Salle de sport : faut-il investir dans sauna ?

Dernière mise à jour: 12 Septembre 2026

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EN RÉSUMÉ

Oui, investir dans un sauna peut être rentable pour une salle de sport premium ou qui cherche réellement à monter en gamme. Pour une salle low-cost, très contrainte en surface ou incapable de vendre un abonnement plus cher grâce à cet équipement, nous investirions ailleurs.

Le sauna n’est pas devenu indispensable au fitness. Les plus gros réseaux continuent de grandir sans en faire un équipement standard, en misant surtout sur le prix, les horaires, les machines et des services plus faciles à déployer.

Son intérêt apparaît surtout quand une salle veut sortir de la comparaison à 25 ou 30 € par mois. Dans les clubs français facturés 70, 80 ou 100 € et plus, les espaces de récupération deviennent beaucoup plus présents parce qu’ils rendent la montée en gamme visible.

Le sauna ne justifie cependant pas, à lui seul, un supplément important. Il fonctionne mieux intégré à une formule premium avec serviette, récupération, cours ou autres services de confort.

Le prix de la cabine est rarement le principal problème. Un sauna professionnel de cinq à huit places peut coûter autour de 4 000 à 10 000 € TTC, mais l’électricité, la ventilation, les vestiaires et les éventuels travaux peuvent facilement multiplier le budget réel.

L’électricité reste assez secondaire lorsque le sauna est utilisé. Un poêle de 9 kW fonctionnant huit heures par jour à pleine puissance représenterait environ 417 € par mois avec l’hypothèse de prix utilisée ici, et la consommation réelle est normalement inférieure puisque le thermostat ne chauffe pas en permanence.

Dans une petite salle, le coût caché est plutôt la surface. Cinq ou dix mètres carrés consacrés au sauna peuvent valoir davantage utilisés pour supprimer l’attente sur les machines, agrandir une zone fonctionnelle ou ajouter des casiers.

Le vrai test économique n’est donc pas « les adhérents aiment-ils le sauna ? », mais « acceptent-ils de payer davantage pour une formule qui l’inclut ? ». Quelques dizaines de préinscriptions à un tarif supérieur apportent une information bien plus utile qu’un questionnaire où l’option serait gratuite.

À l’échelle de plusieurs centaines de membres, les calculs deviennent vite intéressants. Cent adhérents payant 5 € de plus génèrent 500 € de chiffre d’affaires mensuel supplémentaire ; deux cents adhérents, 1 000 €. Mais ces montants ne doivent pas être confondus avec du bénéfice ni entièrement attribués au sauna si le forfait comprend d’autres avantages.

Le meilleur cas est finalement assez simple : une salle déjà crédible sur le sport, avec assez d’espace, des clients disposés à payer davantage et un positionnement où la récupération compte réellement. Sans ces conditions, le sauna risque surtout de devenir une jolie cabine qui chauffe toute la journée pour peu de monde.

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Pourquoi les salles de sport reparlent-elles autant du sauna ?

Le sauna revient dans les salles de sport parce qu’une partie du marché essaie aujourd’hui de vendre davantage que l’accès aux machines : récupération, confort et bien-être permettent de monter en gamme.

Le contexte européen aide à comprendre pourquoi. Selon le rapport EuropeActive/Deloitte publié en 2026, les clubs européens ont terminé 2025 avec 75,5 millions d’adhérents, soit 5,8 % de plus en un an, tandis que leur chiffre d’affaires progressait de 9,1 % pour atteindre 39,1 milliards d’euros. Les revenus ont donc augmenté nettement plus vite que le nombre de membres. EuropeActive cite notamment la hausse du revenu par adhérent et le développement de services supplémentaires.

En France, la concurrence reste pourtant très dure sur le prix. Basic-Fit commence actuellement à 24,99 € toutes les quatre semaines. Fitness Park se situe autour de 30 € sur sa formule d’entrée. Keepcool et Neoness évoluent généralement autour de 30 à 35 € selon les offres.

En face, des clubs qui vendent une expérience plus complète montent beaucoup plus haut. WellNess Sport Club facture environ 69 à 79 € par mois avec, selon les établissements, piscine, hammam et sauna. Club Grenelle propose fitness, piscine, sauna et hammam à 79 € par mois. Le 33 Foch, à Paris, inclut notamment un sauna dans une cotisation annuelle de 2 640 €, soit 220 € par mois avant droit d’entrée.

