà pourquoi deux salles de 500 m² peuvent avoir des économies complètement différentes.

Le piège vient aussi des mètres carrés que le client ne paie pas directement. Cuisine, sanitaires, réserves, hall, locaux techniques et circulations supportent eux aussi un loyer. Un bâtiment de 700 m² peut finalement ne proposer que 400 ou 450 m² réellement exploitables comme espace de réception.

Pour un porteur de projet, le chiffre à obtenir très tôt est donc simple : combien coûte chaque mètre carré total du bâtiment, et quelle part de cette surface peut vraiment être vendue au client ?

Une salle de 1 000 m² coûte-t-elle deux fois plus qu’une salle de 500 m² ?

Une salle de réception de 1 000 m² coûte souvent nettement moins de deux fois plus sur quelques petites charges, mais presque deux fois plus sur les gros postes liés au bâtiment.

Le site internet, certains logiciels, la comptabilité ou une partie de l’administration changent peu avec la taille. Le loyer, le chauffage, la climatisation, l’éclairage, les sols à nettoyer et la surface à entretenir suivent beaucoup plus directement les mètres carrés.

Imaginons que la salle de 500 m² coûte 170 €/m² par an et que la salle de 1 000 m² bénéficie d’économies d’échelle jusqu’à 150 €/m². La grande salle reste tout de même à 150 000 € de charges contre 85 000 € pour la petite.

Le coût moyen au mètre carré a baissé de 12 %, mais le propriétaire doit trouver 65 000 € supplémentaires chaque année. C’est ce deuxième chiffre qui décide de la rentabilité.

À partir de quelle surface une salle de réception devient-elle risquée ?

Une grande salle devient risquée dès que les mètres carrés supplémentaires permettent d’accueillir davantage de personnes sans apporter assez de réservations supplémentaires.

Passer de 200 à 400 m² peut ouvrir beaucoup de nouveaux événements : mariages plus importants, séminaires, anniversaires, associations ou repas d’entreprise. Passer ensuite de 700 à 1 000 m² vise une clientèle encore plus grande, mais les événements de cette taille sont forcément moins nombreux.

Supposons qu’une salle de 450 m² couvre déjà 80 % des demandes d’une zone donnée. Ajouter 350 m² pour capturer les 20 % restants peut coûter beaucoup plus cher que le chiffre d’affaires réellement gagné.

Le meilleur indicateur devient alors le nombre de demandes refusées à cause de la capacité. Si elles sont rares, acheter davantage de surface revient surtout à payer pour de la capacité inutilisée.

4,8 sur Google4,5 sur Trustpilot

Combien facturer pour rentabiliser une salle de réception ?

Le prévisionnel du pack calcule votre seuil de rentabilité, votre besoin en fonds de roulement et votre trésorerie à partir de vos propres hypothèses. Vous changez un chiffre, tout se recalcule.

Voir le pack complet

Aucune connaissance financière requise

Combien de personnes peut-on vraiment accueillir dans 200, 400 ou 600 m² ?

Une salle de réception peut accueillir beaucoup moins de personnes confortablement que son simple nombre de mètres carrés pourrait le laisser croire.

La réglementation des ERP de type L donne un repère clair. Pour certaines salles polyvalentes, le règlement de sécurité prévoit une personne par mètre carré de surface totale pour calculer l’effectif réglementaire. Légifrance confirme toujours cette règle dans le texte actuellement applicable.

Mais une réception assise demande de la place pour les tables, les chaises, les circulations, le buffet, la décoration, la piste de danse et parfois une scène.

Pour construire un business plan, nous utiliserions donc plutôt environ 1,5 à 2,5 m² utiles par invité selon le niveau de confort recherché et la configuration.

Avec 300 m² réellement disponibles pour la réception, cela donne plutôt 120 à 200 invités qu’une lecture simpliste de 300 personnes. Et si un bâtiment de 500 m² ne possède que 300 m² de surface réellement utilisable par les clients, il faut dimensionner son modèle économique sur ces 300 m².

Les règles ERP deviennent-elles beaucoup plus chères quand la salle grandit ?

