Agence immobilière : exemple présentation projet (gratuit)

Dernière mise à jour: 14 Septembre 2026

Agence immobilière : sécurisez votre rentabilité

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C'est parti

Vous cherchez un exemple de présentation de projet pour une agence immobilière que vous puissiez réellement utiliser comme point de départ pour construire votre propre dossier ? Nous allons suivre ici un projet fictif mais concret : la création à Rennes d’une agence indépendante spécialisée dans la transaction résidentielle, la location et la gestion locative.

Notre agence visera principalement les propriétaires vendeurs, les acquéreurs de résidence principale, les investisseurs particuliers et les bailleurs qui souhaitent déléguer la gestion de leur bien. Nous ne chercherons pas à couvrir immédiatement toute la métropole. Notre développement commencera sur quelques quartiers et communes où nous pouvons réellement construire une présence commerciale dense, obtenir des mandats et multiplier les recommandations.

Les chiffres utilisés dans cet exemple sont fictifs. Ils ne constituent ni des moyennes officielles du secteur ni des recommandations tarifaires. Ils ont été construits pour montrer comment relier le nombre de mandats, le taux de transformation, les honoraires par transaction, le portefeuille de gestion, la taille de l’équipe, les charges commerciales et le financement initial.

Si vous souhaitez partir d’un dossier déjà structuré pour cette activité, vous pouvez également consulter notre pack complet pour une agence immobilière.

Notre marché : beaucoup d’intermédiaires, mais la vraie rareté reste l’accès aux bons mandats

Le marché immobilier local peut compter de nombreuses agences, mandataires et réseaux sans pour autant rendre impossible l’arrivée d’un nouvel acteur. Pour nous, la question principale ne sera pas le nombre total de concurrents. Elle sera notre capacité à devenir suffisamment visible auprès des propriétaires pour obtenir régulièrement des biens à vendre et à louer.

Une agence peut disposer de nombreux acquéreurs et manquer pourtant de chiffre d’affaires si son stock de mandats est insuffisant. Des biens correctement estimés et réellement suivis constituent donc notre premier actif commercial.

Indicateur de départ Hypothèse retenue Rôle dans notre projet
Zone prioritaire Rennes et 4 communes proches Concentrer la prospection plutôt que disperser l’équipe
Mandats de vente actifs visés après 6 mois 45 à 55 Constituer un stock suffisant pour alimenter les transactions
Part de mandats exclusifs recherchée Environ 55 % Améliorer le suivi, l’investissement marketing et la conversion
Prix moyen des biens vendus Environ 275 000 € Base de calcul des honoraires de transaction
Honoraires moyens effectivement encaissés par vente Environ 10 500 € Revenu moyen après négociation et mix de biens
Lots en gestion visés fin année 1 160 Créer une base de chiffre d’affaires récurrent

Nous voulons travailler un territoire assez petit pour y devenir identifiable

Nous privilégierons les secteurs où un même conseiller peut rencontrer régulièrement des propriétaires, commerçants, gardiens, syndics, artisans et habitants. L’objectif est qu’un mandat signé améliore la probabilité d’obtenir le suivant grâce au bouche-à-oreille, aux panneaux, aux ventes réalisées et aux recommandations.

Au démarrage, nous éviterons une couverture trop large de l’Ille-et-Vilaine, qui disperserait la prospection et augmenterait les déplacements.

L’estimation sera notre principal point d’entrée commercial

Le premier rendez-vous utile avec un propriétaire intervient souvent avant la signature du mandat. Nous chercherons donc à générer des demandes d’estimation, mais surtout à les convertir en rendez-vous réellement qualifiés. Notre objectif n’est pas d’obtenir un grand nombre d’estimations gratuites sans suite, mais de construire une relation suffisamment crédible pour que le propriétaire nous confie effectivement son bien.

Pourquoi commencer notre présentation par les mandats plutôt que par le nombre d’habitants ?