Le sauna apparaît donc surtout là où le club veut sortir de la comparaison à 25 ou 30 € par mois. C’est ce positionnement qu’il faut évaluer avant même de regarder le prix de la cabine.

Le sauna est-il vraiment devenu indispensable dans une salle de sport ?

Non, le sauna reste aujourd’hui un bonus de positionnement. Les plus gros réseaux français continuent de recruter énormément sans en faire un équipement standard.

Basic-Fit comptait 894 clubs en France à la fin de 2025, contre 858 un an auparavant. Dans son rapport annuel, l’enseigne explique notamment la progression française par l’amélioration des clubs, l’élargissement des horaires et le passage de plus de 300 établissements au 24h/24. Machines, application, boissons, invitations ou fauteuils de massage occupent beaucoup plus de place dans la proposition commerciale que le sauna.

La même logique existe chez d’autres grandes chaînes. Elles préfèrent généralement consacrer leurs mètres carrés à des équipements utilisables par beaucoup de monde et faciles à reproduire dans plusieurs dizaines ou centaines de clubs.

Dès qu’on regarde les salles plus haut de gamme, le décor change. WellNess Sport Club associe régulièrement sauna, hammam et parfois piscine. Club Grenelle fait de même. Des clubs parisiens comme Semper Wellness, Blanche ou Le 33 Foch utilisent eux aussi le bien-être pour donner davantage de substance à leur prix.

Nous éviterions donc de copier le sauna simplement parce qu’il donne une impression de salle premium. Une salle peut très bien réussir sans lui ; certains concepts haut de gamme deviennent en revanche moins crédibles sans véritable espace de récupération.

Est-ce qu’un sauna permet vraiment de vendre l’abonnement plus cher ?

Oui, un sauna peut aider une salle de sport à augmenter son prix, mais les offres françaises montrent surtout qu’il fonctionne bien lorsqu’il fait partie d’un pack premium plus large.

Les écarts de prix sont assez parlants. Fitness Park reste autour de 30 € toutes les quatre semaines sur sa formule Classic et monte vers 45 € sur Access+, qui ajoute notamment hydromassage, cours et services supplémentaires. WellNess Sport Club se situe autour de 69 à 79 € par mois avec une offre beaucoup plus large comprenant, suivant les sites, piscine, hammam et sauna. Club Grenelle demande 79 € pour combiner fitness, cours, piscine, sauna, hammam et serviette.

Semper Wellness se positionne encore plus haut, autour de 99 € par mois selon la formule, avec sauna, hammam, Pilates Reformer et un gros volume de cours. Au 33 Foch, la cotisation individuelle atteint 2 640 € par an.

Nous ne pouvons évidemment pas isoler 8 €, 12 € ou 20 € de valeur attribuable au seul sauna. L’emplacement, le coaching, les cours, l’architecture et le niveau de service pèsent aussi dans le prix.

Mais la comparaison reste utile : quand un club veut passer de 35-40 € à 70-100 €, ajouter des éléments visibles de confort et de récupération aide beaucoup à rendre le saut tarifaire acceptable. Le sauna joue bien ce rôle.

Combien coûte vraiment un sauna professionnel pour une salle de sport ?

Pour une cabine professionnelle de cinq à huit personnes, le matériel se trouve actuellement autour de 4 000 à 10 000 € TTC en France, mais les travaux peuvent faire grimper le budget bien au-delà.

Chez Sauna-Hammam.fr, nous avons relevé par exemple un sauna traditionnel cinq à six places d’environ 2,03 × 1,62 m avec poêle de 9 kW autour de 4 200 € TTC. Un modèle professionnel six places de 2,40 × 1,80 m avec poêle Harvia 9 kW avoisine 7 900 € TTC. Des modèles six à huit places se rapprochent ensuite de 9 000 à 10 000 €.

Le piège consiste à prendre le prix catalogue comme budget final. Il faut encore regarder l’électricité disponible, la ventilation, le sol, la circulation autour de la cabine, l’état des vestiaires, l’évacuation de l’humidité et parfois la capacité de production d’eau chaude puisque les utilisateurs prennent davantage de douches.

Dans un club déjà bien configuré, l’installation peut rester assez raisonnable. Dans un ancien local commercial où il faut refaire une partie des vestiaires et de l’installation électrique, le sauna à 8 000 € peut rapidement devenir un projet deux ou trois fois plus cher.

