
Foot en salle : atteignez le bon remplissage
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C'est partiEN RÉSUMÉ
Foot en salle : quelles dépenses aujourd'hui ? Pour ouvrir un véritable centre de quatre à six terrains en France, il faut plutôt prévoir 500 000 à 800 000 € de capital disponible dans un bâtiment loué, puis être capable d’absorber plusieurs centaines de milliers d’euros de charges chaque année.
Le prix des terrains donne une vision trompeuse du projet. Cinq terrains à 35 000–60 000 € représentent déjà 175 000–300 000 €, mais l’aménagement du bâtiment, les vestiaires, l’accueil, la conformité ERP, le dépôt de garantie et la trésorerie peuvent coûter autant.
L’immobilier est probablement le poste à surveiller avant tous les autres. Sur 2 500 m², quelques dizaines d’euros de différence par mètre carré peuvent ajouter 50 000 à 100 000 € de charges annuelles, sans améliorer le produit vendu sur le terrain.
Le vrai problème économique vient surtout des heures creuses. Vendredi à 20 h est relativement facile à vendre ; mardi à 11 h ou jeudi à 15 h l’est beaucoup moins, alors que le loyer, les salariés et l’énergie continuent de tomber.
Les prix observés montrent d’ailleurs un marché très segmenté : une heure peut être vendue autour de 60 € en journée et grimper jusqu’à 150 € sur certains créneaux parisiens. Deux centres ayant exactement le même taux de remplissage peuvent donc avoir des économies très différentes.
Avec cinq terrains ouverts 14 heures par jour pendant 360 jours, la capacité atteint environ 25 200 heures-terrain par an. À 90 € effectivement encaissés par heure, passer de 25 % à 40 % de remplissage fait passer le chiffre d’affaires terrains d’environ 567 000 à 907 000 €.
La masse salariale devient vite comparable au loyer. Pour un centre ouvert tard, sept jours sur sept, un scénario de cinq à sept équivalents temps plein conduit plus facilement vers 180 000–280 000 € de coût employeur annuel que vers une petite équipe à 100 000 ou 150 000 €.
Construire son propre bâtiment change complètement l’échelle du projet. Les références françaises de gymnases récents dépassent 2 000 €/m² de travaux, ce qui fait basculer une halle de quelques milliers de mètres carrés vers plusieurs millions d’euros avant même le terrain foncier.
Les revenus annexes peuvent améliorer fortement l’économie du site, mais ils ne doivent pas servir à sauver un mauvais emplacement. Bar, anniversaires, stages, ligues et événements d’entreprise fonctionnent surtout parce que le loyer et les infrastructures sont déjà payés.
Le projet devient beaucoup plus défendable lorsque le bâtiment est adapté, le loyer maîtrisé et une partie des heures creuses est sécurisée avant l’ouverture auprès d’écoles, clubs, associations ou entreprises. Le foot indoor se gère finalement davantage comme une capacité horaire à remplir que comme l’achat de quatre ou cinq terrains synthétiques.
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Foot en salle : quelles dépenses aujourd’hui ?
Ouvrir un centre de foot en salle en France reste aujourd’hui un projet assez lourd en capital : pour un petit site indépendant d’un à deux terrains, nous pouvons encore construire un budget autour de 200 000 à 350 000 €, mais un véritable centre de quatre à six terrains se rapproche beaucoup plus souvent de 400 000 à 700 000 €, voire davantage lorsque le bâtiment exige des travaux importants. L’Express Franchise estime actuellement l’investissement d’un centre indépendant entre 170 000 et 620 000 €, contre 210 000 à 700 000 € en franchise, et situe les projets de quatre à six terrains autour de 400 000 à 600 000 € ou plus.
Le véritable piège est ailleurs : un centre peut ouvrir avec de beaux terrains et rester économiquement fragile si son loyer est trop élevé ou si ses terrains sont surtout remplis entre 18 h et 22 h. Les tarifs actuels montrent pourquoi. Selon les centres LE FIVE, une heure peut coûter seulement 60 à 80 € en journée et atteindre 90, 100, 110, voire 150 € aux créneaux les plus demandés. Le modèle consiste donc autant à acheter des heures de disponibilité immobilière qu’à installer des terrains de football.
