Institut de beauté : beauté du regard déjà saturée ?

Dernière mise à jour: 12 Septembre 2026

Lancez un institut de beauté sans sous-estimer le taux de remplissage nécessaire

Business plan, prévisionnel financier, étude de marché et executive summary, déjà rédigés et chiffrés pour ce métier.

C'est parti

EN RÉSUMÉ

Institut de beauté : beauté du regard déjà saturée ? Oui, le marché français est déjà très encombré pour un nouvel institut qui propose simplement les mêmes extensions de cils, rehaussements et browlifts que tout le monde.

Le décalage entre l'offre et la demande est difficile à ignorer : 66 % des instituts interrogés proposent déjà la beauté du regard, alors que 30 % des consommateurs déclarent utiliser ces prestations. Cela ne prouve pas une saturation dans chaque ville, mais cela montre que la concurrence est devenue structurelle.

Le marché ne bénéficie plus non plus d'une croissance assez forte pour absorber automatiquement les nouveaux entrants. Seulement 15 % des professionnels interrogés constatent une hausse des demandes en beauté du regard, très loin derrière les soins du visage ou certaines prestations corporelles.

Le problème concerne surtout les services les plus standardisés. Une pose cil à cil classique est devenue extrêmement facile à comparer en quelques minutes sur Google, Planity ou Instagram, alors que des techniques plus spécifiques, des mappings reconnaissables ou des prestations combinées conservent davantage de pouvoir de différenciation.

La concurrence n'a pourtant pas complètement détruit les prix. Des rehaussements sont encore vendus autour de 80 à 90 € et certains packs regard dépassent 100 €, ce qui montre qu'une partie des clientes accepte de payer nettement plus lorsqu'elle perçoit une vraie spécialisation.

Le chiffre d'affaires par heure compte parfois davantage que le prix affiché. Une longue pose d'extensions premium peut rapporter moins par heure qu'un rehaussement plus simple et mieux tarifé, ce qui change complètement l'économie d'un agenda pourtant rempli.

Les extensions gardent un avantage puissant : les remplissages. Une petite base de clientes revenant toutes les trois semaines peut générer beaucoup plus de chiffre d'affaires qu'un flux important de clientes occasionnelles, mais cette clientèle régulière reste minoritaire à l'échelle du marché.

La pression concurrentielle est particulièrement forte parce que l'activité demande relativement peu de surface et d'investissement matériel. Une indépendante à domicile peut proposer presque la même prestation qu'un institut avec vitrine tout en supportant beaucoup moins de charges fixes.

Le budget des clientes accentue encore cette sélection. Quand une cliente réduit ses visites, une prestation récurrente toutes les trois semaines devient rapidement arbitrable, ce qui fragilise surtout les offres moyennes qui ne sont ni très bon marché ni suffisamment désirables pour devenir prioritaires.

Le bon business n'est donc plus le studio de regard générique. Les meilleures chances se trouvent dans une micro-zone mal servie, une technique clairement maîtrisée, un style identifiable, une expérience premium, de meilleurs horaires ou une offre cohérente associant cils, sourcils et éventuellement visage.

4,8 sur Google4,5 sur Trustpilot

Tous les documents pour lancer un institut de beauté

Business plan, prévisionnel financier, étude de marché et executive summary, déjà rédigés et chiffrés pour ce métier. Vous y mettez vos chiffres, vous présentez le dossier.

Voir le pack complet

Téléchargement immédiat

La beauté du regard est-elle déjà partout dans les instituts ?

Oui, la beauté du regard est aujourd'hui devenue une prestation très courante dans les instituts français.

L'étude menée pour l'OPCO EP et la branche esthétique montre que 66 % des instituts interrogés proposent déjà des prestations de beauté du regard. On reste derrière les soins du visage, présents chez 88 % des répondants, l'épilation manuelle à 86 % et les soins des ongles à 80 %, mais on parle tout de même de deux établissements sur trois.