Exemple actuellement commercialisé Capacité annoncée Puissance Prix affiché TTC
Nordica Vapeur V56 5-6 personnes 9 kW ≈ 4 200 €
Boreal Celest PRO 240 6 personnes 9 kW ≈ 7 900 €
Boreal Baltik PRO 240 6-7 personnes 9 kW ≈ 8 800 €
Boreal Celest PRO 300 8 personnes 9 kW ≈ 10 000 €
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Est-ce que l’électricité d’un sauna coûte vraiment cher à une salle de sport ?

Non, la facture électrique d’un sauna reste généralement gérable pour une salle qui l’utilise suffisamment. Le problème commence surtout quand la cabine chauffe pendant des heures pour presque personne.

Les cabines professionnelles de six à huit places que nous avons regardées utilisent souvent un poêle de 9 kW. Harvia recommande par exemple cette puissance sur plusieurs modèles destinés à des volumes d’environ 8 à 14 m³.

La CRE indiquait un prix moyen effectivement facturé aux entreprises françaises d’environ 193 €/MWh TTC en 2024, soit 0,193 €/kWh. Depuis, les marchés se sont détendus : selon la CRE, le prix à terme de l’électricité française pour livraison l’année suivante est passé en moyenne de 77 €/MWh en 2024 à 61 €/MWh en 2025. Chaque salle aura évidemment son propre contrat.

À 0,193 €/kWh, un poêle de 9 kW poussé en permanence à sa puissance maximale revient à environ 1,74 € par heure. Huit heures dans cette situation extrême coûteraient autour de 14 €, soit environ 417 € sur trente jours.

En pratique, le thermostat coupe régulièrement les résistances une fois la température atteinte. La consommation réelle peut donc être sensiblement plus basse. Il reste ensuite l’eau chaude, la ventilation, l’entretien et le nettoyage.

Quelques centaines d’euros mensuels ne sont pas négligeables, mais pour un club qui facture 60 000 ou 100 000 € par mois, ce poste reste secondaire si le sauna aide réellement à augmenter le panier ou à fidéliser certains membres.

Hypothèse volontairement maximale Énergie consommée Coût à 0,193 €/kWh
2 h à pleine puissance 18 kWh ≈ 3,50 €
4 h à pleine puissance 36 kWh ≈ 6,95 €
8 h à pleine puissance 72 kWh ≈ 13,90 €
8 h/jour pendant 30 jours 2 160 kWh ≈ 417 €

Le sauna coûte-t-il surtout cher en mètres carrés ?

Oui. Dans une petite salle de sport, les mètres carrés sacrifiés au sauna peuvent coûter davantage que son électricité.

Une cabine professionnelle six places de 2,40 × 1,80 m prend déjà environ 4,3 m² au sol. Il faut ajouter la circulation, l’accès et l’environnement technique. Dans les faits, le projet consomme donc plus que la seule surface de la cabine.

Sur un club de 1 500 ou 2 000 m², quelques mètres carrés supplémentaires ont rarement un impact énorme. Un établissement comme WellNess Sport Club peut consacrer une zone entière à la piscine, au hammam et au sauna tout en gardant un plateau sportif très fourni.

À 300 ou 400 m², la décision devient beaucoup plus tendue. La même surface peut accueillir une cage supplémentaire, plusieurs postes de musculation, une zone mobilité, des casiers ou simplement éviter que les adhérents se marchent dessus aux heures de pointe.

Pour un petit indépendant, nous regarderions donc d’abord ce que ces mètres carrés pourraient produire autrement. Si le club manque déjà de machines ou d’espace fonctionnel, le sauna part avec un sérieux handicap.

Est-ce qu’un sauna attire vraiment des clients et les aide à rester ?

Oui, un sauna peut faire gagner certains prospects et rendre une salle plus difficile à quitter, mais les données disponibles ne permettent pas de lui attribuer un effet précis sur les inscriptions ou les résiliations.

Pour attirer de nouveaux membres, le sauna devient surtout intéressant lorsque plusieurs concurrents proposent déjà des plateaux assez semblables. Si trois salles coûtent 45 à 55 €, se trouvent à distance comparable et possèdent des machines équivalentes, un espace de récupération peut réellement faire pencher le choix lors d’une visite.