Combien faut-il vraiment pour ouvrir un foot en salle aujourd’hui ?
Pour un centre de foot en salle crédible en France, nous retiendrions aujourd’hui environ 450 000 à 800 000 € d’investissement pour quatre à six terrains dans un bâtiment loué, hors achat des murs. Cette fourchette est plus prudente que le simple prix des terrains parce qu’elle inclut l’aménagement du local, les vestiaires, l’accueil, la sécurité, le mobilier, la technologie, le lancement et suffisamment de trésorerie pour absorber les premiers mois.
L’ordre de grandeur publié récemment par L’Express Franchise va dans le même sens : 35 000 à 60 000 € d’infrastructure par terrain, 50 000 à 150 000 € de travaux en indépendant, 5 000 à 15 000 € de matériel sportif, 2 000 à 10 000 € de logiciels, 5 000 à 20 000 € de lancement et 20 000 à 50 000 € de trésorerie initiale. En franchise, les travaux peuvent monter à 80 000–200 000 €, auxquels peuvent s’ajouter 20 000–60 000 € de droit d’entrée.
Un entrepreneur capable de récupérer un ancien complexe sportif presque exploitable peut donc rester vers le bas de la fourchette. Celui qui transforme un entrepôt brut de 2 500 ou 3 000 m² avec nouveaux vestiaires, sanitaires, chauffage, ventilation, électricité, accueil et restauration peut la dépasser très vite.
Le terrain de foot est-il vraiment la dépense principale ?
Non. Les terrains représentent une grosse dépense, mais ils ne sont souvent qu’un tiers environ de l’investissement initial d’un centre complet. La référence actuellement publiée pour un terrain de foot à 5 se situe autour de 35 000 à 60 000 € par unité, ce qui donne déjà 175 000 à 300 000 € pour cinq terrains.
Mais cinq terrains exigent ensuite des circulations, des filets et protections, un accueil, des vestiaires, des douches, des sanitaires, des bureaux, parfois un bar, du stockage, un parking adapté et toute l’infrastructure électrique et incendie du bâtiment.
C’est ce qui explique qu’un projet à cinq terrains ne coûte généralement pas simplement cinq fois 40 000 €. Le terrain constitue le produit vendu au client ; le bâtiment qui l’entoure absorbe une partie considérable du capital.
À quoi ressemble le budget d’un centre de cinq terrains ?
Pour cinq terrains dans un bâtiment loué déjà relativement compatible avec l’activité, nous construirions aujourd’hui un budget de travail proche de 500 000 à 750 000 €. Ce n’est pas un devis universel, mais une enveloppe beaucoup plus utile pour tester un business plan qu’un simple prix par terrain.
Les fourchettes ci-dessous combinent les coûts publiés récemment pour les centres de foot à 5 avec les dépenses qui deviennent presque inévitables sur un établissement recevant du public.
| Dépense initiale | Ordre de grandeur |
|---|---|
| 5 terrains | 175 000–300 000 € |
| Travaux et adaptation du local | 80 000–180 000 € |
| Accueil, vestiaires, douches, mobilier | 30 000–70 000 € |
| Informatique, contrôle d’accès, réservation, vidéo | 10 000–30 000 € |
| Matériel sportif et exploitation | 8 000–20 000 € |
| Communication et lancement | 10 000–25 000 € |
| Études, juridique, sécurité, honoraires | 10 000–30 000 € |
| Dépôt de garantie et frais immobiliers | 20 000–50 000 € |
| Trésorerie de départ | 50 000–100 000 € |
| Total indicatif | 393 000–805 000 € |
Quelle surface faut-il louer pour quatre ou cinq terrains ?
Pour quatre ou cinq terrains indoor, 2 000 à 3 000 m² deviennent rapidement nécessaires une fois ajoutés les espaces qui ne génèrent directement aucune heure de réservation. Un terrain de foot à 5 et ses dégagements consomment plusieurs centaines de mètres carrés ; il faut ensuite intégrer réception, vestiaires, circulations, sanitaires, zones techniques et éventuellement bar ou espace événementiel.
Les grands réseaux montrent bien cette logique. UrbanSoccer ne vend pas seulement une surface synthétique : ses centres comprennent vestiaires avec douches et casiers, parking, terrains filmés, salles privatisables et club-house. LE FIVE ajoute également sports bar, anniversaires, stages, ligues et événements d’entreprise.