Ce niveau change beaucoup la lecture du marché. Ajouter des extensions de cils ou un rehaussement à une carte de soins ne suffit plus pour donner à un institut une image spécialisée. La prestation est devenue familière, facile à trouver et simple à comparer en ligne.

Les cartes visibles actuellement sur Planity le montrent bien. Dans une même ville, on trouve des instituts traditionnels, des studios exclusivement consacrés aux cils, des brow artists, des professionnelles installées chez elles et des concepts mélangeant cils, sourcils et soins du visage.

L'étude OPCO EP relève aussi que la beauté du regard demande relativement peu d'investissement matériel par rapport aux prestations reposant sur des appareils. Cette accessibilité a accéléré sa diffusion. Elle facilite le lancement, mais elle facilite tout autant l'arrivée du concurrent suivant.

Prestation Instituts interrogés qui la proposent
Soins du visage 88 %
Épilation manuelle 86 %
Soins du corps et modelages 86 %
Soins des ongles 80 %
Nail art 80 %
Beauté du regard 66 %

Y a-t-il vraiment assez de clientes pour toutes ces offres de beauté du regard ?

Probablement pas partout : l'écart entre le nombre d'instituts qui proposent la beauté du regard et le nombre de clientes qui en consomment est le premier vrai signe d'encombrement.

Dans l'enquête OPCO EP, 66 % des instituts proposent la beauté du regard, alors que 30 % des consommateurs interrogés déclarent utiliser ces prestations.

Il ne faut évidemment pas comparer ces deux pourcentages comme s'il s'agissait de parts de marché identiques. Un institut peut proposer un rehaussement sans en faire dix par jour. L'écart reste toutefois frappant lorsqu'on regarde les autres prestations.

Les soins du visage touchent 77 % des personnes interrogées et sont présents chez 88 % des instituts. L'épilation concerne 59 % des consommateurs pour 86 % des établissements. Pour la beauté du regard, la pénétration chez les clientes tombe à 30 % alors que l'offre reste disponible dans deux instituts sur trois.

La branche elle-même pointe cette particularité pour le regard et le nail art, deux prestations faciles à ajouter au catalogue.

Voilà pourquoi nous parlerions déjà d'un marché encombré. Il reste beaucoup de clientes, mais énormément de professionnelles veulent désormais les mêmes rendez-vous.

La demande de beauté du regard continue-t-elle vraiment de monter ?

La beauté du regard continue de se vendre, mais les dernières données disponibles ne montrent plus une catégorie portée par une explosion générale de la demande.

Dans l'étude OPCO EP, seulement 15 % des professionnels interrogés disent observer une hausse des demandes en beauté du regard. Pour les soins du visage, cette proportion atteint 45 %. Elle est également de 45 % pour les soins raffermissants ou revitalisants et de 43 % pour les soins du corps.

L'écart est trop large pour être ignoré. Si nous ouvrons aujourd'hui un institut spécialisé dans les cils, nous ne pouvons plus bâtir le business plan sur l'idée qu'un marché qui grossit très vite finira par remplir l'agenda.

On continue pourtant à voir évoluer l'offre. Sur Planity, le rehaussement classique cohabite maintenant avec le rehaussement coréen, les lash lifts associés à des soins, les browlifts « signature », les teintures hybrides et les packs cils-sourcils. Dans le 12e arrondissement de Paris, 1717 Institut facture actuellement 90 € un rehaussement coréen avec teinture. À Lyon, Regardetescils propose une version coréenne à 55 € sans teinture et 60 € avec teinture.

Cette multiplication de variantes ressemble surtout à un marché arrivé à maturité : les professionnelles cherchent constamment de nouvelles façons de rendre leur prestation moins comparable.

Les extensions de cils sont-elles plus saturées que le rehaussement ou les sourcils ?

Oui, l'extension de cils classique semble aujourd'hui beaucoup plus facile à comparer que certaines prestations plus récentes autour du regard.

