Étude de faisabilité : modèle gratuit et 6 exemples rédigés à télécharger

Dernière mise à jour: 18 Octobre 2026

Convainquez votre banquier avec un business plan déjà chiffré

Business plans, prévisionnels et études de marché rédigés par secteur, prêts à adapter à votre projet.

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EN RÉSUMÉ

Une étude de faisabilité répond à une question avant d'investir : votre projet peut-il marcher, et à quelles conditions ?

Elle vérifie cinq volets : commercial, technique, juridique, humain et financier. Un seul volet bloquant suffit à arrêter un projet.

Le cœur financier tient en trois chiffres : le budget de démarrage, le seuil de rentabilité et le résultat de la première année dans trois scénarios.

Elle se conclut par un verdict clair : faisable, faisable sous conditions, à revoir ou non faisable en l'état.

Notre modèle guidé, nos six exemples rédigés aux verdicts différents et nos trois outils Excel sont gratuits.

Télécharger nos modèles d'étude de faisabilité

À télécharger gratuitement, en Word, PDF et Excel :

  • Étude de faisabilité guidée
  • Calculateur du seuil
  • Grille de décision
  • Budget de démarrage
  • Six exemples rédigés : restaurant, clinique médicale, micro-brasserie, gîte, garage automobile, coworking

Voici l'étude de faisabilité guidée et six exemples d'études de faisabilité rédigées, à télécharger gratuitement en Word et en PDF.

Aperçu du modèle d'étude de faisabilité guidée

Étude de faisabilité guidée

Les neuf parties à remplir, avec quoi écrire dans chacune.

Business plans par secteur
Aperçu de l'exemple d'étude de faisabilité : restaurant

Exemple : restaurant

Une étude de faisabilité rédigée pour un bistrot de 45 couverts.

Pack complet : restaurant
Aperçu de l'exemple d'étude de faisabilité : clinique médicale

Exemple : clinique médicale

Une étude de faisabilité rédigée pour un centre médical de cabinets partagés.

Pack complet : clinique médicale
Aperçu de l'exemple d'étude de faisabilité : micro-brasserie

Exemple : micro-brasserie

Une étude de faisabilité rédigée pour une micro-brasserie artisanale.

Pack complet : micro-brasserie
Aperçu de l'exemple d'étude de faisabilité : gîte

Exemple : gîte

Une étude de faisabilité rédigée pour deux gîtes dans une grange rénovée.

Pack complet : gîte
Aperçu de l'exemple d'étude de faisabilité : garage automobile

Exemple : garage automobile

Une étude de faisabilité rédigée pour un garage automobile indépendant.

Pack complet : garage automobile
Aperçu de l'exemple d'étude de faisabilité : coworking

Exemple : coworking

Une étude de faisabilité rédigée pour un espace de coworking en ville.

Pack complet : coworking

Pour les calculs, le calculateur du seuil de rentabilité, la grille de décision et le budget de démarrage, à télécharger gratuitement en Excel.

Aperçu du calculateur de seuil de rentabilité Excel

Calculateur du seuil

Prix, coûts et charges : seuil, clients par jour et point mort.

Business plans par secteur
Aperçu de la grille de décision de faisabilité Excel

Grille de décision

Vingt critères notés : score sur 100 et verdict calculés.

Business plans par secteur
Aperçu du budget de démarrage Excel

Budget de démarrage

Dépenses, financement, apport et mensualité du prêt.

Business plans par secteur

À quoi sert une étude de faisabilité ?

Elle sert à décider. Avant de signer un bail, de commander du matériel ou de demander un prêt, elle vérifie que rien n'empêche le projet de fonctionner : pas assez de clients, un local inadapté, une autorisation impossible à obtenir, un seuil de rentabilité hors d'atteinte. Son but n'est pas de prouver que le projet est bon, mais de trouver ce qui pourrait le faire échouer, tant qu'il est encore temps de le corriger.

C'est aussi la meilleure préparation au rendez-vous à la banque. Les questions du banquier sont celles de l'étude : votre marché existe-t-il, combien vous faut-il, à partir de quand gagnez-vous de l'argent, que se passe-t-il si les ventes sont plus faibles ?