Nous éviterions donc de dimensionner le local à partir de la seule surface des terrains. Un bâtiment très compact peut sembler moins cher au mètre carré mais devenir commercialement médiocre s’il n’offre ni circulation confortable, ni vestiaires suffisants, ni espace permettant de vendre autre chose qu’une heure de football.
Combien facturer pour rentabiliser un complexe de foot en salle ?
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Combien coûte le loyer d’un grand local adapté au foot indoor ?
Le loyer peut aujourd’hui dépasser 100 000 à 200 000 € par an avant même d’avoir payé un salarié. À titre de repère, CBRE relevait récemment environ 55 €/m²/an sur les marchés logistiques secondaires et 63 €/m²/an sur la grande dorsale française, avec des valeurs prime atteignant 89 €/m² en région parisienne, 71 € autour de Lyon et 57 € autour de Lille.
Ces chiffres concernent l’immobilier logistique et non un centre sportif clé en main, mais ils fournissent un bon test d’ordre de grandeur. Un bâtiment de 2 500 m² à 55 €/m² représente 137 500 € de loyer annuel hors charges. À 70 €, nous passons à 175 000 €. À 90 €, 225 000 €. Et là, l’écart devient vite énorme.
Pour un projet dont les clients jouent essentiellement après le travail, payer plus cher pour être proche d’une grande population peut être parfaitement rationnel. Mais le centre doit alors produire beaucoup plus de chiffre d’affaires par terrain.
| Loyer HT HC | 2 000 m² | 2 500 m² | 3 000 m² |
|---|---|---|---|
| 45 €/m²/an | 90 000 € | 112 500 € | 135 000 € |
| 55 €/m²/an | 110 000 € | 137 500 € | 165 000 € |
| 65 €/m²/an | 130 000 € | 162 500 € | 195 000 € |
| 75 €/m²/an | 150 000 € | 187 500 € | 225 000 € |
| 85 €/m²/an | 170 000 € | 212 500 € | 255 000 € |
| 95 €/m²/an | 190 000 € | 237 500 € | 285 000 € |
| 110 €/m²/an | 220 000 € | 275 000 € | 330 000 € |
Acheter ou construire le bâtiment change-t-il complètement le budget ?
Oui. Construire le bâtiment transforme le foot en salle d’un projet de plusieurs centaines de milliers d’euros en projet immobilier de plusieurs millions. Les opérations sportives françaises récentes donnent des repères beaucoup plus élevés que le simple coût d’aménagement d’un entrepôt existant.
Le gymnase Brazza de Bordeaux représente 4,5 millions d’euros de travaux pour 2 200 m², soit environ 2 045 €/m². Un gymnase de 2 025 m² actuellement étudié à Coulounieix-Chamiers affiche 4,19 millions d’euros HT, soit environ 2 070 €/m². Un autre projet à Eysines atteint 5 millions d’euros HT pour 2 406 m², environ 2 080 €/m².
Ces gymnases publics ne sont pas strictement comparables à une halle commerciale de foot à 5 : leur cahier des charges, leur architecture et leurs équipements peuvent être plus coûteux. Mais ils montrent pourquoi une construction neuve de 2 500 m² ne peut pas être traitée comme un simple supplément de quelques centaines de milliers d’euros.
Pour un entrepreneur, récupérer une halle existante bien située reste généralement beaucoup moins capitalistique que construire un véritable équipement sportif neuf.
Les travaux d’un ancien entrepôt peuvent-ils faire exploser le projet ?
Oui, et c’est probablement l’un des risques les plus sous-estimés d’un projet de foot indoor. Un entrepôt qui paraît parfait sur une annonce immobilière peut demander une transformation lourde avant d’accueillir du public.
Un établissement sportif clos et couvert relève notamment de la réglementation ERP de type X. Les textes imposent des dispositions spécifiques relatives à l’éclairage, à l’éclairage de sécurité et aux moyens de secours ; par exemple, les zones annexes et techniques doivent disposer d’extincteurs selon les règles prévues pour ce type d’établissement.