Une cliente qui cherche une pose cil à cil dans une grande ville française tombe rapidement sur des dizaines d'offres qui utilisent le même vocabulaire : classique, mixte, volume russe, remplissage deux semaines, trois semaines ou quatre semaines. Les photos, les avis, les prix et les disponibilités peuvent être comparés sur le téléphone avant même de contacter la professionnelle.

Les spécialistes essaient donc de s'éloigner du simple nom de la technique. On trouve désormais des effets wet, manga, wispy, brésilien, fox eye, des mappings personnalisés et des diagnostics morphologiques.

Les sourcils suivent une autre trajectoire. Le browlift est souvent associé à une restructuration, une teinture ou une épilation. Beauté à la Parisienne, dans le 17e arrondissement de Paris, propose par exemple actuellement un Brow Lift Signature avec épilation et teinture à 65 €, ainsi qu'un pack complet cils et sourcils à 130 €.

Cette logique de pack réduit la comparaison directe avec la voisine qui affiche seulement « browlift 40 € ».

Pour une création d'entreprise, la partie la plus exposée du marché est donc la pose standard vendue sans univers, sans spécialité et sans résultat particulièrement reconnaissable.

4,8 sur Google4,5 sur Trustpilot

Combien facturer pour rentabiliser un institut de beauté ?

Le prévisionnel du pack calcule votre seuil de rentabilité, votre besoin en fonds de roulement et votre trésorerie à partir de vos propres hypothèses. Vous changez un chiffre, tout se recalcule.

Voir le pack complet

Aucune connaissance financière requise

Les prix des cils et sourcils sont-ils déjà cassés par la concurrence ?

Non, les prix de la beauté du regard restent très dispersés aujourd'hui, ce qui montre qu'il existe encore beaucoup de place entre le low cost et le haut de gamme.

À Paris, Beauty Touch affiche un rehaussement à 45 €. ET MA BEAUTÉ facture 80 € le rehaussement avec teinture. Chez 1717 Institut, le rehaussement coréen avec teinture monte à 90 €.

Les extensions affichent la même dispersion. Mon Regard Parfait, dans le 15e arrondissement, facture actuellement 90 € une pose cil à cil, 130 € une pose mixte et 70 € un remplissage après trois semaines.

Le chiffre le plus intéressant n'est pas toujours le prix affiché. Il faut le ramener au temps passé.

Un rehaussement de 45 minutes vendu 45 € représente 60 € de chiffre d'affaires théorique par heure. Une pose cil à cil à 90 € réalisée en 1 h 45 représente environ 51 €. Une pose mixte à 130 € sur deux heures atteint 65 €. Ces montants restent bruts : il faut encore payer produits, cotisations, local éventuel, plateformes, temps de nettoyage et trous dans l'agenda.

Le marché accepte donc encore des prix assez élevés, mais deux prestations qui semblent proches peuvent avoir une productivité très différente.

Exemple actuellement affiché Prix Durée CA brut théorique par heure
Rehaussement Beauty Touch, Paris 45 € 45 min 60 €/h
Rehaussement + teinture ET MA BEAUTÉ, Paris 80 € 1 h 80 €/h
Rehaussement coréen 1717 Institut, Paris 90 € 1 h 90 €/h
Cil à cil Mon Regard Parfait, Paris 90 € 1 h 45 ~51 €/h
Pose mixte Mon Regard Parfait, Paris 130 € 2 h 65 €/h

Les remplissages de cils peuvent-ils encore faire tourner un studio rentable ?

Oui, les remplissages restent l'un des meilleurs atouts économiques des extensions de cils parce qu'une bonne cliente peut revenir toute l'année.

France Compétences indique dans ses référentiels consacrés aux extensions une tenue moyenne d'environ trois semaines pour ce type de prestation. Sur les cartes actuelles des spécialistes, les remplissages sont couramment organisés autour de cycles de deux à quatre semaines.