Pour une agence immobilière, la population totale d’une zone ne suffit pas à expliquer le chiffre d’affaires. Le financeur cherchera surtout à comprendre comment l’agence accède au stock de biens qui génère ses commissions. Faire apparaître dès le départ les mandats actifs, l’exclusivité, les honoraires moyens et le portefeuille de gestion permet de présenter l’économie réelle du projet.

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Tous les documents pour lancer une agence immobilière

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Notre projet : une agence indépendante qui combine transaction et revenus récurrents

L’agence sera créée par un professionnel de l’immobilier ayant déjà travaillé plusieurs années dans la transaction résidentielle. Il assurera la direction de l’agence, les recrutements, une partie des estimations importantes, le suivi des indicateurs commerciaux et les relations avec les partenaires locaux.

Nous ouvrirons un local visible servant de point de confiance et de rendez-vous. L’essentiel du développement commercial viendra toutefois des estimations, de la prospection locale, des recommandations et du marketing numérique.

Notre offre couvrira les trois moments les plus utiles dans la relation propriétaire

Activité Format Prix ou rémunération indicative Rôle économique
Transaction résidentielle Mandat de vente En moyenne 10 500 € encaissés par vente Principal moteur de chiffre d’affaires
Mise en location Mandat de location Environ 650 € de revenu agence par relocation Génère du flux et alimente la gestion
Gestion locative Mandat récurrent Environ 7 % des loyers gérés Revenu mensuel plus stable
État des lieux et prestations annexes Selon dossier Montant variable Complément au service locatif

Nous voulons que la transaction reste le principal moteur de rentabilité, tout en développant progressivement la gestion locative. La gestion demande du temps et des outils, mais elle produit un revenu plus prévisible et crée une relation longue avec les propriétaires. Elle peut également devenir une source future de mandats de vente lorsqu’un bailleur décide d’arbitrer son patrimoine.

L’équipe de départ sera volontairement compacte

Nous commencerons avec six personnes : le dirigeant, trois conseillers transaction, une responsable location-gestion et une assistante commerciale et administrative. Les conseillers auront une rémunération comprenant une part variable liée aux honoraires effectivement encaissés.

Cette structure doit permettre de prospecter sans créer immédiatement une masse salariale excessive. Le dirigeant restera directement impliqué dans la production commerciale.

Nous ne chercherons pas à gagner la guerre du volume à tout prix

Un mandat surévalué pour faire plaisir au vendeur peut rester plusieurs mois sur le marché, consommer du temps, générer des visites inutiles et finir par être vendu par un concurrent après baisse du prix. Nous préférons défendre une estimation documentée et refuser certains mandats lorsque l’écart entre le prix souhaité et la réalité du marché rend la vente trop improbable.

Le point à rendre clair dans notre présentation

Une agence immobilière ne transforme pas automatiquement chaque mandat en chiffre d’affaires. Le dossier doit montrer quel type de mandat est recherché, comment l’agence est rémunérée et quelles activités créent du revenu récurrent. La combinaison transaction, location et gestion permet ici de comprendre pourquoi nous ne dépendons pas exclusivement du nombre de ventes signées chez le notaire.

Les facteurs qui détermineront réellement notre rentabilité

La rentabilité d’une agence immobilière dépend moins du nombre de biens publiés que de la qualité de son entonnoir commercial. Nous suivrons quatre variables en priorité : le nombre d’estimations obtenues, la conversion de ces estimations en mandats, la conversion des mandats en ventes et le niveau d’honoraires réellement encaissé.

Nous suivrons l’entonnoir depuis l’estimation jusqu’à la vente

Étape transaction année 1 Hypothèse Résultat attendu
Rendez-vous d’estimation réalisés Environ 360 30 rendez-vous par mois en moyenne
Mandats de vente signés Environ 175 Près d’un rendez-vous sur deux converti
Mandats devenant des ventes agence Environ 34 % Environ 60 ventes
Honoraires moyens encaissés 10 500 € Environ 630 000 € de CA transaction

Ces ratios serviront surtout à détecter les blocages. Beaucoup d’estimations mais peu de mandats signaleraient un problème de conversion ; beaucoup de mandats mais peu de ventes renverraient plutôt au prix, à la qualité du stock ou au suivi.