Oui, agrandir une salle de réception peut faire apparaître de nouvelles contraintes de sécurité plus vite que les revenus ne progressent.

Les salles de réception entrent généralement dans le régime des établissements recevant du public. Pour les salles polyvalentes relevant du type L, la réglementation actuelle retient notamment une personne par mètre carré pour certains calculs d’effectif.

Le texte applicable aux établissements de type L prévoit aussi des seuils d’assujettissement liés à la capacité. Pour plusieurs catégories de salles de réunion ou polyvalentes, le seuil du premier groupe commence notamment à 200 personnes au total.

La conséquence pratique est importante. Ajouter 100 ou 200 m² peut modifier la capacité réglementaire du lieu, les dégagements nécessaires, les équipements de sécurité ou certaines obligations techniques.

Nous éviterions donc de budgéter une extension en multipliant simplement les anciens coûts par la nouvelle surface. Avant de signer pour un grand bâtiment, il faut faire valider la configuration exacte par un professionnel qui maîtrise les ERP.

Combien coûte le nettoyage d’une salle de réception aujourd’hui ?

Pour une salle de réception, quelques centaines d’euros de nettoyage après chaque événement deviennent vite normales dès que le lieu atteint plusieurs centaines de mètres carrés.

Les tarifs professionnels publiés récemment en France placent couramment le nettoyage autour de 25 à 45 € de l’heure, avec de fortes différences selon la région et le type d’intervention. L’entretien régulier de locaux professionnels peut être moins cher, tandis qu’une remise en état lourde, des vitres ou une cuisine demandent davantage.

Une équipe totalisant huit heures de travail représente donc environ 200 à 360 €. Vingt heures cumulées amènent plutôt 500 à 900 €.

Sur une année, la fréquence compte autant que la surface. À 300 € de nettoyage pour 60 événements, nous obtenons 18 000 €. À 500 € pour 80 événements, la facture monte à 40 000 €.

Une salle de 800 m² utilisée trente fois peut ainsi coûter moins cher à nettoyer qu’une salle de 400 m² utilisée quatre-vingts fois.

Nettoyage par événement 30 événements/an 50 événements/an 80 événements/an
150 € 4 500 € 7 500 € 12 000 €
200 € 6 000 € 10 000 € 16 000 €
250 € 7 500 € 12 500 € 20 000 €
300 € 9 000 € 15 000 € 24 000 €
400 € 12 000 € 20 000 € 32 000 €
500 € 15 000 € 25 000 € 40 000 €
700 € 21 000 € 35 000 € 56 000 €

Combien peut coûter l’électricité d’une grande salle de réception ?

L’énergie peut devenir l’une des grosses mauvaises surprises d’une grande salle de réception, surtout avec de hauts plafonds, une mauvaise isolation ou beaucoup de climatisation.

Pour comparer deux bâtiments, le plus utile est de regarder les kWh consommés par mètre carré et les anciennes factures, plutôt que d’utiliser une facture moyenne nationale.

Une salle de 500 m² consommant 100 kWh/m² par an représente 50 000 kWh. À 200 kWh/m², elle passe à 100 000 kWh. Un mauvais bâtiment peut donc doubler la consommation sans offrir un seul mètre carré supplémentaire.

La hauteur compte beaucoup aussi. Chauffer 600 m² avec huit mètres sous plafond demande une autre puissance que chauffer les mêmes 600 m² dans une construction récente deux fois moins haute.

Le coût du réseau continue par ailleurs de bouger. La Commission de régulation de l’énergie a récemment relevé de 3,04 % en moyenne la composante TURPE de distribution. Ce n’est qu’une partie de la facture, mais cela rappelle qu’un business plan énergétique doit rester prudent.

Pour une salle utilisée surtout le week-end, nous regarderions particulièrement la vitesse de remise en température. Pouvoir réduire fortement chauffage et climatisation entre deux réservations aide beaucoup.

4,8 sur Google4,5 sur Trustpilot

Trois semaines de travail pour une salle de réception, déjà faites

Vous récupérez les quatre documents, vous les adaptez à votre projet, et notre équipe les relit gratuitement avant que vous les envoyiez à votre banque.