Prenons une cliente qui paie 90 € sa première pose puis 70 € toutes les trois semaines, tarif actuellement affiché par un spécialiste parisien. Avec seulement dix remplissages dans l'année, cette cliente génère déjà 790 € de chiffre d'affaires. À quinze remplissages, on dépasse 1 100 €.

Cinquante clientes vraiment régulières peuvent donc représenter plusieurs dizaines de milliers d'euros annuels sans qu'il soit nécessaire de retrouver cinquante nouvelles clientes chaque mois.

Cette récurrence explique pourquoi certaines lash artists restent très bien installées malgré l'abondance de l'offre.

Elle rend aussi la fidélisation beaucoup plus importante que dans une prestation très occasionnelle. Une cliente perdue ne représente pas seulement un rendez-vous vide la semaine prochaine : plusieurs remplissages futurs partent potentiellement chez une concurrente.

Les clientes de beauté du regard reviennent-elles vraiment assez souvent ?

Une partie revient très souvent, mais la clientèle régulière de la beauté du regard reste plus petite qu'on pourrait le croire en regardant Instagram.

L'étude OPCO EP donne ici un chiffre très utile : 30 % des consommateurs interrogés ont recours à la beauté du regard, mais seulement 13 % déclarent le faire régulièrement.

L'écart avec d'autres catégories est net. L'épilation touche 59 % des répondants et 33 % y ont recours régulièrement. Les ongles sont à 59 % et 29 %. Les soins du visage atteignent 77 % de pénétration, dont 27 % d'utilisation régulière.

Les excellentes clientes d'extensions, capables de revenir toutes les trois semaines pendant des mois, existent bien. Elles valent beaucoup pour un studio spécialisé. Simplement, elles ne représentent pas la majorité du marché.

Cela change la façon de construire l'offre. Les extensions apportent une forte récurrence auprès d'un petit noyau. Le rehaussement touche les clientes qui veulent moins d'entretien. Le browlift, la restructuration et la teinture augmentent le nombre de raisons de revenir.

Un studio qui maîtrise plusieurs besoins autour du regard dispose donc d'une base économique plus solide qu'un concept entièrement dépendant de la pose cil à cil.

Prestation Consommateurs qui y ont recours Recours régulier
Soins du visage 77 % 27 %
Épilation 59 % 33 %
Soins des ongles 59 % 29 %
Soins du corps 54 % 16 %
Nail art 35 % 16 %
Beauté du regard 30 % 13 %

Une nouvelle lash artist peut-elle encore trouver des clientes sur Instagram et TikTok ?

Oui, mais poster de beaux avant/après ne donne plus automatiquement un avantage à une nouvelle lash artist.

Les réseaux sociaux ont énormément abaissé la barrière commerciale du métier. Une professionnelle peut aujourd'hui aménager une pièce, créer un compte Instagram, ouvrir un agenda en ligne et montrer immédiatement ses résultats à une clientèle située à quelques kilomètres.

L'étude de branche décrit directement cette nouvelle concurrence. Plusieurs professionnels interrogés parlent de l'arrivée d'indépendantes formées rapidement sur des spécialités comme les extensions de cils et évoquent notamment les micro-entrepreneuses recrutant leur clientèle sur TikTok.

Cette concurrence est visible aujourd'hui sur les plateformes de réservation. Les spécialistes du regard côtoient des instituts généralistes et des professionnelles travaillant seules, parfois avec des horaires allant jusque tard le soir.

Une galerie de photos propre et une réduction pour la première pose sont donc devenues des éléments ordinaires.

Ce qui aide vraiment à sortir du lot est beaucoup plus concret : posséder un style immédiatement identifiable, devenir la référence d'un quartier, travailler particulièrement bien les rendus très naturels, maîtriser certains mappings difficiles, proposer des horaires que les autres refusent ou construire une réputation assez forte pour que la cliente cherche le nom de la professionnelle plutôt que « extensions de cils près de chez moi ».

Les réseaux sociaux peuvent toujours accélérer un lancement. Le niveau requis pour attirer l'attention a simplement beaucoup monté.