Les cinq volets d'une étude de faisabilité

Volet La question Les preuves à réunir
Commerciale Des clients existent-ils, en nombre suffisant, au prix prévu ? Comptages, enquête, lettres d'intention, chiffres des concurrents
Technique Le local, le matériel et les fournisseurs permettent-ils de produire ce volume ? Visites, devis, capacité calculée, fournisseurs identifiés
Juridique et réglementaire Les autorisations, diplômes et normes sont-ils accessibles ? Échanges avec la mairie, la chambre de métiers, les services de l'État
Humaine L'équipe a-t-elle les compétences, et peut-on recruter ? Expérience, formations, offres d'emploi du secteur
Financière Le projet se finance-t-il et dépasse-t-il son seuil de rentabilité la première année ? Budget de démarrage, plan de financement, seuil de rentabilité

Comment faire une étude de faisabilité, étape par étape

  1. Décrivez le projet en cinq lignes : quoi, pour qui, où, avec quels moyens, et la question à trancher.
  2. Vérifiez la demande : comptages, entretiens, questionnaire, chiffres des concurrents.
  3. Vérifiez le local et le matériel : visites, devis, capacité maximale.
  4. Listez les autorisations et le délai pour chacune.
  5. Évaluez l'équipe : compétences présentes, manquantes, recrutements.
  6. Chiffrez le budget de démarrage, le financement, les charges fixes et le seuil de rentabilité.
  7. Testez trois scénarios pour l'année 1 : prudent, moyen, favorable.
  8. Notez le projet avec une grille de décision, puis écrivez le verdict et les conditions.

Comment rendre un verdict

Score Verdict Ce que cela veut dire
75 et plus Faisable Les preuves sont là ; passez au business plan et au prévisionnel
60 à 74 Faisable sous conditions Des conditions précises sont à lever avant de signer quoi que ce soit
45 à 59 À revoir Le projet doit changer de taille, de lieu ou de modèle
Moins de 45, ou un point bloquant Non faisable en l'état Arrêtez avant d'investir, ou repartez sur une autre version

Un critère bloquant fait tomber le verdict, quel que soit le score : un restaurant sans licence pour servir de l'alcool le soir, un garage sans qualification professionnelle, des gîtes sans permis de changement de destination.

Sept tests rapides avant d'investir

  • Le test du loyer : Le loyer annuel dépasse-t-il 10 % du chiffre d'affaires prévu ? Pour un commerce ou un restaurant, c'est un signal d'alerte.
  • Le test des clients par jour : Divisez votre seuil de rentabilité par le prix moyen, puis par les jours d'ouverture. Le chiffre obtenu tient-il dans vos horaires, votre local, votre équipe ?
  • Le test du concurrent : Le chiffre d'affaires prévu est-il plus élevé que celui d'un concurrent installé, de taille proche ? Si oui, il faut une très bonne raison.
  • Le test de l'apport : Votre apport couvre-t-il au moins 20 % du besoin total ? En dessous, la plupart des banques hésitent.
  • Le test du scénario prudent : Avec 20 % de ventes en moins, perdez-vous plus que votre trésorerie de départ ? Si oui, le projet ne survit pas à un démarrage lent.
  • Le test du salaire : Le résultat permet-il de vous verser un revenu dès la première année ? Un projet qui ne vous paie pas n'est pas faisable, même s'il est rentable sur le papier.
  • Le test de la preuve : Pouvez-vous montrer un document pour chaque hypothèse importante : devis, comptage, lettre d'intention, bail ? Une hypothèse sans preuve reste une supposition.