L’effet semble plus faible lorsqu’un autre avantage domine complètement la décision. L’amplitude horaire en est un bon exemple : dans ses derniers résultats, Basic-Fit a directement associé une partie de sa croissance française à l’extension des horaires et au déploiement du 24h/24. Pouvoir s’entraîner à 5 heures du matin ou à minuit concerne une population beaucoup plus large que l’envie de prendre un sauna après chaque séance.

Côté fidélisation, le raisonnement est crédible mais moins bien documenté. Une routine entraînement-douche-sauna est plus difficile à remplacer qu’un simple accès à des machines identiques chez le concurrent. C’est d’ailleurs cohérent avec la manière dont les clubs premium regroupent fitness, piscine, hammam, serviettes et récupération.

Nous n’avons cependant trouvé aucune étude française solide disant qu’un sauna fait baisser le taux de résiliation de 5 %, 10 % ou 20 %. Une salle existante peut mesurer la chose elle-même : contrôle d’accès par badge, fréquence d’utilisation, renouvellement des utilisateurs et comparaison avec les membres qui ne passent jamais au sauna. Cela vaut beaucoup plus qu’une hypothèse dans Excel.

Un sauna a-t-il sa place dans une salle low-cost ?

Dans une vraie salle low-cost, nous investirions rarement dans un sauna aujourd’hui. Le modèle gagne surtout avec le prix, les horaires, la densité d’équipement et des coûts faciles à contrôler.

Les grands réseaux montrent déjà où se trouvent les priorités. Les formules bon marché donnent accès à beaucoup de machines, à des horaires très larges et souvent à plusieurs clubs. Quand ils veulent monter le panier, les opérateurs ajoutent plutôt des services faciles à industrialiser : hydromassage, boissons, application, invitations, studios spécialisés ou fauteuils de massage.

Un sauna demande davantage d’adaptation au bâtiment, possède une capacité limitée et mobilise une zone de vestiaire qui ne sert jamais à des dizaines de personnes simultanément.

Pour un indépendant qui veut tenir un abonnement autour de 25 à 35 €, investir dans des machines supplémentaires, améliorer la climatisation, ouvrir plus longtemps ou réduire l’attente aux heures de pointe donnera généralement un retour plus évident.

Le calcul change si le sauna permet justement de sortir du low-cost. Mais à ce moment-là, le club change aussi de positionnement.

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Est-ce qu’un sauna devient presque obligatoire dans une salle premium ?

Oui, plus une salle de sport facture cher, plus un vrai espace de récupération devient attendu, et le sauna fait partie des moyens les plus simples de matérialiser cette montée en gamme.

Les clubs français autour de 70 à 100 € par mois l’illustrent bien. Club Grenelle regroupe sauna, hammam, piscine et serviette dans une offre à 79 €. WellNess Sport Club ajoute lui aussi des équipements de bien-être à son offre sportive. Semper Wellness combine sauna, hammam, yoga, Pilates Reformer et nombreux cours autour d’un positionnement à environ 99 € ou plus.

À Paris, le phénomène monte encore d’un cran dans certains clubs très haut de gamme. Le 33 Foch facture 2 640 € par an avant droit d’entrée et inclut le sauna dans une expérience beaucoup plus large.

Un client qui paie 80 ou 100 € ne compare plus uniquement le nombre de tapis de course. Il regarde aussi les vestiaires, le calme, les serviettes, la récupération, l’espace disponible et la sensation générale du lieu.

Pour une petite salle indépendante premium, cela peut rendre le sauna particulièrement intéressant. Une cabine à quelques milliers d’euros permet de créer un marqueur haut de gamme beaucoup moins coûteux qu’une piscine ou qu’un véritable spa. Il faut simplement éviter de lui donner les mètres carrés dont le plateau sportif a encore besoin.

Sauna, hammam ou hydromassage : qu’est-ce qui est le plus logique pour une salle de sport ?

Pour une première offre de récupération, le sauna sec offre aujourd’hui un bon compromis entre image premium et complexité technique. L’hydromassage reste plus simple à exploiter, tandis que le hammam et surtout la piscine demandent davantage de contraintes.

Le sauna traditionnel repose sur une cabine isolée, un poêle électrique, une ventilation correcte et un environnement compatible. L’installation reste assez lisible pour un exploitant.

Le hammam ajoute une production continue de vapeur et beaucoup plus d’humidité. Les exigences sur les matériaux, l’étanchéité et la ventilation deviennent plus fortes.

