Tableau d'amortissement des immobilisations : calculateur Excel gratuit et 3 exemples à télécharger

Dernière mise à jour: 18 Octobre 2026

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EN RÉSUMÉ

Le tableau d'amortissement des immobilisations répartit le prix de votre matériel, de votre mobilier, de votre informatique, de votre véhicule et de vos agencements sur leur durée d'utilisation.

En linéaire, chaque bien donne la même dotation chaque année, sauf la première, calculée au prorata du temps entre la mise en service et la clôture.

Les dotations sont des charges du compte de résultat, mais elles ne sortent pas d'argent : on les ajoute au résultat pour obtenir la capacité d'autofinancement.

La valeur nette comptable, ce qui reste à amortir, apparaît au bilan prévisionnel et baisse d'exercice en exercice.

À télécharger gratuitement : le tableau d'amortissement Excel, trois exemples remplis (pharmacie, supérette, clinique médicale) et le calculateur du budget matériel.

Télécharger le tableau d'amortissement, 3 exemples et le budget matériel

Tout est gratuit. Voici ce que vous téléchargez :

  • Le tableau d'amortissement (Excel) : jusqu'à 30 biens, dotations au prorata sur six exercices, valeur nette comptable, total par exercice, phrase de synthèse et graphique.
  • Trois exemples remplis (Excel) : les immobilisations d'une pharmacie, d'une supérette et d'une clinique médicale.
  • Le calculateur du budget matériel (Excel) : liste de vos achats, neuf ou occasion, priorités, TVA à avancer, prêt et amortissements.
Aperçu du tableau d'amortissement Excel des immobilisations

Tableau d'amortissement

Dotations sur six exercices, prorata et valeur nette, par bien.

Business plans par secteur
Aperçu du tableau d'amortissement : pharmacie

Exemple : pharmacie

Les amortissements du matériel pour une pharmacie.

Pack complet : pharmacie
Aperçu du tableau d'amortissement : supérette

Exemple : supérette

Les amortissements du matériel pour une supérette.

Pack complet : supérette
Aperçu du tableau d'amortissement : clinique médicale

Exemple : clinique médicale

Les amortissements du matériel pour un centre médical.

Pack complet : clinique médicale

Avant d'amortir, chiffrez vos achats avec le calculateur du budget matériel, gratuit en Excel.

Aperçu du calculateur Excel du budget matériel de démarrage

Budget matériel

Liste, neuf ou occasion, priorités, TVA, prêt et amortissements.

Business plans par secteur

À ne pas confondre avec l'amortissement d'un emprunt

Ce tableau concerne vos biens durables. Le tableau d'amortissement d'un emprunt, qui découpe vos mensualités en capital et intérêts, est un autre document, tiré de votre offre de prêt.

La méthode pas à pas

  1. Fixez la date de clôture de votre premier exercice. Tout le calcul en dépend : un bien mis en service peu avant la clôture ne donne qu'une petite dotation la première année.
  2. Listez vos immobilisations : les biens que vous gardez plus d'un an et qui servent à l'activité. Matériel et outillage, mobilier, informatique, véhicule, agencements du local.
  3. Notez la date de mise en service de chacun, c'est-à-dire le jour où il commence à servir. Ni la date de commande ni celle de la facture.
  4. Retenez la valeur hors taxes si vous récupérez la TVA, frais de livraison et d'installation compris.
  5. Choisissez une durée par bien, en suivant les usages de votre profession, et faites-la valider par votre expert-comptable.
  6. Calculez la dotation pleine : valeur HT divisée par la durée. La première année, appliquez le prorata du temps, en comptant des mois de 30 jours.
  7. Reportez le total des dotations par exercice dans votre compte de résultat prévisionnel, et la valeur nette comptable dans votre bilan.

Le fichier Excel fait les étapes 6 et 7 pour vous : vous saisissez la date de clôture, puis une ligne par bien, et il affiche les dotations des six premiers exercices, la valeur nette restante et une phrase de synthèse à reprendre dans votre dossier.