Les ratios de repère

Ratio Repère courant Pourquoi
Apport personnel / besoin total 20 à 30 % au moins Les banques financent rarement plus de 70 à 80 % d'un projet
Loyer / chiffre d'affaires Moins de 8 à 10 % (commerce, restaurant) Au-delà, le loyer absorbe la marge
Marge de sécurité (écart entre CA prévu et seuil) Plus de 15 à 20 % Sous 10 %, le moindre retard fait passer en perte
Trésorerie de départ 2 à 3 mois de charges fixes Le temps que l'activité monte en charge
Marge pour imprévus 10 % des travaux et équipements Les travaux dépassent presque toujours
Remboursements annuels / capacité d'autofinancement Moins de 50 à 60 % Il faut de la marge pour les mauvais mois
Coût matière (restauration) 25 à 35 % du chiffre d'affaires Au-delà, la carte ou les prix sont à revoir

Six exemples, quatre verdicts différents

Étude de faisabilité : un bistrot de 45 couverts

Un bistrot de cuisine maison de 45 couverts, 216 000 € d'investissement. Le seuil de rentabilité est de 84 couverts par jour pour 90 prévus : le projet passe, mais de justesse. L'étude montre que le premier local visité, à 5 000 € de loyer, aurait effacé toute la marge. Verdict : faisable sous conditions (72 sur 100), avec un loyer plafonné à 3 500 € et un responsable de salle recruté avant l'ouverture.

Étude de faisabilité : un centre médical de cabinets partagés

Un centre de douze cabinets loués à des médecins et des paramédicaux, 210 000 € d'investissement. La demande n'est pas supposée : neuf praticiens sur douze ont signé une lettre d'intention avant l'étude. Le seuil est atteint à 9,7 cabinets loués, et le loyer bas proposé par la commune fait la différence. Verdict : faisable (80 sur 100).

Étude de faisabilité : une micro-brasserie artisanale

L'exemple le plus instructif : une première version à 407 000 €, avec 10 % d'apport et un seuil presque égal au chiffre d'affaires prévu, obtient 50 sur 100. L'étude arrête ce projet avant qu'il ne coûte un prêt de 340 000 €, puis le redimensionne : 150 000 €, 27 % d'apport, vente sur place et en circuit court. La seconde version obtient 77 sur 100.

Étude de faisabilité : deux gîtes dans une grange rénovée

Deux gîtes dans une grange rénovée, 215 000 € d'investissement. Le seuil est de 313 nuitées par an, soit 43 % d'occupation, pour 52 % prévus. L'étude traite les vrais sujets d'un hébergement rural : la basse saison, le permis de changement de destination, la commission des plateformes, et un objectif de 40 % de réservations en direct. Verdict : faisable (77 sur 100).

Étude de faisabilité : un garage automobile indépendant

La reprise du garage d'un mécanicien qui part à la retraite, avec sa clientèle, pour 100 000 € d'investissement. Le seuil est de 3,9 interventions par jour ouvré, bien en dessous de l'activité actuelle du garage. L'étude montre ce qu'une reprise change : les chiffres du cédant servent de preuve. Verdict : faisable (83 sur 100).

Étude de faisabilité : un espace de coworking en ville

Un espace de coworking de centre-ville, 110 000 € d'investissement. Le seuil est atteint à 24 postes abonnés en moyenne : les abonnements seuls ne suffisent pas, ce sont les salles de réunion, les pass journée et la domiciliation qui font tenir le projet. Verdict : faisable (82 sur 100).

Nos exemples sont volontairement courts : ils s'arrêtent à la première année et au seuil de rentabilité. Pour la suite, le business plan rédigé, le prévisionnel sur trois ans, le plan de trésorerie et le plan de financement, voyez nos business plans et prévisionnels rédigés par secteur.

Ce que nous voyons dans les business plans de nos clients

  • L'étude de faisabilité est souvent écrite pour prouver que le projet marche. Elle sert pourtant à chercher ce qui peut le faire échouer. Les études qui convainquent sont celles qui nomment leurs points faibles et disent comment les lever.
  • Le volet réglementaire est le plus souvent oublié. Une licence, un permis de changement de destination ou un agrément peut retarder une ouverture de plusieurs mois, avec un loyer qui court déjà.
  • Le salaire du dirigeant manque dans les calculs. Sans lui, le seuil de rentabilité paraît bas et le projet semble rentable. Avec lui, le verdict change parfois complètement.
  • Le verdict est rarement tranché. « Le projet semble prometteur » ne dit rien. Un verdict clair, avec des conditions précises et datées, est ce qu'attend un financeur.
  • Les études s'arrêtent souvent au scénario moyen. Le scénario prudent est celui que le banquier calcule de son côté. Mieux vaut le présenter soi-même, avec la parade prévue.
  • Les meilleurs projets changent après l'étude. Un local plus petit, une ouverture en deux temps, un associé : l'étude sert à corriger le projet avant d'investir, pas après.