À cela peuvent s’ajouter accessibilité, issues de secours, compartimentage, électricité, chauffage, ventilation, douches, plomberie, traitement acoustique et changement de destination ou autorisations urbanistiques selon le bâtiment.
Nous préférerions donc un local légèrement plus cher mais déjà compatible avec l’accueil du public à une coque industrielle très bon marché nécessitant 300 000 € de travaux imprévus.
Combien faut-il prévoir pour les salariés ?
La masse salariale devient rapidement l’un des deux ou trois plus gros coûts annuels d’un foot en salle. Un centre ouvert jusqu’à 23 h ou minuit, sept jours sur sept, ne peut pas être raisonnablement modélisé comme une activité tenue par une seule personne.
Le Smic brut atteint actuellement 12,31 € de l’heure, soit 1 867,02 € brut par mois à temps plein. C’est seulement le plancher salarial : un responsable de centre, des commerciaux ou responsables événementiels coûtent davantage, auxquels s’ajoutent les cotisations patronales.
Pour un site de quatre à six terrains, nous testerions au minimum un scénario de cinq à sept équivalents temps plein couvrant direction, accueil, soirées et week-ends, commercial, nettoyage et maintenance, certains rôles pouvant évidemment être externalisés.
Une enveloppe de 150 000 € par an pour toute l’équipe paraît donc agressive pour un grand centre. Un business plan prudent devrait plutôt supporter quelque chose comme 180 000 à 280 000 € de coût employeur total selon l’organisation, les rémunérations et le recours à la sous-traitance.
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L’électricité est-elle encore un énorme problème pour un centre indoor ?
L’énergie reste une dépense significative, mais elle est actuellement moins punitive qu’au pic de la crise énergétique. Selon le service statistique du ministère de la Transition écologique, le prix moyen de l’électricité payé par les entreprises françaises est redescendu à 148,8 €/MWh hors TVA en 2025, soit 9,6 % de moins qu’un an auparavant. Il était encore de 165 €/MWh en moyenne en 2024.
Un grand hall reste néanmoins énergivore : éclairage de plusieurs terrains pendant de longues plages horaires, accueil et bar, ventilation, eau chaude des douches, réfrigération et parfois chauffage d’un volume de plusieurs dizaines de milliers de mètres cubes.
À 150 €/MWh, 250 MWh annuels représentent déjà environ 37 500 € hors TVA ; 400 MWh représentent 60 000 €. Nous testerions donc facilement 40 000 à 80 000 € d’énergie annuelle dans le prévisionnel d’un grand centre, puis nous remplacerions cette hypothèse par une étude énergétique propre au bâtiment.
L’isolation et le mode de chauffage du local peuvent finalement peser davantage que quelques milliers d’euros économisés sur le prix d’achat du gazon synthétique.
Faut-il renouveler les terrains régulièrement ?
Oui. Considérer la pelouse synthétique comme un investissement payé une fois pour toutes rend le business plan trop optimiste. Plusieurs centaines ou milliers de joueurs passent chaque semaine sur les surfaces des grands réseaux, et l’usure se concentre précisément dans les centres les plus fréquentés.
UrbanSoccer revendique actuellement environ 100 000 joueurs par semaine sur quelque 300 terrains. Cela représente une moyenne théorique de plus de 300 passages de joueurs par terrain et par semaine avant même de tenir compte des différences de fréquentation entre sites.
Il faut donc budgéter brossage et entretien du synthétique, filets, buts, bandes, éclairage, plomberie des douches, nettoyage, petit matériel et réparations, puis constituer une réserve pour renouveler les équipements lourds.
Sur un centre de cinq terrains, nous préférerions immobiliser mentalement plusieurs dizaines de milliers d’euros par an pour entretien, nettoyage et renouvellement plutôt que découvrir ces coûts lorsque les installations commencent à vieillir.
Combien peut-on réellement facturer une heure de foot à 5 ?
Aujourd’hui, une heure de foot à 5 se vend grossièrement entre 60 et 150 € selon la ville et surtout l’horaire, avec un cœur de marché souvent autour de 80 à 110 €. Les écarts observés au sein d’un même réseau sont suffisamment grands pour rendre trompeur tout prix moyen national.