Un exemple calculé avec prorata

Prenons un bien de 12 000 € HT amorti sur cinq ans, mis en service le 1er mars, dans une entreprise qui clôture au 31 décembre. La dotation pleine vaut 12 000 € divisés par cinq, soit 2 400 € par an. Le premier exercice ne compte que dix mois d'utilisation : la dotation est réduite d'autant.

Exercice (clôture au 31 décembre) Dotation Valeur nette comptable
Exercice 1 (mise en service le 1er mars, 10 mois) 2 000 € 10 000 €
Exercice 2 2 400 € 7 600 €
Exercice 3 2 400 € 5 200 €
Exercice 4 2 400 € 2 800 €
Exercice 5 2 400 € 400 €
Exercice 6 400 € 0 €

Le bien est amorti sur cinq ans, mais sur six exercices comptables : les deux mois non amortis la première année se retrouvent au sixième exercice. C'est le comportement normal du linéaire avec prorata, et c'est ce que le fichier reproduit pour chaque ligne.

Ce qui va dans le tableau, et ce qui n'y va pas

  • Oui : les biens durables achetés, neufs ou d'occasion, pour leur prix d'achat HT et les frais qui permettent de les mettre en service.
  • Oui : les travaux d'agencement du local (cloisons, électricité, enseigne, rideau métallique), souvent amortis sur la durée du bail.
  • Souvent non : le petit matériel, l'outillage, le mobilier de bureau et les logiciels de 500 € HT ou moins à l'unité, qui peuvent passer directement en charges. Cette tolérance ne vise ni les véhicules ni le premier équipement en mobilier d'un bureau, d'un restaurant ou d'un magasin.
  • Non : le matériel en crédit-bail ou en location longue durée. Il n'est pas à vous pendant le contrat : les loyers sont des charges, pas des dotations.
  • Non : le stock de marchandises, les consommables et la TVA récupérable.

Les durées d'usage à retenir pour chaque catégorie font l'objet d'un article à part, lié en bas de page. Le fichier rappelle aussi les repères courants à côté du tableau.

La place des amortissements dans le prévisionnel

Les dotations apparaissent à trois endroits de votre dossier, et c'est là que les erreurs se glissent.

  • Compte de résultat : elles s'ajoutent aux charges et réduisent le bénéfice, donc l'impôt.
  • Plan de trésorerie : elles n'y figurent pas. L'argent est sorti une seule fois, au moment de l'achat, ou sort au rythme des mensualités du prêt.
  • Bilan : les immobilisations y figurent pour leur valeur nette comptable, qui diminue chaque année du montant des dotations.

La capacité d'autofinancement se calcule en partant du résultat net et en lui ajoutant les dotations. C'est l'argent que l'activité dégage pour rembourser le capital des emprunts et renouveler le matériel. Une entreprise peut afficher un petit bénéfice la première année tout en dégageant une capacité d'autofinancement correcte, justement parce que les amortissements pèsent lourd au démarrage.

Les mots à connaître

Terme Ce que ça désigne
Immobilisation Un bien durable, utilisé plus d'un an par l'entreprise : machine, mobilier, ordinateur, véhicule, agencement.
Amortissement La constatation de l'usure d'un bien : son prix est réparti sur sa durée d'utilisation au lieu de peser sur une seule année.
Dotation Le montant d'amortissement passé en charge sur un exercice.
Linéaire Le mode le plus courant : la même dotation chaque année, sauf la première et la dernière en cas de prorata.
Prorata temporis Le calcul de la première dotation selon le temps écoulé entre la mise en service et la clôture.
Valeur nette comptable La valeur d'achat moins le cumul des dotations : ce qui reste à amortir.
Capacité d'autofinancement Le résultat net augmenté des dotations : l'argent que l'activité dégage chaque année.