Une piscine change complètement l’échelle du projet avec traitement de l’eau, chauffage, maintenance, sécurité et surface mobilisée.

L’hydromassage sec explique en partie pourquoi certaines chaînes l’utilisent dans leurs formules premium : le client ressent un service de récupération sans que le club transforme ses vestiaires en spa.

Le sauna garde toutefois un avantage commercial très simple. Quand un prospect visite la salle, il comprend immédiatement la promesse. Un « espace sauna » évoque plus spontanément le bien-être qu’un équipement de récupération technique qu’il n’a parfois jamais essayé.

Option Installation Effet premium Exploitation
Fauteuil ou hydromassage sec Faible à moyenne Moyen Assez simple
Sauna sec Moyenne Fort Énergie + nettoyage
Hammam Élevée Fort Vapeur + humidité + nettoyage
Piscine Très élevée Très fort Exploitation lourde

Est-ce qu’un sauna complique beaucoup l’entretien et les règles d’une salle de sport ?

Oui, ajouter un sauna augmente réellement le travail quotidien et les contraintes techniques d’une salle, même si nous restons très loin de la complexité d’une piscine.

Plusieurs personnes transpirent chaque jour sur les banquettes et circulent ensuite dans les douches et vestiaires. Il faut nettoyer les surfaces, surveiller l’état du bois, garder le sol propre et éviter que l’espace prenne cette odeur de vestiaire humide qui détruit instantanément l’effet premium recherché.

Cette main-d’œuvre coûte plus cher qu’il y a quelques années. L’indice Insee des prestations de nettoyage des locaux commerciaux atteignait 112,5 au premier trimestre 2026, base 100 en 2021. Une hausse de fréquence des passages finit donc bien par apparaître dans les charges.

Le bâtiment doit aussi suivre. Une salle de sport est un établissement recevant du public, avec des règles d’incendie, d’accessibilité et d’hygiène. Dès qu’on transforme sérieusement les vestiaires ou les installations techniques, il faut vérifier les obligations applicables au local.

L’eau chaude mérite aussi une attention particulière. L’arrêté français du 1er février 2010 sur les légionelles couvre les installations collectives d’eau chaude sanitaire de nombreux ERP et traite notamment les douches comme des points pouvant produire des aérosols. Un sauna qui augmente la fréquentation des douches augmente donc indirectement l’importance d’une installation bien suivie.

Nous intégrerions ces contraintes dès les premiers devis. Acheter une cabine sur catalogue sans faire vérifier le local peut donner un coût totalement trompeur.

Faut-il faire payer le sauna séparément aux adhérents ?

Nous mettrions plutôt le sauna dans une formule premium que derrière un paiement à chaque utilisation, car ce modèle crée un revenu mensuel prévisible et rend l’upgrade beaucoup plus facile à vendre.

Les grandes enseignes ont déjà habitué les clients aux niveaux d’abonnement. Certaines formules donnent seulement accès au club, puis les offres supérieures ajoutent cours, boissons, hydromassage, invitations ou accès étendu.

Un indépendant peut reprendre cette mécanique avec un espace récupération. Une formule standard garde l’accès à l’entraînement. Une offre supérieure ajoute par exemple sauna, serviette et un ou deux services de confort.

L’intérêt économique vient du nombre de personnes qui paient la formule, pas du nombre exact de passages dans la cabine. Un membre peut utiliser le sauna huit fois un mois, deux fois le suivant et continuer à payer son niveau premium.

Nous éviterions cependant de vendre un supplément de 15 ou 20 € en expliquant qu’il correspond uniquement au sauna. Un pack paraît beaucoup plus naturel et permet aussi d’ajuster la proposition plus tard.

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Combien d’adhérents faut-il pour rentabiliser un sauna ?

Un sauna à 8 000 € peut être amorti assez vite si seulement 100 à 200 adhérents acceptent réellement de payer quelques euros de plus par mois.

Prenons une cabine professionnelle autour de 8 000 € TTC, proche de certains modèles six places actuellement commercialisés. Nous isolons volontairement ici le prix du matériel pour comprendre l’ordre de grandeur.

Si 100 adhérents paient 5 € supplémentaires par mois pour une formule qui inclut le sauna, le club crée 500 € de chiffre d’affaires mensuel supplémentaire. Le coût de la cabine correspond alors à seize mois de ce revenu.