Chez LE FIVE Lens-Liévin, le tarif passe de 60 € en journée à 90 € en soirée. À Vitrolles, nous trouvons 60 à 70 €. À La Rochelle, 80 à 100 €. À Bordeaux, 70 à 110 €. À Paris 18, il atteint 100 € en heures creuses et 150 € sur le créneau 19 h–22 h.
Nous avons donc un écart de 2,5 fois entre certaines heures vendues 60 € et le pic parisien à 150 €. Pour un centre, cette différence est énorme : remplir une heure ne suffit pas, encore faut-il savoir quelle heure est remplie et à quel prix.
Pourquoi les heures creuses sont-elles le vrai problème ?
Parce que la capacité d’un centre est disponible toute la journée alors que la demande est massivement concentrée sur quelques heures. Les grilles tarifaires permettent de le voir directement : les réseaux réduisent leurs prix en journée et proposent fréquemment des tarifs spéciaux aux étudiants, associations, écoles et clubs.
À Sarcelles, LE FIVE facture par exemple 60 € en journée contre 90 € entre 18 h et 22 h sur un terrain classique. À Bobigny, nous passons de 70 € à 100 €. Plusieurs centres proposent parallèlement des conventions à 35 € de l’heure pour les associations ou groupes scolaires.
Ces réductions montrent surtout que l’heure de terrain inutilisée est périssable : à 16 h, une réservation à 35 ou 50 € peut être préférable à zéro euro.
Le porteur de projet doit donc rechercher des écoles, clubs, entreprises, stages enfants et associations avant même l’ouverture. Le problème économique n’est généralement pas de remplir vendredi à 20 h ; c’est de monétiser mardi à 11 h et jeudi à 15 h.
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Combien de chiffre d’affaires cinq terrains peuvent-ils produire ?
Cinq terrains peuvent théoriquement dépasser largement le million d’euros de chiffre d’affaires annuel, mais uniquement si nous remplissons une part importante de la capacité disponible à un prix correct. La capacité brute est énorme : cinq terrains ouverts 14 heures par jour pendant 360 jours offrent environ 25 200 heures-terrain par an.
Avec un prix effectivement encaissé de 90 € par heure, chaque tranche de dix points de remplissage vaut environ 226 800 € de chiffre d’affaires terrains. À 30 % de remplissage, nous obtenons environ 680 000 €. À 40 %, environ 907 000 €. À 50 %, plus de 1,13 million.
Ces valeurs ne sont pas des résultats observés d’un centre particulier : c’est notre simulation à partir de la capacité physique et des tarifs réellement affichés actuellement par les opérateurs. Les centres peuvent ensuite ajouter anniversaires, ligues, séminaires, stages, restauration, boissons, sponsoring ou autres sports.
| Taux de remplissage | Heures vendues/an | CA à 80 €/h | CA à 90 €/h | CA à 100 €/h |
|---|---|---|---|---|
| 20 % | 5 040 | 403 200 € | 453 600 € | 504 000 € |
| 25 % | 6 300 | 504 000 € | 567 000 € | 630 000 € |
| 30 % | 7 560 | 604 800 € | 680 400 € | 756 000 € |
| 35 % | 8 820 | 705 600 € | 793 800 € | 882 000 € |
| 40 % | 10 080 | 806 400 € | 907 200 € | 1 008 000 € |
| 45 % | 11 340 | 907 200 € | 1 020 600 € | 1 134 000 € |
| 50 % | 12 600 | 1 008 000 € | 1 134 000 € | 1 260 000 € |
Un centre peut-il vivre uniquement de la location des terrains ?
Oui techniquement, mais ce modèle paraît aujourd’hui inutilement fragile. Les principaux réseaux ont eux-mêmes élargi le produit bien au-delà de la simple location d’une pelouse synthétique.
LE FIVE commercialise ligues, tournois, anniversaires, stages, écoles de foot, séminaires, bar et restauration, tout en exploitant d’autres sports sur certains sites. UrbanSoccer propose événements d’entreprise, programmes enfants, championnats, club-house et espaces privatisables.
La logique économique est assez simple. Une équipe venue jouer une heure occupe déjà le bâtiment, le parking, l’accueil et les vestiaires. Vendre ensuite boissons, restauration ou événement ne nécessite pas un nouveau loyer de 2 500 m².