4,8 sur Google4,5 sur Trustpilot

Trois semaines de travail pour un institut de beauté, déjà faites

Vous récupérez les quatre documents, vous les adaptez à votre projet, et notre équipe les relit gratuitement avant que vous les envoyiez à votre banque.

Voir le pack complet

Accompagnement par nos experts, gratuit

Les lash artists à domicile mettent-elles les instituts en difficulté ?

Oui, les professionnelles à domicile exercent une vraie pression sur les instituts de beauté spécialisés dans le regard, surtout quand les deux vendent exactement la même prestation.

Le rapport OPCO EP reprend une enquête des Nouvelles Esthétiques dans laquelle 89 % des esthéticiennes à domicile interrogées exerçaient sous le régime de l'auto-entreprise. Le rapport décrit également un modèle devenu courant : aménager une pièce chez soi et recevoir directement la clientèle.

La beauté du regard se prête particulièrement bien à cette configuration. Il faut beaucoup moins de surface qu'un spa, pas de zone humide et pas forcément de machine coûteuse. Le coût fixe peut donc rester très bas.

L'institut avec vitrine doit payer son emplacement, son aménagement, ses charges et parfois une équipe. Face à une professionnelle installée chez elle, essayer de gagner uniquement avec un tarif plus bas devient vite pénible.

Le local garde des avantages : visibilité, expérience plus rassurante, capacité à recevoir plusieurs clientes, ventes additionnelles et image de marque. Encore faut-il réellement les exploiter.

Payer un local commercial pour effectuer les mêmes poses, au même niveau de service, qu'une indépendante située cinq rues plus loin donne aujourd'hui très peu de marge d'erreur.

Les clientes commencent-elles à remplacer les prestations du regard par du DIY ?

Un peu, et le DIY pèse surtout comme une pression supplémentaire sur les prestations faciles à reproduire chez soi.

Dans l'étude OPCO EP, 22 % des consommateurs concernés par la beauté du regard déclarent réaliser eux-mêmes ce type de prestation. À l'inverse, 64 % passent encore par un institut ou par le domicile professionnel d'une esthéticienne.

Le professionnel reste donc largement dominant.

Le détail par âge mérite davantage d'attention. Sur l'ensemble des prestations esthétiques mesurées, 61 % des répondants déclarent ne pratiquer aucun DIY. Chez les moins de 25 ans, cette proportion tombe à 41 %.

Les clientes les plus jeunes vivent déjà dans un univers rempli de tutoriels, faux cils, teintures, gels sourcils, kits de lamination et produits permettant d'obtenir une partie du résultat chez elles.

Pour un institut, la meilleure défense consiste à rendre la différence immédiatement visible. Une analyse morphologique poussée, un mapping difficile, un résultat extrêmement propre ou une prestation complète cils-sourcils justifient beaucoup mieux le déplacement et le prix qu'un geste que la cliente pense pouvoir reproduire en regardant trois vidéos.

Le DIY ne prend donc pas toute la clientèle professionnelle aujourd'hui, mais il rend les prestations basiques plus fragiles.

Le budget des clientes est-il devenu un problème pour la beauté du regard ?

Oui, le budget est actuellement l'une des contraintes les plus sérieuses pour un modèle reposant sur des rendez-vous fréquents.

L'enquête OPCO EP menée auprès de 1 499 consommateurs montre que 49 % des répondants ont constaté une hausse des prix des prestations esthétiques au cours des années précédentes. Dans le même temps, 29 % déclarent avoir réduit leur fréquence de visite en institut et 29 % le nombre de prestations achetées à chaque visite.

Le chiffre le plus parlant arrive lorsqu'on demande pourquoi. Parmi les 686 personnes qui fréquentent moins les instituts, 70 % citent une baisse du budget disponible. Le DIY arrive loin derrière à 26 %, suivi par la priorité donnée à d'autres activités à 23 %.