L’exclusivité doit nous permettre d’investir davantage dans chaque bien

Nous chercherons à atteindre environ 55 % de mandats exclusifs. Sur ces biens, nous pourrons plus facilement engager des dépenses de photographie, vidéo, visite virtuelle ou mise en avant sans craindre qu’un concurrent ne conclue la vente quelques jours plus tard à partir du même bien.

Nous présenterons l’exclusivité comme un engagement réciproque : le propriétaire nous confie la commercialisation et nous nous engageons sur un plan d’action, un suivi régulier et des ajustements argumentés.

Le délai d’encaissement restera une contrainte importante

Une vente peut être négociée plusieurs semaines après la signature du mandat, puis n’être encaissée qu’au moment de l’acte définitif. Notre trésorerie doit donc supporter le décalage entre le travail commercial et l’encaissement des honoraires.

Nous suivrons séparément les compromis signés, les ventes dont le financement est encore en cours et les dossiers approchant de la signature définitive. Cela nous donnera une vision plus réaliste du chiffre d’affaires futur qu’un simple total d’offres acceptées.

Ce qu’un financeur regardera derrière le nombre de ventes

Deux agences peuvent annoncer 60 ventes annuelles et avoir pourtant des économies différentes. Les honoraires moyens, le coût d’acquisition des mandats, la part des exclusivités et le délai d’encaissement modifient fortement la rentabilité et la trésorerie. Présenter l’entonnoir complet permet de rendre le scénario beaucoup plus vérifiable.

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Aucune connaissance financière requise

Nos clients prioritaires et la manière dont nous obtiendrons nos mandats

Nous distinguerons propriétaires vendeurs, acquéreurs et bailleurs. Les acquéreurs sont indispensables aux transactions, mais le stock dépend d’abord des propriétaires : une grande partie de l’effort commercial leur sera consacrée.

Segment Besoin principal Approche envisagée
Propriétaires occupants Vendre dans de bonnes conditions Estimations locales, recommandations et prospection de quartier
Héritiers ou indivisions Arbitrer un bien avec plusieurs décideurs Accompagnement plus structuré et suivi des étapes
Investisseurs particuliers Acheter, louer puis gérer Transaction suivie d’une proposition de gestion
Bailleurs existants Déléguer la gestion et les relocations Offre récurrente et suivi réglementaire
Acquéreurs de résidence principale Trouver un bien adapté et finançable Qualification précise du projet avant multiplication des visites

La prospection locale restera un travail régulier

Chaque conseiller disposera d’un secteur prioritaire et devra entretenir un volume constant de contacts propriétaires. Nous utiliserons les ventes réalisées, les panneaux, les boîtages ciblés, les appels, les recommandations et les données issues de notre CRM pour organiser cette prospection.

Après une vente dans une rue ou une copropriété, nous relancerons les propriétaires voisins avec des informations concrètes sur la demande observée.

Le digital servira à générer des demandes et à rassurer les vendeurs

Notre site mettra en avant les estimations, les biens, les avis clients, les ventes récentes et notre méthode de commercialisation. Nous investirons également dans le référencement local et dans quelques campagnes payantes autour de requêtes liées à l’estimation et à la vente.

Les portails immobiliers resteront indispensables pour exposer les biens aux acquéreurs, mais nous ne voulons pas que toute notre visibilité repose sur eux. Notre marque locale, nos contenus et notre base de contacts doivent progressivement devenir des actifs propres.

Nous viserons environ 30 rendez-vous d’estimation par mois

Avec trois conseillers transaction et le dirigeant qui conserve certains rendez-vous, cet objectif représente environ deux rendez-vous d’estimation par conseiller et par semaine. Le volume est suffisamment élevé pour alimenter le portefeuille tout en laissant du temps pour les visites, les relances et la prospection.

Sur l’année 1, nous cherchons environ 175 mandats signés, soit un taux de transformation proche de 49 % des estimations réalisées. Ce niveau suppose que les rendez-vous soient suffisamment qualifiés et que les conseillers ne se contentent pas d’accepter des estimations sans projet réel de vente.