Voir le pack complet

Accompagnement par nos experts, gratuit

Toutes les surfaces d’une salle de réception coûtent-elles vraiment pareil ?

Non. Une cuisine, des sanitaires ou un local technique coûtent souvent beaucoup plus cher à exploiter qu’une simple réserve, alors qu’aucun de ces espaces ne se vend comme une salle principale.

Prenons un bâtiment de 700 m² avec 420 m² de salle, 80 m² de cuisine et office, 50 m² de sanitaires, 60 m² de stockage et 90 m² de halls, circulations et locaux techniques.

La salle principale représente alors seulement 60 % de la surface totale.

Si le bâtiment absorbe 140 000 € de charges annuelles, regarder uniquement le ratio de 200 €/m² donne une image trop flatteuse. Rapporté aux 420 m² réellement vendus comme espace principal, le coût dépasse 330 € par mètre carré commercial.

La cuisine accentue encore l’écart. Plonge, froid, eau chaude, ventilation, plomberie et équipements multiplient les dépenses d’entretien. Même chose pour les sanitaires lorsqu’une salle reçoit plusieurs centaines de personnes.

Le plan détaillé du bâtiment vaut donc souvent plus que son nombre total de mètres carrés.

L’assurance et les taxes augmentent-elles beaucoup avec la taille de la salle ?

L’assurance et la fiscalité montent généralement avec la taille d’une salle de réception, mais la surface seule ne suffit pas à prévoir leur montant.

Pour l’assurance, les compagnies regardent aussi le nombre de personnes accueillies, la valeur du mobilier et des équipements, les garanties incendie, dégâts des eaux, vol et perte d’exploitation. Une salle de 800 m² presque vide n’a donc pas forcément la même prime qu’un domaine événementiel de 800 m² rempli d’équipements coûteux.

Pour la CFE, l’administration fiscale utilise aujourd’hui la valeur locative du local. Le calcul tient compte de la surface pondérée, de la catégorie du bien, du tarif applicable au secteur géographique et d’un éventuel coefficient de localisation.

Les barèmes officiels et coefficients ont encore été actualisés récemment. Une estimation nationale unique au mètre carré serait donc assez trompeuse.

Avant de reprendre une salle existante, nous demanderions directement les anciens avis de CFE et de taxe foncière ainsi que le détail des charges prévues par le bail. Ces documents donnent une réponse beaucoup plus fiable qu’une moyenne trouvée en ligne.

Combien d’événements faut-il pour payer les charges d’une salle de réception ?

Le nombre d’événements nécessaires peut aller d’une vingtaine à plus de cent par an selon les charges fixes et la marge réellement gagnée sur chaque réservation.

Prenons une salle avec 120 000 € de charges fixes annuelles. Si une réservation laisse 2 000 € après les dépenses directement liées à l’événement, il faut 60 événements simplement pour absorber ces charges. Avec 3 000 € de marge, il en faut 40. Avec 5 000 €, 24 suffisent.

Le calcul devient nettement plus tendu sur un grand bâtiment. Une salle supportant 250 000 € de charges et gagnant 4 000 € par événement doit organiser environ 63 événements avant de commencer à couvrir le reste de l’entreprise.

Et nous parlons encore ici avant certains remboursements d’emprunts, investissements ou rémunérations du dirigeant.

Le bon chiffre à suivre est donc la marge laissée par chaque réservation. Le tarif affiché à 6 000 ou 8 000 € donne peu d’informations si la moitié repart immédiatement en prestations et coûts variables.

Charges fixes annuelles Marge de 2 000 € Marge de 3 000 € Marge de 4 000 € Marge de 5 000 €
50 000 € 25 événements 17 13 10
75 000 € 38 25 19 15
100 000 € 50 34 25 20
125 000 € 63 42 32 25
150 000 € 75 50 38 30
200 000 € 100 67 50 40
250 000 € 125 84 63 50

Une salle de 300 m² peut-elle être plus rentable qu’une salle de 800 m² ?

Oui, une salle de 300 m² très souvent réservée peut facilement gagner plus d’argent qu’une salle de 800 m² qui facture davantage mais reste vide trop souvent.