Une cliente qui entretient des extensions toutes les trois semaines peut facilement consacrer plusieurs centaines d'euros par an à ses cils. Quand le budget se tend, cette fréquence devient très visible sur le compte bancaire.

Toute la clientèle ne réduit pourtant pas ses dépenses. Dans la même enquête, 29 % disent avoir augmenté leur budget esthétique et 42 % l'avoir maintenu.

Le marché se polarise davantage. La professionnelle très bon marché attire les clientes qui arbitrent presque uniquement sur le tarif. La spécialiste reconnue peut conserver celles qui considèrent la prestation comme importante. Entre les deux, une offre générique à un prix simplement « moyen » donne peu de raisons fortes de rester fidèle.

Peut-on encore vendre de la beauté du regard beaucoup plus cher que la moyenne ?

Oui, certaines professionnelles arrivent encore aujourd'hui à facturer nettement plus cher en transformant une prestation standard en service personnalisé.

Les cartes actuellement disponibles à Paris donnent plusieurs exemples. Beauté à la Parisienne facture 79 € un rehaussement avec teinture et 130 € un soin signature associant browlift, rehaussement, teintures et épilation. Mon Regard Parfait propose un pack regard complet à 99 €, une pose mixte à 130 € et différentes prestations construites autour de la personnalisation.

On trouve également chez Flowenchy Beauty une « Brow Signature » à 50 € pour 50 minutes, avec analyse, tracé et travail adapté à la morphologie du visage.

Ces offres vendent rarement juste « un browlift ». Elles parlent de restructuration, de diagnostic, de résultat sur mesure, de combinaison de prestations ou de technique précise.

Les prix observés aujourd'hui montrent assez clairement que toutes les professionnelles du regard ne sont pas devenues interchangeables.

Une débutante sans avis ne pourra évidemment pas décréter qu'elle devient premium en doublant ses tarifs. Le prix élevé fonctionne lorsqu'il est soutenu par le portfolio, la maîtrise technique, les avis, l'expérience et la façon dont le service est présenté.

Pour quelqu'un qui veut ouvrir un institut, cette capacité à vendre du premium est importante. Un marché réellement écrasé par la saturation ferait converger beaucoup plus fortement les tarifs vers le bas. Ce n'est pas ce que montrent les offres actuelles.

4,8 sur Google4,5 sur Trustpilot

Ce qu’il faut pour faire financer un institut de beauté

Une banque veut des chiffres sourcés, un marché documenté et une stratégie tenable. Les quatre documents répondent à ces trois questions dans l’ordre où elles se posent.

Voir le pack complet

Convient pour une demande de prêt

Une formation en extensions de cils suffit-elle à protéger une professionnelle de la concurrence ?

Non, les formations et certifications améliorent le niveau technique, mais elles n'empêchent pas beaucoup de nouvelles personnes d'entrer sur le marché.

France Compétences référence encore actuellement plusieurs certifications consacrées aux extensions et au rehaussement. Une certification enregistrée récemment couvre par exemple le cil à cil, le volume russe et la pose mixte, avec des compétences portant sur l'analyse de la cliente, l'hygiène, la sécurité et l'entretien. Une autre certification active combine extensions et rehaussement.

Le nombre et la diversité de ces parcours montrent à quel point la spécialité s'est structurée.

Ils montrent aussi combien il est devenu facile de trouver une formation spécifiquement consacrée au regard. Sur Planity, une académie parisienne affiche actuellement une formation débutant « Lashes Artist spécialiste du regard » sur deux jours, ainsi qu'une formation séparée consacrée à l'extension classique.

Il faut par ailleurs distinguer la certification d'une technique et les conditions juridiques permettant d'exercer une activité esthétique. Un porteur de projet doit vérifier précisément le périmètre de ses prestations et les qualifications requises avant de démarrer.

Sur le plan commercial, une formation supplémentaire protège peu contre la quantité de concurrentes. Ce qui protège davantage avec le temps, c'est ce que la professionnelle arrive à faire de cette compétence : qualité régulière, rapidité, style, avis, taux de retour et réputation locale.