Pourquoi distinguer propriétaires, acquéreurs et bailleurs ?

Une stratégie commerciale qui parle simplement de « clients immobiliers » reste trop vague. Le propriétaire crée le stock, l’acquéreur transforme ce stock en vente et le bailleur peut générer du revenu récurrent. Montrer des canaux et des objectifs différents pour chaque segment rend la stratégie d’acquisition beaucoup plus crédible.

Notre organisation doit transformer les mandats en ventes sans saturer l’équipe

Une transaction enchaîne estimation, mandat, documents, annonce, visites, négociation, financement, compromis puis acte définitif. Notre organisation doit suivre ces étapes sans dépendre de la seule mémoire du conseiller.

Chaque mandat sera suivi dans un même processus

Indicateur opérationnel Seuil recherché Raison
Mandats actifs par conseiller 15 à 20 Maintenir un suivi réel de chaque vendeur
Mandats exclusifs Environ 55 % Améliorer la maîtrise de la commercialisation
Retour vendeur Au moins tous les 10 à 14 jours Éviter les mandats laissés sans analyse
Dossiers sous compromis simultanément 15 à 25 Anticiper les futurs encaissements
Lots gérés par responsable gestion Jusqu’à 220 avant renfort Préserver la qualité de suivi

Après chaque série de visites, le vendeur recevra une synthèse des retours. Si plusieurs acquéreurs considèrent que le prix est trop élevé ou qu’un défaut bloque systématiquement la vente, nous utiliserons ces informations pour proposer un ajustement argumenté.

Nous qualifierons les acquéreurs avant de multiplier les visites

Nous chercherons à connaître leur budget, leur apport, l’état d’avancement du financement, la zone réellement recherchée et les critères non négociables. Une visite avec un acquéreur incapable de financer le bien ou recherchant un produit très différent consomme du temps pour peu de valeur.

Cette qualification améliore aussi l’expérience du vendeur en limitant les visites peu crédibles.

La location et la gestion fonctionneront sur des processus séparés

La responsable location-gestion suivra la mise en location, la sélection des dossiers, les baux, les états des lieux, les encaissements, les régularisations et les échanges avec les propriétaires. L’assistante prendra en charge une partie des tâches administratives communes afin que les négociateurs transaction restent concentrés sur les activités commerciales.

Lorsque le portefeuille de gestion approchera 220 à 240 lots, nous prévoirons un renfort spécifique plutôt que de répartir progressivement ces tâches sur toute l’équipe.

Pourquoi montrer des seuils de capacité ?

Le chiffre d’affaires prévu doit rester compatible avec le nombre de dossiers que l’équipe peut réellement suivre. Des objectifs élevés de mandats ou de lots gérés ne sont crédibles que si l’on explique à quel moment la qualité du service se dégrade et quand un recrutement devient nécessaire.

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Trois semaines de travail pour une agence immobilière, déjà faites

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Notre chiffre d’affaires sera construit à partir des ventes, des locations et de la gestion

Notre chiffre d’affaires année 1 doit pouvoir être reconstruit à partir d’unités simples. La transaction dominera, tandis que la gestion formera progressivement une base récurrente.

Source de chiffre d’affaires année 1 Hypothèse CA indicatif
Transactions résidentielles 60 ventes à 10 500 € d’honoraires moyens 630 000 €
Mises en location 95 relocations à environ 650 € Environ 62 000 €
Gestion locative 105 lots moyens sur l’année Environ 70 000 €
Prestations locatives annexes États des lieux et services associés Environ 18 000 €
Total Environ 780 000 €

Le portefeuille de gestion montera progressivement

Nous visons 160 lots en gestion à la fin de la première année, mais ils ne seront pas tous présents dès janvier. Notre hypothèse retient environ 105 lots gérés en moyenne sur l’ensemble de l’année, puis une progression plus forte en année 2.

Avec un loyer mensuel moyen proche de 790 € et des honoraires de gestion représentant environ 7 % des loyers encaissés, un portefeuille moyen de 105 lots génère un peu moins de 70 000 € de chiffre d’affaires annuel de gestion dans notre scénario.