Avec 200 adhérents à 5 €, nous passons à 1 000 € par mois. Même résultat avec 100 adhérents qui acceptent 10 € de plus.

Le vrai retour sur investissement sera évidemment moins rapide : travaux, énergie, nettoyage, maintenance et fiscalité réduisent la marge. Et si le forfait premium comprend cinq autres avantages, nous ne pouvons pas attribuer toute la hausse au sauna.

Ce calcul montre néanmoins pourquoi le projet mérite d’être étudié. À l’échelle d’une salle de plusieurs centaines de membres, quelques euros de revenu mensuel supplémentaire peuvent financer rapidement une cabine. Toute la question est de savoir si les clients accepteront réellement de les payer.

Supplément mensuel Membres concernés CA supplémentaire/mois 8 000 € équivalent à
5 € 50 250 € 32 mois
5 € 100 500 € 16 mois
5 € 200 1 000 € 8 mois
10 € 100 1 000 € 8 mois

Comment savoir avant les travaux si les clients paieront vraiment pour un sauna ?

Le meilleur test consiste à essayer de vendre l’option sauna avant de construire quoi que ce soit.

Demander « aimeriez-vous un sauna ? » apporte peu d’information. Beaucoup d’adhérents répondront oui à un équipement supplémentaire tant qu’ils pensent qu’il sera compris dans leur abonnement actuel.

Un club de 600 membres pourrait plutôt présenter une future formule récupération à 7 ou 10 € de plus par mois et ouvrir des préinscriptions. Trente personnes qui laissent leur nom et acceptent le nouveau tarif valent beaucoup plus que 300 réponses positives à un questionnaire gratuit.

Les prospects perdus donnent aussi une information intéressante. Si plusieurs personnes expliquent spontanément avoir choisi un concurrent pour son sauna, son hammam ou son espace bien-être, la demande devient beaucoup plus crédible.

Nous regarderions également ce qui se passe déjà dans la salle. Des fauteuils de massage, rouleaux de récupération ou zones mobilité toujours occupés indiquent qu’une partie des membres utilise réellement ce type de services. À l’inverse, un coin récupération vide toute la journée doit rendre prudent.

Ce test est particulièrement utile dans les petites salles. Quelques dizaines de préinscriptions peuvent éviter plusieurs milliers d’euros de travaux et cinq ou dix mètres carrés mal utilisés pendant des années.

Dans quels cas faut-il abandonner l’idée du sauna ?

Nous abandonnerions le sauna si la salle manque déjà d’espace, si elle se bat essentiellement sur le prix ou si aucun client n’accepte de payer davantage pour l’utiliser.

Le cas le plus évident est celui d’un club à 25-35 € qui concurrence directement les réseaux low-cost. Sur ce segment, les facteurs les plus puissants restent aujourd’hui le prix, l’emplacement, l’amplitude horaire, les machines et la propreté.

Même chose lorsque le plateau est saturé. Si les adhérents attendent dix minutes pour utiliser un rack à 18 heures, récupérer plusieurs mètres carrés pour ajouter des équipements aura probablement plus d’effet sur leur expérience qu’un sauna.

Nous serions également très prudents lorsque la cabine entraîne une reprise complète des vestiaires, une grosse intervention électrique ou des travaux lourds de ventilation. Le projet peut alors changer complètement d’ordre de grandeur.

Enfin, un mauvais test commercial suffit à arrêter l’idée. Si presque personne ne veut passer sur une formule plus chère, nous avons déjà obtenu la réponse avant de dépenser l’argent.

Alors, faut-il investir dans un sauna pour une salle de sport aujourd’hui ?

Oui pour une salle premium ou une salle qui veut réellement le devenir ; pour un club low-cost ou très contraint en surface, nous mettrions l’argent ailleurs.

Le marché actuel montre assez clairement les deux modèles. Les salles accessibles continuent de gagner des clients avec le prix, les horaires et beaucoup d’équipements. Les clubs à 70, 100 € ou davantage enrichissent beaucoup plus souvent leur offre avec sauna, hammam, piscine, serviettes et autres services de bien-être.

Le coût matériel reste relativement raisonnable : autour de 4 000 à 10 000 € TTC pour les cabines de cinq à huit places que nous avons relevées. L’électricité peut représenter quelques centaines d’euros mensuels selon l’usage et le contrat. Ces montants restent absorbables si le sauna aide plusieurs dizaines ou centaines de membres à passer sur une formule supérieure.