Comment savoir si la beauté du regard est déjà saturée dans sa ville ?

Pour savoir si la beauté du regard est saturée, il faut regarder son quartier et les agendas des concurrentes plutôt qu'un chiffre national.

Nous commencerions par chercher les professionnelles dans une zone réellement acceptable pour la cliente : Google Maps, Planity, Treatwell, Instagram et TikTok donnent déjà une bonne image. Il faut distinguer les instituts qui possèdent simplement une ligne « beauté du regard » des spécialistes qui vivent surtout des cils et sourcils.

Le nombre brut de concurrents ne suffit pas. Quinze spécialistes avec des plannings pleins peuvent être moins inquiétants que six professionnelles qui proposent toutes des promotions et ont des rendez-vous disponibles dans deux heures.

Les disponibilités sont particulièrement intéressantes. Si plusieurs concurrentes reconnues sont complètes pendant plusieurs jours, la demande locale absorbe probablement une bonne partie de l'offre. Si presque toutes peuvent recevoir immédiatement, la prudence s'impose.

Les avis donnent aussi une idée du débit réel. Cinquante avis accumulés en cinq ans n'ont pas la même signification que cinquante avis récents. Nous regarderions également les prix, les horaires, le nombre de spécialistes à domicile et les techniques proposées.

Puis il faut chercher les trous. Peut-on réserver après 19 heures ? Existe-t-il une spécialiste du naturel ? Une vraie offre premium ? Quelqu'un maîtrise-t-il le rehaussement coréen ? Les sourcils sont-ils traités aussi sérieusement que les cils ? Les clientes peuvent-elles combiner plusieurs prestations pendant le même rendez-vous ?

C'est à ce niveau que la saturation devient mesurable. Une moyenne française peut alerter sur la concurrence ; elle ne peut pas dire si un local précis à Nantes, Toulouse ou Annecy a encore de la place.

Institut de beauté : la beauté du regard est-elle déjà saturée ?

Oui, la beauté du regard est aujourd'hui assez saturée en France dès qu'on parle d'une offre générique d'extensions, de rehaussement et de browlift.

Les chiffres nationaux donnent déjà un avertissement sérieux : 66 % des instituts interrogés proposent le regard alors que 30 % des consommateurs interrogés utilisent ces prestations. La croissance déclarée par les professionnels est également bien moins forte que sur les soins du visage. À cela s'ajoutent les spécialistes indépendantes, le travail à domicile et une clientèle qui surveille davantage son budget.

Nous éviterions donc d'ouvrir aujourd'hui un institut dont le concept se résume à « extensions de cils, rehaussement et browlift à prix compétitifs ». Il y a trop peu de choses difficiles à copier dans cette proposition.

Pour autant, les offres visibles actuellement montrent encore des spécialistes capables de vendre un rehaussement autour de 80 à 90 €, des packs regard au-delà de 100 € et des extensions premium bien plus cher que les premiers prix. Les remplissages apportent aussi une récurrence remarquable lorsqu'une professionnelle construit un vrai noyau de clientes fidèles.

Le marché reste donc intéressant pour les bons concepts. Nous chercherions une spécialité très claire, un niveau technique supérieur, une micro-zone encore mal servie, une expérience premium ou un modèle cils-sourcils-visage suffisamment cohérent pour augmenter la valeur de chaque cliente.

Le créneau facile, lui, a largement disparu. Ouvrir un énième studio qui propose les mêmes poses, avec les mêmes photos Instagram et une remise de lancement, nous paraît désormais une mauvaise raison de se lancer. La beauté du regard peut encore faire un bon business en France, mais elle demande aujourd'hui une vraie raison pour que la cliente choisisse votre institut plutôt que les dix autres qu'elle trouve en quelques minutes.