Nous suivrons le revenu par mandat, pas seulement le volume de biens

Une agence qui réalise 60 ventes avec 10 500 € d’honoraires moyens produit 630 000 € de chiffre d’affaires transaction. Si la pression concurrentielle fait baisser l’honoraire moyen à 9 000 €, le même volume de ventes ne représente plus que 540 000 €.

Nous suivrons donc les remises et les honoraires réellement encaissés afin d’éviter une érosion progressive de la valeur moyenne par vente.

La gestion locative doit devenir une deuxième base économique

À 300 lots gérés, avec les mêmes hypothèses de loyer et de taux de gestion, le revenu annuel de gestion approche 200 000 €. Cette activité ne remplacera pas la transaction, mais elle peut couvrir une part croissante des coûts fixes et rendre le chiffre d’affaires moins dépendant des cycles de vente.

Le calcul que nous voulons pouvoir refaire facilement

Le chiffre d’affaires ne doit pas apparaître comme une simple ligne qui augmente chaque année. Ici, il se reconstruit à partir du nombre de ventes, des honoraires moyens, des relocations et du nombre moyen de lots gérés. C’est cette logique économique que nous développons également dans notre pack complet pour une agence immobilière.

Nos charges et notre financement doivent absorber le décalage entre prospection et encaissement

Une agence supporte salaires, local, portails, logiciels et prospection avant l’encaissement des premières ventes. Notre besoin initial est donc largement un besoin de trésorerie : plusieurs mois peuvent séparer la prise d’un mandat du paiement des honoraires.

Charge d’exploitation année 1 Montant indicatif Nature
Rémunérations et charges sociales 338 000 € Principal coût fixe et variable
Portails immobiliers et diffusion 52 000 € Acquisition d’audience
Loyer, charges et entretien du local 38 000 € Fixe
Communication et prospection 30 000 € Pilotable
Logiciels, CRM, téléphonie et outils 20 000 € Fonctionnement
Déplacements et véhicules 26 000 € Variable
Photos, vidéos et supports de commercialisation 18 000 € Lié au stock de mandats
Assurances, comptabilité et juridique 15 000 € Fonctionnement
Formation, adhésions et autres charges 13 000 € Divers
Total 550 000 € Hors amortissements, dette et fiscalité

Avec environ 780 000 € de chiffre d’affaires, notre scénario laisse ainsi environ 230 000 € avant amortissements, remboursement de la dette et fiscalité. Cette marge doit rester suffisante pour absorber les écarts de calendrier entre les ventes prévues et les ventes réellement signées.

Notre besoin initial sera concentré sur le local, le lancement et la trésorerie

Besoin initial Budget retenu Rôle
Aménagement et signalétique du local 42 000 € Créer un point de vente identifiable
Mobilier et informatique 24 000 € Équiper l’équipe
Site, identité et lancement commercial 18 000 € Préparer la visibilité de l’agence
Dépôt de garantie et frais d’installation 12 000 € Prendre possession du local
Frais juridiques, administratifs et assurances initiales 9 000 € Lancer la structure
Trésorerie de départ 115 000 € Financer plusieurs mois de montée en charge
Total 220 000 € Besoin initial
Ressource Montant Part du besoin
Apport du dirigeant 80 000 € Environ 36 %
Emprunt bancaire 140 000 € Environ 64 %
Total 220 000 € 100 %

Dans ce projet, la trésorerie compte davantage que le mobilier

Le risque principal du démarrage n’est pas de manquer de bureaux ou d’écrans. Il est de supporter plusieurs mois de structure avant l’encaissement régulier des premières ventes. Un plan de financement crédible doit donc couvrir ce décalage de cycle et pas uniquement les dépenses visibles d’ouverture.

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Ce qu’il faut pour faire financer une agence immobilière

Une banque veut des chiffres sourcés, un marché documenté et une stratégie tenable. Les quatre documents répondent à ces trois questions dans l’ordre où elles se posent.