Nous n’intégrerions cependant jamais ces recettes annexes comme des certitudes dans un prévisionnel de financement. Le projet doit d’abord prouver que les terrains peuvent porter une grande partie des charges fixes.
Le marché français du foot à 5 est-il encore assez important ?
Oui, le foot à 5 privé reste aujourd’hui une activité installée plutôt qu’une mode disparue. UrbanSoccer annonce 37 centres en France sur son outil de localisation et plus de 300 terrains sur son site, tandis que le groupe indiquait déjà environ 100 000 joueurs par semaine. LE FIVE déclare de son côté 35 centres et plus de 2,5 millions de joueurs par an.
Urban représentait en outre 48 millions d’euros de chiffre d’affaires lors de l’opération par laquelle la Compagnie des Alpes a acquis la majorité de son capital, avec alors plus de 35 centres, 270 terrains de foot à 5 et plus de 100 pistes de padel.
La question est donc moins de savoir s’il existe une clientèle française pour payer du football à cinq que de vérifier si une nouvelle implantation peut récupérer suffisamment de joueurs autour de sa zone de chalandise sans partager ses meilleurs créneaux entre trop de concurrents.
Le padel rend-il le projet de foot indoor plus risqué ?
Le padel change clairement l’économie des grands complexes sportifs, mais il ne condamne pas le foot à 5. Le point intéressant est que les acteurs historiques du foot ont eux-mêmes ajouté du padel plutôt que de l’ignorer.
Urban annonçait déjà plus de 100 terrains de padel en complément de ses 270 terrains de foot à 5 lors de son changement d’actionnaire. LE FIVE a créé 4PADEL précisément pour exploiter cette autre demande sportive.
Lorsqu’on loue plusieurs milliers de mètres carrés, dépendre d’une seule activité augmente le risque. Si une partie du bâtiment peut accueillir padel, fitness, événements ou autres usages rentables, l’exploitant dispose de davantage de possibilités d’arbitrage.
Mais ajouter du padel n’est pas une diversification gratuite. Chaque court utilise de la surface et du capital qui auraient pu servir au football. Le choix doit être fait à partir de la demande locale, pas simplement parce que le padel est à la mode.
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Quelles dépenses faut-il prévoir chaque année ?
Pour un centre de cinq terrains, nous testerions actuellement environ 450 000 à 750 000 € de charges annuelles avant remboursement de la dette et impôt, avec une énorme sensibilité au loyer et à l’effectif. Ce n’est pas une norme comptable : c’est une enveloppe de résistance destinée à éviter un prévisionnel construit uniquement avec les coûts les plus favorables.
L’immobilier peut facilement prendre 140 000 à 220 000 €, la masse salariale 180 000 à 280 000 €, et l’énergie 40 000 à 80 000 €. Les autres dépenses sont chacune moins impressionnantes, mais leur addition compte : assurance, nettoyage, maintenance, logiciels, commissions de paiement, communication, comptabilité, sécurité et renouvellement du matériel. Les repères immobiliers proviennent notamment des loyers récemment observés par CBRE, tandis que l’hypothèse énergie est cohérente avec le prix professionnel moyen de 148,8 €/MWh publié par le SDES.
| Charge annuelle | Centre 5 terrains : scénario de travail |
|---|---|
| Loyer et charges immobilières | 140 000–220 000 € |
| Personnel chargé / sous-traitance | 180 000–280 000 € |
| Électricité, chauffage, eau | 40 000–80 000 € |
| Nettoyage et maintenance | 25 000–50 000 € |
| Assurance, sécurité, conformité | 10 000–25 000 € |
| Logiciels, télécoms, paiements | 8 000–20 000 € |
| Marketing et commercial | 15 000–35 000 € |
| Comptabilité, administratif, divers | 15 000–30 000 € |
| Provision renouvellement matériel | 15 000–30 000 € |
| Total indicatif | 448 000–770 000 € |
À partir de quel remplissage un foot en salle peut-il devenir rentable ?
Pour un centre de cinq terrains, viser seulement 20 à 25 % de remplissage global paraît aujourd’hui dangereux ; autour de 30 à 40 %, l’économie commence à devenir beaucoup plus crédible si le loyer reste maîtrisé. Le seuil précis dépend surtout du prix moyen réellement encaissé et des revenus annexes.