Où trouver les informations

  • impots.gouv.fr et le BOFiP : les règles fiscales de l'amortissement, la date de départ, le prorata et la tolérance pour les biens de faible valeur.
  • entreprendre.service-public.fr : les fiches sur les obligations comptables et le choix du régime d'imposition.
  • economie.gouv.fr : des fiches pratiques sur le bilan, le compte de résultat et les amortissements.
  • Bpifrance : des guides sur le prévisionnel et le financement du matériel.
  • La CCI ou la CMA : un accompagnement à la création, souvent avec une relecture du prévisionnel.
  • Les fédérations professionnelles : les durées d'usage habituelles de votre secteur.

Ce que regarde le banquier

Le banquier ne lit pas votre tableau ligne par ligne. Il vérifie qu'il existe, que son total colle au plan de financement et que les dotations reviennent bien dans le compte de résultat et dans la capacité d'autofinancement.

  • La somme des valeurs HT du tableau est-elle égale aux investissements du plan de financement ?
  • Les dotations sont-elles présentes chaque année du prévisionnel, y compris la première, au prorata ?
  • La capacité d'autofinancement couvre-t-elle le remboursement du capital des emprunts, avec une marge ?
  • Les biens en crédit-bail sont-ils traités en loyers, sans être aussi amortis ?

Les erreurs qui font refuser un prêt

  • Oublier les amortissements : le résultat paraît plus beau qu'il n'est, et l'impôt est sous-estimé. Le banquier s'en aperçoit en comparant le résultat au montant investi.
  • Mettre les dotations dans la trésorerie : l'achat est alors compté deux fois, une fois au décaissement, une fois en charge mensuelle.
  • Amortir sur une année pleine un bien mis en service en cours d'exercice : le premier résultat est faussé.
  • Amortir la TVA alors qu'elle est récupérée : les dotations sont gonflées d'autant.
  • Confondre les deux tableaux : présenter l'échéancier du prêt à la place des amortissements, ou l'inverse.
  • Des chiffres qui ne se recoupent pas : un total d'immobilisations différent entre le plan de financement, le bilan et ce tableau.

Rappel : les durées et le traitement de chaque bien relèvent de votre expert-comptable, qui les fixe au moment du premier bilan. Le fichier sert à préparer un prévisionnel juste avant de le rencontrer.

Le compte de résultat sur trois ans, le plan de trésorerie et le business plan rédigé se trouvent dans nos business plans et prévisionnels rédigés par secteur.

Ce que nous voyons dans les business plans de nos clients

  • Les amortissements manquent au compte de résultat. Le prévisionnel liste bien les investissements dans le plan de financement, mais aucune dotation n'apparaît ensuite. Le bénéfice et l'impôt sont alors surévalués dès la première année.
  • Les dotations sont aussi déduites de la trésorerie. Le porteur de projet retire l'amortissement de son solde bancaire chaque mois, en plus du paiement de l'achat. La trésorerie paraît plus tendue qu'elle ne le sera.
  • La première année est comptée en entier. Le matériel livré quelques semaines avant la clôture est amorti comme s'il avait servi douze mois. Le premier exercice supporte une charge qui n'existe pas.
  • La date de commande sert de point de départ. L'acompte versé à la commande fixe le début de l'amortissement dans le fichier, alors que le bien n'est installé que plusieurs mois plus tard.
  • Les travaux du local sont oubliés. Cloisons, électricité et enseigne sont payés mais ne figurent ni dans les immobilisations ni dans les charges. Une part du budget disparaît du prévisionnel.
  • La capacité d'autofinancement n'est pas calculée. Le dossier montre un résultat modeste sans expliquer que les dotations s'y ajoutent. Le banquier doit refaire le calcul lui-même, et il le fait rarement en faveur du projet.

Questions fréquentes

Comment calculer l'amortissement d'un matériel acheté en cours d'année ?