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Convient pour une demande de prêt

Notre prévision sur trois ans repose sur davantage de mandats et une part croissante de gestion

L’année 1 installera l’agence et son stock de mandats. L’année 2 augmentera le volume de ventes sans doubler les coûts fixes. L’année 3 reposera davantage sur la profondeur du portefeuille local et la gestion.

Indicateur Année 1 Année 2 Année 3
Chiffre d’affaires 780 000 € 970 000 € 1 160 000 €
Charges d’exploitation décaissables 550 000 € 665 000 € 790 000 €
Excédent avant amortissements, dette et fiscalité 230 000 € 305 000 € 370 000 €
Ventes réalisées 60 72 82
Lots gérés en fin d’année 160 245 330
Effectif permanent 6 7 8

La croissance des ventes viendra d’abord de la productivité commerciale

Nous ne prévoyons pas de doubler immédiatement le nombre de négociateurs. Le passage de 60 à 72 ventes en année 2 doit surtout venir d’un stock de mandats plus dense, d’une meilleure notoriété locale, d’une hausse de la part d’exclusivités et d’un processus commercial mieux maîtrisé.

Un quatrième conseiller transaction sera recruté au cours de l’année 2 uniquement si le nombre de mandats actifs et de rendez-vous d’estimation justifie durablement sa présence.

La gestion justifiera un renfort spécifique

Lorsque le portefeuille dépassera environ 220 lots, nous renforcerons le pôle gestion afin d’éviter que la croissance du revenu récurrent ne se traduise par une baisse de qualité de service. L’objectif en année 3 est d’atteindre environ 330 lots, ce qui donnera à l’agence une base de revenu beaucoup plus stable qu’au démarrage.

Moteur de croissance Année 1 Année 2 Année 3
Mandats de vente signés 175 205 225
Part de mandats exclusifs 55 % 60 % 62 %
Honoraires moyens par vente 10 500 € 10 700 € 10 900 €
Lots gérés en moyenne sur l’année 105 205 290

Pourquoi notre croissance n’est pas construite uniquement sur les recrutements

Le scénario suppose aussi un meilleur taux de transformation, davantage d’exclusivités, une hausse mesurée des honoraires moyens et la constitution d’un portefeuille de gestion. Le recrutement accompagne donc une activité déjà démontrée au lieu d’être l’unique justification de la hausse du chiffre d’affaires.

Les principaux risques concernent le stock de mandats, les délais de vente et la pression sur les honoraires

Nos principaux risques concernent le nombre de mandats, leur vitesse de transformation, le niveau d’honoraires et la trésorerie pendant les périodes plus lentes.

Un ralentissement du marché peut allonger fortement les délais

Si les acquéreurs deviennent plus prudents ou si le financement se resserre, un bien peut nécessiter davantage de visites, de négociations et de baisse de prix avant de se vendre. Le nombre de compromis mensuels peut alors diminuer avant même que les charges fixes aient le temps de s’ajuster.

Nous suivrons l’âge moyen du stock. Une hausse rapide des biens présents depuis plus de trois ou quatre mois déclenchera une revue des prix et de la commercialisation.

Une baisse des honoraires moyens peut dégrader la marge même avec le même nombre de ventes

Les vendeurs comparent facilement les barèmes et certaines agences utilisent des honoraires faibles comme argument d’acquisition. Nous ne chercherons pas à être systématiquement moins chers. Notre priorité sera de défendre la valeur du service, notamment sur les mandats exclusifs.

Une baisse de 1 500 € des honoraires moyens sur 60 ventes représente déjà 90 000 € de chiffre d’affaires annuel en moins. Nous suivrons donc cet indicateur avec la même attention que le volume de transactions.

La dépendance aux portails doit rester maîtrisée

Les grands portails donnent accès à une audience importante, mais leurs tarifs et leurs conditions peuvent évoluer. Nous les considérerons comme des canaux indispensables mais non exclusifs. Notre base de contacts, notre référencement local, nos recommandations et notre marque doivent prendre davantage de poids au fil des années.