SOURCES ET MÉTHODOLOGIE

Cette analyse cherche à déterminer si la beauté du regard est déjà trop saturée en France pour qu'un nouvel institut puisse encore en faire un bon business. Nous avons décomposé la question en plusieurs dimensions : profondeur de la demande, densité de l'offre, dynamique récente du marché, fréquence d'achat, économie des prestations, pression concurrentielle, facilité d'entrée et capacité à maintenir une vraie différenciation.

Le socle principal vient de l'étude de branche OPCO EP sur les évolutions des attentes de la clientèle et leurs impacts sur les métiers de l'esthétique. Elle combine analyse statistique, entretiens sectoriels, focus groups, enquête auprès d'environ 1 500 consommateurs français et enquête auprès des entreprises du secteur. Nous l'avons privilégiée parce qu'elle permet d'observer l'offre et la demande dans un même cadre.

Nous avons ensuite complété ces données structurelles par des observations de marché directement visibles aujourd'hui : prestations proposées, prix, durées, remplissages, packs, positionnements, spécialisations, horaires et modalités de réservation. Ces exemples ne servent pas à fabriquer une moyenne nationale, mais à vérifier comment la concurrence se matérialise concrètement pour une cliente qui compare plusieurs professionnels.

France Compétences a été utilisé pour documenter la structuration des formations, les techniques couvertes, les compétences attendues et la logique d'entretien des extensions. Les sources de la DGCCRF, de Légifrance et de Service-Public permettent de replacer ces prestations dans leur cadre professionnel et réglementaire.

Nous n'avons pas créé de score artificiel de saturation et aucun indicateur n'a décidé seul de la conclusion. Nous avons regardé la convergence des éléments : importance de l'offre existante, taille et régularité de la clientèle, évolution de la demande, pression sur le budget, concurrence à domicile, facilité de comparaison, récurrence des remplissages et possibilité de maintenir des prix premium.

Nous avons aussi séparé le diagnostic national de la décision d'implantation. Les données françaises permettent de comprendre la structure générale du marché, mais un projet précis doit ensuite être confronté à sa micro-zone : nombre de spécialistes réellement accessibles, disponibilités dans leurs agendas, prix, avis récents, horaires, techniques proposées et besoins encore mal couverts.

Les principales sources utilisées sont : OPCO EP — étude complète sur les attentes de la clientèle et les évolutions du secteur de l'esthétique, OPCO EP — synthèse des chiffres clés, France Compétences — RS6861, Extension ou rehaussement de cils, France Compétences — RS7150, Extension de cils et rehaussement, France Compétences — RS7222, Réaliser un rehaussement de cils et de sourcils, France Compétences — RS7306, pose d'extensions de cils, DGCCRF — encadrement des soins esthétiques et de la coiffure, Légifrance — qualification professionnelle pour les soins esthétiques, Entreprendre.Service-Public.fr — immatriculation d'une entreprise individuelle, ainsi que les cartes et sites actuels de Beauté à la Parisienne, 1717 Institut, Mon Regard Parfait, ET MA BEAUTÉ, Beauty Touch Paris, Flowenchy Beauty, Regardetescils Lyon et Beauty Expert Academy Paris.

4,8 sur Google4,5 sur Trustpilot

Les quatre documents pour lancer un institut de beauté

Le business plan raconte le projet, le prévisionnel le chiffre, l’étude de marché le justifie et l’executive summary le résume en deux pages. Rien à rédiger de zéro.

Voir le pack complet

PowerPoint, Excel et Word, modifiables

Qui est l'auteur de ce contenu ?

L'équipe de Modeles de Business Plan

Une équipe de financiers, consultants et rédacteurs

Nous sommes une équipe d’experts en finance, de consultants, d’analystes de marché et de rédacteurs spécialisés, dédiés à accompagner les nouveaux entrepreneurs dans la création de leur entreprise. Nous vous aidons à éviter les erreurs en vous fournissant des business plans détaillés, des études de marché précises et des prévisions financières fiables, pour maximiser vos chances de succès dès le départ. Si vous voulez en savoir plus sur nous, vous pouvez consulter notre page de présentation.