Divisez la valeur HT par la durée retenue pour obtenir la dotation pleine. Pour le premier exercice, multipliez-la par le temps écoulé entre la mise en service et la clôture, en comptant des mois de 30 jours. Un bien mis en service le 1er mars, avec une clôture au 31 décembre, donne dix douzièmes de la dotation pleine. Le reste se retrouve sur un exercice supplémentaire, à la fin.

Faut-il amortir le matériel sur sa valeur TTC ?

Non, si votre entreprise récupère la TVA : vous l'avancez à l'achat, puis elle vous revient sous forme de crédit de TVA. Seul le montant hors taxes est amorti. Si vous ne récupérez pas la TVA, par exemple parce que votre activité en est exonérée, elle fait partie du coût du bien et s'amortit avec lui. Votre expert-comptable vous dira dans quel cas vous êtes.

Pourquoi l'amortissement du matériel n'apparaît-il pas dans le plan de trésorerie ?

Parce qu'il ne fait sortir aucun argent. Le paiement a lieu une fois, à l'achat, ou au rythme des mensualités si vous empruntez. L'amortissement est une écriture comptable qui répartit ce coût sur plusieurs exercices dans le compte de résultat. Le mettre aussi dans la trésorerie reviendrait à compter la dépense deux fois et à noircir votre prévisionnel sans raison.

À partir de quelle date commence l'amortissement d'un équipement ?

À la date de mise en service, c'est-à-dire le jour où l'équipement commence à servir à l'activité. Ce n'est ni la date de commande, ni celle de la facture, ni celle du paiement. Pour un matériel livré puis installé quelques semaines plus tard, c'est la date d'installation qui compte. Gardez une trace de cette date, par exemple un bon de livraison ou un procès-verbal de mise en route.

Que devient l'amortissement d'un matériel revendu avant la fin ?

L'amortissement s'arrête à la date de la vente, avec une dernière dotation au prorata. Le bien sort ensuite de vos immobilisations pour sa valeur nette comptable. La différence entre le prix de vente et cette valeur donne une plus-value ou une moins-value, qui entre dans le résultat de l'exercice. Votre expert-comptable passe ces écritures ; dans le fichier, supprimez simplement la ligne des exercices suivants.

Le matériel en leasing doit-il figurer dans le tableau d'amortissement ?

Non. En crédit-bail comme en location longue durée, le bien appartient au loueur pendant le contrat : il n'entre pas dans vos immobilisations, et vous passez les loyers en charges. Si vous levez l'option d'achat à la fin d'un crédit-bail, le bien entre alors dans votre actif pour le prix de rachat, et c'est ce montant que vous amortissez sur sa durée d'utilisation restante.

Une micro-entreprise doit-elle amortir son matériel ?

En principe non. Au régime micro, le bénéfice imposable est calculé en appliquant un abattement forfaitaire au chiffre d'affaires : les charges réelles, dont les amortissements, ne se déduisent pas. Le tableau garde un intérêt pour un dossier de prêt ou pour comparer avec un régime réel, qui deviendra plus intéressant si vous investissez beaucoup. Faites le point avec un expert-comptable avant de choisir.

Comment l'amortissement du matériel aide-t-il à rembourser un prêt ?

Il ne fournit pas d'argent, mais il explique pourquoi un petit résultat peut suffire. La capacité d'autofinancement, c'est le résultat net plus les dotations : c'est elle qui rembourse le capital des emprunts. Une entreprise qui investit lourdement au départ affiche souvent un bénéfice faible et une capacité d'autofinancement correcte. Montrez ce calcul au banquier au lieu de le laisser le refaire.

Que faire quand le budget matériel change après le prévisionnel ?

Mettez à jour le tableau d'amortissement en même temps que le plan de financement : une machine plus chère, une installation retardée ou un achat d'occasion changent les dotations et la valeur nette. Les deux documents doivent toujours donner le même total d'investissements. Un écart entre eux est l'une des premières choses que le banquier relève quand il relit un dossier.