Imaginons 70 000 € de charges annuelles pour la petite salle et 180 000 € pour la grande. Les 800 m² doivent produire 110 000 € de marge supplémentaire chaque année simplement pour effacer l’écart de charges.

Si la grande salle rapporte 1 500 € de marge supplémentaire sur chaque réservation, il faudrait environ 74 réservations équivalentes pour couvrir ces 110 000 €.

Avec seulement 30 événements supplémentaires, il faudrait gagner près de 3 700 € de marge de plus sur chacun.

Ce calcul est particulièrement utile avant de visiter des bâtiments. Une grande salle donne immédiatement envie de viser de gros mariages ou des événements d’entreprise. La demande locale doit pourtant être assez profonde pour remplir cette capacité régulièrement.

4,8 sur Google4,5 sur Trustpilot

Ce qu’il faut pour faire financer une salle de réception

Une banque veut des chiffres sourcés, un marché documenté et une stratégie tenable. Les quatre documents répondent à ces trois questions dans l’ordre où elles se posent.

Voir le pack complet

Convient pour une demande de prêt

Quelle surface choisir pour une première salle de réception ?

Pour une première salle indépendante, une surface bien conçue autour de 300 à 500 m² nous paraît souvent beaucoup plus défendable qu’un bâtiment de 800 ou 1 000 m² choisi par anticipation.

Cette taille permet déjà de couvrir de nombreux mariages, anniversaires, événements associatifs et séminaires sans transformer chaque mois creux en problème de trésorerie.

Évidemment, un château, un domaine avec hébergement ou un centre accueillant de grands événements suit une autre logique. Mais pour un nouveau projet sans historique de réservations, acheter de la capacité avant d’avoir prouvé la demande ajoute surtout des charges fixes.

Nous changerions de position dès qu’il existe des preuves concrètes. Si une salle refuse chaque mois des mariages de 200 à 250 personnes faute de place, ou si des entreprises demandent régulièrement une capacité supérieure, l’agrandissement répond alors à une demande déjà visible.

À ce stade, les mètres carrés supplémentaires commencent réellement à travailler.

Quelles factures demander avant de louer une salle de réception ?

Avant de signer le bail d’une salle de réception, nous demanderions plusieurs années de dépenses réelles du bâtiment, car elles peuvent changer complètement le business plan.

Les factures d’électricité et de gaz permettent d’identifier les vrais mois coûteux. Les anciens avis de taxe foncière et de CFE montrent la fiscalité du site. Les factures d’entretien et les contrats de maintenance révèlent ce que coûtent réellement chauffage, climatisation, alarmes, équipements de sécurité ou portes automatiques.

Il faut aussi regarder les contrôles ERP et les travaux déjà demandés. Une salle apparemment bon marché peut cacher une mise aux normes coûteuse.

Enfin, le bail mérite une lecture très concrète : qui paie la taxe foncière, quelles réparations reviennent au locataire, quelles charges sont récupérables et quels équipements restent à sa charge ?

Une semaine passée à reconstruire ces dépenses vaut souvent beaucoup plus qu’une négociation de quelques euros sur le loyer facial.

Alors, quelles charges prévoir selon la surface d’une salle de réception ?

Pour une salle de réception louée en France, nous garderions aujourd’hui environ 160 à 400 € par m² et par an comme première enveloppe de travail, puis nous remplacerions très vite cette estimation par les dépenses réelles du bâtiment visé.

Cela place grossièrement 200 m² autour de 32 000 à 80 000 € par an, 500 m² autour de 80 000 à 200 000 € et 1 000 m² autour de 160 000 à 400 000 €, hors masse salariale événementielle, financement et gros travaux.

Le loyer crée souvent le plus gros écart entre deux projets. Le nettoyage devient lourd lorsque les réservations se multiplient. L’énergie peut faire très mal dans les grands volumes mal isolés. La réglementation ERP ajoute parfois des coûts par paliers, tandis que cuisine, sanitaires et circulations réduisent la part des mètres carrés réellement vendables.

Au fond, la surface devient intéressante uniquement lorsqu’elle se transforme régulièrement en chiffre d’affaires.