Le point décisif se trouve donc dans la demande. Un sauna qui ne change ni le prix accepté, ni le choix du prospect, ni la fidélité des adhérents occupe simplement de bons mètres carrés et crée une charge supplémentaire.

Pour un club autour de 30 € par mois, notre réponse serait généralement non. Entre 50 et 70 €, nous testerions d’abord une vraie offre premium auprès des membres. À 70-100 € ou plus, surtout si le concept parle déjà de récupération, de confort et de bien-être, le sauna devient beaucoup plus facile à défendre.

Avant de signer le devis, nous voudrions donc voir une chose très concrète : des clients prêts à payer plus cher. Avec cette preuve, le sauna peut être un excellent petit investissement. Sans elle, des machines supplémentaires, de meilleurs vestiaires ou quelques mètres carrés de plateau en plus auront souvent plus de valeur.

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SOURCES ET MÉTHODOLOGIE

La question « faut-il investir dans un sauna dans une salle de sport ? » paraît simple, mais elle ne peut pas être tranchée sérieusement avec un seul chiffre. Nous avons donc évalué séparément le positionnement du club, la capacité à vendre un abonnement plus cher, le coût réel du projet, son exploitation, l’espace mobilisé et les contraintes techniques et réglementaires.

Nous avons privilégié les données de première main et les informations directement vérifiables : résultats publiés par les opérateurs du fitness, tarifs et services commercialisés par les clubs français, fiches techniques et prix de cabines réellement disponibles, données publiques sur l’électricité et le nettoyage, ainsi que les règles françaises applicables aux établissements recevant du public et aux installations collectives d’eau chaude sanitaire.

Les comparaisons de tarifs entre clubs servent à comprendre comment le sauna s’insère dans un positionnement commercial. Elles ne permettent pas d’attribuer une valeur précise de 5 €, 10 € ou 20 € au sauna lui-même, puisque les abonnements premium comprennent aussi les cours, la piscine, le hammam, les serviettes, le coaching, l’architecture du club ou d’autres services.

Pour les coûts, nous avons utilisé les tarifs observés sur plusieurs cabines professionnelles de cinq à huit places comme point de départ, puis distingué le prix du matériel des travaux nécessaires autour de l’installation. Les simulations électriques reposent sur un poêle de 9 kW et sur le prix moyen de l’électricité indiqué dans l’analyse ; elles représentent volontairement des ordres de grandeur et non la facture garantie d’un club.

Les simulations de rentabilité suivent la même logique. Les scénarios à 5 € ou 10 € supplémentaires par membre permettent de voir combien de revenu mensuel une formule premium pourrait créer. Ils ne sont pas présentés comme un bénéfice net ni comme une valeur entièrement attribuable au sauna.

Nous avons enfin croisé les différents éléments plutôt que de chercher un indicateur unique. Le développement des réseaux low-cost montre qu’un sauna n’est pas nécessaire pour recruter à grande échelle, tandis que la présence beaucoup plus fréquente d’espaces de bien-être dans les clubs premium permet de comprendre dans quels modèles l’investissement devient cohérent.

Les principales sources utilisées comprennent EuropeActive et Deloitte sur la croissance du marché européen du fitness en 2025, le rapport annuel 2025 de Basic-Fit, les tarifs français de Basic-Fit, les offres de Fitness Park, les abonnements Keepcool, les abonnements Neoness, les tarifs et équipements de WellNess Sport Club, l’offre de Club Grenelle, les tarifs du 33 Foch et l’offre de Semper Wellness.

Pour la partie technique et les coûts, nous avons notamment utilisé le Nordica Vapeur V56, le Boreal Celest PRO 240, le Boreal Baltik PRO 240, le Boreal Celest PRO 300 et les caractéristiques d’un poêle Harvia de 9 kW.

Pour les charges et les obligations du local, les références principales sont la CRE sur les prix de détail de l’électricité, le rapport d’activité 2025 de la CRE, l’Insee pour l’indice des prestations de nettoyage, Service Public Entreprendre sur l’accessibilité des ERP, Service Public Entreprendre sur leur sécurité incendie et l’arrêté du 1er février 2010 publié sur Légifrance concernant la surveillance des légionelles dans certaines installations collectives d’eau chaude sanitaire.

Les prix, offres commerciales et données de marché utilisés dans cette analyse correspondent aux informations disponibles au moment de notre recherche, en septembre 2026.

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