Questions fréquentes

Combien de temps faut-il pour réaliser une étude de faisabilité ?

Comptez deux à six semaines pour une étude de faisabilité d'un projet de petite entreprise. Le plus long n'est pas la rédaction mais la collecte des preuves : demander des devis, visiter des locaux, interroger des clients, obtenir une réponse de la mairie ou de la chambre de métiers. Une étude bâclée en un week-end se voit tout de suite, car ses hypothèses ne reposent sur aucun document.

Une étude de faisabilité est-elle obligatoire pour obtenir un prêt ?

Aucune loi ne l'impose, mais la banque vous posera de toute façon les questions d'une étude de faisabilité : votre marché existe-t-il, le local convient-il, quel est votre seuil de rentabilité, quel est votre apport. Avoir fait ce travail avant le rendez-vous vous permet d'y répondre avec des chiffres, et de présenter un projet déjà corrigé de ses points faibles.

Peut-on faire une étude de faisabilité soi-même ?

Oui, et c'est même recommandé : c'est vous qui connaissez le projet et qui devrez défendre ses chiffres. Faites relire votre étude de faisabilité par une personne extérieure, un expert-comptable, un réseau d'accompagnement à la création ou un chef d'entreprise du secteur. Leur regard repère vite une hypothèse trop optimiste ou un point réglementaire oublié.

Une étude de faisabilité suffit-elle sans business plan ?

Pas pour obtenir un prêt. L'étude de faisabilité répond à une question : le projet peut-il marcher, et à quelles conditions ? Elle se conclut par un verdict. Le business plan vient ensuite : il présente le projet retenu, sa stratégie et ses chiffres sur trois ans, pour convaincre un financeur. L'étude de faisabilité tient en une dizaine de pages ; le business plan est plus long et accompagné d'un prévisionnel financier complet.

Que faire si l'étude de faisabilité conclut que le projet n'est pas faisable ?

C'est une bonne nouvelle, car vous l'apprenez avant d'avoir investi. Regardez quel volet bloque. Souvent, le projet peut être redimensionné : un local plus petit, une ouverture en deux temps, un investissement d'occasion, un associé. Notre exemple de micro-brasserie montre ce cas : l'étude de faisabilité arrête une première version, puis valide un projet plus modeste et mieux financé.

Quels chiffres mettre dans une étude de faisabilité ?

Une étude de faisabilité se limite aux chiffres qui décident : le budget de démarrage, le plan de financement, les charges fixes de la première année, le seuil de rentabilité et le résultat de l'année 1 dans trois scénarios. Le détail mois par mois et les années suivantes relèvent du prévisionnel financier, que l'on construit une fois le projet jugé faisable.

Qui peut aider à réaliser une étude de faisabilité ?

Les chambres de commerce et de métiers, les réseaux d'accompagnement à la création, les boutiques de gestion et les experts-comptables accompagnent souvent les créateurs, parfois gratuitement. Ils vous aident à vérifier les points réglementaires et la cohérence des chiffres de l'étude de faisabilité. Les fédérations professionnelles de votre secteur publient aussi des repères utiles.

Comment présenter le verdict d'une étude de faisabilité ?

En une phrase claire en tête de conclusion : faisable, faisable sous conditions, à revoir, ou non faisable en l'état. Donnez ensuite le score de la grille de décision, les deux ou trois raisons principales, puis les conditions à lever, chacune avec une date. Un verdict d'étude de faisabilité qui reste vague ne permet à personne de décider.