Pour un premier projet, nous viserions donc plutôt une salle légèrement serrée mais souvent pleine qu’un grand bâtiment qui oblige à courir après des événements de 250 ou 300 personnes pour payer les charges. Une grande salle devient convaincante quand les demandes refusées prouvent déjà qu’il manque de la capacité. Avant cela, chaque mètre carré supplémentaire augmente surtout le montant qu’il faudra récupérer le mois suivant.

SOURCES ET MÉTHODOLOGIE

Cette analyse cherche à répondre à une question volontairement large : combien coûte réellement une salle de réception selon sa surface en France aujourd’hui ? Plutôt que de chercher une moyenne nationale unique, nous avons décomposé le problème entre coût immobilier, énergie, exploitation courante, surface réellement commercialisable, capacité d’accueil, contraintes ERP et économie par réservation.

Nous avons privilégié les textes réglementaires et fiscaux français, les données des administrations, de l’Insee et des régulateurs. Lorsque les sources publiques ne permettent pas d’observer directement un prix commercial, nous les avons complétées avec des données de marché de première main.

Les informations ont ensuite été ramenées à quelques unités comparables : coût annuel par mètre carré, consommation énergétique par mètre carré, coût par événement, capacité d’accueil et marge par réservation. Cette méthode permet de distinguer les dépenses qui suivent assez directement la surface de celles qui évoluent plutôt avec la fréquentation ou par seuils réglementaires.

Les fourchettes de 160 à 400 € par m² et par an sont utilisées comme des scénarios de travail, pas comme un tarif national. Elles servent à cadrer l’ordre de grandeur avant qu’un bâtiment précis soit identifié. À partir de ce moment-là, les anciennes factures du site, le bail, les avis fiscaux et les contrats de maintenance doivent remplacer les hypothèses générales.

Nous avons également séparé capacité réglementaire et capacité commerciale. Les règles ERP servent à calculer des effectifs et des obligations de sécurité ; elles ne disent pas combien d’invités il est raisonnable de prévoir dans un business plan lorsqu’il faut aussi conserver de la place pour les tables, les circulations, le buffet, le service ou la piste de danse.

Pour les comparaisons de surface, nous avons donné davantage de poids aux mètres carrés réellement monétisables qu’à la surface brute du bâtiment. Une cuisine, des sanitaires, des réserves ou des locaux techniques supportent eux aussi des coûts, mais ne génèrent pas directement le même revenu qu’une salle principale.

Enfin, nous avons croisé les charges fixes avec la marge par réservation. C’est ce qui permet de passer d’une simple comparaison immobilière à une question plus utile pour un créateur d’entreprise : combien d’événements faudra-t-il réellement vendre pour financer la surface choisie ?

Parmi les principales sources utilisées figurent Légifrance sur le périmètre et les seuils applicables aux ERP de type L, l’article L 3 sur le calcul réglementaire de l’effectif, le texte consolidé relatif aux établissements de type L, Service-Public sur la sécurité incendie et les contrôles des ERP, Service-Public sur l’accessibilité et les autorisations de travaux, le ministère de la Transition écologique sur Éco Énergie Tertiaire, le bilan récent des consommations du parc tertiaire, les règles relatives aux audits énergétiques des entreprises, la Commission de régulation de l’énergie sur l’évolution 2026 du TURPE, l’Insee pour l’indice des loyers des activités tertiaires, l’Insee pour l’indice des loyers commerciaux, impots.gouv.fr sur la valeur locative utilisée pour la CFE, les grilles tarifaires et coefficients de localisation des locaux professionnels, Bpifrance Création sur la répartition des charges, travaux, impôts et taxes dans un bail commercial, Bpifrance Création sur les points à négocier avant de signer un bail, France Assureurs sur l’assurance des responsabilités professionnelles, France Assureurs sur les pertes d’exploitation et CBRE pour des données immobilières de première main sur les loyers de locaux d’activités.

4,8 sur Google4,5 sur Trustpilot

Les quatre documents pour lancer une salle de réception

Le business plan raconte le projet, le prévisionnel le chiffre, l’étude de marché le justifie et l’executive summary le résume en deux pages. Rien à rédiger de zéro.

Voir le pack complet

PowerPoint, Excel et Word, modifiables