Reprenons notre capacité de 25 200 heures-terrain annuelles. À 90 € par heure, 25 % de remplissage ne produit que 567 000 € de recettes terrains. Face à 450 000–770 000 € de charges opérationnelles potentielles, la marge de sécurité est faible ou inexistante.
À 35 %, les terrains produisent environ 794 000 €. À 40 %, environ 907 000 €. Si le bar, les anniversaires, les événements d’entreprise et les stages ajoutent ensuite des recettes, le modèle devient nettement plus respirable.
Mais deux centres affichant 35 % de remplissage annuel peuvent être très différents. Celui qui remplit largement ses heures à 100–120 € et liquide quelques heures creuses à 35–50 € aura une économie supérieure à celui dont le remplissage provient principalement de promotions.
Faut-il ouvrir deux terrains pour réduire le risque ?
Pas forcément. Un très petit centre coûte moins cher mais perd une partie des économies d’échelle qui rendent le foot indoor intéressant. Deux terrains génèrent deux fois moins d’heures vendables qu’un centre de quatre terrains, alors que nous avons toujours besoin d’un accueil, de vestiaires, de sanitaires, d’un système de réservation et d’une présence humaine.
C’est précisément pourquoi le budget publié pour un petit projet d’un ou deux terrains peut tourner autour de 200 000 €, alors que quatre à six terrains atteignent plutôt 400 000–600 000 € ou davantage : le coût ne croît pas exactement proportionnellement au nombre de terrains.
Un petit centre peut néanmoins fonctionner dans une ville secondaire avec un loyer bas et peu de concurrence. Il devient beaucoup plus difficile à défendre si le projet supporte un loyer urbain élevé : avec seulement deux terrains, le plafond de chiffre d’affaires arrive rapidement.
Franchise ou indépendant : où part l’argent ?
La franchise coûte généralement plus cher au départ et prélève ensuite une partie du chiffre d’affaires, mais elle peut réduire certaines erreurs de conception, de commercialisation et d’exploitation. Les estimations actuellement disponibles situent le droit d’entrée d’un réseau de foot indoor entre 20 000 et 60 000 €, avec des redevances pouvant représenter environ 5 à 10 % du chiffre d’affaires selon le concept.
LE FIVE continue d’ailleurs à recruter des porteurs de projets et met en avant son accompagnement sur l’ouverture, son expérience opérationnelle, ses outils digitaux et ses partenaires nationaux.
La bonne comparaison économique consiste donc à mettre ces frais face à ce que l’entrepreneur devrait acheter ou apprendre seul : marque, système de réservation, pricing, lancement commercial, contrats fournisseurs, design du centre, acquisition de clients et remplissage des heures creuses.
Sur un projet déjà maîtrisé par un exploitant expérimenté, l’indépendance peut économiser beaucoup. Pour un premier centre, économiser 30 000 € de droit d’entrée puis perdre plusieurs centaines d’heures de réservation faute de commercialisation n’est pas forcément un bon calcul.
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Quel budget faut-il finalement prévoir pour ouvrir un foot en salle en France ?
Pour ouvrir aujourd’hui un véritable centre de foot en salle en France, nous partirions sur environ 500 000 à 800 000 € disponibles pour un projet de quatre à six terrains dans un bâtiment loué, et non sur les 150 000 ou 200 000 € parfois imaginés en regardant uniquement le prix des terrains. Un petit site très bien négocié peut coûter moins ; une transformation lourde ou un emplacement urbain premium peut facilement pousser le projet au-delà.
Le terrain synthétique représente typiquement 35 000 à 60 000 € par unité, mais l’immobilier devient ensuite déterminant. Avec 2 500 m², un loyer de 55 €/m² signifie déjà 137 500 € par an ; à 90 €/m², nous sommes à 225 000 €. À cela s’ajoutent souvent 180 000–280 000 € de personnel, plusieurs dizaines de milliers d’euros d’énergie et autant de petites charges qui finissent par représenter plusieurs centaines de milliers d’euros par an.
Le point décisif est d’obtenir un bâtiment assez grand, suffisamment accessible et pas trop cher, puis de vendre assez d’heures en dehors de 18 h–22 h. Notre simulation montre qu’avec cinq terrains facturés 90 € en moyenne, passer de 25 % à 40 % de remplissage fait passer les recettes terrains d’environ 567 000 à 907 000 € par an : 340 000 € de chiffre d’affaires supplémentaire sans ajouter un seul terrain.