Tester une année moins favorable

Scénario testé Effet estimé Réponse prévue
Scénario central année 2 CA d’environ 970 000 € Poursuite du développement prévu
10 ventes de moins Environ 107 000 € de CA en moins Gel d’un recrutement et renforcement des estimations
Honoraires moyens inférieurs de 10 % Environ 75 000 € de CA en moins Revue des remises et du positionnement commercial
Délais de vente allongés de 2 mois Décalage significatif des encaissements Protection de la trésorerie et suivi des compromis
Croissance de la gestion inférieure de 30 % Revenu récurrent plus faible Développement des partenariats bailleurs et investisseurs

Le scénario le plus difficile serait une combinaison de plusieurs événements : moins de mandats, des ventes plus lentes et une pression simultanée sur les honoraires. Nous voulons donc éviter de dimensionner les coûts fixes sur une hypothèse où tous les indicateurs progresseraient en même temps.

Le bon stress test dépend de l’économie du métier

Pour une agence immobilière, tester le prix d’une matière première n’aurait aucun sens. Les variables sensibles sont le nombre de mandats, le taux de transformation, les honoraires moyens et le délai entre la prise de mandat et l’encaissement. Ce sont donc elles que nous faisons varier pour vérifier la solidité du projet.

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Les quatre documents pour lancer une agence immobilière

Le business plan raconte le projet, le prévisionnel le chiffre, l’étude de marché le justifie et l’executive summary le résume en deux pages. Rien à rédiger de zéro.

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PowerPoint, Excel et Word, modifiables

Pourquoi nous estimons que notre agence peut atteindre une taille rentable

Notre première année repose sur environ 360 estimations, 175 mandats signés et 60 ventes effectivement encaissées, et non sur une arrivée immédiate de centaines de mandats.

La transaction doit générer environ 630 000 € de chiffre d’affaires en année 1. La location, la gestion et les prestations associées ajoutent environ 150 000 €, ce qui porte le chiffre d’affaires total à environ 780 000 €.

La structure de six personnes reste compatible avec ce volume : quatre profils interviennent directement sur la transaction, tandis que la responsable location-gestion et l’assistante protègent leur temps commercial.

Élément clé Hypothèse de notre projet
Localisation Rennes
Type de projet Création d’une agence immobilière indépendante
Activités Transaction, location et gestion locative
Équipe de départ 6 personnes
Estimations visées année 1 Environ 360
Mandats de vente signés année 1 Environ 175
Ventes prévues année 1 60
Honoraires moyens par vente Environ 10 500 €
Lots en gestion fin année 1 160
CA prévu en année 1 780 000 €
CA prévu en année 2 970 000 €
CA prévu en année 3 1 160 000 €
Besoin initial 220 000 €
Apport du dirigeant 80 000 €
Emprunt bancaire envisagé 140 000 €
Lots gérés fin année 3 Environ 330

Notre priorité sera d’abord de créer un stock de mandats suffisamment régulier. La deuxième étape consistera à augmenter la part des mandats exclusifs et à améliorer leur transformation en ventes. Enfin, nous voulons développer la gestion locative jusqu’à ce qu’elle couvre une part significative des coûts fixes.

Si nous atteignons environ 82 ventes et 330 lots gérés à la fin de la troisième année, l’agence pourra dépasser 1,1 million d’euros de chiffre d’affaires avec huit personnes. La croissance restera alors liée à des indicateurs opérationnels observables plutôt qu’à une simple hypothèse de hausse annuelle.

À ce niveau, notre scénario prévoit environ 370 000 € avant amortissements, dette et fiscalité. Cette marge doit permettre d’absorber les variations du marché, de rembourser le financement initial et de continuer à investir dans l’acquisition de mandats.

La cohérence finale de notre présentation de projet

Les chiffres essentiels doivent former une chaîne logique : les estimations produisent les mandats, une partie des mandats se transforme en ventes, les ventes génèrent les honoraires, la gestion crée une base récurrente, l’équipe doit pouvoir absorber ce volume et l’excédent obtenu doit financer la structure. C’est cette cohérence que vous pouvez également travailler à partir de notre pack complet pour une agence immobilière.