C’est là que se joue aujourd’hui l’économie d’un foot indoor. Le projet peut être solide, mais il faut davantage le penser comme une machine à remplir 20 000 à 25 000 heures de capacité annuelle que comme l’achat de quatre ou cinq terrains synthétiques.
SOURCES ET MÉTHODOLOGIE
Cette analyse cherche à rendre lisible le coût réel d’un centre de foot en salle en France à partir de plusieurs dimensions qui ne sont généralement pas publiées ensemble : investissement initial, immobilier, travaux, réglementation, charges d’exploitation, tarifs, capacité disponible et remplissage.
Nous avons d’abord séparé le coût des terrains du coût du bâtiment qui les entoure. Les estimations publiées par L’Express Franchise ont servi de point de départ pour les infrastructures sportives, les travaux, le matériel, les logiciels, le lancement, la trésorerie et les frais propres à la franchise.
Pour les revenus, nous avons préféré observer des prix réellement affichés par plusieurs centres LE FIVE plutôt que construire un prix moyen national unique. Les tarifs de Paris 18, Lens-Liévin, Vitrolles, La Rochelle, Sarcelles et Bobigny permettent notamment de mesurer l’écart entre journées, soirées, heures de pointe et conventions accordées à certains groupes.
Les données UrbanSoccer et LE FIVE ont également servi à comprendre le modèle d’exploitation réel des grands centres : nombre de terrains, fréquentation, vestiaires, club-house, vidéo, événements, restauration, programmes enfants et diversification vers le padel. L’opération de la Compagnie des Alpes sur UrbanSoccer apporte en plus un repère sur la taille économique atteinte par un réseau installé.
Pour l’immobilier, nous avons utilisé les références de loyers logistiques publiées par CBRE comme test d’ordre de grandeur pour de grandes surfaces. Elles ne représentent pas le loyer exact d’un centre sportif, mais permettent de mesurer rapidement ce que quelques dizaines d’euros par mètre carré changent sur un bâtiment de 2 000 à 3 000 m².
Les coûts qui dépendent davantage du contexte français ont été rapprochés de sources publiques : niveau du Smic publié par l’INSEE, prix de l’électricité payé par les entreprises publié par le SDES, réglementation des établissements sportifs couverts de type X sur Légifrance et règles d’accessibilité ou d’autorisation des ERP présentées par Service Public Entreprendre.
Lorsque les données directement observées ne suffisaient pas, notamment pour le remplissage annuel ou les charges complètes d’un centre de cinq terrains, nous avons construit des scénarios de travail. La simulation de chiffre d’affaires part par exemple de cinq terrains ouverts 14 heures par jour pendant 360 jours, puis applique plusieurs taux de remplissage et prix moyens effectivement encaissés.
Nous n’avons donc pas traité ces scénarios comme des performances observées. Ils servent à tester la résistance du modèle lorsque le loyer, le personnel, l’énergie, le prix moyen ou le remplissage changent. La conclusion repose surtout sur la convergence entre ces différentes données plutôt que sur un chiffre isolé.
Parmi les principales sources utilisées : L’Express Franchise sur le budget d’ouverture d’un centre de foot à 5, LE FIVE Paris 18 pour les tarifs par créneau, LE FIVE Lens-Liévin, LE FIVE Vitrolles, LE FIVE La Rochelle, LE FIVE Sarcelles, LE FIVE Bobigny, LE FIVE sur son réseau et ses activités, LE FIVE sur son modèle de franchise, UrbanSoccer sur ses centres et infrastructures, UrbanSoccer sur son offre de foot à 5, UrbanSoccer sur la fréquentation de son réseau, la Compagnie des Alpes sur UrbanSoccer et UrbanPadel, CBRE France sur les loyers logistiques, l’INSEE sur le Smic, le SDES sur le prix de l’électricité, Légifrance sur les ERP de type X, Service Public Entreprendre sur l’accessibilité des ERP, Service Public Entreprendre sur les travaux dans un ERP et Service Public Entreprendre sur l’autorisation d’ouverture d’un ERP.